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Sonia Rolley ou la violeuse de l’Omerta de la Françafrique.

(09/03/10)Journaliste indépendante travaillant pour le compte de RFI et de  la France 24, la jeune et courageuse Sonia débarque à N’Djamena, la capitale du Tchad en 2006 et se donne à cœur joie à son métier de journaliste. Son premier souci : l’objectivité dans la couverture des événements. Cependant, elle ignorait un détail vital : l’objectivité et l’impartialité au Tchad de Deby ont des définitions différentes de celles du dictionnaire français. Elle est vite avertie, mais Sonia s’entête. Elle est trop curieuse pour s’en tenir aux versions officielles.

Elle établit progressivement son propre réseau d’informations et découvre très vite que les officiels tchadiens sont des menteurs. Le « diabolique » Younousmi, le ministre des Infrastructures demande même sa collaboration pour couvrir son imposture sur les chaines de RFI. « Si un ministre fait une déclaration, tout le monde pense qu’il ment! » Lui aurait-il confié. Mais la journaliste refuse de collaborer et laisse  Younousmi « mentir sur les chaines de RFI ». C’est un délit grave. Ce n’est pas tout, Sonia prend la liberté  de communiquer avec n’importe qui, incluant les « mercenaires » Nouri, Timane, Abakar Tollimi… C’est un crime de lèse-majesté.

À la plus grande surprise de la journaliste, les premiers signes de mécontentements viennent de ses propres parents, c’est-à-dire son ambassade de tutelle. Oh shit! Sonia est « trop naïve ». Elle ne savait même pas que l’ambassadeur de France, Monsieur Foucher est le porte-parole du président Deby. Or, on ne saurait critiquer Deby sans risquer de s’attirer la foudre de Foucher, l’incarnation même de la Françafrique. Sonia est donc dans le pétrin, car elle est devenue la bête noire de l’ambassadeur de France.

Pour lui rendre son compte, l’ambassadeur de France jette sa compatriote  en pâture aux sbires du perroquet national, le ministre de l’Intérieur Ahmat Bashir : la journaliste est constamment intimidée, voire même agressée. Sa sécurité est menacée. Elle rapporte ses ennuis de sécurité au ministre Bashir. Ce dernier pouffe de rires au bout de la ligne  et lui demande si elle a déjà été violée. C’est indécent. Le perroquet revendique donc une preuve de viol pour prouver que Sonia ne raconte pas des salades, mais sa sécurité est vraiment menacée.  Pourtant, la courageuse et dynamique  Sonia refuse de plier bagage et continue de produire des reportages objectifs et ce, malgré le danger qu’elle encourt.

Excédé, le ministre de la Communication, Ourmadji Moussa Dongor passe à la vitesse supérieure en lui retirant son permis de travail au motif que le Tchad est en état d’urgence, au lendemain des événements de février 2008. La pauvre Sonia crut encore naïvement que la suspension de son permis était juste un fait temporaire, mais il ne lui sera jamais restitué. Sa plaidoirie auprès des plus hautes autorités de la France n’aura rien donné. Pour compatir à son sort, Bernard Kouchner, eut quand même la gentillesse de la gratifier des bises. Le président Sarko, lui se montre peu généreux, mais non moins ironique : une petite tape à l’épaule et  annonce vaguement à Sonia qu’elle restera en poste avant de quitter N’Djamena. Parole de Sarko! Elle a toutes les raisons d’espérer que le président français est sérieux dans sa promesse. Après tout, le président Sarkozy n’avait-il pas annoncé à la face du monde qu’il irait « … les chercher quoi qu’ils aient fait », faisant allusion à la tumultueuse affaire de l’Arche de Zoe? Et il est effectivement parti récupérer Éric Breteau et son groupe. Pourquoi pas son maintien en poste? Malheureusement, elle est nourrie d’un faux espoir.  « Naïve » de son état, un détail précieux échappe encore à Sonia : Eric et elle n’ont pas commis le même crime. Le crime d’Eric, le businessman était mineur comparé au sien. N’est-ce pas ce dernier  voulut juste trafiquer 103 piteux enfants nègres  tchadiens pour les vendre à des familles d’accueil en France? Sonia Rolley, quant à elle, vient de crever avec sa plume, la sacrée membrane de l’Omerta de la Francafrique. C’est un crime impardonnable.

Expulsée donc du Tchad comme une malpropre pour non cautionnement de la désinformation entretenue par le régime de Deby et ses complices, notamment les diplomates français en poste au Tchad, la jeune journaliste indépendante vient de publier un livre intitulé « Retour du Tchad : un drôle de métier » .  Dans son témoignage, la journaliste française nous livre un récit poignant qui met à nu les combines de la Françafrique en faveur du maintien d’Idriss Deby au pouvoir et ce, à l’insu même de l’électorat français. 

Dorénavant, on ne parle plus des intérêts stratégiques de la France au Tchad, mais des intérêts des officiels français dans l’imposition d’Idriss Deby à la tête de l’État tchadien.
La rédaction du site du CNR
www.cnrdutchad.com

Délinquance Administrative à Hadjer-Lamis - No Man's Land Ndjamena-Fara et Mani

(09/03/10)C’est le début de recensement électoral et les habitants de No Man's Land situé entre la sous préfecture de Ndjamena-Fara et Mani sont inquiets pour ce devoir de citoyen.
Le No Man's Land en question comprend une bonne partie des villages de la sous préfecture de Ndjamena-Fara, hérité de l’ancien poste Administrative de la sous préfecture.
Ces conglomérats de villages occupant anciennement une partie du canton Boutelfil est administré et faisant partie de l’ancienne poste administrative  de Ndjamena-Fara qui est devenue sous préfecture de Ndjamena-Fara.
Depuis l’érection de ladite poste administrative, puis sous préfecture dirigée par Abakar Oumar Chekh, jusqu’en 2008, ces territoires sont devenus une pomme de discorde entre les deux sous préfecture.
Voila que début 2008, une discordance entre les deux sous préfecture est apparue pour céder sans décret, ni arrêté et surtout sans aucun  document administratif cette partie de terre regroupant des villages à la sous préfecture de Mani.
La raison est simple car le sultan du Mani prétendait être le maitre absolu  de ces terres bien sûr traditionnellement, comme au  moyen âge.
L’administration de Hadjer Lamis, l’ancien préfet Annour Djibrine et consort
(actuellement en prison), ont béni cette demande en délimitant eux même une
tracée entre Mani et Ndjamena-Fara, marquant la route de Douguia comme frontière entre les deux sous préfecture, pour satisfaire Mani et son sultan qui rêvait  debout et pensait toujours  que la terre appartient comme au temps jadis   aux kotoko et non  à ces arrivistes et immigrés qui sont les arabes.
Les habitants de cette localité cédée  à Mani ignorent  toujours cette partie
et se font toujours  recenser à  Ndjaména Fara.
Voilà le vrai problème s’est posé!
Apres l’installation des membres de la CENI sous- préfectorale, ces villages
cédés par la force et complicité de l’actuel sous préfet et autorités
administratives de Hadjer Lamis ont refusé catégoriquement de se faire
recenser par Mani et préfèrent être à Ndjamena-Fara car ils sont de ladite sous préfecture depuis sa création  jusqu'à nos jours.
Les chefs de villages et Clans sont tous ébahis devant la présentation d’une
liste emmenant du sous préfet de Ndjamena-Fara qui refusait aux pauvres villageois se trouvant au nord de la route de se faire recenser à Mani.
Ils détiennent  actuellement les anciennes cartes électorales délivrées à
Ndjamena-Fara et se demandent  s’il y a  un texte ou un arrêté ou encore un décret qui les a rattachés à  Mani. Tout compte fait ils réclament haut et fort que  leur recensement serait dans la sous-préfecture de Ndjamena-Fara. En outre ils dénoncent cette délinquance administrative.
Les villageois résistaient et continuent  de crier leurs déception et désarrois devant une telle situation de dégradation administrative émanant des responsables de Hadjer Lamis qui,  à  travers certains actes, vont favoriser la division et la destruction de la région de Hadjer Lamis.
La question est de savoir, au profit de qui le sous préfet interdit le recensement électoral à une partie des populations ?
Selon l’administration, chaque sous préfecture hérite du ressort territorial de son ancienne  poste administrative et nous assistons ici à un feulement des textes de l’Etat.
Demandez aux anciens sous préfets qui ont dirigé sagement et dignement cette noble localité des hommes justes, courageux et patriotes,  Ndjamena-Fara et vous aurez des parfaites réponses.

Par MAHAMAT AHMAT TIDJANI

 

Le Tchad et le forum national sur les droits de l’homme. Une opportunité à saisir pour mettre fin aux agissements de certains chefs de nos représentations diplomatiques

Par Talha Mahamat Allim
Genève, Suisse

(6/03/10)Ce qui vient de se passer récemment à l’ambassade du Tchad à Brazzaville, et avant à certaines autres, n’honore pas notre pays, encore moins notre diplomatie. Cela est révélateur de ce que nous avons déjà évoqué dans le cas spécifique de la représentation diplomatique tchadienne à Genève : l’attitude de certains chefs de Mission diplomatiques dans la conduite des institutions qui leur sont confiées et plus particulièrement dans la gestion des ressources humaines et financières.

Ce genre de comportement est spécifiquement lié à l’incompétence intellectuelle, morale et professionnelle ainsi qu’à la valorisation des intérêts particuliers au détriment de l’intérêt général. Il est aujourd’hui incompréhensible, voire insensé que de tels agissements sévissent encore dans des institutions modernes, surtout au moment où le Tchad déploie des efforts diplomatiques pour reconstruire ses relations avec ses voisins ; n’oublions pas que ces représentations diplomatiques restent des vitrines nationales et internationales pour notre pays.

