Les archives du CNR


Vu l'asphyxie médiatique dont le CNR a été victime durant ses treize années de lutte, nous pensons qu'il n'est jamais trop tard d' informer les Tchadiens des différentes prises de position du mouvement.

Dorénavant, vous pouvez donc consulter toutes nos archives dans cette rubrique.

 

 

L'adieu aux alliés de Mr. Kassire Coumakoye

(20/04/08)J'ai été très intéressé par la réaction de Mlle Coumakoye suite à un article sur l'ancien PM du Tchad, Mr Kassire Coumakoye.
  J'en profite pour dire à la soeur que Mr. Coumakoye est une grande figure politique tchadienne, donc il devrait accepter des critiques en tout genre de la part de ses cocitoyens.   Ce que Kassire, Allami et beaucoup d'autres hommes politiques tchadiens ont su surement bien le faire.
  
  Mr Allami serait certainement de loin la cible favorite pour ne pas dire facile,  mais il a toujours su garder sa "carapace" d'homme politique et essayer à sa maniere de fermer les yeux devant ces critiques souvent bien fondees et, passant pour etre très espiègle, il le laisse le soin à d'autres, generalement maladroits, amateurs, voire faibles d'esprit de le faire à sa place.
  
  Je ne pourrais m'empêcher de critiquer, non seulement Mr Coumakoye, mais aussi les supporters et soit disant anciens amis de Mr Ibni Oumar Mahamat Saleh, quelle honte, ils se sont rendus complices d'un crime avec ce silence inoui. Je profite de l'occasion pour apporter mon soutien et prières a la famille Ibni Oumar, surtout au courageux frère Hicham que j'ai eu la chance de le rencontrer et connaitre, ne serait-ce d'une façon assez brève en France.

Bien que je passe pour avoir un grand respect pour Mr Coumakoye, je ne saurais être en mesure de pleurer ou juste regretter son depart et celui des certains membresindélicats de son gouvernement, car ils n'ont pas empêché ce crime et ont manqué à l'appel et pleurs, plus precisement ceux des jeunes de la Diaspora Tchadienne pour porter aide, lumière et si possible assistance: assistance à Mr Ibni en danger !

  Dans un pays meurti comme le notre, les « leaders » devraient etre notés et
accepter les critiques de la part de leurs jeunes frères et soeurs. Drastique? Peut-être. Mais accepter la critique est sûrement la qualité la plus difficile à développer dans un pays comme le Tchad. C'est en même temps la meilleure manière de grandir et de transcender nos faiblesses. Inviter à la critique constructive est une démarche courageuse. Attention toutefois à ne pas utiliser cette technique pour s'entendre complimenter et satisfaire un ego mis à mal ! C'est la meilleure manière de souffrir.
  
  HISSEIN GALMAI
HGALMAI@YAHOO.COM

Tchad : somalisation ou satellisation?

(17/04/08)A la lumière de ce qui s’est passé récemment au sein de la coalition rebelle, à savoir la scission et la recomposition qui s’en est suivie, l’on est en droit de se demander si le Tchad ne s’achemine pas tout simplement vers une partition de fait. La dislocation de la coalition prélude, à n’en pas douter, à un morcellement du pays, avec l’Alliance Nationale et le RFC  à l’Est ou Sud-Est et le pouvoir actuel contrôlant la capitale et peut-être le reste du pays comme le laisse présager la
récente décision consistant à clôturer N’Djamena  par des tranchées. Ce projet d’un autre temps démontre si besoin était, que le tyran et sa pléthore de conseillers qui lui servent de matrice idéologique sont désormais à court d’imagination et de stratégie.
Dans l’hypothèse où ce qui n’est qu’une crainte se réalisait, notre chère patrie ressemblerait, à ne pas s’y méprendre, à la Somalie, ce pays sans gouvernement central digne de ce nom depuis 1991 et livré aux milices tribales qui y font la pluie et le beau temps. De plus, ce chaos constituerait un terrain propice aux trafics en tous genres et autres crimes. Nul besoin d’être devin pour en deviner les conséquences.

On me trouvera peut-être exagérément alarmiste, mais compte tenu de ce qui se profile à l’horizon, ce serait faire preuve d’inconséquence et de légèreté que de s’abriter derrière un optimisme béat. Si toutefois une partition du Tchad devait avoir lieu, ce qui ne peut être un souhait pour aucun Tchadien épris de patriotisme, l’histoire tiendrait pour responsable non seulement Idriss Deby, mais aussi les différentes factions rebelles dont les chefs n’ont guère d’autre objectif que de devenir calife à la place du calife contrairement aux bonnes intentions affichées par les uns et les autres. Je peux me tromper, j’en conviens bien volontiers, mais pourquoi n’arrivent-ils pas à s’entendre autour d’un chef unique si la finalité de leur action est de déloger le régime en place et de remettre le pouvoir aux civils pour ouvrir une ère démocratique ?

Le fait que le RFC et l’UFCD aient quitté la coalition militaire ne milite pas en leur faveur même si ce dernier a fini par rejoindre la nouvelle alliance après moult tractations. Officiellement, il y a eu des divergences de vue, sans plus. Mais tout le monde sait que la pomme de discorde était le partage des rôles présents et futurs. Pour s’en convaincre, il suffit de disséquer leur échec aux portes du Palais rose. En effet, une fois que la Présidence était à un jet de pierre, les vraies intentions avaient surgi et c’en était fini de l’unité de façade. On connaît la suite. Voilà la triste réalité.
Nombreux sont ceux qui persistent à penser, quitte à s’abuser, que l’on se tromperait à attendre des lendemains qui chantent de la part des chefs rebelles et consorts. Qu’est-ce qui nous garantit que ces individus nous apporterons la paix et la liberté tant attendues mais jamais connues ? Rien n’est moins sûr, compte tenu de leurs comportements. S’il s’agit de promesses creuses, donc forcément sans lendemain, on en a eues à foison et nous n’en sommes pas demandeurs. Souvenez-vous du fameux ni or ni argent et de la suite qui en a été donnée. Pour mieux comprendre les intentions des uns et des autres, nul besoin de remonter au déluge. Il suffit de jeter un coup d’œil à leur passé récent. D’une manière ou d’une autre, la plupart des chefs rebelles sur le terrain ont travaillé des années durant avec Deby et Habré. Ils se sont réveillé un bon matin et se sont aperçu que les choses allaient mal. Pourquoi ont-t-ils mis autant de temps pour réaliser cela ?
Mystère. Pourquoi entreprennent-ils des négociations s’ils savent d’avance que leur ancien patron ne changera pas de méthode de travail ? Pourquoi mijotent-t-ils des négociations en catimini et sur des bases claniques s’ils sont sincères comme ils prétendent l’être ? Pour être crédible, l’on doit s’efforcer de fédérer autour de son projet toutes les composantes ethniques du pays et non pas uniquement son clan ou sa tribu. Ces messieurs doivent savoir que l’époque où ils décidaient et les autres opinaient du bonnet est révolue. Mais revenons un instant sur l’épineux problème de leadership qui divise les groupes rebelles. Pourquoi le Soudan a-t-il imposé contre vents et marées à la tête de la nouvelle coalition une personne de son choix au lieu de laisser le soin aux différentes factions de trouver un leader qui fasse l’unanimité ? La réponse est simple, voire simpliste pour certains.
Certes, Mr Nouri est un ami du Soudan depuis bien longtemps et à présent il semble même qu’il soit leur homme de confiance. Mais l’objectif recherché de l’opposition armée est de trouver un homme de consensus qui soit en mesure de répondre aux attentes du peuple tchadien et non pas aux aspirations du Soudan même si aux yeux des rebelles il semble peser lourd dans la balance. L’impasse actuelle risque de perdurer si aucune solution n’est trouvée rapidement.  Reste à savoir si l’on doit accepter d’être à la botte d’un pays comme le Soudan, nous qui sommes un peuple si fier ? Comment pourrait-on accepter que le Tchad devienne le petit caniche d’un autre pays. Le Soudan et ses parrains doivent savoir que le Tchad ne sera jamais un satellite et encore moins un pays arabe même si c’est le vœu le plus cher de certains illuminés. Regardons ce qui se passe au Darfour : c’est un nettoyage ethnique dont la finalité est de bouter hors du Soudan tout ce qui ressemble de près ou de loin aux populations suspectées de servir de vivier aux groupes armés (soudanais) et d’assujettir les éventuels  rescapés.
L’argument mis en avant par le régime soudanais est l’irrédentisme de cette région. Mais comment s’étonner que les peuples se révoltent quand ils constatent qu’ils ne tirent aucun profit des richesses produites par leur propre sous-sol ? Débarrasser le Tchad de Deby ne doit pas se faire à n’importe quel prix. En tous cas, il est hors de question que cela se fasse au détriment de ce que nous avons de plus cher : notre souveraineté. Tous ces hommes qui prétendent nous libérer du joug de Deby ont un passé qui n’est pas exempt de tout reproche, loin s’en faut.  Il est incontestable que dans la foule de messages en tous genres dont on nous abreuve, il en existe certains qui sont limite subliminaires et auxquels nous devrions faire attention sous peine d’en éprouver d’interminables remords.
En effet, d’aucuns voudraient retrouver un passé glorieux quand d’autres sont aiguillonnés par le seul souci de perpétuer la mainmise d’un clan sur la conduite de la nation. Ce faisant, ils dénient de facto aux autres tchadiens le droit d’accéder à la direction du pays, ce qui est absolument blessant et irrecevable. Il est grand temps de faire comprendre aux tchadiens qu’ils ne doivent pas risquer leurs vies aux seules fins de permettre à des individus d’assouvir leurs ambitions,
aussi louables soient-elles. Méditons un instant ces paroles du regretté Bob Marley: “you can fool some people sometimes, but you cannot fool all the people all the time”. Tout est dit.
Chers compatriotes, de l’intérieur et de la diaspora, l’avenir du Tchad nous concerne tous, et par conséquent, nous ne devrions pas assister passivement aux épreuves que traverse la nation. Etant donné que la situation actuelle est intenable pour les populations qui ne peuvent vaquer normalement à leurs occupations ;
Vu l’entêtement de Deby à s’accrocher à son pouvoir quoi qu’il en coûte ;
Vu son obstination à privilégier la force pour juguler la crise actuelle ;
Etant donné qu’aucun groupe rebelle ne peut, à lui seul, chasser le dictateur ;
Etant donné que chaque jour qui passe plonge le pays un peu plus dans la misère, la majeure partie des ressources étant mobilisée pour soutenir l’effort de guerre ou détournée à d’autres fins;
Vu la déchéance morale qui affecte nos dirigeants et  la corruption généralisée qui gangrène le pays sans oublier les corollaires de ces fléaux ;
Je formule le vœu que nous, les tchadiens de la diaspora, lancions un appel pressant en direction des rebelles pour qu’ils désignent à leur tête une personnalité neutre et consensuelle afin de mettre un terme définitif à une situation qui n’a que trop duré. Il va sans dire que cela doit se faire en dehors de toute interférence étrangère, et notamment soudanaise. Une telle perle est difficile à dénicher par les temps qui courent et la compromission ambiante, mais c’est la condition sine qua non  pour permettre au peuple tchadien de recouvrer sa liberté si longtemps confisquée. Le moment s’y prête particulièrement. En témoigne la réalisation d’ouvrages
moyenâgeux que sont les tranchées censées protéger N’Djamena. Si le potentat se résout à protéger uniquement le centre névralgique de son système en délaissant le reste du territoire, il ne faut pas être grand clerc pour y voir une fragilisation du régime. Il faut battre le fer pendant qu’il est chaud, a-t-on coutume de dire. Il ne reste plus qu’à porter l’estocade finale à un régime déjà chancelant. Alors, mettons de côté nos divergences et agissons de concert. C’est le service le
plus précieux que nous puissions rendre à la nation !
 
