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Les propos de Mahamat Nouri sont politiquement incorrects ! (Réaction son entrevue)

À moins que ce soit une bourde d’un traducteur incompétent, monsieur Mahamat Nouri a affirmé à trois reprises, dans son entrevue accordée à la chaîne de Télévision Qatari, Aljazeera, que le Tchad est un pays africain de traditions arabo-musulmanes. C’est faux! De plus, c’est politiquement une bourde très nuisible à l’opposition politico-militaire entière qui peine à unir et à rallier l’ensemble des Tchadiens. Si cette fausse note n’est pas corrigée, dans une clarification officielle, pour recadrer les choses, les rebelles compatiront des écarts graves de langage d’un de leurs responsables. Les politico-militaires peinent déjà terriblement dans leurs campagnes de communication et de séduction des Tchadiens sceptiques qu’ils n’ont absolument pas besoin des incohérences d’un septuagénaire qui divisent davantage. Peut-être et je dis bien peut-être qu’une partie du Tchad soit, dans son essence, culturellement arabe. Il reste à affuter son argumentation et beaucoup jouer les coudes pour convaincre une personne moindrement instruite qui connait les réalités du Tchad.

Mahamat Nouri, responsable en chef des bandes armées, Tchadien et déjà septuagénaire ou presque, devrait quand même savoir qu’il existe une partie très importante de Tchadiens dont les structures sociales, les manifestations artistiques et religieuses, les langues, les dieux n’ont absolument rien à voir avec l’univers arabo-musulman. Les coutumes ou les mœurs de ces Tchadiens, depuis les générations antérieures, très lointaines, n’ont rien d’arabo-musulman. C’est connu d’un Tchadien moyen. Il s’agit quand même de la bonne moitié du Tchad et de plus 5 millions de personnes. Alors, qu’est-ce qui peut pousser Nouri à un tel mépris d’une partie importante de la population Tchadienne ? Il est tout simplement impensable qu’une telle réalité puisse échapper à quelqu’un qui aspire à nous diriger potentiellement en tant que président de la République. Si cet homme est vraiment le meilleur parmi tous les responsables politico-militaires qui soit à mesure de diriger de l’après Deby alors il ya de raison à s’inquiéter. En tant que Tchadien, je vous déclare que je n’ai culturellement rien de musulman ou d’arabe et je n’ai pas l’intention d’adopter la culture arabo-musulmane. Je mange assez souvent la viande de cochon et je précise que je la mange avec beaucoup d’appétit. Je vais dans endroits que le Coran ne recommande pas à celui qui s’affirme musulman. Je suis conscient et j’y vais par choix. Pas pour choquer un tiers. Mes choix d’aliments ou de vie ne m’empêchent pas d’éprouver un respect sincère pour le Coran en raison du caractère sacré de ce livre. Si quelqu’un venait à penser, que mon respect pour le livre sacré des musulmans est une contradiction alors soit! Mais, je respecte quand même le Coran. Aussi, j’ajoute que mes parents et arrières grands parents n’ont pas la moindre connaissance des rites arabo-musulmans. Ces vérités ne m’ont pas empêché d’avoir des amis musulmans avec lesquels je m’entends très bien. Je les perçois avec hauteur et respect malgré nos différences profondes de croyances religieuses et de pratiques coutumières. Dans mon cercle social, je témoigne à mes connaissances que c’est une richesse d’avoir des diversités religieuses et coutumières au Tchad. Si, je ne nie pas les fondements religieux ou culturels de mes amis musulmans, j’exige en retour la reconnaissance de mes mœurs et qu’on m’accepte comme je suis. Nier ce que je suis pour déclarer que je suis quelqu’un qu’en vérité je ne suis pas est tout simplement inacceptable.

 Personne n’est plus Tchadien ou moins Tchadien pour nier les différences de culture des autres. Les propos de Nouri sont une expression de mépris et de déni envers une partie majeure de la population Tchadienne. Politiquement, c’est une erreur grave à corriger immédiatement avant que le poison ne fasse son effet. Voilà encore une fois un exemple de médiocrité et de carence de ceux qui aspirent à nous diriger et que nous dénoncions tous les jours. L’ignorance totale de Mahamat Nouri des réalités élémentaires d’une partie importante du Tchad est un cachet très significatif qui renforce notre doute sur sa capacité à diriger tout le Tchad. Pourquoi cet aspire-t-il à la fonction suprême au Tchad s’il déteste à ce point une partie importante de Tchadiens? Pourquoi se battre pour servir des gens qu’on déteste puisque qu’un chef d’État est théoriquement au service de son peuple? Mahamat Nouri viendra-t-il pour islamiser tous les Tchadiens de tradition non arabo-musulmane afin de valider ses déclarations et promesses faites aux pays arabes? Nous demandons qu’il clarifie ses propos. Autrement, les Tchadiens qui sont exposés au risque de l’extrémisme potentiel mis en avant par la meute de Mahamat Nouri doivent être informés afin qu’ils se préparent à cette tempête en provenance de l’Est et qui se dirige vers eux.

Monsieur Nouri doit apprendre à respecter et à composer avec tous les Tchadiens, musulmans ou non, arabes ou non. C’est applicable à tous. S’il en est incapable, qu’il laisse la chance aux autres d’essayer. Bref, je précise que ce ne sont pas les erreurs politiques dans les discours de Nouri qui me surprennent. C’est l’obligation de dire la vérité au reste du monde qui me pousse à réagir. Je démens la déclaration de Mahamat Nouri selon laquelle le Tchad est un pays africain de traditions arabo-musulmanes. Je suis Tchadien à 100% et je ne possède aucune culture arabo-musulmane. Rassurez-vous, je mange régulièrement le cochon et le chien est mon animal préféré de compagnie. Je fais zéro prière sur les cinq prières recommandées, et ce, 365 jours par an. Alors suis-je un musulman? Ai-je une tradition musulmane? Alliez-vous nier que je suis Tchadien parce que je mange depuis toujours des viandes interdites? Que dites-vous de ces 6 millions de Tchadiens sur les 11 millions d’habitants qui sont comme moi? En dépit de tout, je ne suis pas comme Mahamat Nouri car l’obscurité de cet homme me rejette. Oui, à la différence Nouri, je témoigne qu’il existe des musulmans au Tchad et je suis fier de mes amis musulmans. Quand je les invite chez moi, je prends des dispositions pour qu’il n’y ait pas un seul morceau de cochon ou de viande interdite par le Coran dans leurs assiettes. Ni d’alcool dans leurs verres. Bien qu’ils ne me demandent pas quelle sorte de viande est cuisinée, je fournis l’effort d’aller plus loin que d’habitude chercher la viande « Halal » pour le repas. La viande « halal » est une viande égorgée et apprêtée par un musulman. C’est ma façon de respecter la différence des autres et d’apprécier la richesse de la diversité.

Je suis, sans aucun complexe, ce que je suis. Pour ceux qui veulent de précision, j’affirme que je suis très fière d’être de culture non arabo-musulmane tout en étant Tchadien à 100%. Il n’ya pas de plus Tchadien ou de moins Tchadien que moi. Si quelqu’un, quel qu’il soit, nie mon état, je vais protester et toujours protester.

Joe Al Kongarena

Joe.alerte@gmail.com

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Interview du Général Mahamat Nouri, Chef de l'Opposition armée tchadienne, l’Alliance Nationale (AN), réalisée par   Mr Mohammed Soufi  de la chaîne de Télévision Qatari,  Aljazeera. Territoires libérés le 17 Août 2008.