Il ne suffit pas seulement d’avoir, à la tête des relations extérieures, un ministre compétent, mais il faut aussi que celles et ceux qui ont la responsabilité et la conduite des représentations diplomatiques du Tchad à l’extérieur puissent avoir les compétences nécessaires pour mieux servir leur pays. Le Tchad a des véritables compétences diplomatiques (toutes catégories confondues) qui, si elles sont utilisées rationnellement, lui apporteront des réels progrès.

Il ne faut pas oublier que la génération aînée serve de référence, voire d’exemple aux jeunes générations. Dès lors, il est essentiel que ce ne soit pas des mauvais exemples si on espère un meilleur avenir pour le Tchad et les tchadiens.  

Les enseignements que l’on puisse tirer et pour éviter que ce genre de situations ne se reproduisent plus, c’est que la nomination de nos ambassadeurs soit essentiellement guidée par la compétence, l’excellence, la moralité, le professionnalisme ; que les ambassadeurs ne soient plus là  pour préserver je ne sais quels intérêts de X ou Y : ils sont là pour servir leur pays et ses ressortissants. Il est également temps d’instaurer une culture d’évaluation de nos chefs de représentations diplomatiques afin d’éviter les dysfonctionnements et autres régressions qui se rencontrent dans certaines de nos ambassades.

Le Tchad a des personnes crédibles capables de le représenter dignement, avec compétence et professionnalisme. Il serait judicieux de faire recours à ces talents pour impulser une participation substantielle du pays aux processus de prise de décisions au niveau international et pour tirer le meilleur parti des opportunités qu’offre la coopération internationale  pour le Tchad.

Par ailleurs, pour la sauvegarde de la crédibilité de nos représentations diplomatiques, les droits de l’homme devraient véritablement être respectés. Ce qui n’est pas le cas dans certaines d’entre elles, et plus spécifiquement celles dont les chefs font tout pour faire croire qu’ils sont des promoteurs des droits de l’homme, par exemple l’ambassade du Tchad à Genève. A l’occasion du forum national sur les droits de l’homme (du 9 au 11 mars 2010, N’djamena, Tchad) ces chefs viendront habillés de peaux de brebis alors que dans la réalité de leurs fonctions quotidiennes, ils se comportent comme des loups. Lors de cette rencontre, on devrait également faire état du respect des droits de l’homme dans nos représentations diplomatiques. Le cas de Brazzaville tombe à point nommé ; il devrait servir de point d’entrée pour analyser la situation des droits de l’homme dans nos ambassades. Il en va de même pour le cas de l’ambassade du Tchad à Genève dont nous avons déjà fait mention dans nos différents articles, surtout en ce qui concerne le traitement inhumain et dégradant, voire cruel dans certains cas, à l’égard de certains employés dont la plupart d’entre eux ont choisi de retourner  au Tchad pour préserver ce qui restait de leur dignité humaine.

Cela ferait du bien à nos représentations diplomatiques et permettrait de mettre fin à certains agissements de certains ambassadeurs qui se comportent comme des caméléons en changeant de couleurs en fonction de l’environnement et des circonstances, pourvu que leurs intérêts personnels soient préservés alors qu’un responsable se doit de rester cohérent et d’incarner les valeurs qu’exige sa fonction quelles que soient les circonstances.

Observation importante : Ce forum devrait être aussi une occasion pour amener certains ambassadeurs à mettre fin à leurs stratagèmes de mises en relation simplificatrices et simplistes à partir desquels ils étiquettent leurs concitoyens d’appartenance à tel ou tel autre groupe d’opposition au régime en place dans l’unique souci de nuire à ceux qui osent mettre en évidence leurs défaillances dans le fonctionnement des institutions qu’ils dirigent.

Il est nécessaire et profitable de se fier à la pertinence des contributions multiformes des tchadiens et de ce qu’elles peuvent apporter de plus important pour le Tchad, au lieu de chercher à les stigmatiser, voire à mettre en péril  leur dignité et leur vie. Ces stratagèmes ne sont rien d’autres qu’une manifestation de la violation sournoise des droits de l’homme. Ils ne rendent service ni à eux même, ni à leur pays encore moins à leur gouvernement. Il y a d’autres moyens simples, honorables et respectueux des droits de l’homme pour préserver sa fonction : faire valoir ses compétences et ses qualités.

Talha Mahamat Allim

 

Lettre ouverte aux petits commentateurs de mauvaise foi.

(2/06/10)Bcp des internautes tchadiens sont victimes de ces petits oisifs qui n'ont autre travail que d'insulter et dénigrer leurs compatriotes par le biais de " Rubrique de commentaires automatiques ". Il n'y a aucun mal de prendre un pseudo et faire des commentaires objectifs mais ce qui est inacceptable c'est de s'attaquer a' la vie privée des gens. Dernièrement, ils tournent leur canon a' tous ceux qui écrivent et signent de leurs vrais noms. A titre d'exemple, Mr. Issa Kouroundou n'intervient pas tout le temps, mais sa lettre s'adressant a' Mr. Tandja (PR du Niger) a déclenché une onde de Choc chez les petits chialeurs. Le fait de prendre le temps d'écrire a' un président lui a plongé au cœur de critique de nos petits commentateurs de mauvaise foi.

Les petits insolents ont besoin d'apprendre et comprendre le SENS du mot Liberté. Par pitié de leur grande ignorance et innocence je prends le temps de leur apprendre le sens de ce mot important. D'abord la Liberté est un concept auquel tous les hommes civilisés accordent une très grande valeur. Pour éviter les dérives idéologiques, il faut que les termes employés par l'auteur d'un article (Mahadjir.fils, Kouroundou, Ngoussou, Dr. Lyadish, Nguebla, Allazam, Enoch ou qui que ce soit) ait la même acceptation pour tous. Selon le Dico Le Grand Robert, la Liberté, c'est l'absence, la suppression ou l'affaiblissement d'une contrainte. C'est le fait de ne dépendre de personne. C'est la possibilité d'agir sans entrave, de n'être lié par aucun engagement, et d'être affranchi d'une domination. Donc Kouroundou est libre d’écrire a' Tandja, Mahadjir.Fils est libre d'écrire au Ministre de l'Éducation Nationale, Enoch a' tout le monde etc...

Sur la question de savoir si Kouroundou est du Tchad ou de Niger ( posée par un insolent commentateur ) je me permets de répondre: Issa Kouroundou est un Tchado-Canado-Nigérien. Ou est le mal d'avoir la double ou la triple nationalité ? Alors il a le plein droit d'écrire a' Tandja ou au gouvernement du Niger. C'est ca la liberté d'expression. En Afrique on dit souvent: " Quand un vieillard meurt, c'est une bibliothèque qui brule ". Pourquoi ? C'est parce que bcp de nos sage vieillards africains n’écrivent pas leurs savoirs. Kouroundou est un grand intellectuel. Au lieu de chercher de lui décourager, il est plutôt important de lui encourager d'écrire ce qu'il pense. D'ailleurs l'encouragement est valable chez tous les peu des compatriotes qui ont le courage d'écrire a’ visage découvert. Écrire demande bcp de sacrifice : Temps, Moyen, Connaissance et Courage. Si tout le monde fait comme vous les faux commentateurs, les sites web tchadiens seraient fermés par manque de débats !
Est-ce que les petits commentateurs de mauvaise foi savent que bcp des hommes intègres leur détestent pour leur insolence? Moi je ne souffre pas du syndrome de l’artiste a’ la vérité absolue. Mais en général Vous les chialeurs et les faux commentateurs vous ne donnez rien et surtout vous ne faites jamais rien de constructif. C’est pourquoi vous êtes et vous resterez tjrs dans l’ombre pour dénigrer ceux qui vous dépassent en intellectualisme, en connaissance et en savoir. Cette partie me pousse a’ penser au propos d’un humoriste québécois ( Michel Sigouin ) qui dit : « Sur un chantier, quand t’es pas bon en construction, tu vas en démolition. ».  Vous êtes exactement ce que cet humoriste décrive. Vous n’êtes pas capable d’écrire, vous prenez des pseudos pour vous attaquer a’ tout le monde. Il est temps de cesser d’écrire des conneries et des saloperies.
Ce qui est bizarre dans tout ca, pas besoin de viser d’énormes sommets pour être attaqués par les petits commentateurs de mauvaise foi. Que vous écriviez 10 petites lettres a’ un ministre, que vous vous adressiez a’ un PR, que vous interveniez sur une crise quelconque, c’est toujours pareil. Les hommes d’idées, les grands faiseurs construisent, les bavards, les nullards, les connards et surtout nos petits faux commentateurs détruisent. Bref, nous qui avons opte’ pour écrire bcp essayons de croire a’ l’expression suivante : « Quand on sait que ce qu’on fait est du bien et ca ne nuit a’ personne, on doit laisser les bavards bavarder. » A bon entendeur, Salut.
Votre ami et frère
Mahadjir.Fils
Amérique du Nord.
www.enfantdutchad.com

 

Lettre à Mr. le ministre de l'éducation Nationale (10)

 
(2/03/10)En général les tchadiens sont des gens difficiles à comprendre ou connaitre. Nous avons accès à un système d'éducation gratuit, mais nous décrochons par centaines. Il semble qu'on préfère les théories fumeuses aux faits, l'ignorance à l'éducation, la farce ou " le m'as tu vu " à la modestie et l'ésotérisme à la science. Les 3/4 des occidentaux rêvent de sortir de l'obscurantisme et nous africains on s'y enfonce tète 1iere. Essayons de comprendre quelque chose. On est comme des bourgeois blasés de l'époque royale qui possédaient une piscine dans leur sous-sol, mais qui ne s'y baignaient pas. C'est terrible.
 