Vive le Tchad !
Abbo Abakar Haggar,
France.
haggarson@hotmail.com
 
 
 
 
 
 Ahmat Abakar Haggar

 

Retranscription de la présidence : montage venant d’un esprit épais

(14/04/08)Dès qu’on parle des israéliens, on croit avoir à faire à des détenteurs uniques de connaissances ou du savoir au point d’étouffer toutes raisons et bons sens même implacable de la réalité qu’on peut aisément démontrer soi-même. Si vous ne trouvez rien à faire avec un copain alors reprenez les retranscriptions de la prétendue conversation entre Nouri et le ministre soudanais de la défense. Puis, jouez les rôles. Parlez rapidement comme si vous chantiez et recommencez en parlant aussi lentement comme une marche de caméléon. Surtout chronométrez vos conversations. Vous verrez que votre conversation ne peut jamais excéder 1minute30s. Et pourtant, les retranscriptions indiquent clairement une durée de 3mn29s. Tout cela est un montage venant d’un esprit épais qui ne peut convaincre que des attardés si ce n’est  des personnes de mauvaises. A moins d’être un naïf qui s’ignore comme Joe Al Kongarena l’a dit dans un de ses articles. Je suis quand surpris que beaucoup s’agitent sur cette affaire de cons. Beremadji Félix vient abonner dans ce sens en affirmant que c’est crédible parce que venant des israéliens ou des petits blancs de l’Eufor. Oui, les communications peuvent être interceptées et ce n’est pas le plus difficile ou l’impossible à  faire. Mais, il ne faut pas non plus prétendre surtout que c’est une dialogue d’une durée réelle de 3minutes29s retranscris objectivement quand une telle conversation se tient en dedans de 1minute même entre deux débiles échangeant leurs enfantillages. Même en recopiant à la main cet échange de dialogue, on le termine presque au délai indiqué sur la retranscription. Ah mes frères, dès qu’on parle de la technologie des blancs, on tremble au point de ne plus réfléchir et de passer pour des naïfs sans égaux.   Parlons d’autres choses. Réfléchissons aux arguments de l’Eufor pour justifier sa présence au Tchad plutôt que de s’étonner sur ce que les militaires européens font pour intercepter les conversations des tchadiens qui se défendent courageusement de Deby. Des réflexions, des analyses, des recherches et des révélations venant des sites comme bakchich, Mondialisation.ca et même librafrique.com  où nous pouvons apprendre que les vrais objectifs de l’Eufor sont cachés ou simplement servent des intérêts étrangers. Il serait à mon avis plus intéressant de soulever des questions dans ce sens pour voir si l’Eufor peut aider les tchadiens à résoudre leurs crises. Laissons cette affaire de la retranscription de la présidence tenir les recréations des adolescents à l’école et allons plus loin dans les interrogations.

Brahimy Mahamat Abdelkerim
biltine10@yahoo.fr

 

MISE AU POINT DE BUREAU DE L’UFDD FRANCE

(12/04/08)Suite à la publication d'un article intitulé  « La communication de l’alliance nationale (AN) en question »  dans la presse en ligne tchadienne, ayant trait aux modalités de travail et d’organisation du bureau de l’UFDD  France qui précise dans une de ses passage  que « Si la cellule de Paris se distingue par la persévérance et le dynamisme Mrs. Mahamat Assilek Hallata et Mansour Abbas, nous n’avons en revanche aucun son des autres membres et sympathisants qui jouent le parfait rôle de figurants. »
Le secrétaire générale de l’UFDD France tient à apporter la clarification suivante :

Comme son nom l’indique le bureau de l’UFDD France est une organisation, Une organisation est toute structure suivant une logique propre pour l'atteinte d'un but spécifique qui est la chute du régime IDI.
Le bureau de l’UFDD France est un ensemble des personnes en interaction, regroupés au sein d'une structure régulée, ayant un système de communication pour faciliter la circulation de l'information, dans le but de répondre à des besoins et d'atteindre des objectifs déterminés par contre si chaque membre du bureau fait la communication cela devient de l’anarchie.
C’est pourquoi Mr Mahamat Assilek Hallata et Mansour Abbas sont chargés de communiquer avec l’extérieur. Chaque personne dans le bureau à un rôle bien déterminé qui ne consiste pas à se faire de la publicité pour soi.
Certes nous luttons dans  l’ombre mais nous n’avons pas besoin de nous afficher à la presse ou aux medias  pour travailler et nous faisons parfaitement notre travail.

 

Le secrétaire générale de l’UFDD France

 

LE TCHAD, UN ÉTAT DANGEREUX POUR SES CITOYENS.

(09/04/08)Depuis son accession à la souveraineté, mais particulièrement à partir de 1979, le Tchad est devenu un terrain de jeux dangereux : la guerre, ce jeu arbitré par l’ancienne puissance, a vu se succéder au pouvoir les seigneurs de guerre sans foi. Dans ce pays, une génération d’enfants est née, a grandi et vit dans la guerre. Toutes les ressources sont orientées vers elle, au détriment de l’enseignement et de la santé.