Soufi Mohammed: Chers Honorables téléspectateurs. Que la paix et le Tout-Puissant, le miséricordieux Dieu soit avec vous. Bienvenue à cette rencontre avec le Général Mohamed Nouri, Chef de l'opposition et président de  l'Alliance Nationale (AN) du Tchad.
Bienvenue Général Mahamat Nouri,après votre entrée dans la capitale N'Djamena et après avoir combattu deux fois autour du palais présidentiel, pourriez-vous nous dire quelles sont les véritables raisons de votre incapacité à vaincre le régime tchadien?  
 Mahamat Nouri: La principale raison de notre retrait de N'Djamena est le manque de cohésion entre les différents chefs des trois factions à savoir l'UFDD, l'UFDD-F et le RFC. Nous sommes partis à l'assaut de N'djamena  au nom d'une Alliance militaire, mais nous ne sommes pas parvenus parce que nous n'avons pas eu un programme politique clair et  précis, c'est la raison pour laquelle nous avons échoué.  
Aljazeera: Pendant votre dernière offensive, vous avez pris un certain nombre de villes, puis vous vous êtes retirés. Quelles en sont les raisons? 
 Mahamat Nouri: Comme nous l'avons dit pendant un certain temps, notre stratégie n'est pas de contrôler les villes, mais la destruction des potentiels militaires de l'ennemi en l'affaiblissant progressivement. Notre stratégie consiste donc à frapper l'ennemi puis se retirer des localités investies par nos Forces de résistances nationales. 
 Aljazeera: Pensez-vous que, si l’Alliance Nationale venait à contrôler  une seconde fois N’Djaména, ne va-t-elle pas réitérer ce qui s’était passé ?
 Mahamat Nouri : Notre expérience au cours de ces deux dernières années, a confirmé que les Alliances militaires sont importantes; mais les questions politiques doivent être préalablement résolues avant toute action militaire. Nous avons tiré des leçons de ce passé, après notre retrait de N’Djamena, où nous avons subi deux échecs consécutifs.
L’Alliance Nationale constituée de l’UFDD, du FSR, de l’UFDDF, de l’UDC, a résolu un certain nombre de problèmes politiques internes. Certes, tout n’est pas parfait mais nous pouvons affirmer  qu’un pas décisif a été  franchi dans le renforcement de note unité. 
L’Union de l’AN avant la prise de pouvoir à N’Djaména permettrait d’initier  efficacement et rapidement un règlement  politique  pérenne du conflit tchadien.
Aljazeera : Les troupes européennes  et particulièrement françaises sont déployées à l'est du Tchad. Entravent-elles  les mouvements de l’Alliance Nationale ? Il semble que le Président Idriss Deby a accusé les troupes de l’Eufor de coopérer avec l’AN, alors, quels rapports entretenez-vous avec l’Eufor ?
 Mahamat Nouri: La présence de troupes européennes ne pose pas de problème tant que l’Eufor observe une stricte neutralité dans le conflit interne tchadien. Nous  saluons la disposition des puissances européennes qui voudraient se limiter à la mission de l’Eufor en l’occurrence celle de la protection des camps de réfugiés. Cependant, nous déplorons le soutien du Président Déby par les Forces françaises lors des derniers événements.
 Aljazeera: Mais Mr Kouchner, ministre des Affaires étrangères a déclaré à Abidjan que les troupes françaises resteraient neutres. Confirmerez ou infirmerez-vous ces propos ?
 Mahamat Nouri: Nous saluons ces déclarations et, depuis lors, il n'y avait pas de grands mouvements des troupes françaises. C’est une bonne chose pour l'avenir du Tchad et des relations franco tchadiennes. 
 Aljazeera: La France joue un rôle important au Tchad à travers les accords de coopération entre les deux pays. Comment perçoit-elle l’Opposition armée tchadienne ?
 Mahamat Nouri: La réponse est difficile et il appartient aux Français de répondre à cette question. Cependant, j’affirme que la France n’a aucun intérêt à s'ingérer dans les affaires intérieures du Tchad.  Nos deux pays doivent entretenir des relations normales de coopération, de non-ingérence mutuelle dans les affaires intérieures.
La France commet l’erreur de soutenir Déby. Elle devrait être neutre et laisser les Tchadiens régler leurs problèmes ou si besoin est, elle devrait plutôt  nous aider à trouver une solution politique au conflit.
Nous déplorons que la France et d’autres puissances soient encore opposées au départ de Déby  malgré les drames que ce régime dictatorial impose à notre Peuple.
L’Opposition armée est une réaction à cette oppression du peuple par ce régime tyrannique. Nous osons espérer que le peuple français reconnaîtrait la quintessence de notre lutte contre la dictature pour instaurer une véritable démocratie au Tchad.
Nous attirons l’attention de la  Communauté internationale sur la situation dramatique du Tchad et d’œuvrer pour instaurer une solution de paix pérenne.
 Aljazeera: La France est le pays le plus influent  au Tchad  mais aussi dans les pays voisins ?  
 Mahamat Nouri: C’est exact, mais cela ne lui donne aucun droit de porter atteinte à la souveraineté du Tchad. La France devrait plutôt  contribuer à résoudre le conflit endémique tchadien. 
 Aljazeera: Une bonne occasion pour parler de vos relations avec les États. Idriss Deby vous accuse constamment d’utiliser le Soudan  comme base arrière pour déstabiliser le Tchad. Quelle est donc la nature de vos relations avec le Soudan ?
 Mahamat Nouri: Il serait judicieux au préalable de faire la différence entre le conflit interne au Tchad, une révolution de notre peuple contre l'injustice et  la question du Darfour. Nous reconnaissons l'existence et la complexité de ces problèmes. La France soutient Idriss Déby et l'Opposition soudanaise. Le  Soudan soutient à son tour l'Opposition tchadienne. Lors des derniers combats de N’Djaména, nous nous sommes battus contre la coalition des troupes de Déby et celles des Rebelles soudanais. Ces derniers étaient très bien équipés voire mieux que nous. Déby ne doit pas continuer indéfiniment  à accuser le Soudan de nous soutenir comme il le fait avec les rebelles soudanais, qui, grâce à son soutien ont lancé un raid sur Omdurman.
Aljazeera: Idriss Déby  accable le Soudan, l'Arabie Saoudite, les États du Moyen-Orient de vous soutenir. Quelle est votre réponse à ces accusations? 
 Mahamat Nouri : Ma réponse est la suivante : le Tchad est un pays africain de culture arabo-musulmane, nous avons des traditions et des relations très anciennes  avec le Soudan et les autres États arabes. Ces relations ne datent pas d’aujourd'hui et sont profondément enracinées dans l'histoire. Les accusations de Déby  contre nous s’appuient  sur ces relations séculaires d’une part et d’autre part sur les prétendues conséquences des effervescences politiques du monde islamo-arabe sur la géopolitique tchadienne voire la sous-région africaine. 
La communauté internationale doit comprendre la justesse de notre lutte contre l'injustice afin de rétablir la justice, la paix et la démocratie au Tchad pour un avenir meilleur pour notre peuple.
Nous sommes aussi sensibles aux préoccupations des pays arabes voisins de ce qui se passe à leurs frontières. Le Tchad est un pays africain  de traditions Arabo-musulmanes. Nous souhaitons que la synergie des efforts diplomatiques de l’Afrique, d’Europe et du monde Arabe puisse permettre de trouver une solution  pérenne de paix au Tchad.
Aljazeera: Déby vous accuse de recevoir le soutien des pays arabes du Golf et de  l'Arabie Saoudite en particulier où vous étiez  Ambassadeur. Que dites-vous à ce sujet ? 
Mahamat Nouri: Je serais heureux de recevoir l’aide des pays arabes que vous citez. Cependant, malheureusement ce n’est pas le cas car les pays arabes  manifestent peu d’intérêt pour le Tchad. Je souhaiterais que les Arabes prêtent plus d’attention à ce qui se passe au Tchad,  pays africain de traditions Arabo-musulmanes. La langue Arabe est la principale langue de communication dans le pays. Nous ne pouvons pas ignorer le Monde Arabe, le Moyen-Orient, l’Arabie Saoudite, les pays arabes voisins  qui ont aussi une influence dans le monde. Nous devons entretenir des bonnes relations avec  cette  importante partie du monde. 
Si nous pouvons bénéficier de leur assistance pourquoi ferions-nous la fine bouche ?
Aljazeera: Quel rôle joue la Libye dans la crise tchadienne ?
 Mahamat Nouri: Je suis allé deux fois  en Libye avec l’ensemble de l’opposition tchadienne. Nous avons clarifié notre position sur le conflit aux frères libyens. Ces derniers ont, à leur tour, affirmé l’intérêt que le monde arabe et particulièrement la Jamahiriya, manifeste à l’égard du Tchad.La Libye souhaite entretenir de bonnes relations avec le Tchad et  constate la nécessité de trouver une solution à la crise tchadienne  plutôt  que s’attarder sur la question d’Idriss Deby.
L’Union africaine a confié le dossier tchadien à la Libye. La balle est dans son camp. Nous espérons qu’elle nous aidera à trouver une solution pacifique.
Aljazeera: La médiation de la communauté internationale, de l'Union africaine entre le Soudan et le Tchad d'une part, et d’autre part entre certains mouvements armés qui ont conclu des accords de paix, pourrait-elle conduire à l’instauration de la paix avec la formation d'un gouvernement d'union nationale avec Idriss Deby ?
Mahamat Nouri: Nous remercions l'Union africaine et les Chefs d'États africains qui déploient des efforts pour résoudre le problème tchadien. Cependant, ils devraient fondamentalement dissocier, le conflit interne spécifiquement tchadien de celui du Darfour qui est soudanais.
Cette confusion entre le problème du Darfour et celui du Tchad occulte la crise interne tchadienne en faveur de la tension  entre le Soudan et le Tchad, laquelle est issue de la crise du Darfour.
Le Tchad a connu de nombreuses guerres dans le passé. Mais celle-ci est singulière car notre pays n’a jamais été un État voyou comme il l’est aujourd’hui sous Idriss Déby avec ses agressions militaires des pays frères voisins comme le Soudan.
Notre lutte contre Idriss Deby est une révolution de notre peuple contre la tyrannie,  pour l’instauration de la justice sociale et de la démocratie. L’Union Africaine et les différents médiateurs ne pourraient jamais résoudre le problème tchadien en ignorant cette vérité en l’occurrence celle de reconnaître la dimension du problème strictement interne tchadien.
Aljazeera:Participeriez-vous ou seriez-vous à la tête d’un Gouvernement d’union nationale ? 
 Mahamat Nouri:Cette question n’est pas fondamentale. En effet, l’Alliance Nationale a maintes fois réitéré sa proposition d’un Forum inclusif de paix regroupant  le gouvernement d’Idriss Deby, les Partis politiques, les Mouvements politico-militaires, les organisations de la Société civile. Mais, malheureusement, Idriss Deby rejette à ce jour cette proposition.
L’Alliance Nationale n’a pas d’autre alternative que celle de prendre N’Djaména et d’organiser ce Forum national de paix qui formera un Gouvernement de transition.Ce dernier élaborera une nouvelle constitution et organisera des élections libres et véritablement démocratiques.
 Aljazeera: Quelle sera la durée du Gouvernement de  transition ?
 Mahamat Nouri : La période transitoire comprend  plusieurs  phases : la pré-phase est une période qui s’étalera sur deux à six mois, puis la transition proprement dite  où les six premiers mois seront consacrés à organiser le Forum national.
Lors du Forum national, les partis politiques, les politico-militaires  présideront cette étape, mais la présidence du gouvernement  de transition devrait avoir le consensus de toute la classe politique, une sorte de « Président de l'Opposition  nationale».Ce qui permettrait l’implication de tous dans la phase transitoire, laquelle est capitale pour le développement futur du Tchad.
L’histoire des 48 années d’indépendance du Tchad  a suffisamment prouvé qu’aucune famille ou tribu  ne pourrait à elle seule résoudre le problème tchadien. C’est pourquoi l’Alliance Nationale s’efforce d’impliquer tout le Peuple dans cette lutte  pour la démocratie. Nous souhaitons la participation de tous les Tchadiens sans exception aucune.
 Aljazeera: Que pensez-vous des rebelles du Sud du Tchad ? Seraient-ils inclus dans le Forum ? La lutte pour  le contrôle des ressources pétrolières  ne  se poserait-elle pas après le Forum ?
 Mahamat Nouri: Cette question est importante et vous m’offrez l’opportunité d'y répondre. Les Révolutions sont toujours parties du nord par conséquent la plupart des membres de l'Opposition tchadienne d’aujourd'hui sont issus de cette partie septentrionale du pays. C’est une réalité incontestable. Il existe une Opposition armée  au Sud, certes moins importante que celle de l’Est. Il faudrait aussi  en tenir compte.
Le Tchad compte plusieurs Partis politiques du Nord et du Sud. L’Alliance Nationale n’en exclut aucun, elle est ouverte à tous, elle souhaite la participation effective de tous les composants de la nation pour le développement du pays et le contrôle de nos ressources.           Le Forum national  sera inclusif comme nous l’avons  dit antérieurement.      Tous les citoyens tchadiens  ont les mêmes droits  et devoirs. Ils peuvent participer à la gestion du pays même s’ils n’ont pas participé à la lutte armée.
Aljazeera : Quand et comment entendez-vous instaurer une véritable démocratie au Tchad ?
Mahamat Nouri: Nous ne pouvons pas préciser les dates exactes de cette longue marche vers la démocratie. Cependant, nous affirmons qu’à l’issu du  Forum national inclusif, un gouvernement de transition d’une durée très courte sera formé.
Ce gouvernement exécutera le programme précis élaboré par le Forum national dont l’apothéose sera l’organisation des élections véritablement démocratiques.
 Aljazeera: Le Tchad et le Soudan  s’accusent mutuellement de soutenir leurs oppositions armées respectives. Etant donné l’imbrication des populations identiques  aux frontières des deux états, comment pensez-vous traiter ce conflit si l’Alliance Nationale arrive au pouvoir ?
 Mahamat Nouri: Il est un secret de polichinelle que le conflit du Darfour est l’œuvre d’Idriss Deby. C’est lui qui a crée, financé, armé et entretenu l’opposition soudanaise, les rebelles du Darfour. Le raid des Rebelles sur Omdurman a été piloté par Idriss Deby qui continue de les réarmer  après leur cuisant échec.
Idriss Deby a agressé non seulement le Soudan mais d’autres États voisins telle que la République Centrafricaine où il a renversé le gouvernement démocratiquement élu. Déby organise le pillage en Centrafrique par exemple  les matériels médicaux de l’hôpital de Bangui  ont  été volés puis vendus au grand jour sur le marché de N’Djaména.
Idriss Deby est à l’origine de l’instabilité en Centrafrique et au Darfour. Ces guerres ne prendront fin qu’avec la fin de son régime.
 Aljazeera: Dans le cas où un nouveau gouvernement issu du Forum national verrait  le jour au Tchad, le MJE, mouvement rebelle soudanais,  qui a appuyé militairement  Idriss Deby, disparaîtrait-il ?
 Mahamat Nouri:Nous disons et réitérons notre affirmation : l’Opposition rebelle soudanaise est une création d’Idriss Deby. Tout le monde veut la paix, l’Opposition soudanaise se doit  de reconnaître qu’elle ne gagnera pas la paix, ni la guerre sur des fondements d’inspiration  tribale  initiée par Idriss Deby au Darfour.
 Aljazeera:Général Mahamat Nouri, Merci beaucoup pour cette entrevue.
 Mahamat Nouri : Merci à Vous 
 Soufi Mohammed, je tiens également à remercier nos téléspectateurs depuis l'est du Tchad 
Transcription réalisée par le  Dr  LEY-NGARDIGAL  Djimadoum                      Coordinateur-Adjoint de la Cellule d’information                                                                 et de Communication-Europe de  l’Alliance Nationale (AN).

