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Ambassade du Tchad à Genève (Suisse) : les dessous d’une diplomatie malade.

(11/06/09)Genève est une ville où se cristallisent les débats internationaux les plus importants, un des carrefours essentiels des relations entre Etats ainsi qu’entre Etats et institutions internationales. Ce qui fait de l’Ambassade, Mission permanente du Tchad à Genève une excellente rampe de lancement pour l’ouverture à la modernité et le développement  du Tchad, en lui offrant de multiples opportunités de participer dans l’orientation des relations internationales et de tirer profit de nombreuses possibilités qui s’offrent à lui.
Mais, en restant attentiste, M. Bamanga Abbas Malloum – l’Ambassadeur du Tchad à Genève – va finir par ramener le Tchad à l’époque pré-indépendance, où en matière diplomatique, c’étaient essentiellement les pays colonisateurs qui parlaient et agissaient pour les pays africains. Si cela devient le cas, ce sont les autres pays qui parleront pour le Tchad, et ils ne peuvent le faire qu’en fonction de leurs propres intérêts. Dans ces conditions, le Tchad ne peut que constituer le prolongement des intérêts des autres pays sans aucun impact positif tangible et durable sur son propre développement et le progrès des tchadiens. La politique du refus affichée par ce personnage, en dépit de la pertinence et de l’urgence des questions soulevées par les membres du personnel de l’Ambassade qu’il dirige, empêche le Tchad de prendre pleinement le train de la modernité, il reste sur le quai ; non pas parce qu’il n’en a pas les moyens mais à cause de l’esprit réfractaire de certains de ces représentants qui se complaisent dans la reproduction de l’identique avec l’unique souci de préserver leurs arrangements et compromissions.
Déterminé à refuser de cautionner cela, nous poursuivons et poursuivrons notre démarche consistant à remettre en question le fonctionnement de la représentation diplomatique tchadienne à Genève, dans l’espoir que les plus hautes autorités du Tchad prendront leur responsabilité en vue de faire de cette représentation diplomatique un véritable poste avancé du développement du Tchad, une structure efficace et efficiente de la diplomatie de développement. Ce n’est pas la paresse, l’inaction ou le refus du changement, encore moins le simple travail bureaucratique de rédaction-transmission des courriers, qui nous mènera au progrès.
C’est dans cet esprit que nous aimerions apporter certaines précisions sur les irrégularités, défaillances et anomalies du fonctionnement de la représentation diplomatique tchadienne à Genève, liées à la façon de diriger  de l’Ambassadeur Bamanga Abbas Malloum ; des pratiques qui peuvent se retrouver sous une forme ou une autre dans certaines des représentations diplomatiques tchadiennes à l’étranger (surfacturation, emplois fictifs, détournement camouflé, etc.).
Le budget annuel de fonctionnement de l’Ambassade du Tchad à Genève est estimé autour de deux cents millions de Francs CFA. Ce budget dépasse largement les dépenses effectives de fonctionnement de l’Ambassade en l’état actuel, mais on ne sait pas où vont les excédents. A titre indicatif, les frais relatifs à la logistique (eau, électricité, téléphone-fax-internet, fournitures de bureau, mobilité…) ne dépasse pas le 1/5 de ce budget ; le loyer de la chancellerie étant pris en charge par la Suisse, qui subventionne l’hébergement des bureaux des représentations diplomatiques des pays les moins avancés, à hauteur de trois mille francs suisse pour l’Ambassade, Mission permanente du Tchad à Genève, soit un million deux cents mille francs CFA.
Par ailleurs, le taux de change présenté par l’Ambassadeur actuel aux autorités tchadiennes compétentes est de 450 F CFA pour 1 franc suisse, alors que le taux standard est de 400 F CFA pour 1 franc suisse ; soit un excédent injustifié de 50 F CFA pour chaque franc suisse dépensé par l’Etat tchadien pour le compte de sa représentation diplomatique à Genève. Où va cet argent ?
En outre, à l’occasion de la célébration de la fête du 1er décembre (fête de la liberté et de la démocratie au Tchad), une enveloppe de vingt-cinq millions de francs CFA a été envoyée en début de cette année par l’Etat tchadien à l’Ambassadeur actuel pour organiser cette fête en l’honneur des ressortissants tchadiens résidant en Suisse. Vérifications faites, les dépenses occasionnées par cette fête se sont élevées à huit millions quatre cents mille de francs CFA. Etant donné que c’est lui seul qui a pris en charge, de manière exclusive, l’organisation de cette fête, on est en droit de se demander où sont passés les millions de francs CFA excédentaires.
Il convient de relever aussi que l’épouse de l’Ambassadeur actuel a travaillé pour l’Ambassade pendant plus de trois ans alors que les textes l’interdisent ; c’est pour cette raison qu’il est prévu une allocation mensuelle des conjoint (e)s des diplomates s’élevant à cent mille francs CFA, indexée au salaire mensuel. Mais, son épouse a été recrutée sous son nom de jeune fille et n’a pas été déclarée au pays hôte en tant qu’employée de l’Ambassade. Ce qui nous semble être une façon de contourner les limites légales. Elle a même continué à percevoir un salaire pendant près d’un an, alors qu’elle avait arrêté de travailler, jusqu’à ce qu’une nouvelle recrue ait récemment pris ses fonctions.
A côté des frais de scolarité et allocations familiales pris en charge par l’Etat tchadien alors que la scolarisation se passe en dehors de la juridiction couverte par l’Ambassade, ce sont autant de faits concernant l’utilisation des fonds publics qui méritent d’être soulevés dans le sens qu’ils constituent un handicap majeur pour le fonctionnement efficace de l’Ambassade ; la capacité d’action étant liée aux ressources disponibles et à leur gestion rationnelle.
Tout cela s’apparente à un pillage des deniers publics, sinon un détournement camouflé des fonds publics, sur le dos non seulement des contribuables tchadiens mais aussi des tchadiens modestes qui croupissent dans la misère. Ce qui est pillé pourrait servir à améliorer le fonctionnement de l’Ambassade et accroître sa capacité d’action et d’influence au profit du développement socioéconomique, culturel et politique du Tchad. Il peut aussi servir à améliorer les conditions de vie de certaines catégories de tchadiens, comme par exemple les conditions de travail des employés tchadiens de la résidence de l’Ambassadeur, dont deux ont récemment démissionné pour raison de mauvaises conditions de vie et de travail.
Même les outils de travail quotidien sont exclusivement utilisés par l’Ambassadeur. C’est le cas par exemple du fax qui reste enfermé dans son bureau, ignorant le fait qu’une urgence peut se présenter d’un moment à l’autre en son absence. Cet outil de travail devrait en principe rester au Secrétariat ; au besoin, un deuxième fax réservé à l’usage exclusif de l’Ambassadeur pourrait être installé. Même au niveau des courriers adressés à l’Ambassade, Mission permanente du Tchad à Genève, ils le sont sous le nom de l’Ambassadeur alors qu’en principe qu’ils devraient porter le nom de l’institution destinataire, en l’occurrence l’Ambassade, Mission permanente du Tchad à Genève. Ce qui permettrait au Secrétariat de remplir une des fonctions pour lesquelles il existe, au lieu que ce soit l’Ambassadeur lui-même qui s’occupe du courrier avant de le transférer au Secrétariat pour enregistrement et classement. Tout cela pourrait fluidifier le fonctionnement de l’Ambassade.
Tout ce qui précède est révélateur d’une gestion privée, de type familial, d’une institution publique. A l’opposé de ce type de pratiques, avec nos collègues de l’Ambassade du Tchad à Genève, aux qualités humaines et professionnelles louables, nous nous sommes efforcé d’investir nos forces, notre temps et nos talents pour servir le mieux possible ce que nous considérons comme les intérêts du Tchad, malgré une réalité complexe de l’environnement international actuel et les embûches du Chef de Mission, Monsieur Bamanga Abbas Malloum. Nous n’avons jamais cessé d’apporter d’importantes valeurs ajoutées pour, à la fois, concourir aux objectifs de notre pays et servir les intérêts des nos concitoyens, en sacrifiant nos familles et notre propre épanouissement au service du progrès du Tchad, le plus souvent en restant au service de l’Ambassade dès son ouverture jusqu’à 22h voire minuit pour traiter les dossiers qui nous étaient confiés.
Le Tchad ne pourra rayonner pleinement aux niveaux national, régional et international que si chacun(e) de ses fils et filles se met corps et âme – avec talent, loyauté, intégrité, le sens du bien public et de l’innovation – au service des intérêts de notre pays. Certains organes de la diplomatie tchadienne sont malades de leur fonctionnement ; un diagnostic de tous leurs maux s’impose, de même qu’un traitement approprié en particulier pour repenser leur fonctionnement et les débarrasser des tares du passé. C’est dans ce sens et surtout pour cette cause, que nous nous battons avec les moyens intellectuels, modestes soient-ils ! On peut emprisonner ou fragiliser le corps, mais pas l’esprit ! Nous en sommes fier, même si les résultats sont maigres au niveau du fonctionnement de cette représentation diplomatique – fenêtre primordiale sur la scène internationale. Nous nous félicitons du fait que non seulement nos discussions avec certaines autorités tchadiennes de passage à Genève mais aussi nos articles ont pu hâter la prise de fonctions de la nouvelle secrétaire et la nomination d’une conseillère économique qui font leur travail avec compétence et professionnalisme.

Comme le disait notre compatriote Hassan Mayo Abakaka, « le Général Président, plus préoccupé par les dossiers militaires et les finances, n’accorde pas de l’importance à [une] diplomatie qui ne lui donne pas satisfaction ». C’est une attitude qui donne, à certains de nos Ambassadeurs, l’occasion de tirer au maximum des profits personnels de leur fonction, sachant qu’ils n’ont de compte à rendre à personne ; leur Chef étant occupé ailleurs et la Conférence des Ambassadeurs (tribune révélatrice des dysfonctionnements des représentations diplomatiques tchadiennes) étant jetée aux oubliettes depuis un certain nombre d’années. Qu’ils n’oublient surtout pas qu’ils auront des comptes à rendre à l’histoire, à leur descendance (qui portera les marques de leurs manquements) et à Dieu (puisqu’ils se disent croyants) !