Sous Hissène Habré, un impôt spécial appelé « effort de guerre » a été prélevé, appauvrissant un peu plus les populations.
Avec Deby, au lieu de contribuer au bien-être du peuple, l’essentiel du revenu du pétrole va à l’armement, donc à la guerre contre une partie de la population.
Pourquoi le Tchad, tel Sisyphe condamné à rouler la pierre, ne doit connaître que la guerre et ses conséquences désastreuses ? Pour les richesses de son sous-sol ?
Pour sa position géostratégique (position charnière entre l’Afrique Noire, l’Afrique Blanche et le Moyen-Orient) ?

Le discours de la Baule sur la démocratisation n’a pas trouvé d’écho dans cette partie de l’Afrique centrale ; les seigneurs de guerre arrivent, se maintiennent par les armes. Pour eux, le pouvoir est au bout du canon et l’argent avec. Il est à penser que les partisans à la guerre, croient trouver là une source d’enrichissement sans cause. Lors de son arrivée le 1er décembre 1990, Deby annonçait : « je ne vous apporte ni or ni argent, je vous apporte la démocratie ».

Les Tchadiens n’ont ni or ni argent, encore moins la démocratie, aujourd’hui.

Quand les opposants démocrates lui parlaient de démocratie. Il répondait déjà invariablement à son début d’exercice de pouvoir : qu’il n’était pas arrivé à Ndjamena, (donc au pouvoir) par la ligne régulière de la compagnie « Air Afrique » que cette phrase bien traduise dans sa conception de la prise de pouvoir, explique le vide politique du pays. Paraphrasant le Comte de Mirabeau, il peut ajouter « je suis là par la force des armes, je n’en partirai que par elles ».

Est-ce la destruction définitive du Tchad que les populations doivent désormais s’y attendre ?

Les parodies d’élections (espèce de jeu : qui perd gagne) n’ont servi qu’à  légitimer le coup de force permanent.

Le président est un véritable obstacle à la paix au Tchad. Nous en avons pour preuves :


1. Tous les accords conclus entre lui et les opposants sont ignorés.
2. Il ne tolère les partis politiques que pour s’en servir de caution démocratique, l’exemple de la    presse muselée en est l’illustration.
3. Il fait réviser la constitution pour se représenter à l’élection présidentielle sans limitation de mandat.

 Le président tchadien est donc disqualifié dans son rôle de garant de la liberté politique et de l’ordre intérieur, en entretenant des conflits sur l’ensemble du territoire, ce qu’on appelle au Tchad « les politico-militaires » dans leur excitation fade, car une kyrielle d’ethnies dans sa composition n’apportera aucun bonheur aux Tchadiens.

Les événements du début du mois de février, avec ses conséquences dramatiques pour les populations civiles, restent une protection du pouvoir : est-ce une opposition du style ou d’ambition entre les alliés d’hier ?

Ces événements posent néanmoins la question de la raison de la présence des troupes françaises au Tchad. Cette présence anachronique apparaît comme une assurance tous risques des chefs d’état amis et une garantie à la Françafrique en Afrique, tous les Africains le savent, même s’ils sont enclins à la tromperie par leurs propres dirigeants.

L’Union européenne (U E), qui fait de la bonne gouvernance et de la démocratisation des conditions de ses relations politiques et économiques avec les pays d’Afrique ; peut-elle accepter qu’un de ses membres les plus influents, en l’occurrence la France soutienne par tous les moyens ( politique, économique et militaire) un des régimes africains le plus répressifs et corrompu du continent dont,   le Tchad du président Idris Deby Itno se distingue sans partage avec ses voisins.

Nombreux sont les Tchadiens qui cherchent la relation de cause à effet entre l’attaque des alliés indélicats de régime de Deby et l’arrestation du démocrate Ibni Oumar Mahamat Saleh, qu’on qualifie de musclée, un euphémisme pour dire brutale d’un chef de parti politique légal. Tout le monde prie qu’il n’arrive rien de fâcheux à Ibni Oumar Mahamat Saleh. Car aucune charge au sens de droit ne pèse sur cet homme hors commun.

Les conséquences d’une telle éventualité seront imprévisibles entre la communauté française et les Tchadiens. Ainsi, peut-on d’or et déjà entendre ici et là, que les Tchadiens sont devenus anti-français et à qui le tort d’avoir mené une politique néocolonialiste dans le sang sans discernement, sans art avec mépris dans sa forme inexcusable.
 
Nous demandons aux autorités françaises d’exiger la protection de Ibni Oumar, pour sa libération immédiate, le peuple a déjà versé massivement son sang, que la France se souvienne « au jour le plus difficile de la vie des Français, les Tchadiens étaient là héroïquement, avait dit André Malraux, dans sons discours de transition, le 11 août 1960, à la naissance du Tchad ». A cette date, la France avait promis de soutenir le Tchad, d’une manière éternelle dans son évolution et que les enfants « des lions Sara », arrières des arrières petits enfants pourront toujours avoir les pensions de leurs grands parents soldats de la Deuxième Guerre mondiale. Pourquoi remet-on sans honte cette promesse qui engage l’état français à aider le Tchad à grandir ? Cela est naïf, vous me direz, mais la parole donnée, elle existe en diplomatie, messieurs les français ?
On ne badine pas avec le sang versé pour la liberté du peuple français, osons nous dire, franchement ?
.
Si le sauvetage et la stabilisation momentanée du régime peuvent aboutir à un véritable dialogue inclusif, débouchant sur une paix durable, les Tchadiens s’efforceront d’oublier.

Si l’intervention continue de conforter le président Deby dans son refus et son intransigeance dans la recherche d’une solution négociée, alors bien malin qui prédira l’ampleur de l’explosion.

  Fait à Paris, le 8 avril 2008
               Par ERCHAD

 

Tchad: Manque de tolérance et d'indulgence !

(03/04/08) Quoi dire lorsqu'on a la chance d'écrire ? Comme notre pays traverse une période difficile, la réponse convenable a' cette question est en un seul mot: Beaucoup ! Il y'a de centaines de sujets sur lesquels je pourrais exprimer mon opinion comme le réchauffement de la planète (la température a atteint une fois 50 degrés Celsius sous l'ombre au Tchad ), l'avancement du désert ( le désert est actuellement a' la porte du Ouaddaï Géographique. On sait que le BET, le Kanem et le Batha sont depuis longtemps désertiques. Donc le Tchad est a' 60% désertique. Si on ne fait rien d'ici un siècle le pays tout entier sera englouti par les dunes des sables ), la disparition du lac-Tchad ( De 25000 km2, le lac Tchad s'est réduit a' 2500 km2 en moins de 50 ans), les interminables guerres inter-tchadiens etc… C'est évident qu'il y'a bcp de négative. On se demande comment autant de drames peuvent arriver sur un seul petit pays comme le Tchad avec seulement 10 millions de populations. C'est vraiment un mal de vire tchadienne notre affaire !

Bref pour écrire sur tous les maux que vit le Tchad il nous faudrait une tonne des copies. C'est pour ca que je prône énormément, pour l'instant, la liberté d'expression. C'est probablement une des raisons pour lesquelles l'art m'attire et attire autant d'autres gens. Je sais que je ne suis pas assez bien en langue de Molière. J'ai fait mes études primaires et secondaires a' Abéché d'ou' on parle que l'Arabe du Tchad hors de l'école. Même a' l'école durant la recréation on jasait en Arabe locale. Car pour nous, le Lycée d'Abéché c'est Franco-arabe. Arrivé au Canada, j'ai opté pour poursuivre les études supérieures en langue de Shakespeare. Cependant j'aime bcp écrire en Français pour deux raisons: De 1, la majorité des intellectuels tchadiens parlent le Français. De2, le peu que j'ai appris en 14 années, même si les études au Tchad sont précaires, est assez suffisant pour pouvoir faire passer le message.

Malheureusement l'art “ d'écrire librement “ , cet art qui attire bcp des intellectuels est souvent utilisé de nos jours a' des fins de propagande ou a' un certain semblant de control de notre société. On nous met des limites, on nous incruste subtilement une manière de penser en nous disant que ceci est-ce a' quoi nous devons nous confirmer sinon on est différent voire bizarre. J'ai l'impression qu'on montre a' ceux qui aiment s'exprimer librement de plus en plus comment juger et non comment accepter.