On nivelle tout simplement par le bas. Apparemment les enseignants ne prennent pas leur travail à cœur comme autre fois. C'est compréhensible. Malgré l'ère pétrolière, nos enseignants ne sont pas bien payés. En effet, bcp des élèves d'aujourd'hui sont médiocres. Jadis les élèves du lycée avaient un excellent français (ou arabe) parlé et écrit. Est-ce que les étudiants étaient plus intelligents ou bien les profs accomplissaient bien leurs travaux?
 
A mon avis de nos jours les profs n'enseignent pas comme jadis et en même les étudiants aussi n'étudient pas comme les étudiants jadis. Nos enfants et petits frères sont gâtés. La plupart d'entre eux vont à l'école en moto, voiture voire taxi. A notre époque ou avant nous les étudiants allaient à l'école à pieds. En outre, les étudiants d'aujourd'hui voient souvent des gens qui réussissent sans faire des efforts ou de bonnes études. Par exemple, un douanier Bogobogo peut construire un Villa. Un simple agent dont on ignore son travail sera en quelques années multimillionnaires. Les exemples de ce genre sont légions. Bref cette attitude est tout simplement le reflet de notre société acceptant la médiocrité.

Cette médiocrité est, en partie, la faute aux enseignants qui ne prennent pas leur travail a' coeur mais en majeur partie c'est aussi la faute aux étudiants. On ne peut pas indexer toute la faute aux enseignants c'est parce que tout de même pas eux qui décident ! C'est une pression de société de paresseux et de chialeurs qui n'aiment pas faire assez d'effort. " Chialer c'est a' la portée de tous " malheureusement. La plupart des jeunes d'aujourd'hui se conforment davantage a' la loi du moindre effort qu'a' la réussite. Leur devise était en sorte "pourquoi faire un effort quand quelqu'un d'autre le fera pour nous ". Je fais allusion aux profs corrompus qui apportent une solution complète a' un étudiant durant les examens ( Brevet ou Bac). C'est devenu pathétique. Il est grand temps de faire le ménage et de chercher de vrais gens du milieu ( profs, proviseurs et recteurs surtout honnêtes) pour leurs laisser cette lourde tache (La lutte contre la médiocrité).

Une petite parenthèse: J'ai fait 3 mois au Tchad. Je constate que ce n'est pas uniquement dans le domaine de l'Éducation mais bcp des choses ne marchent pas bien. A l'exception de quelques ministères tels que ministère des infrastructures, de la communication, de l'agriculture, du control d'État, de l'enseignement supérieur ... qui paraissent mieux structurés; la plupart des autres ont besoin d'un grand ménage. En épilogue on dirait que le Tchad vit aux crochets de l'aide internationale comme un adolescent qui demeure encore chez ses parents. Si tout le monde travaille comme il le faut, qu'est ce qui justifie le déploiement de toutes ces forces étrangères et ONG douteuses ? Pire encore quand vient le temps de ne pas leur renouveler le mandat fini, ils disent qu'ils vont quitter doucement parce qu'ils sont lourds. C'est des prétextes pour rester encore des années. Au lieu de s'assumer en tant que société libre, on plie l'échine. L'État doit forcer ces forces étrangères pour qu'ils partent au plus vite possible. Si notre société n'est pas capable de faire partir la Minurcat et les ONG par la force, on ne pourrait jamais trouver la force ou le courage de régler des questions plus lourdes comme celles de la santé, d'endettement et surtout de l'Éducation. Soyons francs: Au 21ieme siècle, dans ce Monde ou' les gros poissons mangent les petits, la liberté totale et l'indépendance ne se donnent pas. Elles s'arrachent. Même si on fête la journée de l'indépendance (le 11 Aout) depuis 1/2 siècle, notre indépendance est hypothétique. Tant et aussi longtemps que nous vivrons au-dessus de nos moyens, tant et aussi longtemps que nous aurons besoin de l'argent des autres, nous vivrons sous la contrainte et nous aurons les mains liées par nos engagements irréfléchis. En d'autres mots, tant que le Tchad ne sera pas financièrement indépendant, nous ne savourerons jamais la véritable indépendance et liberté.
Par ailleurs, je suis parfaitement d'accord avec le ministre de l'enseignement supérieur, Ahmat Taboye quand il disait " Il faut dorénavant une moyenne de 10 ou plus pour pouvoir composer le BAC". Pourquoi fait-on le 1er et 2ieme semestre si, de toutes les manières, on laisse ceux qui ont une moyenne annuelle de 9 ou moins composer les examens au Bac ? L'idée de faire des devoirs durant l'année scolaire n'est-elle pas de savoir si l'étudiant a les connaissances suffisantes pour passer au Bac ou au niveau supérieur? Si les 2 semestres démontrent que l'élève n'a pas ce qu'il faut pour composer le Bac, pourquoi lui y admet-on ?

Pour terminer, mettons nous une chose dans la tête. Sans une bonne éducation, pas de développement. C'est dans les grandes universités et instituts que se développe le savoir, qui se traduit ensuite en innovation qui augmentent notre richesse, notre patrimoine et notre qualité de vie ( qui est pour le moment très misérable ). Négliger l'Éducation, c'est scier la branche sur laquelle nous sommes assis. C'est encore plus vrai dans le cas d'une petite nation comme la notre (12 millions d'âmes), qui devra forcement compenser avec ses rares têtes pensantes les pairs de bras qu'elle n'a pas.

Votre ami et frère,
Mahadjir.Fils
Amérique du Nord.

www.enfantdutchad.com

Que certaines autorités tchadiennes se fassent violence et prennent en considération les contributions de leurs concitoyens!

Par Talha Mahamat Allim
Genève, Suisse

(24/02/10)Beaucoup de nos compatriotes nous ont adressé des questions diverses et variées en particulier sur les opportunités qu’offrirait, pour le Tchad, la coopération bilatérale et multilatérale en Suisse. Avant d’aborder ces questions, qui seront ultérieurement traitées sous formes des dossiers thématiques dans d’autres articles, nous aimerions d’abord réitérer notre appel à l’endroit de nos dirigeants en général et plus particulièrement à nos plus hautes autorités. Précisons par ailleurs que nous gardons à l’esprit les questions spécifiques et factuelles relatives à l’ambassade du Tchad à Genève ; nous y reviendrons au terme de ces développements thématiques.
 
Cet appel concerne l’attitude de certaines de nos autorités face aux articles et autres contributions intellectuelles des tchadiens, surtout quand ils mettent en évidence les dysfonctionnements ou défaillances de nos institutions. Elles ont tendance à avoir un regard suspect vis-à-vis des auteurs, moins d’enthousiasme à prendre connaissance du contenu des contributions, encore moins de prendre en considération les apports qui y figurent. Cela est dommageable pour le Tchad et les tchadiens dans le sens que cette attitude ne peut mener qu’à l’appauvrissement du débat intellectuel et politique ainsi qu’à la stagnation du Tchad alors que le contexte national, régional et international change.

De ce point de vue, il serait judicieux que les structures mentales évoluent aussi, et qu’on cesse de s’enfermer dans les mêmes cadres de référence qui font appel aux aprioris, aux préjugés, aux stéréotypes, aux étiquettes et mises en relation simplificatrices et simplistes à partir desquels elles cataloguent les tchadiens et évaluent les positionnements politiques de ces derniers.

Au lieu de lier la prise de connaissance et la prise en compte des contributions des tchadiens (de l’intérieur et de la diaspora) au verdict de ces catégorisations et évaluations stéréotypées, il est nécessaire et profitable de se fier à la pertinence de ces contributions et de ce qu’elles peuvent apporter de plus intéressant pour le Tchad et les tchadiens.

Que nos autorités se fassent violence et acceptent de lire jusqu’au bout et en profondeur les contributions écrites concernant le Tchad quels que soient les canaux de communication utilisés, plus spécifiquement Internet qui est devenu aujourd’hui un outil de communication incontournable. Cela pourrait s’avérer utile surtout comme une forme de démocratie participative et une opportunité de prendre connaissance des préoccupations légitimes de leurs concitoyens. Après tout, en principe, ces autorités représentent les tchadiens et sont là pour eux, quelles que soient les catégories socio-économiques, politiques, culturelles, etc. De ce fait, elles doivent écouter et servir tous les tchadiens sans discrimination.  

Les vieilles ruses politiques et politiciennes ne peuvent que desservir le Tchad et en dernier ressort leurs auteurs. L’honnêteté et la transparence sont non seulement gages de la bonne conduite des affaires publiques mais aussi indispensables pour le progrès du Tchad. Dans cette optique, il est opportun qu’il soit mis fin à l’abus et à la mystification du pouvoir qui, dans la plupart des cas, ne servent qu’à masquer l’incompétence de certains dirigeants et l’exploitation des tchadiens par certains de leurs concitoyens.

Certes, tous nos dirigeants n’ont pas le même pouvoir, ni la même capacité d’influence. Cela ne dispense pas à ceux qui sont moins influents de lire ces contributions et de se faire une opinion propre, voire d’agir selon leurs convictions profondes ; ils ont quand même des valeurs et une certaine autonomie morale, spirituelle et intellectuelle en dépit de leur faible influence. Une prise de conscience individuelle et collective ainsi que certaines actions, même si elles sont localisées, peuvent faire bouger les choses, voire le système, dans le sens du progrès.

Talha Mahamat Allim.

 

Décès de M. Adoum Maurice HEL-BONGO : hommage à un grand homme !