Talha Mahamat Allim
Genève, Suisse.

Remerciements :

Nous tenons à exprimer nos sincères remerciements à tous nos compatriotes de l’intérieur comme de l’extérieur du Tchad qui nous ont apporté leur soutien et ont contribué d’une manière ou d’une autre à la diffusion de nos écrits. Qu’ils trouvent ici l’expression de notre profonde gratitude.

 

Ambassade du Tchad à Genève : la Communauté tchadienne en Suisse est profondément indignée par le limogeage arbitraire de Monsieur Talha Mahamat Alim, cadre de valeur et un exemple pour le présent et l’avenir du Tchad.

(09/06/09)Suite au décret présidentiel mettant fin aux fonctions de Monsieur Talha Mahamat Alim à l’Ambassade du Tchad à Genève, toute la communauté tchadienne en Suisse exprime son indignation et apporte son soutien total au compatriote Talha, victime de ses réflexions pertinentes pour le bon fonctionnement de l’Ambassade du Tchad à Genève et de la diplomatie tchadienne en général.

En effet, Monsieur Talha a écrit des articles très intéressant sur les dysfonctionnements de l’ambassade du Tchad à Genève et a émis des propositions concrètes pour la bonne marche de l’ambassade et rehausser ainsi la crédibilité de la diplomatie tchadienne afin de contribuer véritablement au développement national. La communauté tchadienne en Suisse invite tous les tchadiens et les tchadiennes à lire les 3 articles rédigés par M. Talha sur la diplomatie tchadienne et publiés sur les différents sites Internet ainsi que les journaux de la place pour comprendre les véritables motivations de L’ambassadeur Bamanga Abbas Malloum qui a utilisé toutes les subterfuges pour évincer notre compatriote Talha, qui en réalité, est le véritable ambassadeur des tchadiens vivant en Suisse et tous ceux qui sont en séjour dans ce pays.

Il faut rappeler qu’avant même l’ouverture de l’ambassade du Tchad à Genève en 2005, Monsieur Talha par son patriotisme, ses qualités humaines et professionnelles a fait preuve de responsabilité, de modestie et de dignité dans ses relations avec tous les compatriotes et les ressortissant du pays d’accueil (Suisse) pour mettre en exergue la visibilité du Tchad afin d’attirer les investissements au Tchad pour le développement national. A l’époque, on l’appelait même Excellence M. l’ambassadeur. Et véritablement, il mérite cette appellation au sens noble du terme, si l’Etat tchadien s’emploi à reconnaître la valeur de ses cadres consciencieux et dévoués  au lieu d’encourager la promotion de ceux qui font la honte du Tchad.

La communauté tchadienne en Suisse est témoin de la contribution dense apportée par M. Talha aussi bien à l’installation de l’ambassade qu’au niveau de travail de fond pour le bien être du Tchad. Nous pouvons citer un exemple parmi tant d’autres, il s’agit de la coordination du Groupe africain au niveau des experts à la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED). M. Talha  a assuré avec compétence la coordination du Groupe africain pendant plus d’un an et a obtenu avec les membres du Groupe un grand succès pour l’Afrique lors de la CNUCED 12 à Accra au Ghana. Il a ainsi contribuer à rehausser l’image du Tchad sur la scène internationale.

L’ambassadeur du Tchad à Genève Monsieur Bamanga Abbas Malloum qui a transformé ses insuffisances et la dénonciation de sa gestion familiale de l’Ambassade du Tchad à Genève en un problème politique et politico-militaire étiquetant notre compatriote d’intelligence avec la rébellion de l’Est. M. L’ambassadeur est connu des tchadiens, en particulier ceux de la Suisse dans ce genre d’exercice qui n’honore pas notre pays et ceux qui, lui ont fait confiance pour la défense des intérêts du Tchad et de ses ressortissants. Nous ne pouvons pas fait état ici de toutes les incohérences et les irresponsabilités de l’ambassadeur Bamanga qui, grâce au travail de Talha et de ses collègues techniciens de l’ambassade se met au devant de la scène et se considère comme le bosseur. Nous disons simplement que la crédibilité d’un diplomate au delà de toute considération, c’est d’abord son comportement et ses qualités  humaines et professionnelles. C’est ce qui manque à M. Bamanga. Même s’il faut être un soldat sans pitié lorsqu’il s’agit de faire triompher la cause de son pays comme le font beaucoup de nos cadres techniques et diplomatiques qui ont la conscience nationale,  la stabilité et le développement du Tchad viendra de la contribution de tous les tchadiens et tchadiennes, mais aussi d’un corps des diplomates qui auront été imbibés d’une réelle confiance populaire.

Nous encourageons notre compatriote Talha à poursuivre ses analyses sur la diplomatie tchadienne qui sont bénéfiques pour le Tchad.  Nous pensons que l’Etat  doit encourager les cadres et administrateurs compétents pour mieux faire fonctionner l’appareil étatique au service du Tchad. Nous encourageons par la même occasion les intellectuels tchadiens tels que : M.Talha Mahamat Alim, M. Enoch Djondang, Le Dr Djimet Adoum, M. Ahmed Lyadish, M. Felix Ngoussou , Dr Albissaty, M. Makaila Nguebla, Dr Kaman, M. Hassan Mayo et tant d’autres intellectuels tchadiens de l’intérieur que de la diaspora qui n’ont cessé d’apporter des vraies contributions pour un développement réel du Tchad de continuer par enrichir le débat national dans divers domaines prenant en compte les aspirations profondes des populations tchadiennes.

La communauté tchadienne en Suisse a l’honneur de demander au Président de la République, au Premier Ministre et au Ministre des Relations Extérieures de bien vouloir envoyer une mission à l’ambassade du Tchad à Genève afin de constater le fonctionnement de cette ambassade et tirer les conclusions qui s’imposent.

La communauté tchadienne en Suisse considère que la manière dont M. Talha est limogé ne répond en rien aux règles d’une administration qui se respecte, mais elle répond au humeurs d’un ambassadeur qui n’a jamais exprimé sa bonne volonté de travailler pour ses compatriotes et son pays. Nous admirons le courage de M. Talha et lui réitérons à l’instar de nos compatriotes de l’Afrique, du Tchad, de l’Europe, des Etats Unis et du Canada tout notre soutien et à sa famille. La communauté tchadienne en Suisse reste à sa disposition pour toute sollicitation.

Communauté tchadienne en Suisse

 

Quand le simplisme frise la bêtise et devient dangereux pour le combat pour la Liberté

(09/06/09)Il nous a été donné de lire ces derniers temps des insanités, des propos abjectes, racistes et littéralement antisémites à travers le site Internet tchadvision.com, pour ne pas le nommer. Dans son « éditorial » intitulé « géopolitique : Idriss Deby pion d’Israël contre le Soudan » il accuse l’Etat d’Israël de vouloir -par l’intermédiaire du Président Français Nicolas Sarkozy et de son Ministre des Affaires Etrangères Bernard Kouchner- déstabiliser le soudan et anéantir ce que les proches de l’opposition armée qualifient unanimement de « résistance tchadienne ». Rappelons que tchadvision est l’organe politique de l’UFDD du « Général » Mahamat Nouri que le soudan considère comme un allié privilégié dans sa guerre, par procuration, contre l’actuel régime de N’djamena qui n’a cessé de qualifier l’opposition armée comme une horde islamiste agissant pour l’intérêt des réseaux djihadistes qui cherche désespérément à établir un système de gouvernance inspirée de l’islam orthodoxe. Cette hypothèse est-elle crédible ? Nul ne sait les raisons profondes de mariage entre le soudan et ses alliés tchadiens de l’opposition armée. Apparemment, dans cette alliance le soudan pense pouvoir parer à l’attaque des rebelles du Darfour. Mais passons.        

L’auteur de cet article s’en prend notamment à Monsieur Nicolas SARKOZY et Monsieur Bernard Kouchner et les accuse de soutenir Idriss Deby dans sa guerre annoncée contre le Soudan. L’article indique que Sarkozy et Kouchner cherchent à déstabiliser le Soudan pour le simple fait que ce pays abriterait des palestiniens proches des organisations islamistes en lutte pour la disparition de l’Etat d’Israël. Le texte précise par ailleurs que Sarkozy et Kouchner obéissent à la supposée dessein politique d’Israël : déstabiliser le soudan et mettre ainsi en veilleuse les résistances tchadiennes (dorénavant qu’il n’en plaise à certains esprits étourdis et obscurantistes nous devons revoir notre sémantique et parler de la résistance tchadienne au pluriel). Revenons à ce texte teinté de haine et antisémite signé visiblement pour le compte de l’UFDD de monsieur Mahamat Nouri. Il faut rappeler que ce dernier appartient à une génération des politiques tchadiens issues du Nord qui voulaient entraîner le pays dans un conflit religieux : c’est ce que bien des observateurs de la scène insurrectionnelle tchadienne qualifient de la guerre Sud/Nord. Afin de bénéficier du soutien du soudan voisin, de la Libye et de bien d’autres pays arabe, les insurgés, au lendemain de l’indépendance du Tchad, avaient alors murmuré que la finalité de leurs actions étaient d’installer un régime islamiste dans l’ensemble du pays, verrouillant ainsi toute prise du pouvoir par les chrétiens du sud. Cette stratégie avait été ourdie par les principaux leaders du FROLINAT puis le FANT, organisations au sein desquelles monsieur Mahamat Nouri, bénéficiant de la faveur de son cousin Hissein Habré, avait joué un rôle majeur. En décrétant le djihade contre le sud, cette organisation pensait pouvoir disposer, sans condition, l’allégeance des nordistes. Quand bien même ils avaient été accessoirement soutenu par nombre des personnalités du nord, leur intention avait été promptement comprise et récusée car l’attente des populations étaient alors de voir l’éclosion d’un Etat de droit pour tous, chose qui n’avait aucunement traversé l’esprit de Hissein Habré et encore moins celui de Goukouni et d’Idriss Deby. Les dirigeants nordistes -excepté le Président Lol Mahamat Choua un respectable homme d’Etat- n’ont participé qu’à la destruction de l’Etat tchadien. Fermons cette brève parenthèse.