Une petite parenthèse: Comme au Tchad on a mille et un problèmes je dois parfois sortir hors sujet pour répondre a' certains gens malveillants avant de revenir finir le sujet. C'est ma façon d'écrire. En lisant le pamphlet de Tahir Bechibo intitulé “ Younousmi le Savant ou Banquier…” le Monsieur m'a fait sourire. Il fait lui même preuve de manque d'objectivité. Et il n'est pas le seul. Il faut arrêter d'être aveuglé par ses préjugés. Mr. le fictif Tahir Bechibo connait mal la personne de Younousmi. Il ne fait que jeter son venin de haine, sa jalousie et son envie envers ce cadre intègre pour des raisons inconnues en racontant des bévues et des rumeurs de l'homme de la rue. Les envieux doivent comprendre que les problèmes personnels ne doivent pas se régler a' travers l'internet et surtout en se cachant derrière l'ordinateur comme un adolescent têtu.

Un autre compatriote nous apprenait, il y'a quelques mois, par le biais de l'internet que le ministre des infrastructures et celui des finances sont les seuls responsables du chaos qui vit a' l'Est du pays. Peut-on croire raisonnablement que ces 2 ministres sont a' l'origine de multiples problèmes que traversent le Tchad ? Est-il normal d'écrire n'importe quoi pour leurrer les tchadiens ? Faut il le rappeler que les tchadiens ne sont pas dupes et ne sont pas prêts a' avaler tous les couleuvres. Les 2 ministres en questions n'ont été nommé a' leurs postes récemment. Pour mémoire, Younousmi nommé ministre d'État ministre des infrastructures en 2005. Tollimi pareil. Alors que les problèmes du Tchad datent de 1963 (Date de la révolution du Frolinat) il y'a 45 ans.

Tout le monde est libre de critiquer le régime et le système sur place. Je ne réfute pas qu'il y'a une grande corruption qui se fait au Tchad. Car le Tchad a été même classé par une institution crédible le pays le plus corrompu au Monde il y'a 2 ans. C'est évident que la gestion n'est pas bonne. Presque la majorité' des fonctionnaires, grands comme petits, volent chacun a' son niveau. Pire encore bcp de nos commerçants corrompent les agents pour retirer plus d'argent que le gouvernement leurs doit. Il y'a quelques intègres qui ne jouent pas ce jeu sale. Mais le nombre est insignifiant. Dans tous les cas, incriminé uniquement 2 membres du gouvernement pour la mauvaise gestion d'un régime vieux de 18 ans et pour la crise habituelle et continuelle du Tchad n'est pas du tout objectif. Je lis souvent les interventions du jeune docteur Ahmad Lyadish et du docteur Djimet Adoum. Ces 2 compatriotes sont objectifs dans ce qu'ils disent. Ils critiquent le système. Ils ne se permettent pas de faire des attaques personnelles. Je leurs tire chapeau.

Younousmi et Tollimi ne sont pas les seuls visés par ce groupe de gens malveillants. Même le CEMGA de l'Air, Mht Orozimi est aussi souvent attaqué. Par exemple ils écrivent au moindre occasion: “ Mht Orozi est en Europe de l'Est, Mht Orozi en Europe de l'Ouest, Mht Orozi en Afrique du Sud, Mht Orozi en Afrique du Nord, Mht Orozi en haut, Mht Orozi en bas…” C'est quoi le point ? Ce sont des gens défaitistes qui ne savent pas exactement ce qu'ils veulent et ce qu'ils disent. De tels gens trop petits ne méritent pas une réponse mais je le fais pour éclaircir un peu de quoi il s'agit. Surtout Mr. Tahir Bechibo alias Mr. Ben M. alias Mr. X vous bénéficiez du grand privilège de pouvoir exprimer vos idées a' un large public, ayez au moins le courage et l'obligeance d'être honnête et objectif. Au Tchad comme partout au monde il y'a des gens qui ont la chance d'être trop grands mais en réalité ils sont simplement trop petits. Grow up Mister ! On vous rappelle une fois pour tout que Younousmi n'est ni le Savant ni le banquier de vos proches parents. Il est le ministre d'État et ministre des infrastructures du Tchad. Point a' la ligne.

Revenons au sujet. C'est évident qu'au Tchad la tolérance et l'indulgence manque grandement a' notre culture. Je cite le petit Larousse a' propos du mot tolérance: “ Respect de la liberté d'autrui, de ses manière de penser, d'agir, de ses opinions politiques et religieuses”. A propos du mot indulgence: “Facilité a' excuser ou a' pardonner les fautes d'autrui”. Et puis pas juste par rapport aux autres, mais par rapport a' nous même aussi. Est-ce qu'on prend le temps de s'aimer nous Tchadiens? Malgré tout ce que je viens de radoter, j'espère que vous ne me pensez pas défaitiste pour autant, car je suis un grand amoureux de mon pays le Tchad même si je n'ai pas eu la chance ni le moyen de le visiter une seule fois depuis 1999. Et je crois sincèrement au Changement! Je termine en disant simplement qu'on a tous le droit d'être ce que nous sommes sans inhibition et sans arrière-pensée. Merci pour votre lecture et bonne journée.

Votre ami et frère

Mahadjir.fils

Amérique du Nord.

 

République du Tchad
Union des Forces pour le Changement et la Démocratie
UNITE-PAIX-JUSTICE

MISE AU POINT N°01/UFCD/BE/08
L’ Union des Forces pour le Changement et la Démocratie (UFCD) informe l’opinion nationale et internationale qu’elle se place dans le sens de la disposition Nº3 de la déclaration portant création de l’Alliance Nationale Tchadienne (AN) et qui stipule ceci « l'AN est ouverte à toute organisation politique et militaire désirant y adhérer et partageant les mêmes objectifs » :

- Elle rappelle aux uns et aux autres que l’Alliance Nationale est un Protocole d’Accord signé entres différents mouvements le 28 février 2008. - Elle rappelle par la même occasion qu’une alliance n’est pas une fusion dans un groupe quelconque.
- l’UFCD fait partie intégrante de la dite Alliance depuis la date du 28 mars 2008 entant que groupe signataire du Protocole d’accord tels que l’UFDD, l’UFDD-Fondamentale, le FSR et les autres organisations.
- Elle réaffirme son autonomie entend que groupe à part entière telles que les autres groupes ayant intégrer l’AN. - Autour de l’Alliance Nationale, l’UFCD et les autres mouvements détermineront ensemble les grandes orientations de politique nationale dont le gouvernement de transition sera chargé d’appliquer. - l’Unité de l’opposition armée autour de l’Alliance Nationale (AN) est un acte qui constitue une parfaite démonstration de la maturité politique de tous les mouvements armés. Bientôt, le peuple tchadien sera libérer de l’emprise du régime clanique de Ndjamena..
Fait à Moudeina Le 29-03-08
Le Coordinateur de l'U.F.C.D
Colonel ADOUMA HASSABALLAH
Contact : 00.88.216.21.34.65.35

 

RFC : Les tchadiens s’interrogent toujours

(03/20/08)Dans notre groupe de tchadiens vivant en exil, nous ne laissons rien au hasard. Nous lisons et analysons tout ce qui se dit et se passe. Un d’entre nous a le privilège de préparer sa thèse sur le problème tchadien. La plus grande interrogation qui revient chaque fois que le débat grippe est malheureusement celle des Ti et To qui pilotent un groupe rebelle du nom RFC. Nous sommes toujours restés sur notre soif quant au but réel de l’opposition des zaghawa face à Deby. Dans le développement des actualités ces derniers temps, nous commençons à percevoir peu à peu les intentions des proches du pouvoir en rébellion. Timan Erdimi sort de sa réserve et déclare après un retour des portes de la capitale, que son organisation pourrait s’attaquer au Sud et à son pétrole pour juguler un mal qui selon lui provient des ressources que prélève son oncle pour se maintenir au pouvoir. Les détails nous les connaissons : achat d’armes, pots de vin e manipulation des opposants et chefferies et intéressement des amis de l’Elysée. Après que des réactions se firent entendre sur cette question, la réplique des frères Erdimi ne s’est pas faite pour ajuster ce qu’il y a d’aberrant comme idée mais plutôt réaffirmer une position. Voila ce nous lisions sur le site tchadactuel : « Installations pétrolières menacées ? La déclaration du responsable du RFC a l’air de surprendre beaucoup du monde, alors que c’est la logique des choses : chercher à détruire la source des revenus de l’ennemi. Il est clair que le RFC n’est pas sur la route de Doba pour s’attaquer aux installations pétrolières, mais il peut le faire et a les moyens de le faire. Deby ne peut pas tenir au pouvoir 24h sans l’argent du pétrole. Les revenus pétroliers sont devenus une propriété exclusive de Deby et de sa famille ; ces revenus sont soit mis dans des comptes personnels, sont utilisés pour combattre la résistance nationale, au vu et au su de tous ceux qui ont parrainé l’exploitation de ce pétrole. Alors le message a le mérite d’être clair : ceux qui sont intéressés par l’exploitation du pétrole, doivent réfléchir d’avantage pour aider le Tchad vers la voie de la sortie de crise. (BérémadjiFélix)
Non, ça n’est pas croyable comme argument venant de Ti et To. Non, ça n’est pas la logique des choses. Nous le regrettons fort bien. C’est plutôt un bel arbre qui cacherait une foret cette fois, au Sud du Tchad. Tant l’argumentation est simpliste et tant il est surprenant de parler en ce moment de s’attaquer aux intérêts au Sud. Juste pour réfuter toute action par une telle stratégie ou façon de dire les choses, nous vous donnons seulement chers amis guerriers, des réponses aussi terre à terre.