Courriel : allcom.europe@yahoo.fr

le changement effectif et observable dans une société est l’effet d’un changement invisible qui s’est préalablement effectué dans les pensées des citoyens et aussi l’effet d’une renaissance politique des classes dirigeantes. Or, au Tchad, c’est très loin d’être le cas et je vais vous citer quelques facteurs de cet immobilisme :

-Le fond héréditaire de nos pensées est resté le même depuis les âges ancestraux.

-De plus, l’esprit de nos dirigeants est tellement vicié par les résidus des temps primitifs qu’aucune reforme politique significative n’a vu le jour. Lorsque nous réclamons le changement politique, nos dirigeants vont tout simplement dans leurs garde-robes, retirent leurs grands boubous, portent leurs vestes et se coiffent. De retour parmi nous, ils tentent de nous convaincre de leur renouveau. Qu’ils sont devenus quelqu’un d’autre. Qu’ils ont changé et qu’ils apporteront les reformes demandées.  Vraiment ? Oui, ils ont changé d’habits mais quoi d’autres ? C’est avec ce même procédé que les reformes politiques ont été effectuées. C’est la raison pour laquelle nous tournons en rond et nous sommes restés les mêmes depuis des décennies.

Nos dirigeants, eux-mêmes, mettent à feu et à sang le Tchad et reviennent, par d’autres chemins, se présenter à nous comme des sauveurs, en exhibant des foutus de papiers qu’ils appellent plan de paix ou programme politique. Ce qui n’est pas dit, c’est que ceux-là mêmes qui nous promettent  le changement développent une telle résistance aux réformes qu’on peut les déclarer comme presque irréformables.

Tiré de cet article sur librafrique.com

Brahimy

La population tchadienne a besoin d’aide

Tout est calme au Tchad. Il n’y a pas des bruits assourdissant des obus, on n’entend pas les sifflets surprenants des balles et ni les leurres calcinant des avions françaises. On n’entend que les bruits des tonnerres signalant les descentes des pluies torrentiels. Ces pluies ont inondé la ville de N’Djamena à la même ampleur que les secousses du palais rose le 02 Février 2008 causés par les éléments de l’UFDD commandés par le brave Général Tahir Wodji l’actuel CEMGA Adjoint de l’Alliance Nationale présidé par le General Mahamat Nouri.

Plus de 30000 habitants étaient forcés par les inondations de sortir de leur maison presque de la même manière que Deby a quitté son palais lors des derniers événements contre son gré. Heureusement pour lui, ce dernier a eu le Gabon pour un refuge eternel n’y était l’aide de l’armée française pour le ramener dans sa maison. La seule personne, la nuisible pour la nation tchadienne le dictateur Deby a eu un appui au prix du sang pour revenir réinstauré sa dictature et renouveler ses atrocités et détournements.

Mais l’aide en vivre et en meubles aux paisibles citoyens tchadiens congédiés de leur maisons par la force de la nature est oubliée et ils sont laissés a leur triste sort. Les pays amis du Tchad avaient t’ils comprit que toute aide donnée n’arrive pas a sa destination finale ?   Ou bien pensaient t’ils que le gouvernement irresponsable du dictateur Deby les compensera ou donnera des subventions ? Les soient disant pays amis du Tchad et les organisations « humanitaires » doivent savoir plus que cette prise de position de non assistance.

 Ils doivent avoir d’autres excuses pour ne pas assister la population en difficulté, car les tchadiens ne demandent rien de Deby et n’espèrent rien de lui autre que son arrêt de commettre les atrocités. Tout les pays du monde entiers et les ONG savent bien que Deby se comporte plus en un chef de bande qui pille et détruit au maximum possible qu’en un président nationaliste qui partage la douleur de la population.

La population tchadienne a besoin d’aide et cet assistance doit arriver avant les maladies contagieuse prennent le relais. Les habitants de N’Djamena sont menacés par les maladies comme le paludisme, le choleras et beaucoup d’autre. Ils ont besoin d’une assistance en vivre, meubles et médicaments au plus vite possible.

Quant au dictateur tchadien, il jouit ses derniers mois. Il est plutôt beaucoup satisfait de ces pluies d’avoir ralenti les activités de la force de la libération qui a juré d’être sérieusement encore plus active après le Ramadan donc dans le mois d’Octobre 2008 que de s’inquiéter de ceux qui ont perdu leurs concessions. De toute façon pour lui, c’est la même population qui a jubilé sa chute en Février 2008. Il trouve ces inondations comme un Baraka ou un bonus de Dieu pour lui car même si les pluies n’ont pas détruit, il a son plan de la démolition sur son agenda.  

Souggy Manouri
26 Aout 2008

Lettre a’ Mr. Le ministre de l’Education Nationale.
Bonjour Mr. Le ministre,

(26/08/08)Veuillez prendre un laps de votre temps pour lire cette petite lettre. Au Tchad, pays ancêtre de l'humanité, le Français et l'Arabe sont officiels. Toutes ces 2 langues viennent d'ailleurs (l'une de l'Occident et l'autre de l'Orient). En toute franchise c'est le Français qui domine dans les affaires administratives. Paradoxalement dans la vie quotidienne c'est l'Arabe tchadienne qui est le plus utilisé. En fin des comptes bcp des tchadiens ne se retrouvent pas. A l'exception de peut-être 5% de la population, on ne maîtrise pas le Français ni l'Arabe ni d'ailleurs nos centaines de dialectes. Bcp d'entre nous parlent un Arabe locale mélangé avec des gros mots français. Par exemple, une fois j'ai entendu un sous préfet parler de la sorte: "InchaAllah, aujourd'hui, Allah Kan Gal Amine Da, tu peux voyager..." J'avais entre 12 et 13 ans. J'ai vite mémorisé cette " belle " phrase. Plus tard je constate que même moi (a' l'instar de plusieurs compatriotes) je mélange tout le temps les deux langues. On se dit peut-être bilingue mais cette façon de s'exprimer est trop dangereuse. Bref ça nous manque cruellement une bonne " Culture ". L'Etat doit se réveiller pour trouver de solutions pour que nos enfants et petits enfants ne tombent pas dans le même piège.

Tout le monde peut aussi constater que bcp des fonctionnaires francophones se permettent de déprécier la langue Arabe. Pourtant la plupart d'entre eux ne peuvent pas parler impeccablement le Français sans faire recours a' quelques mots Arabe locale. A mon avis toutes les langues sont importantes si on a le temps et le moyen de les apprendre. La connaissance du Français, de l'Arabe voire de l'Anglais est nécessaire pour une carrière réussie en Afrique et ailleurs dans le monde. L'Etat tchadien doit offrir a' chaque enfant, quelque soit son origine, l'opportunité d'apprendre les 2 langues officielles.
                                                     
En réalité, les avantages du bilinguisme ou du trilinguisme individuel dépassent de loin la nécessité indéniable de baragouiner le Français ou l'Arabe ou de mélanger les deux (comme chez bcp de fonctionnaires tchadiens) pour fins d'emploi ou pour se montrer intellectuels aux yeux de ceux qui ne maîtrisent pas les 2 langues. Le Français comme l'Arabe nous apporte une grande littérature, une culture et une façon de comprendre la vie. L'apprentissage de ses 2 langues a donc une valeur intrinsèque indépendante de l'aspect économique voire culturelle et nous sommes chanceux que notre situation géographique et démographique permettent a' chacun d'en bénéficier.
                                                                 
Ceux qui veulent limiter l'apprentissage de l'Arabe ou diminuer sa qualité au nom d'un unilinguisme dogmatique ressemblent aux membres des groupes religieux qui essaient d'abriter leurs ouailles des études en biologie ou bien a' ceux qui veulent transformer l'enseignement de l'histoire en propagande pour un peuple ou une idiologie. Soulignons le, il est toujours bon d'étudier et quand il s'agit d'un des piliers de la "Civilisation tchadienne" comme l'Arabe locale, il faut plutôt manifester notre enthousiasme que notre inquiétude (même si bcp des pays occidentaux pensent de nos jours que culture arabe est synonyme a' une culture de violence). Le Monde doit apprendre a' faire la part des choses: Les musulmans sont différents des islamistes. Tout comme les chrétiens sont différents des "Christianistes". Aucune langue ni religion ne devrait être interprétée pour un synonyme de violence.

Personnellement j'ai eu la chance de faire le cours coranique pendant 6 ans (de 1984 jusqu'a' 1990). Je regrette aujourd'hui de ne pas avoir choisi l'Arabe au Lycée franco-Arabe d'Abéché. Si je savais qu'un jour j'aurais l'opportunité d'apprendre l'Anglais aujourd'hui je choisirais l'Arabe au Lycée. Un écrivain dit: " Le regret est une perte du temps". Je ne peux que conseiller mes petits frères de ne pas négliger l'Arabe. Elle est aussi très importante.
                                                     
Il est vrai qu'il est théoriquement aussi enrichissant d'étudier l'Anglais et l'Espagnole, mais notre histoire nous oblige a' privilégier le Français et l'Arabe. Ceux qui consacrent leur vie a' la préservation d'une seule culture sont condamnés a' l'Echec. Les cultures n'ont pas des contenus précis. Elles changent, elles évoluent, elles sont différentes d'un individu a' l'autre. Depuis très longtemps (bien avant la colonisation il y'a un siècle), l'Arabe fait partie de la notre. Le ministre chargé de l'Education doit être conscient que l'institution d'un unilinguisme systématique serait une menace a' notre liberté intellectuelle et une injustice envers nos enfants et petits enfants que nous devons instruire. Hier, au conseil de ministre, vous avez choisi de construire 2 universités francophones au Sud et au centre du pays. Pourquoi personne dans la salle ne propose une université arabe a' Biltine par exemple? Soyons juste. Si l'Etat reconnaît qu'au Tchad c'est le Français qui domine, alors je propose d'apporter un petit changement dans le cahier de charte. Ecrivons noir sur blanc ce qui suit: " ...Au Tchad, le Français est la première langue et l'Arabe est la 2ieme langue..." Au lieu de dire: " Au Tchad le Français et l'Arabe sont deux langues officielles." Si vous etes incapables de dire haut et fort cette distinction alors desormais il faut une considération égale a’ toutes les 2 langues.