Nous  apprenons à travers ce texte que Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner sont tous deux des juifs qui agissent pour l’intérêt d’Israël, une lecture entretenue et cultivée par des extrémistes judéophobes. Le Tchad multiconfessionnel et laïc ne peut tolérer une pareille lecture simpliste et raciste. Pour les esprits qui ne s’en rappellent, le Tchad est un pays laïc qui respecte et accepte en son sein toutes les chapelles qui constituent par ailleurs le patrimoine de notre humanité. Dire que Sarkozy et Kouchner s’inspirent du judaïsme pour tyranniser et détruire un peuple est une bêtise. Les tchadiens du Nord tout comme ceux du Sud ne peuvent accréditer une telle bêtise. Vous n’êtes pas sans ignorer que les enjeux visés par la France dans ce pays sont connus même par le tchadien lambda. Ne nous faites pas penser à la thèse du complot contre le Tchad, complot orchestré par les juifs. Cette lecture sans soubassement scientifique, pourra entraîner le pays dans une guerre totale. Chers Messiers, si vous êtes à bout de souffle dans votre guerre pour le fauteuil d’Idriss Deby ne suscitez pas un antagonisme clérical entre les peuples du Tchad martyrisés par vos guerres tribales. Certes, les problèmes du pays trouvent aussi une raison exogène qui ne peut être le complot juif que vous ne cessez de brandir comme une « précieuse découverte ». Si le sort de ce peuple est votre principale préoccupation, vous devez admettre que vos autres concitoyens ont également le droit de présider au destin du Tchad. Accuser, à tort, des personnes de confession juive de vouloir déstabiliser le pays, cela n’est pas une approche digne d’un organe de presse d’une organisation se réclamant des résistances tchadiennes. Cela est non plus le cri d’une âme en quête d’un Etat de droit. Votre écrit n’est pas responsable et jetterait, nous en sommes convaincu, de discrédit sur les combats que mènent les différentes mouvances de l’opposition armée opérant à l’Est du Tchad.

Alifa Moussa

L’Ambassadeur, Représentant Permanent du Tchad à Genève, Monsieur BAMANGA ABBAS MALLOUM : miroir d’un état d’esprit dangereux pour le Tchad.

(04/06/09)Pendant près de vingt ans, nous nous sommes investi dans la promotion de intérêts tchadiens en étant au service de l’Etat au Tchad. Durant notre séjour à Genève, en tant que fonctionnaire poursuivant ses études universitaires et plus particulièrement, depuis près de deux ans que nous sommes employé au sein de la Représentation diplomatique du Tchad à Genève, nous nous sommes efforcé de véhiculer et de vendre une bonne image du Tchad à Genève et d’attirer des investissements étrangers dans notre pays, en nous appuyant sur les préoccupations prioritaires du Tchad.

C’est dans cette optique, et dans le cadre de la recherche permanente du bon fonctionnement de la Représentation diplomatique du Tchad à Genève au service du développement du Tchad et du bien-être de ses ressortissants, que nous avons entrepris les démarches nécessaires pour porter à la connaissance de nos supérieurs hiérarchiques les dysfonctionnements de l’Ambassade du Tchad à Genève qui s’opposent au progrès du Tchad et des tchadiens. Faisant face à une sourde-oreille, nous avons été obligé de le rendre public à travers une série d’articles. Ce qui n’a pas plu à l’autorité dirigeante en place, Monsieur Bamanga Abbas Malloum, qui s’est contenté de nous taxer de connivence avec les rebelles – voire de rebelle, un argument semble-t-il vendeur auprès des hautes autorités actuelles au Tchad, tout en mobilisant ses réseaux pour nous contrecarrer dans nos initiatives novatrices pouvant permettre de tirer profit des opportunités qu’offrent la coopération bilatérale et multilatérale pour le développement de notre  pays. La dite autorité est allé même jusqu’à menacer de rendre notre vie difficile aussi bien en Suisse qu’au Tchad.

Nous sommes ainsi en droit de nous poser la question de savoir si le fait d’être au service de l’Etat et de promouvoir ses intérêts, le fait de rechercher la performance, l’excellence, l’intégrité, des résultats tangibles… dans le fonctionnement d’une institution publique – dont l’Ambassade, Mission Permanente du Tchad à Genève, … c’est être un rebelle. Cela nous semble paradoxal ! Par ailleurs, certaines connaissances de  Monsieur Bamanga Abbas Malloum sont dans la rébellion ; cela ne fait pas de lui un rebelle. Notre conviction est que l’ennemi de la République est celui ou celle qui s’oppose au bon fonctionnement et à l’efficacité d’une institution publique et à l’intérêt général, qui cherche à promouvoir ses propres intérêts et à s’enrichir sur le dos de l’Etat tchadien, qui se plaît dans l’immobilisme ou le statu quo alors que le contexte national, régional et international évolue considérablement et rapidement tout en redéfinissant les enjeux diplomatiques et en posant de nouveaux défis pour le développement des Etats.

C’est pour tenter de mettre fin à l’usage de ce genre de préjugés et de manœuvres nuisibles (pour le Tchad et ses ressortissants) derrière lesquels se cachent les incompétents, les sournois, les sceptiques, les esprits faibles…., que nous nous permettons de poursuivre notre démarche de dénonciation de ce genre de pratiques et de porter à la connaissance de nos concitoyens le contenu de la lettre ouverte, ci-après, adressée au Ministre tchadien des relations extérieures en date du 22 mai 2009. Face à certaines tentatives pour empêcher la transmission de cette lettre à l’autorité concernée par les voies officielles, nous avons été contraint de la lui faire parvenir par courrier électronique ; dans l’espoir que nos observations et recommandations serviraient d’ébauche pour la sensibilisation de certains de nos cadres et la modernisation de certaines de nos institutions publiques au profit du Tchad, par les générations présentes et futures. Comme dirait quelqu’un, les hommes passent mais les institutions demeurent. Animé par cette conviction, nous allons poursuivre notre démarche constructive malgré les intimidations, les menaces, les manœuvres calomnieuses…. Ainsi, de nouveaux articles sur le fonctionnement de l’Ambassade, Mission permanente du Tchad à Genève sont en préparation, dans la perspective de la rédaction d’un livre sur une autre vision de la diplomatie tchadienne.

Talha Mahamat Allim.

Excellence Monsieur le Ministre,

En ma qualité de citoyen tchadien et membre du personnel de l’Ambassade, Mission Permanente du Tchad à Genève, soucieux du bon fonctionnement de la Mission au service du Tchad, j’ai l’honneur de vous transmettre ci-joint une lettre relative à certains dysfonctionnements de notre Mission, afin que si possible, d’éventuelles solutions soient trouvées pour la préservation de l’image de l’Etat et le développement de notre pays. Je me permet de vous l’envoyer, parce que toutes les voies habituelles nous ont été fermées.

Je profite de l’occasion pour préciser que les observations contenues dans la lettre sont les fruits d’échanges et discussions du personnel en place à la Mission Permanente du Tchad à Genève dont je ne suis que le rapporteur.

Vous trouverez également ci-joints, deux articles en rapport avec ses observations et des propositions éventuelles pour l’amélioration de notre diplomatie en général et de la Mission Permanente du Tchad à Genève en particulier.
Je reste à votre disposition pour d’éventuelles précisions.

Veuillez croire Excellence Monsieur le Ministre en l’assurance de notre parfaite collaboration et notre considération distinguée.

Talha Mahamat Allim
Attaché de presse
Ambassade, Mission permanente du Tchad à Genève.
14, Rue Tronchin
1202 Genève
Tél : +41 22 340 59 20
P :     +41 79 765 60 90

 

 

Genève, le 22 mai 2009

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A

L’attention de son Excellence Monsieur
le Ministre des Relations Extérieures

N’Djamena

République du Tchad

 

 
Objet : Dysfonctionnements au sein de l’Ambassade, Mission    Permanente du Tchad à Genève

Excellence Monsieur le Ministre,

Par la présente, nous avons l’honneur de porter à votre connaissance certaines pratiques au sein de l’Ambassade, Mission Permanente du Tchad à Genève, qui ne permettent pas de tirer profit des compétences et des talents des agents en place, qui freinent les efforts actuels du Gouvernement tchadien pour redynamiser la diplomatie tchadienne, tout en annihilant l’esprit d’équipe, d’innovation et d’adaptation de l’Ambassade face à l’urgence de la stabilité dans notre pays et à l’évolution du contexte international actuel.

En effet, l’Etat tchadien et ses cadres déploient continuellement des efforts pour le rayonnement du Tchad sur la scène internationale et sa participation substantielle au processus régionaux et internationaux de prise de décisions, afin de tirer le maximum de profits de la coopération bilatérale et de bénéficier davantage de l’expertise technique et scientifique des institutions internationales.

Nous sommes profondément convaincu que dans cette optique, des résultats tangibles peuvent être rapidement réalisés si on obéit au principe de l’intérêt général et que les intérêts du Tchad sont promus et défendus avec conviction, volonté, intégrité, loyauté et excellence. C’est ce que nous nous efforçons de faire quotidiennement dans le cadre de la mission que nous a assignée l’Etat et des orientations tracées par les plus hautes autorités de l’Etat, qui attendent de leurs cadres une implication soutenue pour contribuer aux efforts du Gouvernement dans ses différents chantiers, dans un esprit d’unité et de solidarité, malgré la situation que traverse aujourd’hui notre pays.
 