Allez vous attaquer aux personnes et à leurs biens se trouvant sur le sol tchadien ? Etrangères ou tchadiennes ? A qui appartient en ce moment le pétrole qui jaillit ? Comment pourrait-on avancer de telles initiatives quand les solutions sont à portée de main. LA REUNIFICATION DES FORCES EN REBELLION. Vous voulez mettre fin à toute cette dilapidation des revenus du pétrole ? Pourquoi refusez vous une alliance avec les autres afin de stopper la gangrène ? Condition plus que nécessaire et suffisante. Aussi simple que cela. De l’idée injuste voire suicidaire d’aller attaquer les intérêts des américains ou des français comme vous le dites pourquoi ne pas choisir celle à laquelle tout le monde adhère ?

Toutefois, l’opinion ne semble pas hypnotisée par les dernières déclarations ou les événements. Cette sortie brutale par voie d’onde à plus de mobil caché qu’un simple vouloir de couper la manne à Deby. Nous ne pensons pas défendre des puissances mais dire des vérités face à ce qui ressemble à une nouvelle conspiration d’une bande à part sur le dos des tchadiens. Pourrait-on déjà dénoncer les vraies fausses rumeurs sur l’état de nouvelles relations entre proches et parents au pouvoir ? Les quatre points à savoir : Une médiation d'un pays africain et de la communauté internationale, un dédommagement des combattants du RFC, une participation du RFC à la gestion de la chose publique, un forum national pour parler de la crise tchadienne » viennent manifestement donner raison à nos interrogations. Le temps qui court nous réserve bien de surprises.

Ali Ouchar Mahfouz « Djinenaye »
Dubai / Emirats 8824523002595

République du Tchad 
                                                     Unité-Trvail-Progrès
Alliance Nationale  - A.N. -                                                       -------------

Mise au point Nº 2

Devant les multiples interrogations, et messages des militants, sympathisants et amis sur la question de savoir si la Résistance va s’attaquer aux installations pétrolières, l’Alliance Nationale entend amener pour sa part, la mise au point suivante :

1 / l’AN rejette toute idée de s’attaquer à quelque acquis que ce soit du peuple tchadien. Qu’il soit issu du régime actuel ou des régimes passés.

2 / L’AN n’a pas l’intention d’embraser des régions ou de violer la quiétude des populations dans aucune ville du Tchad.

3 / L’ensemble des composantes de l’AN considère que toute perspective allant dans cette vision équivaudrait à une destruction de sa propre progéniture. Entendu que chaque acteur, à des degrés différents de la gestion de nos états était partie prenante dans les réalisations des acquis majeurs. Ainsi estiment-ils, qu’il faille plutôt s’interposer en défenseur plutôt qu’en destructeur des installations pétrolières.

4 /  Loin de justifier une quelconque intervention au Sud ou des attaques en zone pétrolière, l’AN saisit toutefois l’occasion pour mettre en garde les troupes militaires présentent sur le sol tchadien et dans la région, principalement à l’armée française de tout soutien au dictateur de Ndjaména. L’AN comme l’ensemble des forces en rébellion luttent pour une bonne gouvernance, un état de droit et une réelle démocratie au Tchad.

5 /  l’AN fait siennes toutes les réactions du Président Mahamat Nouri et réitère comme par le passé sa disponibilité à toute résolution pacifique de la question tchadienne. A cet effet, elle est disposée à répondre à toute initiative de paix inclusive.

L’AN invite tous les tchadiens à rester vigilants.

Fait dans la zone de Moudeina,
Le 16 Mars 2008
Le Porte Parole
Dr Ali Gadaye

 

Création d’un nouveau mouvement rebelle

(03/13/08)Les Ouaddaïens des 2 mouvements ont fait scission pour créer leur propre groupe', selon le général Nouri Le vice-président de l'Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD) Adouma Hassaballah et des membres du Rassemblement des forces pour le changement (RFC) ont créé un nouveau mouvement, a expliqué à l'AFP le chef de l'UFDD Mahamat Nouri, estimant leur nombre à "environ 2.000 hommes en tout".
De nouvelles scissions se sont produites au sein des principaux groupes rebelles tchadiens, divisant encore davantage l'alliance qui a failli renverser le président Idriss Deby Itno début février à N'Djamena, a-t-on appris mercredi auprès de ces mouvements.

Le vice-président de l'Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD) Adouma Hassaballah et des membres du Rassemblement des forces pour le changement (RFC) ont créé un nouveau mouvement, a expliqué à l'AFP le chef de l'UFDD Mahamat Nouri, estimant leur nombre à "environ 2.000 hommes en tout".

Le dernier-né dans la complexe galaxie des rebelles tchadiens s'appelle Union des forces pour le changement et la démocratie (UFCD).

"Les Ouaddaïens des deux mouvements ont fait scission pour créer leur propre groupe", a poursuivi le général Nouri.
Les Ouaddaïens sont les habitants du Ouaddaï, la région d'Abéché, principale ville de l'est du Tchad.

Après leur défection, l'UFDD est essentiellement composée de Goranes, ainsi que d'Arabes et de Tamas. Le RFC de Timan Erdimi est dominé par les Zaghawas, l'ethnie du président Deby.

Selon le général Nouri, un Gorane désigné fin février comme chef unique de l'Alliance nationale (AN) des rebelles, les nouvelles scissions sont motivées par "des questions de leadership".

"Les Ouaddaïens remettent en cause mon leadership, qu'ils avaient initialement accepté, et disent que c'est le Soudan qui m'a imposé comme chef, mais c'est faux ", a affirmé Mahamat Nouri, joint sur téléphone satellitaire de Libreville.

"Nous sommes prêts à accepter l'UFCD dans l'Alliance nationale s'ils le veulent", a-t-il assuré.

Le front rebelle s'était déjà recomposé fin février, lorsque le RFC avait refusé la désignation du général Nouri.

Le RFC avait donc quitté l'alliance, qui comprend désormais l'UFDD, l'UFDD Fondamentale (UFDD-F) d'Abdelwahid Abdoud Makaye, et le Front pour le salut de la République (FSR) d'Ahmat Soubiane.

Par ailleurs, des membres du RFC en désaccord avec Timan Erdimi sont sur le point de créer un nouveau groupe, a déclaré à l'AFP l'un de ces dissidents, qui a requis l'anonymat. Il a accusé le RFC d'avoir "refusé de rester dans l'alliance
uniquement pour des motifs tribaux".  

Des observateurs avaient jugé que la formation d'une alliance à la mi-décembre entre des groupes jusque-là incapables de s'entendre avait été l'un des principaux points forts des rebelles lors de l'attaque des 2 et 3 février, quand ils ont été à deux doigts de prendre le pouvoir.

Selon un observateur de la situation militaire sur le terrain, les rebelles sont pour l'essentiel repassés au Soudan après leur échec à N'Djamena. Le Tchad accuse Khartoum, parrain traditionnel des rebelles tchadiens ces dernières années, de continuer à leur fournir armes et renforts.

Le Tchad et le Soudan doivent signer mercredi en soirée à Dakar un accord de paix, présenté comme "définitif" par le Sénégal.
 
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Tchad: L'Ufcd compose un bureau provisoire (communiqué)
L'UFCD compose un bureau provisoire et met en place un comité préparatoire du futur congrés.
République du Tchad
Union des forces pour le changement démocratique
UFCD

Communiqué de presse N° 002 UFCD

L'UFCD vient de mettre en place un bureau provisoire qui dirige les activités du
mouvement jusqu'à la tenue du congrés constitutif.

Le bureau provisoire se compose comme suit:

Coordinateur: Adoum HAssaballah
Coordinateur adjoint: Karim Bori Issa
Porte parole: Alhafiz Seid Mahamat

Par ailleurs, un comité préparatoire du futur congrés est mis en place.