Par Talha Mahamat Allim,
Genève, Suisse

(20/01/10)M. Adoum Maurice HEL-BONGO, ancien ministre du Tchad (1963), ancien fonctionnaire international au BIT et ancien président du Présidium de la Conférence nationale souveraine de 1993 est décédé ce 19 janvier 2010, à Genève (Suisse).
En ces moments douloureux, nos pensées vont aux siens. C’était un homme responsable, qui s’est toujours acquitté dignement des missions qui lui étaient confiées. En 1993, malgré les tensions, il a dirigé avec succès la Conférence nationale souveraine, dont l’objectif était de réformer les institutions de l’Etat et de conduire le Tchad sur la voie de la démocratie.
Nous avons eu le privilège de discuter avec lui, de nombreuses fois, sur diverses questions concernant le Tchad. C’était un sage, avec un sens élevé de l’Etat et un grand amour pour son pays. Il a toujours été partisan de l’édification de la nation tchadienne dans la paix, l’unité et la justice, sur des bases démocratiques. Pour lui, une grande conférence inclusive de tous les acteurs de la vie politique, économique et sociale est incontournable pour explorer les voies et moyens susceptibles de concourir au rétablissement  d’une paix durable au Tchad. Il était convaincu, jusqu’à sa disparition, qu’il n’était jamais trop tard pour bien faire.
Il était contre toutes les formes d’injustice. C’était un humaniste, généreux, ouvert, rassembleur, toujours au service des autres.
Ses grandes qualités ont même été reconnues en Suisse, au-delà de la diaspora tchadienne : la Mairie d’Onex (République et Canton de Genève) lui a fait décerner la palme d’honneur et l’a invité à prononcer un discours à l’occasion de la célébration de la fête nationale suisse (le 1er août 2008). Même en ce moment qui lui était dédié et au-delà du Tchad, il avait à cœur l’Afrique et les africains vivant en Suisse :
"[…] je pense, Mr le Maire, que la palme d’honneur que vous me faites décerner ce soir s’analyse, de votre part, en un témoignage de confiance et d’espoir en direction de mon grand Continent d’origine, l’AFRIQUE, cette Afrique qui ne cesse pourtant de patauger dans la misère et les guerres tribales, mais dont je suis absolument certain que, malgré les obstacles et les freinages de toutes parts, elle s’en sortira un jour, même avec panache. Beaucoup d’entre nous ne seront plus là certes, pour vivre cet heureux évènement, mais là n’est pas la question. Je tenais simplement à dire ici que c’est dans une optique résolument optimiste pour notre Afrique de demain qu’au nom de tous les africains qui vivent de plus en plus nombreux en Suisse, et dont certains se trouvent même déjà intégrés heureusement dans les rouages et les structures politiques de votre pays, c’est effectivement, dans cette optique, et en leur nom, que je vous exprime ici ma profonde reconnaissance, et mes respects." (Extrait de son discours du 1er août 2008, cf. www.onex.ch/downloads/Discours/2008/Hel-Bongo_01-08-08.pdf)
M. Adoum Maurice HEL-BONGO est l’un des acteurs majeurs de l’histoire du Tchad. Sa disparition est une perte immense pour le Tchad et la diaspora tchadienne en Suisse ; nous venons de perdre un grand homme. Que son âme repose en paix ! Nous adressons toutes nos condoléances à son épouse, ses enfants et tous ses parents.

 

Réponses aux interrogations de notre compatriote Abdoulaye Annour concernant l’Ambassade, Mission permanente du Tchad à Genève

Talha Mahamat Allim
Genève, Suisse

(17/01/10)Nous avons lu avec beaucoup de plaisir votre interpellation concernant l’appellation Ambassade, Mission permanente du Tchad à Genève. Nous vous remercions de l’intérêt que vous portez à nos contributions, et nous nous réjouissons de vous apporter les éclaircissements demandés.
La représentation diplomatique tchadienne à Genève sert à la fois comme une ambassade pleinement accréditée auprès de la Confédération suisse et comme une mission permanente auprès de l’Office des Nations Unies à Genève et des autres organisations internationales et agences en Suisse.
L’Ambassade et la Mission permanente à Genève sont destinées à promouvoir et protéger l’image et les intérêts du Tchad en Suisse : l’ambassade dans le cadre bilatéral, et la Mission permanente au niveau multilatéral.
La diplomatie bilatérale met en présence deux Etats, le Tchad et la Suisse dans le cas présent. Dans ce cadre, l’Ambassade du Tchad est appelée à œuvrer pour la promotion des relations diplomatiques et de la coopération avec la Suisse aux niveaux fédéral et cantonal. Elle doit aussi protéger les intérêts des tchadiens de la diaspora en Suisse et offrir des services consulaires aux étrangers qui désirent se rendre au Tchad et à des ressortissants tchadiens vivant en Suisse.
Dans le cadre multilatéral, la Mission permanente du Tchad à Genève est censée s’occuper des activités et questions d’intérêt commun impliquant plusieurs parties, en l’occurrence auprès des Nations Unies et diverses organisations et agences internationales basées en Suisse, plus particulièrement à Genève – une ville où se cristallisent les débats internationaux importants, un des carrefours essentiels des relations entre Etats ainsi qu’entre Etats et institutions internationales. A titre indicatif, par an, environ 4’500 réunions et conférences y sont organisées, plus de 170’000 délégués/experts assistant aux réunions et conférences ainsi que 3'000 visites de Chefs d’Etat/Gouvernement, de Ministres et d’autres dignitaires (VIP). (Cf. « La Genève internationale en chiffres » publiée, le 06 janvier 2010, par la Mission permanente de la Suisse auprès de l’Office des Nations Unies et d’autres organisations internationales à Genève).
Certaines des raisons qui poussent à combiner les deux structures diplomatiques (Ambassade et Mission permanente) relèvent des capacités  du pays, de ses intérêts et des structures internationales dans le pays hôte. A titre d’exemple, aux USA, les deux structures diplomatiques du Tchad (Ambassade et Mission permanente) sont séparées, contrairement à Genève ; le Tchad a une ambassade auprès des USA à Washington et une Mission permanente auprès de l’ONU à New York. Toutefois, l’association Ambassade, Mission permanente du Tchad à Genève pourrait évoluer avec le développement et l’intensification de la coopération et des relations diplomatiques entre le Tchad et la Suisse ;  ce qui pourrait amener à délocaliser l’ambassade vers Berne (capitale de la Suisse) et conserver la Mission permanente à Genève.
Cela étant, au regard des activités et des missions que doit mener l’Ambassade, Mission permanente du Tchad à Genève, il serait judicieux de réformer son organisation et sa gestion mais aussi de la renforcer en ressources humaines et matérielles afin que notre pays puisse tirer pleinement profit des nombreuses possibilités (du point du vue du développement) qu’offre la coopération bilatérale et multilatérale en Suisse. Par ailleurs, dans le souci de rationalisation de nos représentations diplomatiques, il serait utile de restructurer certaines d’entre elles, voire même de redéfinir leur cartographie et leurs missions au regard de la transformation des enjeux géostratégiques, politiques, socioculturels et économiques régionaux et internationaux. Ces questions devraient, à notre avis, figurer sur l’agenda d’éventuels états généraux du Ministère de relations extérieures souhaités par de nombreux diplomates.
Au terme de ces clarifications, nous aimerions revenir sur la question du non-respect des règles administratives. En tant que citoyens tchadiens, fonctionnaires de l’Etat et agents diplomatiques, nous sommes régis par un certain nombre de textes réglementaires et de règles de procédure administrative. En ce qui nous concerne personnellement, nous nous sommes engagé dans une procédure administrative pour faire valoir nos droits auprès des autorités hiérarchiques compétentes au Tchad. Comme la procédure est toujours en cours, nous ne pouvons pas entrer plus en profondeur sur cette question.
Nous remercions notre compatriote Abdoulaye Annour pour ses questions pertinentes et nous espérons avoir d’autres échanges enrichissants à l’avenir. Nous lui souhaitons plein de succès dans ses études afin qu’il puisse nous faire profiter de ses compétences et nous apporter plus de dynamisme et de fraîcheur dans notre diplomatie.
Talha Mahamat Allim.

De l’urgence de nouvelles valeurs pour certains de nos chefs de Missions diplomatiques, dans la perspective d’une diplomatie de développement au Tchad

Par Talha Mahamat Allim,
Genève, Suisse

(15/01/10)Au moment où nous écrivons cet article, Haïti vit un drame consécutif au séisme qui l’a frappé ; nous pensons à toutes les victimes et exprimons notre compassion au peuple haïtien.

La mobilisation internationale face à la gravité de la situation démontre de l’importance de la coopération internationale et de la nécessité de la solidarité. L’ampleur des dégâts humains et matériels démontre aussi la nécessité de consolider et de moderniser les infrastructures, mais aussi de promouvoir le développement socio-économique dans les pays les moins avancés.

Le Tchad fait partie de ces pays malgré ses richesses naturelles. Pour parvenir à ce développement, à cette modernisation et à une meilleure efficacité de la coopération, il est nécessaire que soient promues certaines valeurs dont le sens de l’intérêt général, de responsabilité, de gestion rationnelle, de solidarité... Comme beaucoup de nos compatriotes, nous n’avons cessé d’apporter des contributions dans ce sens pour soutenir le progrès socio-économique, politique, diplomatique, culturel…

Les actions entreprises actuellement au Tchad pour lutter contre la corruption, la mauvaise gestion, le détournement des deniers publics, le gaspillage… sont à encourager ; et il est souhaitable qu’elles aillent jusqu’au bout. Comme l’a dit notre compatriote le Dr Djimet Adoum, dans son dernier article, nous espérons que ces actions pourront finalement donner aux sceptiques toutes raisons de croire que la fin de la kermesse du désordre est enfin arrivée. 