Cependant, un véritable problème se pose au sein de notre Mission permanente à Genève : la coordination de l’équipe en place par le Chef de Mission est non seulement incohérente, mais tout simplement défaillante. En tant que citoyen et membre du personnel de cette Mission, c’est pour nous un devoir de le soulever. Nos multiples efforts pour entretenir un travail d’équipe et un fonctionnement efficace de l’Ambassade font face à une gestion personnalisée à tendance privative de l’institution publique par le Chef de Mission. Suite à cette gestion, l’Ambassade a connu depuis la nomination de l’actuel Chef de Mission (en 2005) deux démissions, une mutation, des rappels, une suppression puis un rétablissement d’un poste, etc. selon ses humeurs. A la moindre critique du personnel, le Chef de Mission menace de faire appel à ses réseaux pour un renvoi éventuel de ceux qui osent critiquer (pourtant de façon constructive) sa gestion de la Mission. Aujourd’hui encore nous relevons diverses pratiques qui conduisent aux dysfonctionnements de notre Mission et ne participent pas aux efforts de l’Etat tchadien. Les exemples sont multiples, nous pouvons citer entre autres :

1. le Chef de mission n’encourage pas ceux qui oeuvrent à la promotion de l’investissement au Tchad, avec des projets crédibles.  A titre indicatif, en marge du 5 ème « Forum économique sur l’Afrique » (Genève du 3 au 5 juin 2009),  une journée « Investir au Tchad » était prévue. Le Chef de mission n’a pas voulu recevoir les organisateurs de cette journée, en les qualifiant de « peu sérieux » au lieu de les écouter d’abord et de se renseigner avant de les juger. Le Tchad perd ainsi non seulement une véritable occasion pour promouvoir les investissements étrangers dans notre pays, mais aussi une occasion ratée pour nos opérateurs économiques qui fournissent des efforts pour renforcer les liens de coopération économique et commerciale avec leurs collègues européens. Notre mission, c’est aussi de soutenir de telles initiatives allant dans le sens du développement national prôné par le Chef de l’Etat et le Gouvernement.

2. les réunions internes qui peuvent permettre de (ré) orienter nos stratégies pour s’adapter à l’évolution du contexte diplomatique et mener à bien la politique étrangère tchadienne, de redynamiser l’action diplomatique, d’entretenir l’élan du personnel et le dialogue interne, d’améliorer le fonctionnement de l’Ambassade…. sont quasi-inexistantes.

3. la concentration des pouvoirs et des ressources matérielles de l’Ambassade par le Chef de mission, ce qui handicape le bon fonctionnement de la Mission.

4. sur le plan financier, c’est le Chef de Mission qui est l’ordonnateur et en même temps comptable alors que le bon sens voudrait qu’en l’absence d’un payeur, un autre membre du personnel diplomatique (en l’occurrence le Conseiller économique ou le Premier Secrétaire) se charge des opérations comptables pour éviter des conséquences fâcheuses sur le fonctionnement de la Mission si les deux activités (ordonnancier et comptable) sont menées par la même personne.

5. mauvaise gestion, voire une gestion « privée », des fonds de la Mission par le Chef de Mission, notamment des fonds destinés récemment à des festivités nationales organisées par l’Ambassade à l’attention de nos compatriotes résidant en Suisse.

6. en ce qui concerne le parc automobile, l’Ambassade dispose de trois (3) véhicules de service. Mais, d’une part, ces véhicules qui devaient en principe être utilisés dans le cadre des activités diplomatiques servent davantage à des activités de type familial du Chef de Mission. D’autre part, le Chef de Mission monopolise ces véhicules de sorte que le reste du personnel est obligé d’utiliser les transports en commun ou d’autres moyens privés pour s’acquitter de leurs tâches diplomatiques extérieures aux locaux de l’Ambassade, alors que l’urgence et la nécessité exigent un déplacement rapide, notamment par au moins les deux autres voitures.

7. le secrétariat était, jusque récemment, assuré par l’épouse du Chef de Mission alors que les textes réglementaires l’interdisent. Après constat de cette situation, le Ministère des Relations Extérieures a pris un arrêté nommant une autre secrétaire se trouvant aux USA en remplacement de l’épouse du Chef de Mission. Mais, cette nouvelle recrue n’a pu prendre ses fonctions qu’après plus d’une année depuis sa nomination, suite aux blocages du Chef de Mission qui ne voulait pas que son épouse perd les privilèges que lui procurait ce poste de secrétariat. C’est grâce aux pressions du personnel de l’Ambassade et de notre récent article (« Quelles réformes pour une diplomatie de développement au Tchad ») que la nouvelle recrue a pu rejoindre son poste et a commencé son travail ce 13 mai 2009.

8. malgré la nomination de cette nouvelle secrétaire, le Chef de Mission s’était autorisé le recrutement d’un agent de saisie (dont la rémunération dépasse les barèmes des diplomates tchadiens) ; ce qui fait que l’Ambassade a deux personnes pour les mêmes tâches de secrétariat alors qu’elle a besoin d’une gestion rationnelle des ressources humaines et financières, et que certains postes manquent de personnel, notamment l’entretien des locaux et un deuxième chauffeur de l’Ambassade, etc.

9. le refus, par le Chef de Mission, d’entrer en matière sur les frais de transfert salarial, les primes d’assurance-maladie et les remboursements de frais médicaux prévus par les textes réglementaires met le personnel de l’Ambassade dans des situations qui rendent pénible l’accomplissement de ses missions. Certains membres du personnel ont reçu les visites des Huissiers suisses dans l’optique de saisir leurs biens du fait du non- paiement des primes d’assurance-maladie et des frais médicaux. Ce qui ternit l’image et la crédibilité du Tchad tout en entamant la dignité de ses représentants diplomatiques.

10. les déplacements du Chef de Mission en dehors de la Suisse sans déléguer de pouvoir à qui de droit comme prévu par les textes ou en informer le reste du personnel de l’Ambassade pour que ce dernier, en cas de nécessité, sache où il est ; il se contente de faire croire qu’il est en Suisse alors qu’il n’y est pas. Le dernier en date est sa récente visite à Paris (France) en disant au personnel et à une délégation officielle de haut niveau (en mission de travail à Genève) qu’il se rendait à Berne (Suisse) suite à une convocation. Cette non transparence et ce manque de confiance au personnel diplomatique créent un mauvais climat au sein de la Mission.

11. Nous n’avons pas un chef de personnel ; la personne qui est censé jouer le rôle ne le joue pas comme si les dysfonctionnements l’arrangeait, alors que cela paralyse la Mission en ce qui concerne certains dossiers, en particulier la gestion des ressources humaines.

Ces quelques problèmes, parmi tant d’autres, se répercutent négativement sur le fonctionnement de notre Ambassade, et empêchent de tirer le maximum de profit de la coopération internationale. Il convient de souligner, entre autres, qu’une offensive diplomatique au niveau de la coopération bilatérale avec la Suisse nous permettrait, par exemple, d’aller au-delà de la coopération classique et de bénéficier des atouts suisses dans certains domaines essentiels pour le développement de notre pays : les domaines de l’énergie solaire, de la santé publique, de l’environnement, de l’enseignement supérieur, technique et professionnel, des assurances et des banques, de l’horlogerie, etc. Nous pouvons aussi, sur le plan multilatéral, bénéficier davantage de l’expertise scientifique et technique des institutions internationales. Ce que ne favorisent pas les dysfonctionnements actuels de notre Ambassade à Genève.

Si, aujourd’hui, l’Ambassade, Mission permanente du Tchad à Genève apporte certaines valeurs ajoutées à notre pays, c’est grâce au dévouement et à un travail ardu au quotidien d’une équipe technique compétente au prix d’énormes sacrifices (familiaux, sociaux, économiques, sanitaires…). Cette équipe peut en faire davantage et obtenir plus d’efficacité et de résultats importants, si ces lacunes disparaissent.  Un proverbe africain disait : « la plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu’elle a ».
 

Comme nos récents articles (« Quelles réformes pour une diplomatie de développement au Tchad ? » et « Le Tchad et sa diplomatie : quelles perspectives pour sortir des pièges de la diplomatie classique? »), dont copies ci-jointes, la présente lettre n’a d’autre prétention que la recherche d’un bon et rationnel fonctionnement de notre Ambassade, permettant de redynamiser notre diplomatie au service du développement durable du Tchad.

Dans ce cadre, il serait souhaitable qu’une mission d’évaluation soit envoyée pour faire état de fonctionnement de la Mission Permanente du Tchad à Genève et mettre en évidence les dysfonctionnements en question afin de situer les responsabilités et prendre les mesures qui s’imposent. Une mission d’évaluation qui pourrait à l’occasion s’entretenir avec les membres du personnel. Elle pourrait éventuellement émettre des recommandations dans l’objectif d’améliorer le fonctionnement de la Mission et rétablir la cohésion harmonieuse de l’équipe en place.

Vous remerciant de l’attention que vous porterez à cette lettre qui est d’ailleurs collective, nous vous prions de croire, Excellence Monsieur le Ministre, en l’assurance de notre parfaite collaboration.

Talha Mahamat Allim,
Attaché de Presse,
Ambassade, Mission permanente
du Tchad à Genève

Tchad : Radio Allemagne : débat sur le conflit tchadien

(03/06/09)entre le Ministre de la Communication M.HISSEIN, Mr S. GARBA de la CPDC et Dr LEY-NGARDIGAL, SG de l’ACTUS/prpe.

Suite aux récents combats entre les Forces gouvernementales tchadiennes et celles de l’Union des Forces de la Résistance(UFR), la Radio Allemande (Voix de l’Allemagne) a organisé dans son émission « l’Arbre à palabre » le 27 mai dernier, un débat passionné entre le Ministre tchadien de la Communication et Porte-parole du gouvernement, Mr Mahamat HISSEIN, Mr Salibou GARBA, porte-parole de la CPDC et Dr LEY-NGARDIGAL, Secrétaire Général de l’ACTUS/prpe. Il ressort de cette confrontation médiatique les conclusions suivantes :

1- Monsieur le Ministre Mahamat HISSEIN réitère l’arrogance atavique du gouvernement. Il décline la responsabilité des guerres sur les ambitions personnelles des Leaders politiques et réaffirme le refus du pouvoir de toute conférence inclusive de paix en privilégiant la multiplication des accords individuels.