Enfin, l'UFCD lance un appel à tous les tchadiens de s'unir afin de mettre fin au
régime sanguinaire d'Idriss Déby.

Fait à Moudeina le 12 mars 2008

Le coordinateur de l'UFCD
Le colonel Adouma Hassaballah

Tél du porte parole

008821621346535


Tchad: un pays maudit?

(02/03/08)Depuis l’indépendance acquise en 1960, les tchadiens n’ont jamais connu une période de paix digne de ce nom et encore moins de démocratie. Tout au plus, quelques accalmies intermittentes. Et la faute n’est pas à chercher du côté du peuple tchadien dont l’aspiration pour la liberté et la démocratie n’est pas à démontrer.
Les seuls responsables de cette instabilité chronique et de la pauvreté qui en résulte sont les piètres politicards qui nous gouvernent depuis presque un demi-siècle.
 
De tous les présidents que le Tchad a connus, il n’y a pas un seul qui soit
véritablement nationaliste et qui ait œuvré pour le bien de la nation. Tous ont gouverné le pays pour leur propre compte et celui de leurs proches, oubliant au passage que les richesses du pays doivent profiter au peuple tchadien dans son ensemble. Dès lors comment s’étonner que nous soyons restés au même stade de développement ? En guise de comparaison, au lendemain de l’indépendance, nous étions dans les mêmes starting-blocks que la plupart des dragons asiatiques. Aujourd’hui,toute comparaison avec ces derniers serait tout simplement fantaisiste et dénuée de toute rationalité. Cela étant, il ne faudrait tout de même pas mettre tous les présidents dans le même sac et faire donc, la part des choses.
 
A mon humble avis, les deux premiers présidents ont commis nettement moins de dégâts que leurs tristement célèbres successeurs Habré et Deby. Sous Habré, le pays avait au moins des institutions qui fonctionnaient et une image présentable sur le plan international, à défaut de démocratie. Mais voilà, tout cela avait été englouti dans la masse des crimes en tous genres commis sous son règne. Inutile de rentrer dans les détails puisque tout le monde se souvient encore des méfaits de la redoutable police politique de l’époque.
 
A l’arrivée de Deby au pouvoir, tous les espoirs étaient permis, tellement les promesses étaient belles et mirobolantes. Mais quelle n’a pas été notre désillusion quand le pseudo libérateur a instauré un système politique qui est la copie presque parfaite du régime qu’il avait lui-même renversé ? Corruption, népotisme, exécution d’opposants, trafic de drogue, règne de l’arbitraire et le tout sous des faux-semblants démocratiques. Bref, la palme du dictateur le plus accompli lui revient de manière incontestable.
Sous la présidence de Deby, non seulement le pays est à genoux, mais il est réduit à une vulgaire république bananière : les institutions n’existent que de nom, il n’y a plus de hiérarchie…
Pour couronner le tout, l’immoralité est à son paroxysme. Sinon, comment concevoir que des honnêtes gens se retrouvent à devoir jouer les proxénètes pour s’attribuer les faveurs du prince ? Et que dire des individus sans mérite particulier qui disposent de luxueuses propriétés non seulement au Tchad, mais aussi en Europe ?
Comment peut-on se regarder dans la glace quand on vit soi-même dans l’opulence alors que le voisin d’à côté doit patauger dans la boue pour atteindre sa misérable demeure ? Pourraient-ils justifier la provenance de leurs biens si d’aventure il
leur était demandé de le faire ?
 
Les maux dont souffre le peuple tchadien doivent être imputés tout autant à Deby qu’à ceux qui gravitent autour de lui. C’est lui le président, mais il y a des gens qui ont choisi de cautionner son régime et, par conséquent, coresponsables de sa gestion désastreuse du pays et des crimes perpétrés à l’encontre des opposants politiques et des citoyens lambda.
Les derniers événements nous ont permis de voir le côté le plus odieux de cet homme.
Pourquoi s’en prend-il aux opposants politiques désarmés alors que rien ne justifie une telle bestialité ? Ce qui est inquiétant, c’est que personne ne sait où se trouvent MM Ibni Oumar et Yorangar. Pas même Deby, si l’on en croit ses dires. Mais personne n’est dupe. Il est temps de mettre un terme à cette comédie de mauvais goût et de libérer ces opposants dont nul ne sait ce qui leur est reproché. Sans vouloir jouer les oiseaux de mauvais augure, il serait illusoire d’espérer quoi que ce soit de nature à pacifier le Tchad tant que cet individu monstrueux  reste aux commandes du pays. De là à dire que le Tchad est un pays maudit, il y a un pas que je m’interdis de franchir. Mais au regard de tout ce qui précède, l’on peut légitimement se poser la question.
 
Ahmat Abakar Haggar
France

Peut-on encore douter de la nature criminelle et diabolique de Deby?

 

(29/02/08)Après la conférence de presse de M. Deby, une véritable mise en scène orchestrée par le régime de N’djamena avec la complicité manifeste du gouvernement français, il apparait de plus en plus, hélas, clair que Deby a bel et bien assassiné Ibni Oumar Mahamat-Saleh, Yorongar N’Garléjy Le Moiban et bien d’autres  opposants. Et par hasard, ce sont ceux-là qui se sont  les plus opposés pacifiquement à la politique dictatoriale du régime; ils ont résisté aux multiples pressions extérieures, refusant clairement  toute compromission ou solution partielle et rejetant  bien d’autres offres alléchantes et  empoisonnées.
En effet, après la défaite cuisante de Massaguet, Deby, sentant sa fin proche tenta d’appliquer la dernière phase de son plan diabolique, à savoir : détruire au maximum le Tchad qu’il n’a jamais porté dans son cœur, en décimant le plus des Tchadiens (opposants, collaborateurs, simples citoyens….), en détruisant au maximum la capitale avec ses habitants, en bradant la souveraineté, en dilapidant l’argent et autre bien de l’État….
Deby n-a-t-il pas toujours déclaré à qui voulait l’entendre : « qu’avant de quitter le pouvoir, je  laisserai  le Tchad, dans un tel état que personne après moi ne pourra le redresser »?  Se sentant abandonné même par ses proches, Deby a voulu emporté avec lui dans sa tombe le maximum des Tchadiens. Dans ses calculs macabres et diaboliques, il a décidé non seulement d’éliminer tous ceux qui s’opposent à sa politique dictatoriale et clanique, mais aussi ses propres collaborateurs. La preuve : n’a-t-il pas pris en otages membres du gouvernement, conseillers, hauts dignitaires, hauts gradés…? Il faut dire que ces pauvres messiers ont passé des sacrés et terribles moments de leur vie. Tous ces otages étaient voués à une mort certaine car même s’ils sortaient indemnes des violents combats, Deby les aurait tous exécutés avant de se sauver. Il n’est pas l’homme à se sacrifier pour sauver qui que ce soit. Il a l’âme du psychopathe Jim John, ce chef de secte de la Guyane anglaise qui a empoisonné tous ses adeptes (enfants, femmes et hommes) avant de se suicider.
 