Dans cette optique, il est important de faire appel à des cadres honnêtes, compétents et responsables pour que ces habitudes, qui ont pris forme depuis plusieurs années dans nos institutions publiques à l’intérieur du pays comme dans certaines de nos représentations diplomatiques à l’extérieur, puissent disparaître des mentalités de beaucoup de nos hauts responsables. Dans ce sens, les contributions intellectuelles et autres de la diaspora s’avèrent indispensables comme le témoigne le discours de fin d’année du Président de la République, qui a aussi insisté sur la compétence, l’intégrité et les valeurs morales.

Ainsi, pour le bien-être de la population tchadienne, il ne faut pas hésiter à dénoncer l’inacceptable, et surtout ne jamais céder à l’arrogance, aux mensonges, aux divisions des citoyens, à l’étiquetage fantasmatique d’appartenance politique ou politico-militaire de ceux qui se plaisent dans le statu quo, tel que nous l’avons déjà soulevé dans nos différents articles sur l’ambassade du Tchad à Genève. Les stratagèmes de ce genre d’individus démontrent véritablement qu’il faut une lutte active, permanente, multiforme et toujours demeurer aux côtés de ceux qui travaillent pour une bonne conduite des affaires de l’Etat, au service du Tchad et des tchadiens. Chacun de nous, en tant que citoyen, se doit et doit à sa patrie de ne pas se laisser charmer par les "experts" du tchatchou akoulou ("trompe-les et profite") qui figurent parmi nos représentants en général, et nos chefs de Mission en particulier.
 
Le Tchad d’aujourd’hui et de demain  ne doit pas être celui de la corruption, de la médiocrité, des injustices et des mensonges, mais plutôt celui de la dignité humaine, de l’équité, de la citoyenneté, de la responsabilisation, de la créativité, du respect des valeurs républicaines, spirituelles et traditionnelles ; un Tchad où ses ressortissants auront les meilleures conditions pour le faire gagner dans tous les domaines de la vie économique, politique, sociale, culturelle, artistique, scientifique … au service du développement national. C’est notre profonde conviction.

Il nous semble judicieux que c’est dans cette perspective que nous devons concevoir le fonctionnement de nos représentations diplomatiques et engager leurs actions vers une diplomatie du développement. La diplomatie est aujourd’hui considérée comme un outil important pour le développement d’un pays, à condition que le pays en question sorte de la doctrine classique de la diplomatie pour en faire une véritable stratégie au service de son développement.
Dans la diplomatie classique, chaque pays construit et gère ses rapports avec d’autres pays autour de la projection de sa puissance économique, politique, culturelle, militaire, scientifique… sur la scène internationale. Pour les pays en développement  comme le Tchad, l’enjeu est plus leur développement que l’animation des rapports politiques inter-états ou la démonstration de leur puissance, dans le cadre de leur coopération bilatérale et multilatérale.
De ce point de vue, il est vital que le Tchad innove dans ses pratiques diplomatiques afin de concevoir des techniques et promouvoir des mécanismes cohérents, efficients et efficaces au service de son progrès économique, social, politique, scientifique, culturel…Ce qui implique aussi de revoir les types de partenaires qu’il a et de garder une certaine flexibilité dans ce domaine pour s’adapter, au besoin, à l’évolution des enjeux et des défis qu’il a à relever au profit de sa population.
Dans le cadre de sa coopération bilatérale et multilatérale, le Tchad se doit d’user de ses atouts formels et informels pour mener une offensive diplomatique tournée vers les domaines essentiels pour son développement, voire vers de nouveaux partenaires plus bénéfiques comme la Chine et d’autres pays d’Asie du sud-est par exemple.

Pour que tout cela puisse devenir tangible, il est impératif que certains de nos représentants, apprennent à dire "Nous" à la place de "Moi" ; on ne dirige pas une institution publique pour acquérir de l’argent et du pouvoir mais pour promouvoir l’intérêt général et le développement national.

Nous profitons de cet article pour exprimer nos remerciements pour les nombreux messages que nous avons reçus et continuons de recevoir.

 

Talha Mahamat Allim

 

DÉMENTI DES CALOMNIES A PROPOS DES  PRETENDUES EXACTIONS DE L ’OPPOSITION TCHADIENNE AU DARFOUR, PROPAGÉES PAR UN CERTAIN OSMAN HUMAIDA A TRAVERS SON ONG FICTIVE (ACJPS)
 

(11/01/10)Nous rejetons catégoriquement les allégations d’une prétendue ONG dénommée ( African Centre for Justice and Peace Studies- ACJPS ) dont le nommé Osman Humaida serait le « directeur exécutif ».

Nous  avons été surpris de lire dans certains journaux en ligne soudanais, un article qui accuse  l’opposition tchadienne d’avoir commis une série d’attaques à l’encontre de la population civile de Darfour. Nous sommes surpris de constater que les sites qui ont repris ce document n’ont pas pris la peine de vérifier l’authenticité de cette fausse ONG qui n’existe nulle part dans la liste des ONG reconnues et opérant au Soudan.
En fait , il s’agit d’un simple site Internet créé  par un individu nommé Osman Humaida, un opposant soudanais, connu de notre représentation en Grande Bretagne et qui se présente comme « Directeur exécutif » de cette prétendue ONG.
Plus grave  encore, ce Monsieur qui se cache derrière cette fausse ONG affirme que l’opposition tchadienne aurait détruit des propriétés,  des villages et commis des viols des femmes.
Avant de mettre en ligne une information d’une telle gravité, les responsables de sites soudanais et autres qui ont repris machinalement l’information auraient du vérifier l’existence de cette prétendue ONG au Darfour ainsi que  l’identité de l’individu qui se cache derrière elle ; et contacter  l’opposition  tchadienne  afin de s’assurer de la véracité de l’information si réellement leur  objectif principal est de défendre la population civile du Darfour.

Rappelons que l’opposition tchadienne opère dans cette zone frontalière depuis 2005, et contrairement  aux allégations de cette ONG nous n’avons jamais été accusés ni par les populations civiles, ni par les ONG effectives qui opèrent dans la région, ni par les forces internationales.
Au contraire, l’opposition tchadienne a toujours vécu dans l’harmonie avec la population locale.
Nous ne nions pas à ce Monsieur Osman Humaida le droit de s’opposer au gouvernement de son pays, mais il n’a pas le droit de régler ses comptes avec le gouvernement soudanais à travers l’opposition tchadienne, en créant une ONG fictive réduite à sa personne et un site Internet pour des diffuser des calomnies contre l’opposition tchadienne.

Par ailleurs, s’il y a des telles violations de droits de l’homme de la part de l’opposition tchadienne, les ONG humanitaires les forces africaines qui travaillent surplace seront les premières à constater et à dénoncer et non  par un individu isolé, exilé à Londres, qui se cache derrière une  prétendue organisation basée, loin des réalités.
Nous attirons l’attention des différents médias sur ce, qui semble être le début d’une campagne pour salir l’opposition tchadienne afin compliquer davantage les efforts diplomatiques entrepris par les pays frères et l’Union africaine tendant à rétablir la paix dans la région par le dialogue entre les parties concernées/

L’opposition tchadienne est une opposition responsable, constructive qui lutte contre un régime dictatorial et pour le respect de la personne humaine et ses biens. Elle n’a jamais eu le moindre problème avec les populations civiles locales tchadiennes ou soudanaises et moins encore avec le gouvernement Soudanais. Dire que l’opposition tchadienne a commis des exactions sur les populations civiles relève de la malhonnêteté intellectuelle.

Aussi, saisissons-nous cette occasion, pour lancer un appel solennel à tous ceux qui utilisent le problème de la sous région à des fins politiques inavouées d’arrêter leur cynisme.

L’opposition tchadienne a toujours privilégié les relations harmonieuses de bon voisinage entre les deux peuples frères et elle compte les maintenir.

Ahmed A Haggar
Ahamat1968@hotmail.co.uk
Représentant de L’UFR En Grande-Bretagne

 

Réaction à l’article de notre compatriote Talha Mahamat Allim intitulé :
Défis posés à la diplomatie tchadienne par la crise de la filière coton.
Certains de nos ambassadeurs sont-ils à la hauteur ?

(04/01/10)Notre compatriote à travers cet article a posé avec pertinence la question de l’avenir de la culture du coton au Tchad et ce que les politiques publiques peuvent et doivent faire pour freiner la détérioration des niveaux de vie des cotonculteurs  et l’accentuation de la pauvreté. On sait que le coton est l’une des réussites agricoles récentes dans notre pays et joue un rôle fondamental dans l’économie tchadienne, la création d’emploi et la réduction de la pauvreté en zone rurale. M. Talha a relevé à juste titre les subventions versées aux producteurs américains et européens qui déréglementent le marché international au profit des pays développés et au détriment des pays en développement qui croient au respect des règles commerciales internationales.
Ajouter à cela, l’effondrement des cours mondiaux du coton, les faiblesses institutionnelles et les conséquences négatives du processus de privatisation de la  société cotontchad.

Tous ces éléments posent des grands défis à relever par nos décideurs politiques et nos acteurs diplomatiques qui sont en contact avec les institutions internationales.  Je suis vraiment en accord avec la proposition de Talha d’utiliser la gomme arabique non seulement comme un produit d’exportation, mais surtout comme un outil de régulation et de pression sur les pays développés afin de les amener à respecter un temps soit peu les règles du commerce multilatéral.
On sait que le Tchad et le Soudan sont les deux plus grands producteurs de la gomme arabique au monde. On sait aussi que la gomme arabique est un produit presque exclusivement africain avec des usages multiples comme l’a souligné Talha, j’ajouterais à ces usages le domaine de l’armement et des grosses industries des boissons l’utilisent aussi. C’est pour dire que nous pouvons, c’est à dire l’Afrique unie peut faire prévaloir ses intérêts dans le cadre des  négociations commerciales internationales en créant ce que notre compatriote a appelé un « choc gomme arabique » allusion faite au choc pétrolier qui se réfère aux conséquences sur l’économie globale d’une modification brutale de l’offre de pétrole, combinant hausse du prix et baisse de la production. Je rêve un jour que le Tchad et le Soudan avec toutes les richesses naturelles dont ils disposent, formeront un ensemble économique puissant  pour peser sur le marché international au profit du bien être de leur populations respectives.