Je vous prie d'agréer, Mr. le ministre, mes salutations distinguées.
NB: Lettre (V) va s'en suivre. Merci.

Votre compatriote et frère,
Mahadjir.fils
Amérique du Nord.

 

Nous devons parler et réfléchir avant de se précipiter sur Ndjamena en Octobre !

(21/08/08)(action-réaction à l’interview du Dr Albissaty Saleh Allazam)

Les déclarations de Dr Albissaty Saleh Allazam, dans son interview accordé au site librafrique.com, ont une grande profondeur et elles méritent non seulement de l’attention et du sérieux  mais beaucoup plus : une action-réaction de la part de tous les opposants convaincus  de la cause de la résistance nationale.  Je vous le jure si aujourd’hui, une seule personne parmi nous nie que nous avons de sérieux problèmes internes à régler urgemment alors ce sera Idrss Deby qui nous convaincra de force demain, à la porte de Ndjamena en marchant sur nos corps et sur ceux de nos enfants, que nous avons des problèmes qui font nous échouons souvent. Je ne invite pas à aller voir s’il ya des fautes d’orthographes ou de syntaxe dans cet interview. Je vous invite à aller constater le mal qui nous ronge et qu’ensemble, avec des propositions et des choix réfléchis, nous puissions corriger cette situation problématique que seul aveugle doublé d’ignorant peut nier.  Parlons des problèmes qui nous ont empêché et qui continuent de nous empêcher de mettre fin aux crimes de Deby et de sa gang de Ndjamena. Il est vraiment temps que nous nous parlions avant même de nous précipiter à Ndjamena pour le mois d’octobre. Nous ne devons plus agir sous la colère ou sous le prétexte que Deby, dans ses mesquineries  de justice nous condamne à mort ou aux travaux forcés à perpétuité.

 Déjà, je m’aperçois que ce geste ridicule de soit disant justice d’un homme désespéré que soit Deby Itno excite les passions de certains qui se préparent à passer le reste de leur été à débattre autour de cette condamnation. Nous devons plus nous précipiter en jurant naïvement au nom de Dieu et sous l’impulsion d’un flux de sang qui nous monte à la suite de la colère. Non arrêtez! Hommes éclairés ou peu éclairés, intellectuels ou peu instruits, nous devons nous parler maintenant pour poser des actions réfléchies et victorieuses à l’automne. Réfléchir et se parler avant d’agir est un principe élémentaire d’intelligence.

 

Il faut lire et relire cette entrevue pour saisir la profondeur, l’absolue vérité,  le désir d’un homme à vouloir faire quelque chose dans l’intérêt général et sa colère justifiée qui crève l’abcès et donne l’occasion de débattre une fois pour de bon. Beaucoup de  frères ont  essayé d’amener ce sujet et ont souhaité que nous nous parlions. Très récemment, je peux citer mr Koulamallah qui avait récemment exprimé en des termes différents ce fond de problèmes  exprimés sans détour par Albissaty Saleh Allazam.

Lisez ce court extrait du Dr Allazam : « ... Ce qui nous manque c'est l'esprit de sacrifice pour la patrie. La force de Deby repose sur notre amateurisme et notre absence de patriotisme… Il y a parmi nous des voleurs des deniers publics, des anciens fanfarons du régime [de Deby] en disgrâce avec ce dernier, des coupeurs de routes, des marabouts ratés, une brochette assez grasse de crétins…Au lieu de chercher à vaincre Deby, il faudrait d'abord se vaincre. Vaincre notre égoïsme, notre opportunisme, nos coups bas; en un mot vaincre notre morale politiquement criminelle… Je dirais mêmes qu'ils [les leaders politico-militaires actuels] sont à la limite très dangereux pour la république; surtout pour l'avenir de la jeunesse qu'ils dupent… »

Saviez-vous cette vérité ? la soupçonniez-vous ? Pourquoi n’aviez-vous jamais dénoncé et réclamé une correction ? Vous disiez-vous que les linges sales se lavent en famille pour vous taire ? Est-ce responsable ? Notre silence nous condamne nous-mêmes et se retourne contre nous-mêmes. Continuons d’amuser la galerie par nos petitesses et paradoxes et  que chacun de nous attende son brevet de souveraine indifférence à la barbarie. Il ya bien de gens qui attendent de nous voir s’il y en a parmi qui vont le brandir comme un trophée honorifique. Oui, cette indifférence au chaos et au mal, Joe Al l’a si bien exprimée même si l’angle de son analyse diffère du mien. Ce n’est ni besoin raisonnable ni un devoir urgent de nous précipiter à Ndjamena. Nous ne gagnons absolument rien que nos propres frères tombent davantage sur les terrains de combats. Même si  nous les considérons comme des martyrs. 

Parlons-nous et réfléchissons un tout petit peu. Ne tergiversons pas mais ouvrons le débat maintenant ! Maintenant ! Corrigeons ce qui est à corriger pour nous réserver la victoire prochaine.  Merci Dr Albissaty Saleh Allazazam pour ta franchise !

Brahimy Mahamat Abdelkerim

Biltine10@yahoo.frf

Lettre ouverte à un frère SS

(15/08/08)Dans l’obscurantisme ambiant au Tchad, un « frère » s’est vu le destin de
justicier face aux étudiants en exil. Correspondance épistolière.
 
           Très cher frère, je ne saurais verser dans les propos de rue, synonyme d’une culture du « terrain » comme tu tends à l’exhiber. Dans ces quelques lignes, je me fais le devoir de taire la littérature de la haine qui
transpire de ta bouche comme une mauvaise haleine : Une bave d’hygiène.
 
     C’est fort à propos que le célèbre écrivain français Hugo écrivait : « l’exil est la nudité du droit ». Aurais-tu le discernement intellectuel pour apprécier ma « fuite » ?
 
        Etudiant et exilé, je le suis. Patriote et cyberdissident, c’est mon âme. Dans les rue de Marrakech, je flotte comme une ombre. Mon cœur, ma racine, sont immergés dans les profondeurs  du Tchad. Les grands traits de Victor Hugo ressemblent étrangement à la condition de la classe intellectuelle tchadienne. A l’étroit dans un système de monarchisme absolu, c’est à Londres, l’exil britannique qu’il a poursuivi et démonter le régime autoritaire qui  sévissait en France.
        Le Maroc n’est qu’une étape, une passerelle. Tel Prométhée, nous sommes à la recherche du « feu », cette somme de savoirs qui libère de la caverne des préjugés. Ah Platon ! Connais pas. Trop occuper à faire la guerre, à vilipender et  poursuivre les opposants au régime despotique.
 
Etre cyberdissident est une contrainte. Là où la parole se trouve dans les barreaux de l’arbitraire, la toile offre une plate forme d’expression libre. La dissidence attitude sur le net est un exercice dont la manipulation requiert une culture et un esprit libre. Surfe donc sur le site du célèbre « Zola » chinois, dissident devant Pékin.
   Dans tes écrits ne coulent que des propos infamants, traduction pathétique
d’un enseignement secondaire bafoué entre les turpitudes d’une adolescence
brouillon.
 
Produit des représentations sociologiques ambiant au Tchad, tes paroles sont des vomissures du nombrilisme et le clanisme érigés en valeurs esthétiques de gouvernance. A y lire de très près et pas  besoin de loupe, vous êtes la malheureuse expression du système militaro-despotique qui embrigade et massacre le peuple. « Tes  parents qui viennent du soudan avec des véhicules flambants neuf et qui rentrent nuitamment a pieds vont périr comme ton cher oncle youssouf Togoimi ». Sans commentaire. Propos de SS. Au fait consulte ton dictionnaire.
 
          Ici, je me refuse de prononcer l’éthique d’une quelconque
ethnie afin de  tomber dans les travers du éthno-centrisme. Le Tchad est un, uni et indivisible, c’est pour l’idéal d’un Etat de droit que nous nous battons.
 
     Alors, si vous n’êtes pas mus par cet idéal, si vous vous sentez dans
une camisole sur l’espace des idées; de grâce mettez sous veilleuse votre grasse intellectuelle. « Quand on se sent incapable d'écrire, on se sent exilé de soi-même. ». Harold Pinter.
 
Au fait, jusqu’où comptez-vous « fouiller » ? Courez toujours jupons. Qui sait c’est de là que vient votre inspiration !
      
C’est avec une paragraphe de Victor Hugo dans Depuis l’exil que je clore mon droit de réponse «  Sauver Paris (N’djamena), c’est plus que sauver la France (Tchad), c’est sauver le monde (L’Afrique) ». Attention ça brûle les méninges non initiés.
 
ABDALLAH CHIDI DJORKODEI

Entre Adoum yacoub et Acheick Ibn oumar, il ne faut choisir personne.
 

Comme beaucoup de mes compatriotes, J'ai eu la chance de croiser dans mon chemin des hommes politiques tchadiens qui font aujourd'hui l'actualité et non de moindre Adoum Yacoub alias 'Kougou' et Acheick Ibn Oumar. Ces deux compatriotes sont de loin de ce qu'ils pretendent  etre. Et si  aucuns idealiseraient ets'inspireraient d'eux; c'est leur droit.
 Mais est-ce qu'on peut faire un jugement aussi subversif soit-il en s'accordant sur des apparences et les abstraits.
Pour combien de temps encore allons-nous nous permettre le luxe de nous laisser guider par nos emotions, par nos petits desideratas, en lieu et place de la raison?
Des lors tchadiens doivent choisir: 
 
-De se laisser divertir.
si certains individus pensent que les tchadiens ne sont pas assez murs et ne sont pas suffisamment intelligents à tel point qu'ils accepteraient n'importe qui à la magistrature supreme, alors le pays continuera à courir tous les dangers, et que  malheureusement tous les bons et loyaux services que les compatriotes sont entrain de faire  çà et là , vaille que vaille pour batir et balisser le sentier de la liberté et l'emergence d'une véritable societé démocratique, sont vains.  
Si s'amuser et se distraire seraient les mots d'ordre de certains tchadiens, Idriss deby avec un cv tres impressionnant en crime et banditisme de toute sorte, serait de loin le  candidat le mieux placé.
 