En vérité, une fois les forces de la résistance se sont repliées hors de la capitale, Deby a envoyé trois équipes de sa milice pour arrêter tous les opposants, surtout les membres de la coalition- CPDC. C’est ainsi que ces escadrons de la mort ont investi les différents domiciles des opposants, tabassant, blessant, arrêtant Ibni, Lol, Yorongar….devant leurs femmes, enfants, parents et devant plusieurs témoins médusés avant de les amener vers une destination bien connue de Deby.
Quoique le chef de N’djamena et ses commanditaires français disent, il ne fait aucun doute pour la majorité des Tchadiens, Ibni, Yorongar, Lol ont été bel et bien enlevés par la garde présidentielle sur ordre de leur maitre. Connaissant les méthodes peu orthodoxes de l’homme de Bamina, surtout après les assassinats successifs, de Bisso Mamadou, de différents journalistes, de Maitre Béidi, Abbas Koty, Laokein, Kéité, Bichara Digui, Acyl, Yacouba Aldharis, Bachar Moussa, de Gueti, de Youssouf Togomi… du dernier nettoyage du Dar-Tama des éléments du Fuc et leur chef Mahamat Nour, agonisant, de l’arrestation du sultan Haroun et ses notables…..tout porte à croire que les deux opposants Ibni et Yoro ont été purement et simplement exécutés dès les premières heures de leur enlèvement.
Une fois que Deby réalisa qu’il n’est encore parti du pouvoir grâce à la France, il s’est rendu compte de sa grosse bévue. Il fallait coûte que coûte trouver une explication, surtout vis-à-vis des Européens pourvoyeurs de l’Eufor. D’où les tournées de sensibilisation en Europe, la cacophonie et les bégaiements lamentables de différents ministres, obligés de monter en première ligne pour tenter de justifier l’injustifiable et l’inacceptable par des mensonges grossiers, montrant ainsi leur profond mépris pour le peuple tchadien.
Comme tous les faits militent contre lui, Deby, affaibli et humilié, sollicita la présence de son sauveur avant de déclarer sans scrupules : «A la suite de cette attaque, il y a eu un certain nombre de problèmes qui se sont posés. Cette attaque a causé la mort de plus de 400 personnes civiles et d’autres portées disparues parmi lesquelles des chefs des partis politiques. Cette attaque a également créé un vide institutionnel pendant 48h… » puis d’ajouter cyniquement : « il y a des décisions qui sont prises parmi lesquelles la mise en place d’une commission d’enquête internationale ». Et sans oublier la mise en scène grotesque et théâtrale du cas de Lol Mahamat Choua, un homme connu pour sa non violence.
Au fond, cette déclaration balbutiante n’est rien d’autre qu’un aveu de culpabilité. Surtout cette tentative maladroite de faire porter le chapeau à l’opposition armée est la preuve palpable que Deby a déjà exécuté Ibni et Yoro, ces deux grands et dignes fils du Tchad. Cette conférence de presse, «cautionnée» par le président Sarkozy, assisté d’Abdou Diouf, secrétaire général de la francophonie et de Louis Michel, représentant de l’UE, n’est organisée que pour mieux faire oublier les nombreuses liquidations extrajudiciaires et les arrestations arbitraires au peuple tchadien.
Mais quoique que le président Deby dise, les Tchadiens savent bien qu’il est le seul et l’unique responsable de l’enlèvement et de l’exécution de ces deux personnalités politiques et bien d’autres citoyens. Et ce n’est pas l’annonce ridicule et pompeuse de la création d’une commission internationale, dirigée par un des illustres sous-fifres qui pourrait établir la vérité. Tout le monde sait qu’au Tchad de Deby, les commissions sont créées pour mieux enterrer les crimes et les scandales. En tout état de cause, ce que Deby doit savoir : Ibni, Yorongar et tous les autres Tchadiens qu’il a assassinés à cause de leurs opinions politiques resteront éternellement vivants dans les cœurs et dans les mémoires des Tchadiens.
Certes, Deby vient d’assassiner Ibni et Yorongar, des hommes de valeur, mais il ne réussira jamais à éliminer les idées de liberté, de justice et de démocratie qu’ils ont semées profondément dans la société tchadienne avec ténacité, courage, patience et abnégation.
Pour que leur sacrifice suprême ne soit pas vain, il ne reste plus qu’aux Tchadiens de tirer des leçons et de prendre toutes leurs responsabilités en prenant part activement à la lutte pour le changement par tous les moyens.
Le Conseil National de Redressement du Tchad (CNR) condamne avec la dernière énergie tous ces crimes, assassinats et arrestations des opposants et particulièrement l’enlèvement et l’exécution arbitraire des frères, camarades et compagnons de lutte d’Ibni Oumar Mahamat Saleh et de Yorongar N’garléjy Le Moiban. Le seul moyen d’honorer leur mémoire et de celle de toutes les victimes du régime est de poursuivre la lutte sans relâche jusqu’à la victoire finale.
Nous avons toujours dit et écrit dans nos différentes interventions qu’il ne peut y avoir de paix ni de stabilité au Tchad tant et aussi longtemps qu’Idriss Deby Itno sera à la direction des affaires de l’État. C’est pourquoi, ni la commission d’enquête prétendue internationale, ni l’exhumation des accords du 13 août 2007 ou autres mises en scène ne peuvent apporter une quelconque solution à la crise politique profonde que connait notre pays. Tous ceux qui prônent de telles approches ne font qu’accorder un sursis au régime dictatorial et une caution aux violations flagrantes et persistantes des Droits de l’Homme au Tchad.
Pour les Tchadiens, la solution réside dans le départ pur et simple de ce criminel psychopathe de la direction des affaires de l’État.
Si le président Sarkozy ou le représentant de l’UE et autres pays veulent réellement contribuer à la réconciliation des Tchadiens (comme ils le déclarent), ils doivent d’abord amener leur protégé à s’asseoir autour d’une table ronde à laquelle prendront part pleinement l’opposition armée, les partis démocratiques et la société civile. D’ailleurs ce ne sont pas les moyens de pression qui manquent à la France ni à l’Europe. Dans le cas contraire, « abandonner les Tchadiens à leur sort et laisser la situation s'aggraver»…
Dr. Bichara Idriss Haggar
Président du CNR

 

USA: Choix entre noir et femme (II)

 
(29/02/08)J'ai eu la chance de suivre 2 élections présidentielles états-uniennes (Bush contre AlGore, et Bush contre Kerry). Mais jamais une campagne électorale ne m'aura autant passionné que cette dernière élection états-unienne. Et je pense que je ne suis pas le seul car des millions des êtres intellectuels et civilisés suivent de tout prés cette fascinante élection dominée par un Noir et Une femme (Camp démocrate, le favoris car c'est difficile aux USA pour un parti de briguer 3 mandats successifs. But who knows?).
 Bcp des gens s'intéressent davantage aux prouesses du charismatique candidat noir Obama ou aux attaques de flamboyante Clinton (malgré ses 60 ans). Il semble que cette élection est la plus excitante et déterminante depuis celle de Kennedy en 1960. Le gagnant influencera sans l'ombre de doute la destinée du Monde entier. N'oublions pas que les USA sont la 1ere puissance mondiale.
 Pour bcp du monde cette élection parait exceptionnelle et historique parce qu’après plusieurs siècles d'une domination flagrante et d'un pouvoir absolu sans partage des hommes de race blanche, enfin un noir ou une femme peut devenir président des USA. Barack Obama, grand orateur et intelligent mais inexpérimenté est le choix émotif. Hillary Clinton, compétente et expérimentée mais abrasive, agressive et ambitieuse semble être le choix raisonnable pour quelques américains (en majorité de sexe féminin). Ces 2 candidats bouleversent l'ordre établi en incarnant a' leur façon, l'espoir, le vrai changement, la différence et le spectaculaire. Le contraire absolu, bien entendu, de l'ère Bush (violence, invasion unilatéral, propagande, guerres etc...)
 