Je dois dire aussi que notre compatriote a parfaitement raison de pointer du doigt ce que notre représentant diplomatique à Genève fait dans ce cadre là. Au ministère du commerce où les agents travaillent sur le dossier coton, notamment dans le cadre du C4 (Mali, Bénin, Burkina Faso, Tchad), les griefs adressés à notre représentation à Genève sont nombreux. Nous ne citons que la formation des cadres négociateurs au niveau des organisations internationales à Genève. Les magouilles dans les désignations n’honorent pas notre représentation à Genève et démotivent les agents.. Or, il fut un moment ou les agents envoient directement leurs dossiers à une institution concernée et les candidats sont retenus en fonction de leurs compétences et de la pertinence de leurs dossiers et non pas en fonction des affinités comme cela se pratique aujourd’hui. Espérons que comme le souligne souvent notre compatriote Talha dans ses articles que  l’intérêt général prime sur les intérêts particuliers et partisans.

Je termine mon propos en remerciant notre compatriote Talha pour les choix et la pertinence de ses articles centrés sur les dysfonctionnements de nos représentations diplomatiques avec comme cas particulier celui de Genève, ainsi que pour les services qu’il nous a rendu et qu’il continue de nous rendre.
Il faut aussi méditer sur les propos d’un ancien ambassadeur et ministre des affaires étrangères du Tchad qui disait que les nouvelles technologies de l’information, notamment la cybermétique est sans doute un exemple d’inspiration pour la génération montante ou chacun peut et doit apporter une contribution concrète, à partir de là où il se trouve, avec les petits moyens à sa portée, dans un domaine qu’il peut maîtriser.
J'admire le courage de Talha. Je m'excuse de ne pas donner mon identité sous peine des represailles administratives.

Excellente année 2010

De la part d'un Citoyen tchadien Fonctionnaire à N’djamena

 

Comité de soutien à Hassan Fadoul Kitir (C.S.H.F.H)

(03/01/10)Nous famille, proches et amis de Mr Hassan fadoul Kitir demandons la libération immédiate et sans délai de ce dernier car son arrestation est arbitrale et illégale. Mr Hassan Fadoul qui vie depuis des années au Togo sous la protection du HCR n’a causé aucun soucis ou trouble dans son pays d’accueil et pour quoi maintenant juste après la visite du Président togolais Faure Eyadema au Tchad que tout cela lui arrive? Nous nous posons la question sur cet évènement malheureux et qui met clairement en danger la vie de HFK qui, aussi un témoin clé et très gênant pour la personne Idriss Deby Président de la République du Tchad concernant l’affaire des faux billets de Bahreïn.
On profite de l’occasion dans un premier temps d’appeler le HCR et les organisations de droits de l’Homme à nous appuyez à obtenir la libération immédiate et sans condition de Mr HFK et ensuite ouvrir une grande enquête internationale pour mètre au clair l’affaire des faux billets de Bahreïn.

Comité de soutien à Hassan Fadoul Kitir (C.S.H.F.H)

Il faut sauver le témoin Hassan Fadoul Kitir!

L’arrestation de M. Hassan Fadoul Kitir, une réclamation de Idriss Deby auprès de Faure Gnassingbé.


(01/01/10)Le monde entier sait pertinemment que le président Deby est le principal commanditaire de l’affaire de faux dinars du Bahreïn qui avait défrayé la chronique de tous les journaux. Dans ce trafic monstrueux, M. Hassan Fadoul Kitir (HFK) reste et demeure le seul témoin capital si la justice (si justice il y a) veut savoir un jour, la vérité. Aussi, Idriss Deby, pris au piège par son jeu favori de faussaire des monnaies, s’est-il attelé à faire taire définitivement HFK  par tous les moyens.

Tout d’abord, il a réussi à influencer les autorités judiciaires françaises à « ignorer » l’existence de ce témoin capital. Non seulement la justice a refusé de faire citer HFK, malgré son désir manifeste de venir se défendre et témoigner au procès de Paris, un visa d’entrée lui a été refusé par la France. Ainsi, avec l’absence de HFK, personne ne fit cas de Deby, le président –fraudeur. Comme le ridicule ne tue pas, la justice française s’est contentée de menus fretins pendant que le cerveau de l’affaire, le financier, le receleur et le vrai bénéficiaire de faux dinars bahreinis se la coule douce à N’djamena, protégé par ses parrains français.

Ensuite, malgré la condamnation de Hassan Fadoul Kitir (le procureur lui a requis cinq ans de prison ferme), le président Deby reste bien conscient qu’un jour cette sale affaire lui éclatera à la figure, d’une manière ou d’une autre. Alors, il a entrepris une autre démarche auprès des parents de HFK, lors de son dernier voyage à Iriba, pour que ces derniers convainquent leur fils à revenir au bercail. En dépit des coups de fils et des arguties avancées par les soi-disant médiateurs, les résultats furent négatifs car, HFK connait IDI, son compagnon de Bamina, mieux que quiconque et il sait ce qui l’attend, une fois, au Tchad.

Enfin, ne sachant pas comment se prendre avec l’enfant terrible, le président Deby s’est tourné vers ses collègues de la Françafrique où on se sert les coudes dans de pareils cas. Il profita de la présence de Faure Gnassingbé au sommet de l’organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA), tenu le 20 décembre 2009, à Ndjamena pour réclamer la tête de Hassan Fadoul Kitir qui vit depuis plus de six ans à Lomé, sous la protection du HCR. Un service que Faure ne put refuser quant on sait le coup de main donné par Idriss Deby au père Eyadema. Qui ne se rappelle pas d’un certain Abadi Sair, coopérant militaire tchadien au Togo dans les années 90, présentement directeur général de la police nationale?

C’est ainsi qu’une fois de retour au Togo, HFK fut convoqué à Kara au Nord de Togo, dans la ville natale du président pour lui signifier qu’il est en état d’arrestation pour cause de non respect du devoir de réserve requis aux réfugiés, un prétexte bidon avancé pour la consommation extérieure.
En réalité, le président tchadien est décidé de faire payer à HFK toutes les révélations faites au Journal « Bakchich », en 2004. Il est obnubilé par une seule idée : éliminer le seul témoin vivant qui a osé dévoiler ce gigantesque trafic des faux billets. Des agents de l’agence nationale de sécurité (ANS), la police politique de Deby seraient déjà au Togo pour se faire livrer le colis précieux.

C’est pourquoi nous invitons à tous les démocrates, les défenseurs des Droits de l’homme, aussi bien qu’à tous ceux qui souhaitent voir un jour triompher la vérité sur ce crime qui a fait tant de mal à notre pays de condamner cette arrestation injuste, de se mobiliser pour empêcher que HFK ne soit  extrader vers le Tchad et enfin d’exiger purement et simplement sa libération.
La rédaction du CNR

 

Défis posés à la diplomatie tchadienne par la crise de la filière coton. Certains de nos ambassadeurs sont-ils à la hauteur ?

Par Talha Mahamat Allim
Genève, Suisse

(01/01/10)Le Tchad fait partie des pays qui n’ont pas su tirés avantage du développement des courants d’échanges commerciaux, d’investissements et de nouvelles technologies, et qui sont loin de remporter la lutte pour le développement et  pour la réduction sensible de la pauvreté.  Il ne parvient pas à surmonter les nombreux obstacles qui lui font face, pour réaliser son potentiel économique et humain de manière à intégrer ses populations dans les secteurs productifs et à tirer profit de ses ressources naturelles.

Il est globalement reconnu que le développement du Tchad passera entre autres, sinon principalement, par la promotion du secteur agricole, par la valorisation d’une culture de responsabilité et de solidarité collective, par une bonne gestion des deniers publics ainsi que par la construction de la paix et de l’unité de tous les tchadiens.

Certes, le pétrole devient de plus en plus un secteur prioritaire, mais l’agriculture et l’élevage restent les deux mamelles de l’économie tchadienne au regard de la place qu’ils occupent dans la vie quotidienne de près de 80% de la population tchadienne ; une complémentarité harmonieuse s’impose. Et le coton constitue l’un des piliers du secteur agricole ; selon les données de la Banque mondiale, il représente plus de 60% du revenu des exportations et constitue près de 55% du chiffre d’affaires de l’ensemble des banques de la place , il est aussi l’un des plus importants fournisseurs d’emploi au Tchad.
Mais depuis quelques années la filière coton tchadienne traverse une crise aiguë liée à une gestion inadéquate de cette filière et au contexte international de plus en plus défavorable aux producteurs ; il devient de plus en plus rude de vivre de la production de coton au Tchad.

Les politiques des pays développés, et plus spécifiquement les subventions (internes et à l’exportation) versées aux producteurs  américains et européens, ont des effets de distorsion des échanges et entraînent une chute drastique des prix du coton alors que ceux des engrais et des matériels agricoles sont à la hausse, pour la production des pays d’Afrique qui, eux, ne versent pas de subventions et dont les producteurs ont du mal à accéder aux crédits. Il en résulte une baisse brutale de la production avec des effets économiques et sociaux désastreux que cela peut avoir pour la population tchadienne.