-Dans la seconde ou la raison  predominane:
Le jour ou les tchadiens decideront ensemble de mettre  fin à toutes les querelles instintines, d'enterrer leur kalash de guerre, tout en prenant des nouvelles valeurs qui sont liées à la justice et au respect de droit de l'hommes, Euh ben! c'est à ce moment là que nous édifierons une véritable nation civilisée. La sauvagérie du present instaurée et restaurée par les Itnos ne serait qu'un lointain souvenir et serait vite rangée dans le repertoire de l'oubli.
Au Tchad, tous les espoirs sont permis pour un futur radieux. Et c'est maintenant qu'il faut preparer les bases d'un lendemain meilleur. Pour cela, le pays a effectivement besoin de tous ses fils  parmi  les medecins; les enseignants et les dirigeants politiques respectables.
Or pour ma part, Je doute fort quant à la capacité de messieurs Acheick Ibni Oumar et Adoum Yacoub  de mobiliser toutes les synergies nécessaires pour relever les défis de ce  vingt-et-unieme siecle.  Je tiens à souligner que comme moi, d'autres compatriotes ont aussi mis des reserves sur un pretendu choix du duo Acheickh-Kougou.
ainsi donc dans les paragraphes qui vont suivre, je vais essayer de vous expliquer pour vous faire comprendre pourquoi ma rétissence vis à vis de ces deux illustres compatriotes.
 
Qu'est ce que ces deux hommes politiques ont de commun?
Ils ont eu à occuper differents des postes de responsabilités dans le gouvernement d'union nationale du Tchad en acronyme G.U.N.T dirigé en son temps par le ex-Président Goukouni Weddeymi. Ils étaient et les sont encore des seigneurs de guerre et des chefs des tendances. Acheick et Adoum furent pendant longtemps des marillonettes à la solde de Syrte.  Ils étaient biens des ces freres qui jadis avaient aidé la libye à irradier et rayer de la carte, des villages tchadiens avec le Napalm. Acheick et kougou avaient contribué à 'semer' les mines de tout genre au Bourkou Ennedi Tibesti et partout ailleurs dans le pays. Ces engins de la mort continuent à endeuiller la population.
Ces deux personnes precitées sont connues de tous pour etre des grands voyageurs. elles aiment exceptionnnellement les airs conditionnés des Sharatons , adorent les terraces de piscines de Hiltons, savourent et raffolent la vie d'exilé politique depuis le berceau de Cotonou et cela jusqu'à dans les hlm d'Europe. Ils sont experts du 'nomadisme'  politicien.
le jour ou les tchadiens decideraient de placer Kougou ou Acheick, ils se verront deçu par ces derniers parceque ni de Acheick ou de Kougou  n'en voudra  de cette lourde reponsabilité, et prefereraient fuir. Autrement dit,  contre toute attente du peuple, le duo Acheick-Kougou adoptera comme toujours et toujours les voyages et l'exil.
 
Qui est Adoum Yacoub Dit: 'Kougou'?
Le surnom de Adoum est 'Kougou' qui signifie 'ouddaien'  d'ou son pere est originaire. Il est (comme le légendaire gladiateur feu Ahmat Dongolon) fils de ces marabouts qui avaient su mener à bien le djihad pour 'injecter' l'Islam dans tout le grand BET afin d'extirper les gouranes qui vivaient au beau milieu de l'empire du 'djahalia' (époque preislamique en arabie) ou l'atheisme battait le plein.
Adoum est l'un des rares si non le seul tchadien à faire l'école des états majors de United kingdom (UK). Un parfait polyglotte. En plus du dazaga, du francais et de l'arabe, il parle un anglais made in british, du habla espanola, il a le secret du Haoussa et du wolof. je me suis pas renseigné si kougou par le mbang: dialecte ouaddai que meme les ouddayens de souche ne manient pas. Mais aujourd'hui, vu du climat politique du pays, je ne serais pas étonné que kougou se mette à l'école de la langue du sultanat de Ouara.
J'ai connu le colonel Adoum Yacoub à l'époque ou il était le président du mouvement pour la démocratie et le developpement (MDD).
Kougou a été mis aux epreuves au Lac-tchad . il s'était montré fort incapable dans tous les domaines et notamment organisationnels. Il n'était pas un bon meneur des hommes. Toutes qualités du  leadership lui manquaient considerablement.  Il est un chef militaire qui veut rester à l arriere de la troupe (n'est-ce-pas une exception au Tchad), le plus loin possible de la scene de théatre (des combats) afin d'éviter les obus et les balles perdues. Pire encore, une fois que ses hommes s'étaient repoussés et s'étaient repliés, notre ami, un drole de tacticien avec des droles de methodes, au lieu de veiller au regroupement et à la reorganisation de son mouvement, a preferé partir malgrée l'opposition de ses lieutenants. Il n'était plus revenu. Adoum ne devrait  garder que des mauvais souvenirs lors de son bref  passage à la tete du MDD.
Aujourd'hui, evoquer le nom de Kougou devant un veteran de MDD, revient à declencher des  rires à ne point finir, allant jusqu'à provoquer une crise cardiaque. C'est dire que le grand Adoum  était sorti tout petit.
 
Qui est  Acheick Ibni Oumar?
 Le nom de Acheick a un poids tres significatif dans la vie politique nationale et dans de la communauté arabe tchadiennes (toutes les couleurs confondues). Toutefois il reste tres impopulaire, presque inconnu. On dit de lui que sa famille n'est pas assez large et que ses parents ne sont non plus tres nombreux. certaines sources affirment qu'ils serait soudanais bien que cela ne cause aucun probleme.
D'ailleurs Ce n'est pas par gaité de coeur que Acheick avait quitté le maquis avec le CDR (Comité pour le redressement)  ou il était contesté au sommet pour  rallier les fants . Certaines mauvaises langue disent que Khaddafi voulait l'arreter.
Acheick était pour un laps de temps ministre des affaires étrangeres et deuxieme personnalité dans l'échiquier politique sous Habré. Ensuite apres un  bref séjour à Mouroua dans l'hotel Mizao, occasionné par la chute du régime de la troisieme république, Acheick était rentré au bercail ou deby le nomma au poste d'ambassadeur du Tchad aupres de Washington. Une fois demi de ses fonctions, l'ancien ambassadeur decida de prendre un 'retraite forcé' à Niamey, une ville dont son épouse est orginaire.
Entre-temps, suite à une information publiée dans Ndjamena Hebdo qui accusait l'ancien president du CDR de rejoindre le MDD, Acheick était reparti dare dare au Tchad pour dementir le Journal. De retour il avait eu toutes les difficultés pour quitter l aéroprot de N'djamena car d'apres l 'interessé lui meme, l'Ans (les services secrets de deby) avait confisqué son passeport. Il a pu qu'à meme regagner sa famille à niamey apres moulte tratractions.
Le Niger n'a pas été non plus le havre de paix qu'il imaginait: son ami brahim Djidda (Ex ambassadeur du Tchad au pres de l'ex URSS et aujourd'hui commissaire aux affaires etrangeres de l'Ufdd) et Brahim Dirdimi (ancien tresorier de l'armée) furent tous deux arretés par la direction de la sécurité du territoire (DST): les services sécrets nigeriens. Mais c;est grace a la vigilance de certains étudiants tchadiens de l'université Adou Moumini Dioffo de Lamordé (Niamey) et l'engagement personnel de madame Djidda qui avaient alerté le haut commisseriat des réfugies et certaines chanceleries occidentale, les deux Brahim qui étaient a deux pas d'etre extradés sur N'djamena, avaient eu la vie sauve. La déception était grande dans le camps de deby et ses charcutiers de l'ANS qui les attendaient pour les décapiter.
Monsieur Acheickh échappa de peu et s'était mis en caval en direction de Ouagadougou: la ville-capitale du 'pays des hommes integres' située à environ de 500 km de niamey.
Depuis je lui  ai plus revu et j'admets qu'il y'ait des fortes chances qu'il ne se rappellera plus  de moi. Mais sa memoire gardera au moins le nom du ministre Goukini zene (professeur de l'ENA), ou de docteur  Moussa dit: Pascal.
je donne tous ces details pour vous montrer combien je les ai cotoyé de pres.
Je me rappelle aussi que c'est à ce moment que j ai entendu  pour la premiere le Nom du docteur Ibni Oumar Mahamat Saleh.
L'un de mes professeurs: m'avait demandé si bien je connaissais le pere fondateur du parti politique PLD. j'avais répondu par le négatif. Cet enseignant est aujourd'hui le ministre de la communication de la republique du Niger, il s'agit évidemment de Ben Omar qui nous a fait beaucoup souffrir.
 
 Le jour ou deby exterminera tous les tchadiens et qu'il n'y aura plus aucune vie tchadienne. C'est à ce moment là que peut-etre
que, qui de Adoum ou Acheickh va pouvoir enfin diriger le pays et regnerait tout en pietinant les cadavres des tchadiens. Ils pourront mener le Tchad comme ils le desireront; aussi il pourront  faire du pays un tour-operator.

Cheick Tidjane Galmai

www.Tchachadi.com

Nothing in this world justifies such a severe brutality

Members of the editorial board of www.tchachadi.com, did a remarkable job in revealing the secrets of ANS (Agence Nationale de Securité) the political police of the Chadian dictator after having a direct access to their confidential files. Depicted pictures of tortured and then brutally murdered chadians were published by the website. These pictures were very graphic and difficult to watch. The barbaric marks that were left on the dead bodies show the cruel treatments that they received before being executed. When we feel difficult to watch the pictures, imagine the agony that these Chadian civilians went through before dying. Nothing in this world justifies such a severe brutality on them.

The Chadian dictator Idriss Deby thinks these behaviors reduce the population to silence. Well, it is true that dead people don’t speak but in this case their bodies have expressed a lot about the nature of his barbaric and evil regime. Did he really think about the feeling that we as Chadians and others as humans get by seeing these pictures? May be he thought to hide everything as he did in his previous numerous atrocities. One thing is clear Mr. Tyrant Deby. You only showed us not just how evil your regime is but also how devil you are.

These monstrous acts of yours cannot and will not be forever hidden and never be tolerated. There is one Chadian proverb that says “No one in this world, with ten fingers without ten relatives”. Therefore, even when chadians are afraid to come forward and speak about their disappeared relatives, they deeply know that you murdered them. You should expect to be interrogated one day for their killings.

When human right organizations said in 2001 that the dictatorial regime of Deby is responsible for the killings of more than 25000 chadians, the reaction of the international community was not seen. Perhaps, there was no reaction because there were no supportive pictures of the killings. Now, these pictures and the disappearance of Dr. Ibni Oumar Mahamat Saleh in February 2008 along with hundreds other chadians show more than just an evidence to condemn and persecute Deby. 

We ask the international community and human rights organizations to condemn these brutal acts of the Chadian dictator and make real and independent inquiries about the number of the people who were killed in these conditions. Ignoring these acts will insult your moral duty and make us doubt your real mandate and mission.

Taking people’s life this way is not just humiliating for the victims and their families on our land but it is also an insult for the whole human kind. The monster Deby will never stop his evil acts unless he sees a real threat of persecution from the international community that is unfortunately backing him blindly so far.

 

Idriss Deby is also the real instigator of the problem of Darfour except others were unfortunately unjustly blamed because he didn’t show any disrespect to western countries and he has personal relationships with most of their leaders.

 Isn’t the real job of a good president is to protect its people? As Deby is not a president but a despotic gangster, he thinks his duty is to kill them. There should be a way to prevent him from committing atrocities and killing innocent civilians. Otherwise, his brutality will spread behind our Chadian borders as he did in Darfour.