2- Le Porte-parole de l’opposition démocratique intérieure, la CPDC, Mr Salibou GARBA, reconnaît implicitement l’absence d’une véritable démocratie au Tchad où règne la caporalisation de la population. Il soutient les accords de syrte que s’ils étaient appliqués, devraient déboucher sur la tenue d’une conférence inclusive de paix.

3- Le Dr LEY-NGARDIGAL, Secrétaire Général de l’ACTUS/prpe a stigmatisé la pléthore des accords parcellaires ou individuels déjà signés et qui se sont tous terminés sur un constat d’échec. Pour cause de leurs violations systématiques par le Président Déby. Selon cet opposant inflexible et radical, l’unique alternative rationnelle pour arrêter le génocide du peuple vieux de 19 ans par ce régime dictatorial, est la légitime lutte armée menée par toutes les Forces de résistance nationale et celles de l’UFR pour le mettre hors d’état de nuire.

Suivre l’intégralité du débat :

Après ouverture du lien ci-dessous, avancer le curseur jusqu'à la valeur (30:05 ) afin d'écouter directement le débat.


                                            

http://www.dw-world.de/popups/popup_single_mediaplayer/0,,4129239_type_audio_struct_11563

Le Secrétaire à la Communication de l’ACTUS/prpe
Josué NDONINGA
06 64 95 62 18

 

LA PESTE TCHADIENNE

Ralisé par :
 Doumlah Moussaye Avenir
Email : doumoussaye1@yahoo.com
Le pétrole des « mystères »
(02/06/09)Alors que les populations des autres pays exportateurs du pétrole se réjouissent de leur décollage économique, celles du Tchad ressentent douloureusement la malédiction de l’ornoir qui ne sert qu’à entretenir la guerre, sans apporter de solution à leur pauvreté.
L’an 2008, au-delà des effets de la guerre des 02 et 03 février, les rapports entre la Banque Mondiale et le Tchad s’étaient nettement refroidis, distendus à cause de l’utilisation massive des revenus du pétrole pour le financement de la guerre. Les deux parties ont décidé en Août de la même année « d’effacer le tableau » de leurs différends, sur la base d’un nouvel engagement pris par le gouvernement du Tchad par la voix de son Premier Ministre, M. Youssouf Saleh Abbas, de faire des efforts pour bien gérer les revenus pétroliers dans l’intérêt des populations. Le communiqué final qui a sanctionné le 25 août les discussions entre une importante délégation de la Banque Mondiale et le gouvernement tchadien, précise que les deux parties ont décidé « d’apurer le contentieux né de la participation de la Banque Mondiale au financement du projet pétrole. » Le premier Ministre qui a en outre affirmé, que la lutte contre la pauvreté sera traduite dans la réalité, se fixe pour point de départ le budget 2009. -Voilà que le budget 2009 prouve nettement le contraire de la lutte contre la pauvreté. Sauf si les habitués de la démagogie pourront inventer les projets de développement qu’il innove- Et la délégation de la Banque Mondiale, rassurée semble-t-il par ces nouvelles promesses, est repartie en se réjouissant du travail abattu.
Si la Banque Mondiale a accordé un nouveau « quitus » au gouvernement tchadien malgré sa gestion calamiteuse des revenus du pétrole, ce n’est sûrement pas parce qu’il prend pour argent comptant les promesses faites par le gouvernement, mais bien plus parce qu’il y a de gros intérêts en jeu. Il s’agit de préserver la place du consortium pétrolier piloté par Esso, et dont les investissements ont été cautionnés par la BM. Au moment où la Chine et l’Inde convoitent ouvertement le pétrole tchadien, ce n’est pas le moment de prendre le président Déby à rebrousse poil. Il a fallu ménager le maître de N’Djaména que, le consortium qui exploite le pétrole tchadien est dans une situation idéale. Le consortium est absolument maître de l’exploitation du pétrole de Doba. Il ne filtre que les informations qui lui conviennent, notamment la quantité du pétrole brut extraite, la quantité vendue et le prix de vente ; le Tchad n’a strictement aucun contrôle sur son pétrole.
Dans l’accord qui lie, le Tchad, la Banque Mondiale et le consortium, le prix conventionné du baril du pétrole est de 15, puis 17 dollars. C’est sur cette base que se calculaient les revenus directs du Tchad (17% du total des revenus). Mais la flambée du prix du pétrole, avec le Brent (le pétrole de référence) qui a crevé le plafond de 100 dollars pour être autour de 130 dollars, le consortium a consenti des ajustements, en acceptant que des réunions se tiennent chaque trimestre pour homologuer les prix. Mais rien ne filtre de ces réunions, le secret étant la chose la mieux gardée dans le cercle du pétrole tchadien. Si le consortium gagne énormément d’argent avec le pétrole tchadien, il faut souligner que les revenus provenant du pétrole et reçus par le gouvernement tchadien depuis cinq ans, ne sont pas négligeables. Malgré les difficultés à recueillir des informations, la société civile tchadienne a pu établir qu’en cinq ans, le Tchad a pu engranger plus de 1500 milliards de FCFA, en revenus tant directs qu’indirects. Mais ces chiffres ne recouvrent pas toute la réalité, car les revenus indirects qui sont versés au trésor public, échappent souvent au contrôle.
Si on tient compte du fait qu’il y a quelques années, le budget annuel du Tchad ne dépassait pas 50 milliards de FCFA, investissements compris, les revenus pétroliers sont une « manne » inespérée pour sortir le Tchad de la pauvreté. Réduire la pauvreté, c’était le credo que le gouvernement et la BM ont embouché pour réaliser avec le consortium le projet Tchad-Cameroun. Quel est le constat aujourd’hui ?
Pétrole et impérialisme sous régional
Si la création des foyers de tension a été depuis des lustres, l’un des moyens de pression politique des puissances occidentales sur les dirigeants « insoumis » des pays pauvres, elle s’est contre toute attente inscrite dans la politique sous régionale du « nouveau riche », Idriss Déby. A visage découvert, le maître de N’Djaména a fait feu de tout bois pour bouter hors du pouvoir le Centrafricain Ange Félix Patassé pour imposer son frère d’arme le Général François Bozizé. La catastrophe centrafricaine de ces années d’exploitation de l’or noir tchadien n’a point besoin d’être démontrée. Déby se donne tout le plaisir de voir un Chef d’Etat comme lui agir sous son autorité. Viols, pillages, assassinats et autres maux, sont ce qui reste du SALUT apporter par les hommes de Déby - jusque là restés à la protection de Bozizé - aux Centrafricains. Dixit la République du Congo Brazza !
Cependant, l’aventure impérialiste du général tchadien a eu toutes les limites qu’elle est en droit de mériter en terre Soudanaise où il a l’ambition d’imposer une dynastie Zagawa comme c’est le cas au Tchad. Comme d’habitude, Déby n’a certainement pas assez réfléchi pour s’embarquer dans ce suicide. El Béchir est un pétrolier de gros calibre que l’on ne peut défier à midi. Trop tard ! Le retour de la manivelle est riche de leçons pour le Prince tchadien.
Pétrole et guerre
Même si le Tchad a été depuis son accession à l’indépendance, un pays de conflits de toutes natures, le pétrole a indéniablement contribué à les exacerber. Les rebellions de l’Est ont eu pour motivation réelle le renversement du régime de Déby pour le contrôle des richesses provenant du pétrole. Ces rébellions ont coïncidé avec l’arrivée des premières royalties pétrolières. Le président Déby a, pour sa part, grâce à l’argent du pétrole, consolidé son pouvoir tout en s’armant pour faire face à ceux qui veulent lui ravir sa place. Armé jusqu’aux dents, Déby est peu enclin au dialogue avec l’opposition et privilégie l’option militaire. Tous les accords de paix ont échoué, car il a pris de l’assurance avec l’argent du pétrole qui lui procure les moyens de se renforcer politiquement et militairement.   
Pétrole et pauvreté
La volonté d’en découdre avec les rebelles de l’Est soutenus massivement par le Soudan, ont jeté Déby dans une course effrénée à l’armement. Le monde entier a eu la preuve lors des différents défilés militaires des fêtes nationales. Le Tchad est une véritable puissance régionale, et il peut toiser les grands de notre continent, mais à quel prix ? Des simulations ont été faites par la société civile. Elles montrent qu’un hélicoptère russe MI 24 dont le gouvernement a acquis deux exemplaires peut construire quatre grands hôpitaux régionaux, et 1 MI 8- il y aurait 5- peut aider le Tchad à construire 32 écoles à cycle complet. Ajoutons qu’un char T55 pourrait coûter 1 milliard et que le Tchad en a acheté une cinquantaine. Un Toyota coûte 27 millions, alors que le Tchad en a acheté plusieurs milliers. C’est donc plusieurs centaines de milliards de nos francs qui ont été engloutis dans l’armement, l’entretien de l’armée et dans la guerre. A voir de près, c’est au minimum la moitié des revenus pétroliers qui est consacrée à la guerre. Comment dans ces conditions prétendre lutter contre la pauvreté.
Une stratégie de réduction de la pauvreté en panne
Si on tient compte de l’analyse de situation de la Stratégie Nationale de Réduction de la Pauvreté (SNRP), le pétrole n’a en rien contribué à la réduction de la pauvreté. Le Tchad reste l’un des pays les plus pauvres de la terre. Il est classé au 171ème  rang sur 177 de l’indicateur du développement humain (IDH) publié dans le rapport mondial sur le développement humain 2007. La pauvreté touche 55% de la population, phénomène qui concerne principalement le monde rural qui compte 87% de pauvres. Selon les résultats de l’ECOSIT 2, le seuil de la pauvreté se situe à 396 FCFA par jour, soit 55% de Tchadiens qui vivent avec moins d’un dollar par jour.
Cette pauvreté se manifeste également sur le plan de l’éducation où malgré un taux de scolarisation de plus en plus élevé, on assiste à une très forte baisse de la qualité de l’enseignement. Sur le plan sanitaire, la situation reste alarmante avec 102 nourrissons qui meurent sur 1000 naissances en 2004 et 191 jeunes enfants qui meurent sur 1000 naissances. Ce qui signifie que 1 enfant sur 10 meurt avant son premier anniversaire et 2 enfants sur 10 n’atteignent pas leur cinquième année. Le Tchad est également très fortement frappé par la malnutrition. Selon l’Enquête Démographique de Santé (EDS 2004), 37% des enfants de moins de 5 ans souffrent d’une insuffisance pondérale, c'est-à-dire dont les poids sont trop bas pour leur âge. Dans ce lot d’enfants, il faut préciser que 14% souffre d’une insuffisance pondérale sévère. L’émaciation, qui consiste pour les enfants à être trop maigre pour leur taille, atteint 13.5% d’enfants tchadiens. Enfin 41% des enfants tchadiens de moins de cinq ans, connaissent un retard de croissance. Dans ce lot, on compte 13% qui ont un retard de croissance sévère. C’est une situation particulièrement bouleversante qui ne semble pas émouvoir nos gouvernants. Comment prétendre lutter contre la pauvreté quand on ne prend pas conscience des drames qui jouent sous nos yeux, quand on privilégie la guerre à la survie, à la croissance de l’avenir des enfants.