Le dossier coton oppose, au sein de l’OMC, les pays africains aux Etats Unis d’Amérique et à l’Union Européenne ; aucune avancée significative n’est encore atteinte dans les négociations au sein de cette organisation. Ainsi, le coton représente un test pour le cycle des négociations de Doha : le test du respect mutuel, de l’équité des règles du commerce multilatéral ainsi que de la prise en compte des intérêts des pays en développement, en particulier les pays les moins avancés (PMA), dans le commerce mondial et le fonctionnement du système multilatéral.

Les PMA estiment que tous les membres de l’OMC doivent réaffirmer leur respect des engagements pris à Hong Kong (2005) et qu’une décision relative aux subventions soit rapidement prise et appliquée, et que le dossier coton soit traité de manière spécifique dans le cadre des négociations de l’agriculture. Cependant, les pays développés rechignent à lâcher du leste.

Si nous nous limitons à attendre patiemment qu’ils changent leurs positions, nous resterons toujours en retard et passeront notre temps à jouer les derniers rôles. En même temps, la situation de nos populations continuera à se dégrader ; ce qui est dommageable pour notre pays. Cela nous exige de revoir notre façon de penser et d’agir.

Le coton offre ainsi une occasion à nos représentants diplomatiques de montrer leur créativité, de prouver leur efficacité et d’affirmer leur crédibilité. Ils peuvent notamment se servir de leurs compétences et leurs contacts (bilatéraux et multilatéraux) d’une manière favorable au développement de notre pays. Il serait productif de s’employer à promouvoir la diversification de nos partenaires, de nos débouchés (régionaux et internationaux) et des investissements au Tchad ainsi que l’amélioration de la productivité agricole, la transformation, la complémentarité et la diversification de nos produits, de manière à accélérer et intensifier le processus de création de richesses pour la population, sans quoi la lutte pour le développement et l’éradication de la pauvreté serait perdue d’avance.

En apparence, notre diplomatie semble s’orienter dans cette direction, si nous nous référons au dernier développement de la coopération avec l’Inde, qui a vu naître une usine d’assemblage de tracteurs à N’Djamena, dans l’optique de l’industrialisation, de l’autosuffisance alimentaire, de l’accroissement de la productivité et des revenus des producteurs ; ce qui pourra contribuer au développement national. Cette usine est indispensable pour l’augmentation de la productivité agricole, mais il est opportun de penser aussi à la diversification et à la transformation de nos produits. La gomme arabique offre de meilleures perspectives de ce point de vue : c’est un produit important, hautement stratégique, presque exclusivement africain, avec des multiples usages (pharmaceutiques, cosmétiques, alimentaires, textiles, imprimerie…)  ; elle peut servir pour peser sur le marché international et dans le cadre des négociations commerciales sur l’agriculture, en créant par exemple un "choc gomme arabique" (allusion faite au choc pétrolier de 1973).

Malheureusement, certains de nos Chefs de Mission diplomatique n’ont pas le sens d’une diplomatie du développement, et se servent du dossier coton et d’autres négociations bilatérales ou multilatérales à des fins personnelles. Ils semblent ignorer que toute personne dépositaire d’une autorité publique se définit davantage par le sens des responsabilités et de solidarité, sur fond de justice sociale et d’intérêt général. C’est le cas de l’Ambassadeur du Tchad à Genève dont la gestion frise un manque de conscience professionnelle, sinon de conscience publique ou de sens aigu de l’Etat, et cela se manifeste souvent par des  actes juridiquement infondés, administrativement inconséquents, politiquement maladroits et diplomatiquement irréfléchis. Cela ne peut être effacé par le simple fait qu’il s’emploie par diverses manœuvres à vouloir prouver, à qui peut préserver ses intérêts, qu’il est le défenseur de l’étendard du parti au pouvoir (MPS) ; ce qu’il exhibe au bureau national du MPS n’exprime pas forcément ce qu’il défend intérieurement : lui seul sait qui il sert véritablement !

Dans tous les cas, notre pays sera ce que nous en faisons aujourd’hui et ce que nous en ferons demain. Le changement ne tombe pas du ciel, il repose sur la construction d’une nouvelle manière de penser et d’agir. Faire le bilan de nos expériences, surmonter les peurs, promouvoir l’innovation et encourager l’excellence, dans un esprit de paix, d’unité et de justice sociale, nous semblent indispensables pour susciter le progrès. C’est dans cette optique que, durant cette année 2010, nous allons continuer à faire le même travail de réflexion sur d’autres aspects pouvant contribuer à l’amélioration du fonctionnement de nos ambassades. Bonne et heureuse 2010 à tous ! Joyeuses Fêtes !

 

La manne financière des visas : source d’instabilité du personnel à l’Ambassade du Tchad à Genève.

Par Talha Mahamat Allim
Genève, Suisse.

(10/12/09)Comme annoncé dans notre précédent article, nous voudrions brièvement mettre en évidence l’esprit qui anime la gestion des affaires consulaires au sein de l’Ambassade du Tchad à Genève, à travers le cas particulier de la délivrance des visas.

Au-delà de l’aspect stratégique de Genève que nous avons déjà soulevé, cette représentation est spécifique du fait de son double rôle : celui d’Ambassade du Tchad en Suisse (coopération bilatérale) et celui de Mission permanente du Tchad auprès de l’Office des Nations Unies à Genève et des autres organisations internationales en Suisse (partenariat multilatéral). Ce qui lui accorde une importance particulière sur le plan des affaires consulaires en général, et de l’émission des visas en particulier.

Il convient de souligner d’emblée que les ressortissants tchadiens établis dans un pays étranger bénéficient généralement des droits reconnus par les traités internationaux, la législation tchadienne et les lois en vigueur dans le pays de résidence. En conformité avec l’esprit consulaire, ils peuvent aussi bénéficier des services administratifs et consulaires ainsi que de l’exercice de leurs droits de citoyens garantis par les lois et règlements tchadiens. Il serait souhaitable qu’ils s’immatriculent auprès de la section consulaire de la représentation diplomatique tchadienne dans leur pays de résidence.

Cependant, suite à des préjugés et des idées préconçues de certains de nos chefs de mission, certaines de nos représentations diplomatiques ne font pas d’efforts pour entrer en contact avec les ressortissants tchadiens pour leur faire connaître l’ambassade et les informer des services dont ils peuvent y bénéficier. Des efforts dans ce sens pourraient contribuer à promouvoir la cohésion de la communauté tchadienne à l’étranger et à permettre à nos ambassades de mieux jouer leur rôle dans divers domaines, dont l’incitation et l’encouragement d’investissements au Tchad par des tchadiens de l’étranger. Au lieu de catégoriser les citoyens, il serait productif de se rapprocher d’eux et d’échanger sur des questions importantes pour le Tchad ; les divergences d’opinions ne devraient pas constituer un obstacle au dialogue. Le Tchad a besoin de tous ses fils et filles pour se reconstruire et se développer.

Rappelons à toutes fins utiles que la compétence consulaire inclue les actes notariés, le registre civil (enregistrement de naissances, décès, mariages, divorces… des citoyens tchadiens), l’authentification et la légalisation de documents, la facilitation d’obtention de  documents (cartes d’identité nationale, de passeport), l’émission des laissez-passer consulaires ou des visas pour entrer au Tchad, la sécurité, un éventuel soutien en cas des difficultés, etc.

La délivrance de visas fait partie des prestations soumises à tarification ; ce qui en fait une source non négligeable de revenus pour l’Ambassade, Mission permanente du Tchad à Genève, d’autant plus que Genève est au cœur de l’Europe, que de nombreuses demandes de visas émanant des pays proches sont adressées à cette ambassade et que les tarifs sont parmi les plus élevés. Les visas coûtent 110 francs suisse (soit 47'739 FCFA) pour 1 jour à 1 mois avec une seule entrée, 160 francs suisse (soit 69'454 F CFA) pour 1 jour à 3 mois avec une seule entrée et 300 francs suisse (soit 130'205 F CFA) pour 1 jour à 3 mois avec deux entrées ; exception faite des visas pour les passeports diplomatiques et les laissez-passer du personnel onusien qui sont délivrés gratuitement conformément aux accords internationaux. Depuis son ouverture, l’affluence de demandes de visas reste importante ; ce qui est une bonne chose pour le Trésor public tchadien, encore que…

La tâche d’émission de visas est généralement confiée, dans les représentations diplomatiques tchadiennes, au premier secrétaire. Ce qui nous paraît étonnant est que, dans l’Ambassade du Tchad à Genève, trois personnes ont occupé le poste de premier secrétaire en l’espace de 4 ans. La première personne n’a même pas exercé ses fonctions, encore moins les affaires consulaires du fait que le Chef de mission en place a voulu coûte que coûte garder ces affaires entre ses mains. La deuxième personne n’a pu les assumer qu’après plusieurs mois depuis sa prise de fonction, grâce aux pressions d’un des membres du personnel ; mais elle a fini par partir aussi. Nous ne serons pas étonné d’apprendre que la troisième personne rencontre les mêmes difficultés que ses prédécesseurs.

Ce qui nous a amené à nous interroger sur les raisons de cette instabilité du personnel à ce poste de premier secrétaire. L’explication à laquelle nous sommes arrivé est que ce ne serait pas le personnel qui serait en cause, mais la manne financière émanant de la délivrance des visas que le Chef de mission voudrait garder sous son contrôle sans que personne de l’Ambassade n’en connaisse la destinée. Cet argent, dont les proportions restent non négligeables, va-t-il dans ses poches ou dans les caisses du Trésor public tchadien ?

Cela nous semble pertinent d’autant plus que le budget de fonctionnement de l’Ambassade est excédentaire comme nous l’avons relevé dans nos précédents articles. Par ailleurs, cette instabilité du personnel à ce poste et le fait que le Chef de mission se préoccupe plus des affaires financières que du reste ne peuvent que freiner le dynamisme du fonctionnement de l’institution. De ce fait, ce qui semble sage et judicieux, c’est que les organes tchadiens chargés de la lutte actuellement menée contre la corruption et le détournement des fonds publics puissent s’intéresser de près à la gestion de cette manne financière afin  de remédier à cette instabilité et ses conséquences.