Souggy Manouri
Souggy2@hotmail.com
August 3, 2008

 

Djibrine Assali Hamdallah, 1er vice-Président de l'UFCD

Les membres de l'Union des Forces pour le Changement et la Démocratie (UFCD), réunis en assemblée générale à Moudéina en date du 31 juillet 2008, ont procédé à la formation du nouveau Bureau Exécutif de l'Union des Forces pour le Changement et la Démocratie (UFCD).

Le nouveau Bureau Exécutif de l'Union des Forces pour le Changement et la Démocratie (UFCD) a pour :

- Président : le Colonel ADOUMA HASSABALLAH 

- Premier vice-Président: DJIBRINE ASSALI HAMDALLAH

- Deuxième vice-Président: MAHAMAT AHMAT ISHAKH

- Ministre de la Défense : Colonel ADAM ABDOULAYE TOUNISSI

 

République du Tchad
Union des Forces pour le Changement et la Démocratie (UFCD)
UNITÉ-PAIX-JUSTICE



DÉCISION N°003/UFCD/BE/08 - PORTANT FORMATION DU BUREAU EXÉCUTIF DE L'UNION

- Vu les textes fondamentaux qui régissent l'Union des Forces pour le Changement et la Démocratie ;
- Vu l'impérieuse nécessité de concéder une large place à tous les Tchadiens désireux d'un Changement au Tchad par le fait qu'ils effectuent leur adhésion au sein de l'UFCD;
- Vu l'affluence massive des Tchadiens vers et au sein de l'UFCD;
- Vu la nécessité de la réorganisation interne du Mouvement qui est sujette à l'arrivée massive de nouveaux adhérents;
- Considérant les recommandations des membres de la Représentation extérieure du Mouvement;

Les membres de l'Union des Forces pour le Changement et la Démocratie (UFCD), réunis en assemblée générale à Moudéina en date du 31 juillet 2008, ont procédé à la formation du nouveau Bureau Exécutif de l'Union des Forces pour le Changement et la Démocratie (UFCD).

Le nouveau Bureau Exécutif de l'Union des Forces pour le Changement et la Démocratie (UFCD) a pour Président le Colonel ADOUMA HASSABALLAH. Le Président HASSABALLAH est secondé, à la tête de l'Union, par deux vice-Présidents. Monsieur DJIBRINE ASSALI HAMDALLAH est premier vice-Président de l'UFCD et Monsieur MAHAMAT AHMAT ISHAKH en est le deuxième vice-Président.

Suite à la réorganisation interne du Mouvement, il a été concédé à l'unanimité que les autres nouveaux adhérents qui viendront rehausser les rangs du Mouvement auront chacun sa place et un rôle primordial à y jouer. Cependant, dans cette nouvelle structure, Messieurs ABDALLAH RAMADAN et ABDELKERIM OMI sont nommés respectivement Secrétaire général et Secrétaire général adjoint. Le colonel ADAM ABDOULAYE alias TOUNISSI assurera désormais la défense du mouvement.

La liste complète du Bureau Exécutif sera rendue publique dans les toutes-prochaines heures.

La Représentation extérieure (France/Union-européenne ) de l'Union des Forces pour le changement et la Démocratie tient à témoigner toute sa reconnaissance et sa gratitude à l'endroit de toutes celles et de tous ceux des Tchadien(ne)s et des citoyens des pays limitrophes et amis du Tchad qui nous ont contacté pour exprimer leur sympathie pour certain(e)s ou souhaité adhérer au sein de l'Union pour d'autres. Nous vous en félicitons et tenons à vous garantir que nous vous donnerons les suites adéquates dans les tous-prochains jours.

L'Union des Forces pour le Changement et la Démocratie (UFCD) est le Mouvement national de tous les Tchadiens sans distinction de religion, d'ethnie ou de genre. Hommes, femmes, chrétiens, musulmans, tous les Tchadiens y ont leur place. C'est ensemble que le changement pour un Tchad nouveau et prospère devient possible. Tchadiennes, Tchadiens, soyons unis pour agir ensemble.

Pour l'Union des Forces pour le Changement et la Démocratie (UFCD)

Le Représentant

Mohamad Ahmad Kébir
Tel: 0612300095

 

Les 14 années m’ont bcp servi !

 (01/08/08)Le débat stérile lancé sur les sites d'actualité en ligne, relatant tantôt des problèmes Nord versus Sud, tantôt de refoulement de certaines idées encrées depuis des lustres dans les petites cervelles de certains de mes compatriotes tchadiens, a fait couler beaucoup d'encre ces dernières semaines.
Débat dont je réfute de loin la paternité bien sur. J'avoue avoir été surpris de l'ampleur de la perversion de leur état d'esprit. Nous avons surtout  assisté à un enchevêtrement de contributions plus ou moins réactionnaires et plus ou moins haineuses. En allant du donneur de leçon de grammaire au temporisateur, en passant par le champion du divisionnisme et le pseudo illuminé. Série de contributions dont le seul mérite est d'avoir réussi à crever l'abcès. Ils sont si nombreux avec une pléthore des pseudonymes que je ne peux en citer.
N'en déplaise à ces prédicateurs du passé, je redis une fois de plus que le vrai problème de notre pays n'est pas un problème Nord vs Sud. Comme je l'ai déjà mentionné dans mon précédent article : « Les constats présents sont une résultante d'accumulation d'erreurs et des fautes graves imputables à plusieurs générations » (désolé fameux Gangnon Djinta Ngardam fils,  « plusieurs » étymologiquement veut dire  plus d'un),  et il serait vain à mon avis de vous relater les faits passés pour décrire la situation d'antan. Un petit historique objectif vous féra certainement du bien, mais à mon avis même avec une patience d'ange vous ne  comprendriez,  tellement vous semblez aveugle devant la réalité et résumez la situation du Tchad à votre propre vécu.
Une clarification s'impose pour les 2 ou 3 fautes plutôt peccadilles trouvées ici et la' par notre donneur de leçon de grammaire, Mr. Ngardam. Ce que ce dernier ignore malgré' sa maîtrise en grammaire c'est qu'en lisant un article ce qui importe c'est le fond et jamais la forme. Dans tous les cas, je voudrais me présenter pour faire savoir a' Ngardam que pour moi la forme importe peu quand j'interviens dans un débat. Depuis 1999 J'ai opte' pour poursuivre les études en Anglais. En 2001 j'ai obtenu mon diplôme d'étude secondaire en Anglais. En septembre 2002 je me suis inscrit a' Mohawk collège de Hamilton (Ontario, Canada) dans le domaine de l'informatique. Une année plus tard il s'est avéré que les études en Ontario sont 10 fois plus chères que les études au Québec. En 2004 je me suis déplacé au Québec. En septembre 2005, j'ai choisi la filière "computer science technology". Je compte finir au mois de mai 2009.
 Ceci étant dit, comme j'ai cessé de fréquenter l'école française depuis une décennie et comme la plupart de mes camarades sont anglais, je parle probablement l'Anglais mieux que le Français. Ce que je ne regrette pas. Car l'Anglais est la première langue mondiale. Mr. Ngardam, le fameux français est très important dans 15 pays africains et 5 pays européens mais a' travers le Monde elle ne représente pas grand-chose. Elle vient en 10ieme rang loin derrière la langue arabe qui est bcp plus populaire. Donc arrêtes de donner trop d'importance a' cette langue pour aller jusqu'a' faire des remarques a' dormir debout telles que: "Virgule mal placée...". Je ne dis pas " Le français n'est pas ma langue maternelle" pour me justifier de petites peccadilles que j'ai commises. Mais je ne me permets pas de vénérer cette langue pour une religion quelconque jusqu'a' aller dénigrer un frère en plein publique pour lui faire savoir qu'il a mal placé une virgule quelconque.
Cher compatriote, en tant qu'un informaticien, je suis capable d'écrire entre 25 a' 30 mots a' la minutes. Même par une erreur de vitesse une fameuse virgule pourrait être mal placée. Sincèrement tu es dépourvu d'idées quand tu fuis le débat pour aller faire un tour en grammaire. En outre, ce jour dimanche j'ai travaille' de 7h00 a' 21h00 (14 heures du temps). Je suis venu chez moi a' 22h00. J'ai dormi 2h du temps. De minuit jusqu'a' 3h du matin j'ai pu finir l'article intitulé "Tchad: Pas de problème Nord/Sud" en guise de réponse a' Mr. Aldo Berassem. A ma place même Sarkozy et DiouF ne pourraient détecter de petites fautes car j'étais épuise'.
Mr. Ngardam quand tu lis un article concentres toi au Fond et ouvres tes yeux. Tu allais écrire: "conjugaison de verbe sortir et non partir". un écrivain disait: "Celui qui ajoute d'observation a' ce qu'il regarde et de réflexion a' ce qu'il lit est sur la bonne voie de la connaissance". J'image que Ngardam n'est pas dans la bonne voie de la connaissance parce qu'il perd son temps a' corriger les petites fautes grammaticales au lieu de chercher a' comprendre le fond d'un message. Quant au double passe' compose', c'est aussi une erreur de vitesse. J'ai appris depuis très longtemps la petite règle: "Quand 2 verbes se suivent le second se met a' l'infinitif". Get back on earth brother.
Mr.Ngardam se moque de moi quand je dis connaitre quelqu'un virtuellement. Si on connait quelqu'un juste par le biais de medias, films ou par l'intermédiaire de ses écrits, pour moi, on connait cette personne virtuellement parce qu'on ne la connais pas physiquement. Donc l'adverbe " virtuellement " est valable dans ce sens.
Mr. Ngardam a fini son ironie et sa moquerie en disant: "Ca me dépasse... sans commentaire..." Apparemment tu es un nouveau internaute. Tu ne peux pas te moquer de Mahadjir.fils pour de petites erreurs grammaticales. Je n'aime pas parler de moi. Mais comme tu débordes les limites je t'informe une grandiose nouvelle: Depuis l'an 2000 jusqu'a' Date j'écris au moins un article par mois. "So far " j'ai eu le temps d'écrire pas moins de 120 articles. Je dis bien 120 articles. En disant cela' je ne me vante pas. Les internautes tchadiens qui lisent mes petites réflexions peuvent en témoigner. Je présume que même le prolifique journaliste et ex-ministre de communication Moussa Doumgor n'aurait pas pu réaliser un tel Oeuvre !!!!!!!! Je m'excuse de l'impression mais c'est une vérité'. Quant a' notre illustre inconnu Ngardam qui passe son temps sur la forme d'un article ne pourrais même pas écrire 60 articles. Et cela' durant toute sa vie. Espèce de petit voyou !!!!!!!!
J'invite le donneur de leçon de grammaire de lire, entre autres, les articles suivants:
1- Tchad: manque de tolérance et d'indulgence.
2- La guerre est la pire des choses.
3- USA: Choix entre noir et femme II.
4- Lettre a' Mr. le Maire de la ville de N’djamena.
5- Lettres (3) au ministre de l'Education Nationale.
NB: Please, concentres toi au fond de ces articles. Pas de leçon de grammaire SVP !!!!!!
 Mr. Ngardam écrit: "Apparemment les 14 années ne vous ont pas servi a' grand-chose". Non jeune homme, les fameuses 14 années m'ont bcp servi. Quand j'apprenais l'Anglais de Mai 1999 au Mai 2001, j'étais toujours parmi les meilleurs parce que l'Anglais et le français sont, en grande partie, similaires. En sus, les 14 années m'ont aide' a' écrire effectivement les 120 articles. Je serais désolé si les 14 années servent uniquement a' donner de leçons de grammaires (qui sont inopportunes a’ l’échelle des débats) ou a' monter les uns contres les autres ou pire encore a' diviser le pays en DEUX.
Mr. Ngardam écrit: "Mr. Mahadjir peut nous citer les noms de ses maîtres et enseignants depuis la primaire jusqu'a' l'obtention du Bac." Reponse : CpI et Cp2 Issa Abdelrahim (un Gorane). CEI, Ahmaday "Nassara" (un Arabe). CE2, Mr.Djimingay (un Gambay), CM1, Ibrahim 100metres (Un ouaddaien). CM2, Mr. Athanasse (Un sara). Certes ce dernier était mon meilleur maître. Chaque jeudi et vendredi a' 11h00 il nous exposait un problème. Ceux qui pouvaient résoudre le problème devraient rentrer chez eux avant midi. Pour les autres, ils devaient rester jusqu'a' 12:30. Et j'étais parmi les 5 meilleurs qui rentraient chez eux avant midi. Quand mes brillants camarades Mht Aht Wardougou (diplômé dans un université d'Algérie en génie civil), Mht Souleymane Bassy (diplômé de l'université' de Montréal), Kossadoum (j'ai perdu des contacts depuis belle lurette), Mht Hamid Haggar (bientôt docteur en économie) sortaient en premier, c'étais moi qui le suivais en laissant une quarantaine des élèves en classes jusqu'a' 12:30. Athanasse, confiant de ses compétence d'enseignement, disait: " je sais que le dernier de ma classe sera le premier des autres classes..." Comme il se vantait, il a probablement raison. Durant le concours d'entrée en 6ieme, nous avons tous passe' a' l'exception d'un seul élève en l'occurrence Ahmad Mahadjir (pas mon petit frère, juste coïncidence de Nom).
Comme Mr. Ngardam peut le constater, a' l'école primaire mes maîtres nordistes sont plus nombreux. Au lycée environs 55% de mes professeurs étaient sudistes. Mr. Ngardam en me posant cette s'attendait a' une réponse comme quoi 90% de mes professeurs serait sudistes. Hélas nous ne sommes pas dans les années 1960-1980. En outre, Abéché n'est pas Moundou ni Sarh. De toutes les façons, je suis respectueusement reconnaissant en vers tous mes enseignants qui se sont sacrifiés pour me transmettre le Savoir. C'est grâce a' eux que je suis aujourd'hui capable de débattre avec de grands hommes intellectuels tchadiens. C'est grâce a' eux que je suis aujourd'hui connu par presque tous les internautes tchadiens. J'espère que Mr. Ngardam a eu une réponse satisfaisante.
une petite parenthèse: Pour attirer mon attention le frère Deli Felix nous suggère de débattre sans insulte. Mr. le " parti pris " ou' étais tu quand Dillah Maxwell insulte la population de toute une région d'ignares et sauvages.? Pour toi, l'insulte de Dillah c'est simplement une plaisanterie et quand Mahadjir traite la seule personne de Dillah d'ignare et sauvage (avec la petite condition si) tu sors de ton mutisme pour prêcher comme quoi "insulter c'est manquer du respect..." Saches que les prêches de faux prédicateurs, les conseils des avocats de diables et les suggestions des " parti pris " a' l'image de " Deli Felix" ne vont jamais et au grand jamais attirer mon attention.
Bref, revenons à l'essentiel, car le but c'est avant tout un débat d'idées de fond  pour contribuer à hisser notre Pays dans une voie meilleure et surtout de réussir à unifier cette jeunesse en constante perdition depuis des lustres. Peut être ai-je heurté sans le vouloir certains par ces blessantes vérités liées à l'histoire de notre Pays, mais face à des âmes aussi égarées jouant le jeu dangereux de la division et professant la haine, une petite mise au point se doit d'être faite. La nature humaine étant ainsi faite, je ne peux que  malgré cela vous demander de nous épargner de ce genre de discours. Le Tchad de demain n'en sortira pas plus grandi. On ne peut corriger la véracité de l'histoire de notre Pays en se voilant la face mais en assumant chacun sa part de responsabilité avec un brin de courage et moins de rancœur, car on est « condamné » à vivre ensemble dans ce beau pays, terre de l'ancêtre de l'humanité. Cette Factice accusation ne doit se substituer au vrai mal qui nous ronge au sein de la Nation. Salut !!!!!!
Votre ami et frère
Mahadjir.fils
Amérique du nord.     