Farce ou illusion
Il a fallu attendre des pressions armées de grandes envergures pour qu’enfin, le président Déby comprenne qu’il y a la nécessité de soutenir les étudiants tchadiens à l’extérieur. Et à l’intérieur, une université à construire et d’autres chantiers à entreprendre. Janvier 2009 a été un mois historique pour les jeunes tchadiens qui étudient hors de leur pays. Une surprise digne d’IDI, leur a rapporté une manne dont la moyenne est de 75.000FCFA par étudiant. Un geste certes salutaire dans cette situation de crise, mais qui est bien loin de répondre à l’attente de cette jeunesse presque oubliée depuis les 19 années de règne de Déby, ou alors depuis les cinq années d’exploitation du pétrole. Il est bien tard de chercher à redorer son blason politique à travers de tels actes. Sauf s’ils seront définitifs et mensuels – ce qui est impossible si Déby gagne définitivement la guerre.
Illusion
En 2010, le Tchad aurait un complexe universitaire en mesure d’accueillir entre 20.000 à 50.000 étudiants. C’est ce qu’a promis le président Déby lors de la pose de la première pierre de ce projet en août 2008 et qui engloutira 460 milliards de FCFA. Il faut se réjouir franchement de ce projet qui serait un bon pas en avant dans la formation de la jeunesse tchadienne. Mais ce beau projet sorti du « chapeau présidentiel » soulève quelques interrogations. Quelles sont les ressources qui l’accompagneront ? A-t-on fait une étude de faisabilité ? Cela d’autant plus qu’on a vu ni la maquette, ni plans. Un complexe universitaire, ce n’est pas uniquement du béton à couler, c’est une affaire autrement plus sérieuse.
A construire à tour de bras et sans logique, on se retrouve avec de grands ensembles hospitaliers à l’Est presque sans malades, des établissements scolaires sans enseignants. Et que dire du projet présidentiel de construire un hôtel de luxe sur l’espace réservé dans la capitale pour les manifestations culturelles. La frénésie du président Déby et de son neveu des infrastructures, à construire à tout va, bitumes et bâtiments, ressemble à une course contre la montre pour engranger des réalisations tape à l’œil, dans la perspective bien évidente d’obtenir l’adhésion populaire des populations fatiguées des tares de sa gouvernance et, éventuellement des échéances de 2011. Sauf que pour apprécier le « quinquennat social » de Déby, les populations ne se laisseront pas berner par les constructions de prestige, mais tâteront leur ventre pour apprécier leur contentement du régime Déby…….

 

Mise au point relative à la publication des communiqués par des commissions de réflexion.

(19/05/09)La délégation à la communication de l’UFR tient à remercier toutes les bonnes volontés qui se sont manifestées à travers des structures de réflexion  pour aider à la dynamisation de notre communication durant les phases de combats.
Nous suggérons désormais à ces structures de bonne volonté de se mettre désormais en contact  avec le délégué adjoint à la communication et de travailler sous ses directives car seul habilité à publier des communiqués de l’UFR.
Nous renouvelons une fois de plus nos félicitations  à ces structures informelles et les encourageons à nous apporter leurs réflexions  tout en leur demandant de ne pas produire des communiqués officiels de l’UFR qui relève essentiellement des structures régulièrement mise en place et éviter ainsi la multiplication de nos sources d’informations

 Mardi 19 mai 2009
 

Pour le Bureau Exécutif (BE) de l’UFR,
Le Délégué à la communication, Porte-parole,

Abderaman koulamallah

 

Le Tchad de demain n’a pas besoin des individus racistes et des Xénophobes (II).

(16/05/09)Par ses fameux termes « mieux tchadien, moins tchadien » le pseudo représentant de la nouvelle coalition politico-militaire, le ridicule Mht Assilek Halata, vient de mettre le débat stérile des enfants « 100% tchadien, 50% tchadien » une fois a’ l’avant-scène. Et c’est encore le racisme ou la xénophobie qui est le sujet de controverse. Le débat revient régulièrement sur la place publique des enfants ( dans les tribunes libres ou’ on peut laisser un commentaire automatique). Cette fois-ci le débat est reparti parce que le ridicule Mht A. H. nous a affiché au grand soleil son racisme et son xénophobie. Cela’ agace bcp des intellectuels tchadiens. Il y’a quelque chose de vexant la’ dedans. Le message envoyé par l’apprenti en politique (le grand diplômé en restauration) est a’ peu près le suivant : Si une personne a’ un grand père ou un arrière grand père qui n’est pas tchadien par allusion ou par analogie cette personne est moins tchadienne. L’expert en cuisine se base sur quelles lois pour raconter de telles balivernes ?

On ne peut pas passer sous silence de tels propos xénophobes. Je dois réagir par rapport au dérapage de ce monsieur ridicule qui s’est autoproclamé porte parole de l’Ufr (par le biais de son vidéo de l’autre soir.) Je ne vais pas me rabaisser à lui proférer des insultes comme il l’aurait certainement attendu mais plutôt faire une mise au point. Car la sienne est ridicule. S’auraient été des excuses publiques, l’on pouvait peut être comprendre son déraillement. Je ne pense pas qu’en tant qu’auteur de ces propos puissiez desceller une petitesse d’esprit chez les autres qui ne prennent qu’acte de ces saletés. Pourquoi s’il ne se reproche de rien se précipiter pour vouloir anticiper sur la réaction des autres ? Pour revenir aux faits, il a cité deux ministres qui étaient présents sur le terrain de combat du 6 et 7 mai 2009. S’il avait traité tous les deux « moins tchadiens » que ceux qui sont faits prisonniers, la chute de son édition spéciale de tchadanthropus TV aurait tout simplement été comprise comme de l’excès de zèle, de la passion, du courroux ou encore une sortie de gongs. Mais «… Pardieu ! ce sont des tchadiens. Et peut être par rapport à Younousmi ce sont des tchadiens mieux que lui… » vaudrait-il dire autre chose que le ministre des infrastructures, du transport et de la défense par intérim a un grand-père d’origine étrangère, à la différence de Bachir qu’il a épargné parce qu’il le trouve plus tchadien que son collègue ? Que voulait-il que l’on comprenne à travers cette insanité et ces propos avilissants ? Qu’il se relit s’il a la mémoire aussi courte pour retenir ce qu’il a exactement dit lui-même la veille. Mht A.H. doit s’assurer que nous l’avons entendu tel qu’il l’avait dit, ni plus ni moins. Et il est clair que cette rétrogradation de la valeur d’un citoyen ne se résume pas seulement à la personne de Younousmi. 

Par conséquent Monsieur le « futur ministre de l’identité nationale », selon lui à quel moment perd-on un degré ou un pourcentage de la nationalité tchadienne ? Sur son échelle de graduation des tchadiens, quand devient-on moins tchadien que ses concitoyens ? En détournant des biens publics ? Tuant ses compatriotes ? Avoir des villas à l’étranger ? Avoir des actions à wall street center ? Dans ce cas, vaut-il le coup de faire une sortie rocambolesque et scandaleuse pour une cause portée par ceux-là même qui doivent cesser, selon votre propre (nouvelle) loi sur la nationalité, d’être des tchadiens depuis plus d’une décennie et mériteraient alors à juste titre d’être appelés des mercenaires ? L’étroitesse d’esprit et la faiblesse morale se trouveraient, cher monsieur, plutôt du coté de celui qui ne sait pas pour qui et pourquoi il se bat et verse son venin sur n’importe qui pour des considérations qui s’écartent à des miles des valeurs de démocratie et de justice qu’il prétend prôner. Encore que, si apporter ces deux valeurs reste synonyme d’introduire une catégorisation à la citoyenneté tchadienne, l’on a le droit de se poser milles questions sur tes projets diaboliques. Et assurez-vous, vous allez rétrograder beaucoup de tchadiens de leur rang sur votre échelle, en commençant par tes propres chefs pour qui vous délirez. Et encore s’il vous arrive d’oublier au moment venu votre loi et ses principes, soyez en convaincu nous vous le rappellerons.

Non Mht Assilek, vous êtes allé trop bas. La dignité humaine et l’honnêteté d’homme politique que vous vous proposez, doivent vous appeler à reconnaitre la bave rabaissante et dégueulasse versée sur la place publique exige de votre part de vous incliner. Du coup, vous sentez que ça devient pesant pour vous et votre conscience, vous récidivez une fois de plus avec une piètre et minable prestation en écrivant deux phrases de mise au point. Vous vous reprochez sûrement de l’avoir dit. Présentez donc des excuses en bonne et due forme. Voyez-vous la responsabilité est lourde et donne des insomnies. Comme disait quelqu’un « il n’y a rien de plus terrifiant que la responsabilité ». Je vous conseille de faire face à la votre. Ainsi est faite la vie. On paye toujours ses erreurs.