 L'ex-first lady avait prédit en 1991 "qu'une femme sera présidente d'ici 2010" mais rappelons que selon un journal, Obama a' l'âge de 10 ans a griffonné en classe: " Je serai le président des États-Unis ". Lequel de 2 aura raison? Dans tous les cas, la victoire de 10 États successives d'Obama rend hypothétique le rêve de Hillary a' la maison blanche. Mais d'ici le 4 novembre, le duel commencé a' fleuret moucheté entre les 2 candidats se poursuivra a' coup de sabres, ce qui laissera de profondes cicatrices dans le camp démocrate. Déjà la répartition des voix entre les 2 rivaux se fait de moins en moins en fonction des critères politiques. Les femmes et les hispanophones se rangent de plus en plus derrière Clinton, les Afro-Américains et les jeunes sont massivement pour Obama.
Pour gagner cette élection, l'équipe Hillary doit changer de Stratégie. Par exemple l'équipe doit cesser les attaques personnelles et subjectives contre le jeune noir. Faire de la race et de la religion un cheval de bataille ne fonctionne pas au 21eme siècle. Par exemple pour dénigrer le populaire OBAMA l'équipe Clinton a fait circuler sur internet comme quoi Obama (a' l'âge de 10 ans) a assisté a' une école coranique des intégristes en Indonésie. Après une enquête auprès des autorités de l'école, il s'est avéré que c'était plutôt une école laïque. Ainsi Obama s'est senti obligé de rassurer les électeurs sur la question religieuse: " je fréquente la même église depuis plus de 20 ans et je prie Jésus..." puis les a appelés a' ne pas écouter ceux qui le disent musulman voire intégriste.
 Normalement la foi et la conviction sont une affaire personnelle et qu'elles doivent être dissociées de la politique. Sur ce plan, les USA sont un pays arriéré. Bush et ses ténors ont beau placer le mot " Dieu " a' presque toutes les phrases. Cela' ne les a pas empêchés de mentir 1000 fois en 2 mandats ! En outre, l'équipe Clinton vient de faire circuler sur internet il y'a quelques jours une photo montrant Obama portant une tenue traditionnelle locale lors d'une visite au Kenya en 2006. So What? Est ce que les coutumes et les cultures d'autres régions sont mauvaises? Grow up guys!
Pour pouvoir battre un géant adversaire comme Obama, il faut que Hillary en profite de l'occasion du débat du jeudi 28/02/2008 pour ramener au bercail les brebis égarées en prouvant qu'elle est une femme d'expérience, de conviction, bien plus capable que son jeune rival de prendre en main les destinées de ce pays en pleine guerre qui, en plus, vacille au bord de précipice économique. Elle pouvait le faire et elle devait le faire. Mais chercher a' dénigrer un homme intelligent, honnête, fort, travailleur, orateur et intègre comme Obama n'est pas la bonne voie pour gagner une telle séreuse élection.
 La perte de l'ex first lady est assez grande parce qu'elle oublie aussi de parler du thème le plus cher a' l'électorat états-unien. C'est a' dire des états-uniens eux même. Telle une innocente, elle ne fait que parler d'elle même et de sa supériorité comme gestionnaire, un thème particulièrement banal. Dear Hillary, ce n'est pas parce que votre mari Bill Clinton était un bon président et bon gestionnaire que vous pourriez absolument être comme lui. Vous êtes deux tètes différentes. Donc optez plutôt pour parler de l'Avenir et du changement Madame.
 Obama a une grande chance pour battre Hillary parce qu'il ne fait que parler des états-uniens. Il propose le grand retour aux sources nécessaire pour réaffirmer les idéaux fondamentaux qui ont fait le succès et la gloire des USA. Il propose une vision mobilisatrice. Il vend la fierté, l'Espoir, le grand défi électrisant. Il se présente comme le héros et le nouveau porteur du flambeau. Pas comme une gestionnaire ennuyante et sans idéologie (je m'excuse de l’expression). Selon un expert: " L'erreur fatale d'Hillary est de ne pas comprendre la psychologie politique des USA. Une erreur fatale pour tout candidat a' la presidence".
Le camp democrate, representé par un noir ou par une femme ont bcp de chance pour battre le candidat republicain ( le heros du vietnam John McCain fut il). Car aux USA quand l'economie bascule dans le rouge, le parti au pouvoir a peu de chance pour remporter l'election suivante. A titre d'exemple, en 1980 apres un choc petrolier (une flambée des prix du petrole) et une breve recession, Ronald Reagan a profité cette occasion pour battre Jimmy Carter. En outre apres la guerre froide et la guerre de Golf, il y'a eu aussi une recession aux USA. Cette douloureuse recession qui a pris fin en mars 1991 (selon le journal new york times) a contribué a' la defaite de Bush pere face a' Bill Clinton un an plus tard en 1992. Actuellement les craintes d'une recession augmentent depuis plusieurs mois en raison de la baisse du marché de l'immobilier et des faillites liés a' la crise, qui ont provoqué des milliards de dollars de pertes chez les banques. ( J'ai lu cette information sur un journal appelé La Gazette). Ajoutons a' cela' les depenses exorbitantes de presque 500 milliards par mois pour les troupes stationnées en Irak et Afghanistan. Bref les democrates ont toutes les chances pour battre les republicains le 4 novembres prochains. En terminant, nous les africains noirs et les " brothers and sisters " americains noirs souhaitons sincerement la victoire du charismatique candidat noir Barack Obama. Merci pour votre lecture et bonne journée.
Votre ami et frère
Mahadjir.fils
Amérique du Nord.

 

Disparition des opposants : Idriss Deby passe aux aveux

(28/02/08) Qui aurait cru qu’IDI enterrerait d’aussi brutalement la pseudo-démocratie du MPS qu’il prit le soin de distinguer de l’or et de l’argent dès ses premiers jours de séjour à la tête du Tchad. Certes, les Tchadiens savaient, dans leur majorité écrasante, que l’homme qui dirige à la destinée de leur pays depuis bientôt dix-huit ans était de mauvaise foi et ne reculerait devant rien pour conserver son pouvoir. Ils savaient également qu’IDI ne lésinerait pas sur les moyens pour mettre hors d’état de nuire tous ceux qui semblent constituer un danger potentiel pour son règne moyenâgeux.  Ils étaient convaincus aussi que l’alternance par la voie des urnes  n’était pas envisageable  sous IDI, même s’il fallait jouer le jeu ne serait-ce que pour éviter de s’attirer plus d’ennuis.  Par-dessus tout, ils savaient surtout par expérience que le despote était un criminel invétéré.
Cependant,  s’il y avait une chose que les Tchadiens n’avaient pas imaginé, c’était le degré de nocivité de ce barbare d’un autre âge. Oui, ils n’avaient pas vu le coup venir!  En effet, attenter à la vie des hommes aussi inoffensifs et pacifistes qu’Ibni Oumar Mht-Saleh et NG.  Yorongar (paix à leur âme), dont le seul crime était d’avoir cru à sa comédie de démocratie, relève tout simplement d’une lâcheté inqualifiable.
Ce n’est pas tout, IDI a le culot d’affirmer publiquement, au grand dam des familles, amis et sympathisants des victimes :  « Comme vous le savez, le Tchad a été agressé le 1er de ce mois à partir du Soudan par une colonne préparée, armée et organisée par le Gouvernement du Soudan… A la suite de cette attaque, il y a eu un certain nombre de problèmes qui se sont posés. Cette attaque a causé la mort de plus de 400 personnes civiles et d’autres portées disparues parmi lesquelles des chefs des partis politiques.»
Sachant que les opposants démocratiques disparus avaient été enlevés manu militari de chez eux après le retrait effectif des forces rebelles de la ville et ce, par les officiels au vu et au su de leurs familles, reconnaître leur disparition revient simplement à avouer la responsabilité du forfait.
Et qui a dit que la France de Sarkozy est une amie du Tchad? N’est-ce pas l’attitude passivement hypocrite du président français, pourtant en visite officielle au Tchad, en dit long sur la nature du secret d’Omerta qui le lie à Deby? Sarkozy semble plutôt s’intéresser par l’obtention d’une grâce présidentielle pour ses kidnappeurs de mineurs de l’Arche de  Zoe.
 En somme, par l’assassinat de ces deux hommes politiques, issus de l’opposition dite démocratique, les Tchadiens doivent comprendre qu’Idriss Deby vient de signifier  clairement que le temps de la farce est expiré. Et le nouveau cadeau promis sera ni or, ni argent, ni démocratie, mais le chao.
A bon entendeur salut!

La rédaction

 

Salut chers compatriotes!

(26/02/08)Comme vous le savez tous, notre pays est dans une situation plus que jamais catastrophique. Devant une telle situation, nous, tchadiens épris de paix et de justice et soucieux de l'avenir de notre pays nous ne pouvons en aucun cas rester indifférents c'est pourquoi j'ai pensé à rédiger ce message à l'égard de mes compatriotes que vous y êtes.

Chers compatriotes, prenons un laps temps pour réfléchir ce qui est de notre pays:

Je pense que vous avez tous vu de loin ou de près les faits marquants de ce dernier temps concernant notre pays, pour moi c'est une honte nationale.

 

Concernant l'opposition policomilitaire; si elle veut réellement apporter un changement dans le sens de l'intérêt général, elle n'a qu'à faire un protocole d'accord politique au lieu d'un commandement unifié.

Le président Deby a montré une fois de plus avec ses mercenaires de tout bord sa volonté de mettre en ruine le pays  en violant les droits de l'homme (arrestations arbitraires de l'opposition démocratique et des  paisibles citoyens, en marchandant les biens du peuple tchadien etc... le président Deby n'a qu'un seul parent au Tchad: c'est son fauteuil présidentiel le reste c'est pas son problème si non comment comprendre qu'il disait devant les tchadiens pour le sort du Tchad soit lui ou le chaos, nous ne nous laisserons jamais intimidé par un irresponsable qui a conduit le pays au fond du gouffre. Chers compatriotes: Ou que vous soyez, il faut dénoncer cette dictature car la lutte a plusieurs formes. Ce qu'il nous faut aujourd’hui pour notre chère patrie c'est l'unité nationale; dire celui est de telle ethnie ou telle région est une chose d'une autre ère.

Quant aux autorités restées fideles (eux mêmes victimes d'une manière ou d'une autre) au régime moribond: ils doivent comprendre qu'il est temps de prendre conscience.

Certains traitres téléphonent aux autorités tchadiennes en leur donnant des listes des personnes soit disant