Pour quel motif détient-on l’opposant tchadien Issaka Koty Yacoub, en prison?

 (22/07/08)Le camarade Issaka Koty Yacoub est membre de l’UFDD. Il a été arrêté et détenu dans les locaux de services de sécurité soudanais appelée «  Amni watani a » à El-djinéné, dans la province du Darfour, depuis le mois de Mars 2008, quelques semaines après l’attaque avortée des rebelles sur Ndjamena, avec la complicité de la direction de son mouvement.

Jusqu’à ce jour,  ni la police détentrice, ni les commanditeurs ne sont en mesure de nous dire la cause exacte de son arrestation. Cependant, nous avons remarqué que chacun de deux camps (la direction de l’UFDD et la sécurité soudanaise) se rejette la responsabilité de l’arrestation arbitraire de l’opposant Issaka Koty Yacoub. 

 D’après nos sources, les services de sécurité soudanais n’ont fait qu’appliquer une requête de la direction de l’UfDD;  ce à quoi cette dernière tente de nier, sans conviction, toute responsabilité. Et pourtant, l’opposant Issaka Koty est bel bien privé de sa liberté. Bizarre, non!

Nous pensons qu’au stade actuel, la direction de l’UFDD n’a guère besoin de punir ou de combattre tous ceux qui ne partagent pas ou n’approuvent pas ses méthodes. Il est souhaitable de chercher à résoudre plus les contradictions internes au mouvement par un débat démocratique que par des telles méthodes répressives qui ne sont pas tellement différentes de celles du dictateur Deby. 

 Il est temps que nous tirions des leçons de nos erreurs, car les intimidations, les arrestations des militants ayant des opinions différentes de celles de la direction ne nous mènent nulle part. Au contraire, elles peuvent contribuer à faire perdurer la dictature. Certes, il est tout à fait normal d’instaurer la discipline au sein du mouvement, faire respecter l’ordre hiérarchique par tous les membres du groupe et punir  les fautifs selon les règles statutaires et réglementaires du mouvement et non recourir aux services de la Sécurité soudanaise pour faire taire des militants, fussent-ils, contestataires pour la direction.

 Quel que soit le motif reproché à Issaka Koty Yacoub, ce n’est pas à la sécurité soudanaise de régler les problèmes au sein de l’UFDD. Un fait reste certain, l’opposant tchadien Issaka Koty Yacoub est privé de sa liberté depuis bientôt cinq mois sans que la direction de l’UFDD lève le petit doigt pour le défendre. Pourtant, il est du devoir des responsables du mouvement (s’ils ne sont pas réellement à la base de cette incarcération) d’intervenir auprès des autorités soudanaises afin de libérer son militant.

En tout cas, il est temps que les responsables de l’UFDD reconnaissent leur part de responsabilité  dans l’arrestation d'Issaka Koty Yacoub et de demander aux autorités soudanaises de libérer l’opposant tchadien Issaka Koty Yacoub car cela ferait éviter d’autres haines et souffrances.

 Ahmat Abakar Haggar.

ahamat1968@hotmail.co.uk


 

Hinda Deby confond l'autobiopraphie à des historiettes de foyer

(13/07/08)Pauvres Tchadiens, ils doivent manquer sérieusement des sources de distraction pour s’intéresser aux états d’âme  d’une célèbre trainée dont le seul crédit qu’on lui reconnait est d’avoir réussi à se faire jeter le dévolu du despote le plus nuisible que le Tchad ait connu. L’on se rappelle également que  Hinda a gravi les échelons exponentiellement pour passer de sa position  de dernière épouse à celle de première dame du président au détriment de toutes les autres.
La pauvre dame meurt  peut-être d’envie de partager ses petits secrets de quartiers ou encore la méthode  magique par laquelle elle a réussi à obtenir le mot de passe donnant accès au coffre-fort du trésor public.  
Avouons que ce nouveau statut matrimonial lui a permis de s’octroyer un luxe, digne d’une princesse des Galles, et c’est,  grâce à l’argent du contribuable bien sûr. 

Oui, c’est un exploit certes illicite, mais extraordinaire pour Hinda.  Et aussi paradoxal que cela puisse paraître, la pauvre dame se sent fière de ce succès abject qui friserait la morale sous d'autres cieux.  Soit! Nous lui accordons ce droit; mais, a-t-elle vraiment besoin de remuer le couteau dans la plaie en se livrant à ces genres de plaisanteries de mauvais goût?

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« God had left Africa a long time ago », disait Leonardo Dicaprio dans  “Black Diamond”.  Nous osons toujours espérer que le seigneur ne nous a pas encore quittés.  Reste à savoir s'il finira par voler à notre secours.

En attendant, Hinda pourrait rendre un grand service aux Tchadiens en dégageant  de la scène politique ne serait-ce que pour atténuer la douleur de ses compatriotes et surtout en les épargant de sa fameuse autobiographie. Cela lui permettrait également de brouter paisiblement en retrait. Est-ce que c’est trop demander?

En somme, les Tchadiens ont  bien d’autres chats à fouetter plutôt que de s’intéresser aux historiettes de foyer que Hinda se propose volontairement de leur raconter.

Merci quand même!

H Habib

 

Les jours du régime soudanais sont comptés. Que feront les politico-militaires ?

(12/08/08)Depuis le début de  la rébellion contre Idriss Deby, nous avons méprisé des réflexions et analyses brillantes, des idées intelligentes et visions responsables, des mains et têtes utiles des fils d’autres régions que les nôtres. Si nous réclamons un dialogue inclusif, pourquoi adoptons-nous un combat exclusif? Nous avons essayé seuls de renverser Idriss Deby mais nous avons toujours échoué. Pouvons-nous accorder une place à tout le monde au sein d’une rébellion réorganisée pour venir à bout de Deby? Que perdons-nous d’essayer si réellement nous voulons mettre fin à la dictature de Deby? Ce n’est pas le devoir  aux fils du BET uniquement ou aux nordistes seulement d’instaurer la démocratie au Tchad même si une telle réalisation est hautement noble. Le cout de sacrifice est énorme pour les fils du BET et c’est à cause de leurs choix. Frères, nous ne pouvons continuer d’assumer seuls le cout en vies humaines de notre rêve de voir un Tchad véritablement démocratique.  