Eh oui, il y a des responsabilités dans la vie auxquelles on ne peut s’échapper et qu’un homme juste doit les assumer. Ce sont : ce qu’on dit, ce qu’on fait par sa main et par son sexe. Une fois l’acte causé, il faut assumer, car personne ne le fera à notre place. Vouloir s’en dérober est justement là une faiblesse de l’esprit. Vos insanités méritent un courroux d’égale ardeur sinon plus de la part de ceux plus nombreux que vous avez offensé. Et il ne doit pas y avoir ni autre débat ni d’autres explications sur vos propos qui conviendront. Ce n’est pas une mise au point non plus qui vous nettoiera de la souillure de ces insanités. Seule une excuse formulée avec humilité et courage et un retrait pur et simple de votre « saloperie » de vidéo s’imposent pour les réparer. Toutes autres tentatives de justification ne peuvent être considérées que comme des faux-fuyants et donc vos bavures seront pries à juste tire.

Les propos démagogues et déplacés de l’apprenti politicard sont énervants, vexants et agaçants. Pour certains ses propos xénophobes deviennent très vexants parce qu’ils sont considérés dans leur propre pays pour des apatrides. Est-ce que Mht A.H. sait que dans cette vie sur terre personne ne choisit sa famille ? S’il y’a une possibilité de choisir un arrière grand père Européen ou Etats-uniens au 21ieme siècle, bcp de paresseux sans travail qui en profitent de l’aide sociale pendant des décennies comme Mht A.H seraient les premiers a’ le faire. Je m’excuse de l’expression, le jeune homme a débordé les limites. On se rappelle y’a pas longtemps il s’est attaqué a’ Mht Kebir et Abdel Aziz Koulamallah par des pseudonymes tels que AbouZahra Almazloum ou AbouZahra AlZaalim etc…tout juste pour vouloir devenir un représentant de politico-militaire. Il a reçu son coup mais l’Alliance Nationale a fait un mauvais choix. Car l’individu vient de nous montrer qu’il a une haine inégalée contre certains groupes du Tchad.

Le conformisme, l’intolérance face a’ la différence est un reflexe fondamental chez tous les animaux grégaires dont l’homme. Et il sévit depuis la nuit des temps. Au Tchad, particulièrement on a longtemps regardé les étrangers comme des envahisseurs (a’ cause peut-être de la colonisation). Je trouve important de laisser a’ notre expert en cuisine (dont on n’a jamais vu le couleur de son diplôme) et a’ tous ceux qui pensent comme lui la belle expression suivante qui venait d’un grand écrivain canadien : « …Quelques millénaires d’ostracisme et de violence aveugle nous ont amené a’ conclure que cette forme primaire d’intolérance n’est plus acceptable aujourd’hui. Grand bien nous fasse. »

Avant que j’oublie, s’il faut 7 grands pères d’origine tchadienne pour être a’ 100% tchadien j’imagine que personne ne pourrait être qualifiée tchadienne a’ 100% (car les frontières Africaines ont été tracées par les colons récemment en 1885). S’il faut être noir pour être tchadien a’ 100%, Mht A.H., avec son teint d’argile brulé, serait le premier a’ se disqualifier. Et peut-être que Mahadjir.fils le deuxième. Rire, je blague.

Une petite parenthèse : Les membres du blog Chari supportent les propos de Mht.A.H. a 100%. Je ne connais pas les autres membres du groupe. Par contre, j’ai connu Ali Souleymane et Sougui Mht Nour a’ Hamilton Ontario. Ali Souleymane, a été en 2002 notre vice président de la communauté tchadienne de Hamilton. En ce temps j’étais le SG de cette même communauté. Nous avons eu quelques réunions ensemble. Le grand frère m’a impressionné par son éloquence. J’allais dire il est très éloquent en langue de Molière. Il est aussi un grand intellectuel tchadien. Ca m’étonnerait bcp si Ali Souleymane aussi supporte ses propos xenophobes qui viennent d’un expert en cuisine qui n’est pas encore mur en politique. Sougui Mht Nour est un jeune homme très respectueux. Je ne pense pas qu’il supporte de tels propos. Quant aux autres membres du blog Chari ils sont libres de supporter a’ 100% voire a’ 200%. Ils sont libres de regretter leur grand frère Ngarta Tombalbaye pour reprendre leurs mots. Mais qu’ils sachent qu’ils ne sont pas plus tchadiens que certains tchadiens (même si ces derniers ont des arrières grands pères qui ne sont pas tchadiens.) Toute personne qui est née et grandi au Tchad est un tchadien. POINT. Si Barak Obama avec un père Africain a’ 100% est considéré comme un états-unien a’ 100%, il n’y a aucune raison de traiter certains tchadiens pour moins tchadiens. Parfois la rancœur, l’envie, la haine, et la xenophobie attirent la méchanceté. Donc je conseille ces jeunes innocents du blog Chari a’ regarder la vie du bon Coté. Merci.

Enfin, comme le disait un grand homme politique français « être grand c’est vouloir » et avoir de l’ambition pour son pays comme vous le prétendez nécessite de la VISION. De la clairvoyance qui vous manque justement afin de distinguer les hommes selon leur probité intellectuelle, leur intégrité, leur compétence et non par la couleur de leur peau ou moins encore l’origine de leurs grands-parents. On peut avoir des adversaires et partout dans la vie. Le combat doit être sain et en aucun moment on doit tomber dans le cynisme, la mesquinerie et l’indignité. Et je ne pense pas que « se pavaner », pour emprunter vos propres termes, devant des prisonniers du coté adverse ferait moins tchadien que les autres. Peut-être que le General Degaule a raison de dire : « Les grands hommes n’ont pas d’amis parce qu’ils n’ont pas d’égaux. » Je laisse l’enfant de 45ans Mht.A.H. sur ce petit proverbe africain : « Les marques des fouets disparaissent mais les marques d’injures jamais ». Salut !

Votre ami et frère,
Programmeur et Webmaster,
Mahadjir.fils
Amérique du Nord.

 

Le Tchad et sa diplomatie : quelles perspectives pour sortir des pièges de la diplomatie classique?

Par M.  Talha Mahamat Allim

(16/05/09)Dans notre précédent article intitulé « Quelles réformes pour une diplomatie de développement au Tchad ? », nous avons mis en évidence les aspects généraux des dysfonctionnements au sein de certaines de nos représentations diplomatiques et dans quelle mesure nous pouvons contribuer à la redynamisation de la diplomatie tchadienne pour le développement national. Dans cette deuxième partie, nous allons tenter d’appréhender les avantages que nous pouvons tirer des pratiques diplomatiques et de leur évolution pour un réel développement  de notre pays.

Le diplomate camerounais M. Jean Claude SHANDA TONME a considéré, dans ses mémoires d’un diplomate africain, que « la diplomatie est un art de cynisme éprouvé, constamment habillé dans un costume cousu de fausses convivialités, d’amabilités trompeuses, de ruses, d’ingratitudes extraordinaires et bien souvent d’égoïsmes mortels. Elle n’est en effet ni une science, ni une religion, mais une méthodologie indépendante de protection et de promotion des intérêts modulables selon le temps, les partenaires, les objectifs et les facteurs d’influence ». Il ajoute qu’on ne naît pas diplomate et on ne se forme pas pour devenir diplomate. Il y a tout un processus d’acquisition, d’héritage, de captage et d’adaptation aux exigences d’un métier qui est surtout une somme de trait de caractère, de fait d’armes et d’intelligence. Avoir étudié les relations internationales et être impliqué dans la structure active de conception ou d’exécution des stratégies d’un ministère des affaires étrangères ou d’une organisation internationale, ne confèrent point la qualité de diplomate.

Nous pensons, à quelques nuances près, que cette conception de la diplomatie de M. SHANDA TONME peut être profitable aux pratiques diplomatiques des Etats les moins avancés en général, et du Tchad en particulier, dans le sens que l’engagement personnel et habile, nourri d’une volonté et d’une expérience conséquentes, enrichi par ailleurs par une culture générale expansive et prospective, permet de dépasser ses habillages formels (convivialités, amabilités, formations ….) et d’approcher la réalité de la carrière diplomatique avec réalisme, dynamisme et flexibilité en vue de résultats tangibles.

Il est vrai que les réelles prédispositions caractérielles mêlées à un sens élevé de la curiosité et de l’information sont nécessaires et utiles à un diplomate. Cependant, les formations qui intègrent dans leur cursus des programmes relatifs au métier de diplomate contribuent sans aucun doute à la préparation et à l’initiation des futurs diplômés à la carrière diplomatique. Elles leur donnent aussi les capacités de s’intégrer au monde diplomatique et de s’adapter à son évolution, dans un mouvement permanent d’innovation, de création et de progrès. Ceci est un clin d’œil lancé à l’Ecole Nationale d’Administration et de la Magistrature (ENAM) du Tchad, l’un des piliers de la formation des cadres tchadiens, pour réorienter ses perspectives de formation au regard de l’évolution du contexte national et international en général, et du monde diplomatique en particulier.

 Dans le contexte international actuel, la diplomatie évolue très rapidement de sorte qu’elle oblige la plupart des pays les plus vulnérables, disposant de peu de ressources, de s’y adapter continuellement en mettant à contribution toutes leurs forces pour être partout où la nécessité s’impose, en faisant appel à l’intelligence, aux capacités et aux qualités de leurs cadres. C’est le cas lors des négociations bilatérales et multilatérales dans les domaines du commerce, du développement, du règlement pacifique des conflits de tout genre, etc.