Aussi, je voudrais dire clairement qu’il n’y a pas une seule ethnie au Tchad qui soit capable, elle seule, de renverser Idriss Deby. Même une alliance de 3 ou 4 ethnies ne pourra vaincre Deby qui utilise les moyens de tous les fils du Tchad pour se maintenir au pouvoir. Seul le peuple tchadien, sans exclusion d’aucune ethnie, sera capable de dire halte à Deby. Mes frères, nous avons essayé, seuls, mais nous avons toujours échoué.  Un tchadien, Joe Al Kongarena de  www.librafrique.com, disait que «l’opposition armée ne répond que par d’absurdes défaites.» C’est tellement bien observés que ce sont des défaites totalement absurdes. Oui, c’est une vraie absurdité d’exclure des mains, têtes utiles et disponibles pour aller combattre seuls et perdre le combat à cause de manque d’hommes, des mains utiles, d’idées, de visions, d’organisations et d’unité. Nous échouons par la faute des choix que nous opérons, par la faute de notre absurdité  qui nous couvre de sa brume. Embrumés, nous n’avons jamais su utiliser à notre avantage les énormes moyens, les hommes visionnaires et compétents, les déterminations et bravoures des jeunes parmi nous, le souhait de tout un peuple… La cause de notre échec ne se trouve pas dans la force de Deby ou de ses engins de morts. Acceptons ceux qui nous contredisent car ils aident voir clair et nous poussent à justifier et élever le débat. Ne rejetons personne à cause de sont origine ethnique car ce sont des mains utiles qui aider à combattre Deby qui n’est surtout pas seul (l’armée française, françafrique, mercenaires, les moyens de l’état tchadien…). Réorganisons la rébellion qu’elle soit une réelle protestation de tous les fils du Tchad. Que les tchadiens de la diaspora se rapprochent et ceux qui sont le terrain se rapprochent pour s’occuper des questions urgentes qui sont celles du règne de ce président illégitime de Deby Itno.

Ce frère tchadien que j’ai cité plus haut disait dans une de ses analyses que l’opposition armée a de jours sombres devant elles. En effet, il ya pire. Ce n’est qu’une question d’heures ou de jours mais le président soudanais sera déclaré criminel de guerre ou génocidaire et il aura un contre lui un mandat d’arrêt international. C’est aussi une très mauvaise nouvelle pour tous ceux qui flirtent de loin, de près ou par personnes interposées avec  ce monsieur considéré comme génocidaire. Charles Taylor fut déclaré criminel de guerre et nous savons aujourd’hui où il se trouve.  Slobodan Milosevic fut accusé de criminel de guerre et nous savons comment il a fini sa vie. Ce n’est qu’une question de temps mais El bechir va finir soit comme Taylor soit Milosevic. Il n’est pas plus fort que ces deux criminels. Notre inquiétude se justifie du fait que le  successeur d’Elbechir va probablement prendre une distance avec la politique de son prédécesseur. Ce n’est pas de bonne augure pour la rébellion tchadienne de voir un autre président soudanais qui pourrait se rapprocher de Deby ou qui va régler la question du Darfour et par conséquent n’aura pas besoin des politico-militaires tchadiens pour réprimander le régime de Ndjamena. Que deviendront alors les politico-militaires si cette tendance désavantageuse se maintenait et quelle stratégie les rebelles entendent mettre en place pour se préparer à cette éventualité ? Vont-ils prendre distance d’El bechir le criminel de guerre et génocidaire ? Vont-ils continuer à rester sous l’ombre de ses ailes et montrer au reste du monde qu’ils flirtent un avec génocidaire recherché dans le monde entier? Le temps n’est pas à notre avantage et si nous ne réagissons pas d’urgence, l’opposition armée aura effectivement des jours sombres devant elle comme l’écrit Joe Al. De toute façon, le mandat d’arrêt sera accompagné des mesures de rétorsions et des embargos pour contraindre et infléchir les membres du gouvernement soudanais. C’est dire même que d’ici, les soudanais n’auront les matériels pour soutenir les politico-militaires à cause des restrictions ou d’embargo.  Ce n’est pas tout. Deby a compris que la seule façon de calmer les soudanais, c’est de les allumer à Khartoum lorsque Ndjamena est en feu. Sous embargo, Deby  sera sans complexe devant les soudanais. L’occident pourrait même utiliser Deby pour fragiliser le régime d’Elbechir afin de précipiter sa chute et son arrestation éventuelle.  C’est le vent qui commence à souffler n’est pas bon pour notre cause. Si nous tardons et que ce vent prend de la force, le destin des rebelles pour être associer à celui du régime soudanais les jours sont presque comptés.  

Pour cela, il faut appeler tous les fils du Tchad, écouter les moindres critiques et toutes les nouvelles propositions d’idées, tenir compte de toutes analyses et repartir le devoir d’instaurer la démocratie au Tchad  à tous les tchadiens sans distinction d’ethnie ou de religion afin de trouver rapidement une formule qui nous mène rapidement à la victoire sur la dictature de Deby. Le combat inclusif précède le dialogue inclusif. Notre échec ou succès dépendra de notre choix d’exclure et inclure tous les fils à la noble cause d’étrangler la dictature de Deby Itno. Qui dit mieux?

Brahimy Mahamat Abdelkerim

Biltine10@yahoo.fr

Tchad : pas de problème nord/sud

(08/08/08)Je retourne un grand bonjour a’ Mr. Berassem. Je me permets de commencer par ce proverbe chinois « Ne regarde pas la cruche mais ce qu'elle contient »,  que je recommande amicalement à certains de mes compatriotes qui résument les problèmes qui minent notre pays, en accusant incessamment leurs frères septentrionaux.
C'est avec un vrai enthousiasme que j'essaye à chaque fois que le temps me le permet, d'intervenir dans les colonnes de sites d'actualité pour apporter ma part dans les débats et exprimer mon point de vue. Ma réponse par rapport à l'article de Mr Maxwell, que je trouvais agressive, a peut être choqué un compatriote. Et depuis la lecture d'une réponse qui m'a été adressée, je ne cesse d'essayer de comprendre les raisons de ces accusations, mais  j'ai vite compris que c'est certainement pour détourner le débat. A mon avis, comme, je l'ai déjà dit, le vrai problème de ce pays trouve  son origine à l'histoire de notre pays qui date d une quarantaine d'années. Que ce débat stérile  ne serve d'exutoire à leur haine et colère envers « les gens du Nord ». Pour construire ce pays, le chemin est encore très long et  plein d'embûches. Mais la jeunesse d'aujourd'hui qui a hérité de ces problèmes ne doit pas se décourager et se contenter d'esprit vindicatif.  Non, c'est dans une expression plurielle, honnête  et sans tabou que nous pouvons avancer.
Ma dernière intervention a suscitée une vive réaction de la part d'un certain Aldo Berasem qui nous a sortit des élucubrations digne d'un vrai homme de la rue. Des tels raisonnements n'ont pas leur place ici. Dans son ramdam spontané, il nous interpelle sur des stupidités sorties tout droit de son subconscient pour s'enjoindre un droit de réponse tout à fait inopportun.
Monsieur Aldo: Le TCHAD vit perpétuellement la guerre et les réactions épidermiques à type de vendetta dont tu évoques ne sont pas l'exclusivité du BET. Un exemple: à Bongor, très souvent lorsqu'un chauffeur percute accidentellement un autochtone, un poulet ou un goret, les habitants se lèvent comme un seul homme et tuent sans gêne ce chauffeur ou conducteur. Cependant l'on ne peut qualifier de barbare ou sauvage tous les ressortissants de cette contrée.
 La promotion des médiocres est un héritage de Ngarta Tombalbaye qui se perpétue de nos jours. Cette promotion discriminante reste aussi un fléau pour ceux du BET car les plus méritants sont écartés. Et par ailleurs j'ai envie  de me demander si les sudistes hauts diplômés s'en sortent mieux que ces "bas" diplômés du Nord? Vus leur morgue, vu l’acoquinement de la majorité des cadres méridionaux avec l'alcool, suffit-il qu'ils aient un diplôme pour avoir droit à tous les postes?  Cette comparaison est valable dans l'armée: les sudistes sortis de hautes écoles de Guerre se sont vus battus en brèche par les combattants sortis des cailloux (je fais allusion aux différentes guerres entre 1969 et 1979).
 Une petite parenthèse : je rappelle Mr. Aldo que de nombreux commis sudistes de la république ont une prise en charge de l'état quant à leur électricité et eau courante. Là encore 90% des habitants du BET n'en sont pas bénéficiaires. Le Tchad est sous-représenté dans toutes les institutions internationales et de nombreux poste revenant au Tchad sont occupés par d'autres expatriés. Si les compatriotes du Sud peuvent faire l'affaire, qu'ils tentent. Je ne vois pas une force qui s'en oppose!  La rébellion n'est pas un art du BET: Ketté Nodji Moïse, Laokein Bardet Frisson, Dr Nahor ont tenté de telles aventures. TELSI continue de faire la rébellion. Le sud n'a jamais dédaigné la rébellion mais il en est juste  dépassé ! D'ailleurs un internaute comme vous n'avait-il pas souhaité avoir des montagnes au Sud pour vivre d'éternelles rebellions et du nectar qui en découle?
Avant que j’oublie je rappelle Mr. Aldo que la liste des docteurs n’est pas exhaustive. Car j’ai omis volontairement les docteurs arabophones du BET qui ont eu la chance d’étudier dans les pays d’Afrique du Nord et au Soudan. Quant a’ Tom Erdimi je lui connais que virtuellement. Mais il semble mériter le titre du Docteur. En effet il a été le recteur de l’université de Ndj. Il était aussi un professeur a’ l’Université. Un de ses étudiants (d’ailleurs un sudiste) a reconnu les compétences d’enseignement de Tom Erdimi. En sus, en lisant ses articles et en considérant ses interventions durant la CNS de 1993, il semble mériter ce titre. Aldo, toi aussi, si on donne le titre du docteur a’ tout homme influent pourquoi on n’appelle pas son jumeau Timane Erdimi de docteur. Mets toi dans ta petite tête bien pleine mais mal faite que le titre du docteur ne se donne pas. Il se mérite.
Je me demande comment Aldo se permet de giffonner de telles niaiseries : « Alors lentement mais sûrement mon frère Mahadjir, on rentre dans du sérieux, j`espère que vous êtes toujours  avec moi …» Enfin c’est toi qui semble exagérer. Je te rappelle que j’ai fait 14années d’étude avant de décrocher mon BAC en série D en 1998 a’ Abéché. Je ne suis pas un écolier pour que tu me guides en disant des conneries telles que « Lentement mais Sûrement… » Berassem encore écrit : « Mon frère Mahadjir fils, voulez-vous vraiment qu`on vous sorte la liste des docteurs et autres intellectuels de renommés Sudistes pour faire la comparaison? Qu’est ce que vous espériez prouver à travers cette liste » Allez y ! Laisses moi te dire que j’ai so