Dans ce genre de rencontres, les diplomates des pays les moins avancés se doivent d’user de tous les moyens formels etsurtout informels à leur disposition pour obtenir des résultats souhaitables et bénéfiques pour le développement durable de leurs pays. Quelques fois, ils y parviendront, mais dans la plupart des cas les résultats attendus ne sont pas à la hauteur des espérances et des sacrifices consentis. Ainsi, à partir du bilan des expériences personnelles et collectives, chacun de nous pourrait s’interroger si le diplomate d’un pays pauvre devrait intervenir sur la scène diplomatique de la même manière que les diplomates des pays riches.

Personnellement, nous pensons que les diplomates des pays les moins avancés – dont le Tchad fait partie – ne devraient pas rester prisonniers de la diplomatie classique, des habillages trompeurs ; même si les règles et conventions sont les mêmes pour tous, les dés sont pipés : les points de départ étant différents entre les diplomates des pays pauvres et ceux des pays riches. De ce fait, il serait illusoire de penser que la diplomatie classique a les mêmes avantages et les mêmes contraintes pour ces diplomates ; les priorités et l’urgence des situations des pays pauvres doivent primer sur d’autres considérations.

Au-delà des règles et conventions diplomatiques internationales auxquelles les pays les moins avancés ont souscrit et face aux attentes légitimes de leurs populations, la difficulté majeure de ces pays réside dans leur capacité et leur habileté à se faire entendre dans les négociations bilatérales et multilatérales. Dans la même ligne de pensée que M. SHANDA TONME, nous considérons qu’au-delà des ressources disponibles, le problème se pose en termes de conviction et d’engagement individuels et collectifs, d’union sacrée au sein d’un groupe donné dans une structure internationale (par exemple les pays africains au sein de l’OMC, la CNUCED, l’OMPI, le HCR, le HCDH etc.) ainsi que de la capacité à user de tous les moyens et opportunités informels pour atteindre des résultats voulus. Sans conscience des intérêts nationaux, point de diplomate efficient et efficace. Sans recours à tous les moyens possibles à la hauteur des objectifs poursuivis, point de résultats souhaités et souhaitables.

Il serait judicieux que, dans le cadre de sa coopération bilatérale et multilatérale, le Tchad aille au-delà des aspects non utilitaristes des relations diplomatiques. En plus de la recherche de la paix et de la stabilité du pays, l’Etat tchadien se doit de sortir de la diplomatie attentiste et user de ses atouts formels et informels pour mener une offensive diplomatique tournée vers de nouveaux partenaires plus bénéfiques – à moindre coût, dans des domaines essentiels pour le développement du pays tels que l’énergie, la santé publique, l’eau, l’environnement, l’enseignement supérieur, technique et professionnel, les banques, les assurances, etc. Il se doit aussi de tirer le maximum de profits de l’expertise technique et scientifique des institutions internationales.

Pour être à la hauteur de cette ambition, une mobilisation et une gestion rationnelle de toutes les ressources humaines et matérielles dont dispose le Tchad dans le domaine de la diplomatie ainsi que l’acquisition de nouveaux atouts techniques et scientifiques sont impératives. Dans cette optique, il est non seulement indispensable que nos représentations diplomatiques assainissent leur fonctionnement, mais aussi nécessaire que nos diplomates sortent de la « clochardisation » qu’évoquait déjà en 1995 notre confrère Mahamat Ahmat Adamou (Cf. M. Hassan Mayo Abakaka, dans son article « Quelle diplomatie pour le Tchad ? »). Par ailleurs, face au rythme auquel évoluent la diplomatie internationale et le contexte national et international, notre diplomatie a besoin du sang neuf, de nouveaux talents, de nouvelles compétences et qualités, en plus de l’expérience des aînés, dans une complémentarité constructive et une harmonie créatrice.

En définitive, l’influence diplomatique du Tchad sur la scène régionale et internationale ainsi que la contribution de sa diplomatie au développement local et national, dépendent de la volonté de nos décideurs politiques, de leur capacité et de la vitesse de réaction et d’adaptation face aux multiples et nouveaux défis nationaux et internationaux en général, et diplomatiques en particulier.

 

M.  Talha Mahamat Allim

Membre du personnel de l’Ambassade,
Mission Permanente du Tchad à Genève
Suisse
hatalha@yahoo.fr

 

ACHEIKH IBN-OUMAR : QUELQUES RÉPONSES AUX INEPTIES DU REGIME

(12/05/09)Par son délire médiatique dégoulinant de rage et de haine, le régime prouve que l’UFR reste une force menaçante.
Les hurlements affolés -qui sont la caractéristique des gens pris de panique- les insultes ordurières -qui salissent ceux qui les profèrent et grandissent ceux à qui elles sont lancées- les mensonges ultra-grossiers, etc. toute cette campagne hargneuse, haineuse et vulgaire qui tient lieu de programme politique gouvernemental, fait honte au Tchad, fait honte à l’Afrique, et doit constituer une gêne profonde pour les gouvernements qui soutiennent la dictature de N’Djamena et sans doute créer de sérieux problèmes de conscience à beaucoup de cadres qui collaborent avec le pouvoir MPS.
Ce comportement qu’on ne pourrait même pas qualifier d’enfantin, car ce serait faire injure aux enfants, a détruit la crédibilité de l’Etat tchadien ; et il faudra un long travail de redressement pour regagner cette crédibilité.
Les forces patriotiques, l’UFR en particulier, ne doivent à aucun prix s’abaisser à répondre sur le même registre et suivre les ténors du pouvoir sur ce terrain nauséabond.
Les partisans du régime, quelque soit leur erreurs, leurs manquements, et même leurs crimes, sont des Tchadiens, sont des êtres humains ; et nous ne devons jamais nous abaisser à les insulter  comme ils nous insultent; sinon comment pouvons nous dire que nous luttons pour une réconcilier les Tchadiens et pour une meilleure gestion des affaires publiques ?
Nous devons, calmement et sereinement, argumenter, démontrer, clarifier, dénoncer aussi bien sûr, et surtout proposer.
C’est dans esprit que je me propose dans cet article, d’apporter quelques clarifications sur les déformations grotesques des mes propos par les média gouvernementaux.
Depuis ma nomination, il y a quelques jours, j’ai fait des interventions vérifiables à Aljazeera, RFI, et France24 service arabe entre autres. Quant à une «  interview » qui est parue dans un journal en ligne soudanais, en lisant le document, on constate facilement que ce n’est pas une interview (sous forme questions-réponses) mais un article mélangeant mes propos (certains cités entre guillemets d’autres rapportés dans un style indirect) avec les commentaires et déductions de l’auteur de l’article et aussi avec des extraits d’autres sources ;le résultat est assez confus, il faut le dire.
D’où l’importance de ces quelques clarifications que je voudrais apporter.

Passons en revue quelques éléments de la propagande gouvernementale :
Acheikh Ibn-Oumar reconnaît la défaite de l’UFR, reconnait le bilan des combats fait par le gouvernement. Voici les propos que j’ai tenus à certains journalistes au téléphone, et que j’ai repris, de façon vérifiable sur le service arabe de la chaîne France 24 , dans l’émission « face à face », du lundi 11 mai : « Le régime a enregistré une victoire médiatique et diplomatique, qui est l‘œuvre de la France et non pas son œuvre propre, mais il a connu une défaite sur le terrain militaire car les forces gouvernementales ont subi des pertes énormes alors que les forces de l’UFR sont pratiquement intactes tant sur le plan des effectifs que du matériel. »  .
Quant au fait de reconnaître le bilan du gouvernement, voilà les propos que j’avais tenu à plusieurs journalistes qui m’avaient téléphoné : « Considérons que le bilan des pertes de l’UFR fait par le gouvernement soit vrai, mais même dans ce cas, les forces de l’UFR seraient encore très importantes ; puis que le régime et ses alliés français avaient dit au départ que l’UFR disposait de 400 véhicules et 4000 combattants ; en tenant compte du bilan gouvernemental de 100 véhicules détruits et 200 ou 400 combattants mis hors de combats , on se retrouve aujourd’hui avec une force de 300 véhicules et plus de 3500 combattants ; sans compter les autres unités de l’UFR qui n’avaient pas encore participé au combat. Voilà ce que la propagande de N’djamena appelle «  Acheikh Ibn-Oumar reconnaît le bilan fait par le gouvernement »
Pourquoi j’ai parlé de « victoire médiatique et non militaire ? », c’est  par ce qu’une chaine de télévision française à montré des images de prisonniers et de blessés, y compris celle de notre camarade, le noble et courageux colonel Mahamad Hamoda, (le véritable vainqueur moral de ces combats), tout en évitant de filmer les scènes de débandade gigantesque des gouvernementaux et les centaines et centaines de blessés à Abéché, N’Djamena, etc, alors que du côté de l’UFR nous n’avons pas une couverture journalistique permettant de montrer les images de notre camp, images qui auraient pu tourner en ridicule la propagande du régime. C’est une lacune que je reconnais.

Acheikh Ibn-Oumar a reconnu que c’est le Soudan qui a poussé l’UFR à l’offensive.
Voilà comment j’ai eu à parler de l’implication du Soudan, notamment sur la chaîne Aljazeera, le vendredi 08 mai , et répété à plusieurs occasions: « le gouvernement Déby accuse le Soudan d’immixtion dans les affaires intérieures tchadiennes, alors que c’est ce même gouvernement tchadien qui avait demandé au Soudan de co-parrainer avec la Libye, les accords de Syrte d’octobre 2007 et de faire partie de la commission militaire mixte chargée du cantonnement des forces de l’opposition et de leur intégration. Contrairement à la propagande de N’Djamena, ce n’est pas l’opposition qui avait violé les accords de Syrte mais le régime Déby. Il a commencé par diviser les rangs de l’opposition en achetant quelques ralliés avant le début des mécanismes d’application, refusé la constitution de la commission militaire et a envoyé à la place, une délégation de l’ANS à Khartoum demandant aux autorités soudanises de faire une action commune pour désarmer les forces de l’opposition à la frontière tchado-soudanais