Comme nous l’a fait récemment remarquer une haute personnalité tchadienne, ce Chef de mission – à l’instar de certaines autres personnalités – a des moyens matériels et financiers considérables acquis de manière suspecte, qui lui servent pour corrompre (sous diverses formes dont des cadeaux en nature…) et fortifier ses réseaux afin de garder les privilèges que lui procure sa fonction. Il n’hésite pas à utiliser sa position d’ambassadeur et ses avantages pour d’autres fins que celles que lui assigne l’Etat…. Est-il au service de l’Etat et de la population tchadienne ou à son propre service ?

Outre les articles que nous avons écrits sur les dysfonctionnements de cette ambassade, ces quelques lignes sur l’achat du véhicule de fonction (article précédent) et la délivrance des visas démontrent globalement l’état d’esprit qui anime la gestion de cette représentation diplomatique. A l’instar de nos agents diplomatiques, nous pensons qu’il est utile pour notre pays qu’un forum réunissant tous les acteurs diplomatiques tchadiens soit organisé afin de débattre de l’état actuel de nos représentations diplomatiques et de leur avenir au regard de l’évolution du contexte international, des enjeux de la mondialisation et des défis qu’elle pose.

Malgré les péripéties de la vie et les injustices dont beaucoup d’entre nous font l’objet, il est vital que chacun(e) apporte sa contribution constructive – quelle qu’elle soit, pour le bien-être du Tchad et des tchadiens. C’est à cela que chacun(e) de nous sera jugé(e) par les générations présentes et futures !

A l’heure actuelle où le Sommet de Copenhague appelle à la responsabilité de chacun au niveau planétaire, il est opportun que nos représentants fassent aussi preuve de responsabilité dans leur conduite des affaires publiques, quelle que soit l’échelle : si nous sommes responsable dans les "petites" choses, nous le serons sûrement dans les "grandes".

Talha Mahamat Allim.

Le comble du ridicule au pays de merveille de deby itno.

(07/12/09Nous avons à faire ni la construction de la réplique de la Tour Eiffel de Paris, moins encore celle de la statue de la liberté de New York city mais c’est petit un rond point sur lequel est dressé une statuette en forme de cavalier que le sanguinaire deby vient d’inaugurer avec faste et trop de bruits. Évidemment, Il s’agit là, encore de l’une de ces absurdités, de ces sottises que seuls les dignitaires du régime de Ndjamena ont le secret. Sinon pourquoi alors le gouvernement se glorifie pour un tel fait banal, un non-événement. Mais il est presque normal que chez les politicards de Mps: ceux la mêmes qui ont appliqué la corruption comme un système de gouvernance pour piller les maigres ressources du pays, ceux qui ont échoué dans tous les domaines, sans aucune réalisation digne, l’inauguration dudit statut est une opportunité à saisir qu’il faut exploiter en le médiatisant au maximum.
 
Ce monument de la honte a couté la somme astronomique de dix-sept milliards huit cent soixante-dix millions (17.870.628.211) FCFA aux contribuables tchadiens. Vous ne rêvez pas, c’est bien réel, ces chiffres que vous avez sous vos yeux. Donc ne vous étonnez pas que cela ne se passe ni dans les monarchies du Golf ou ailleurs dans un pays riche mais c’est au Tchad: un pays pétrolier dont 99% de la population vit sous le seuil de la pauvreté. Les tchadiens meurent de faim et par manque des soins de premières nécessités.
La capitale Ndjamena n'a rien à envier à ses autres sœurs de la sous région. À première vue, les visiteurs ont l’impression que le temps s’était arrêté sur l’ancienne Fort Lamy. Car elle donne l’image d’un gros village typiquement africain, on dirait une transposition des anciennes villes historiques de Ségou ou Tombouctou. Les maisons sont construites, pour la plus part en argile. Il n'y a pas une seule maison des jeunes et de la culture digne de ce nom. Les salles de cinemas tombées dans l'oubli. L’eau potable est devenue une denrée si rare que prendre une douche est releve du miracle et c'est ce qui est la cause du boom des produits deodorisants et notamment les parfums sur les marchés de la place. La population s’approvisionne  au niveau du fleuve  comme dans les anciens temps ou regnait sur les deux rives du Chari, le tout puissant sultan Bangaourang du royaume de  Baguirmi. Quant à l’électricité, elle est devenue un lointain souvenir. Seuls quelques rares privilégiés, le plus souvent des proches du régime: parents et famille du président-dictateur, s’offrent le luxe d’éclairer leurs nombreux foyers aux grand dam des hopitaux, maternités et l'aeroport. En ce qui concerne le système d’assainissement d’eaux usées de ladite ville, il est presque inexistant, c’est ce qui explique que tout au long des saisons des pluies, la capitale se transforme en une marre voire un lac. Cela entraine des inondations répétées qui forcent hommes femmes et enfants à des fréquents déplacements.
Cette situation a pour des consequences néfastes sur la vie de cette popupation.
 
Enfin, contrairement à l’intoxication de la machine de propagande orchestrée par la présidence, ce statut n’envoie aucun message de paix. Le tyran a plutôt érigé sur l’ancien croisement Etoile un symbole de la mort, de dominance et de terreur: un « chevalier de la mort ». Voyez-vous chers lecteurs, le cavalier est mini d’une lance qui est une arme de guerre et la colombe qui est ici symbolisée pour refléter la paix, est une proie donc  la victime de cette même lance. Ainsi donc, chers compatriotes, le despote Idriss deby, toujours par ses provocations et ses manigances, lance un message clair à l’endroit Tchadiens, un message déclaration de guerre.
Que l'on doit se pose sérieusement la question de savoir à quoi ce monument est utile-t-il pour le Tchad ? Pourquoi le régime ne s'intéresse t il à dépenser dans le domaine de l’éducation, de santé, les voies de communication qui sont des priorités pour la survie de la nation tchadienne?
 
 
Cheickh Tidjane galmai
www.tchachadi.com

La Résistance n'oubliera jamais ses héros ! 1ére partie

(02/12/09)Nous voudrions rendre un hommage par cette contribution citoyenne aux héros de la Résistance Nationale qui ont pu dire non à la barbarie du « régime » MPS dès le début de son règne.
Nous le faisons par devoir de mémoire à notre combat actuel et aussi pour sensibiliser nos concitoyens contre ce système impopulaire et aux abois qui a fait de notre pays le plus corrompu au monde, (le dernier au classement de l’Unesco matière d‘éducation). à cela s’ajoute une perversion confirmée des mentalités des cadres actuels du pays. le courage et la bravoure de ces héros qui ont payés de leurs vies ne doit pas être oublié.
Persuadés que l’amateur politique Deby n’arrivera jamais à gagner la confiance des Tchadiens pour mettre le pays sur le rail, ces hommes n’ont pas hésité à exprimer leur refus catégorique de collaborer avec l’homme de Bamina.

Autoproclamé chef de l’Etat depuis le 1er décembre 1990, sans même avoir de projets de société réels pour le Tchad si ce n’est qu’ instaurer un « régime » de clan à la solde des puissances étrangères avec lesquelles il entretient des relations obscures et douteuses dont les profits ne concernent en rien les intérêts du peuple tchadien, cet homme devient véritablement nuisible pour la coexistence intercommunautaire .
Ces hommes dont l’indépendance d’esprit leur a couté la vie, restent ignorés par leurs camarades qui ne se sont point ressaisis pour bouder le système hors du Tchad. C’est pourquoi notre pays reste toujours entre les mains d’un général à la tête d’un clan mafieux , exagérément ’’ambitieux’’ dont les dégâts se font ressentir dans la sous -région en allumant partout le feu : des conflits ethniques(sédentaires et nomades) , à la corruption généralisée
jusqu’aux parodies des élections.

Rien que pour ces raisons, il est très urgent que Deby soit combattu par tous les moyens pour qu’il rende ce pays à ses enfants qui l’aiment, les hommes intègres, politiquement irréprochables, des hommes auxquels les Tchadiens ont
confiance.

C’est pourquoi aussi, des Tchadiens lucides sont convaincus qu’aujourd’hui le salut du Tchad se trouverait au bout du canon. Un choix imposé par la barbarie d’Idriss Deby. La résistance vaincra un jour.

Il faut arrêter Deby de se donner à cœur joie à des pratiques dangereuses pour la république dont, entre autres, l’anéantissement de l’opposition dite « démocratique », de la société civile, avec la complicité de la '' Franç-afrique ''.

Bref, nous n’oublierons jamais ces héros et martyrs de la cause nationale dont Maitre Josèphe Behidi ,Bisso Mamadou, Mbailao Mianbé, Adoum Açyl, Bichara Degui,Abass koty, Youssouf Togoymï , Mahamat Guetty ,Ibni Oumar Mahmat Saleh …et bien d’autres anonymes. leur combat sera relayé par la jeunesse de la résistance.

A suivre … la biographie(cursus) de l’un des héros .
Djibrine Abakar issa alias Khirachi
&
Brahim Ibni Oumar Mahamat Saleh
À Reims( France).

 

Responsabilité et solidarité dans les institutions publiques tchadiennes : hiatus entre discours et pratiques. Cas de l’Ambassade, Mission permanente du Tchad à Genève.

Par Talha Mahamat Allim
Genève, Suisse.

 

(26/11/09)Malgré ce titre évocateur d’un thème de recherche ou de mémoire, il ne s’agit pas dans le présent article de restituer des résultats d’une recherche scientifique. Il s’agit de quelques observations faites au sein de l’ambassade du Tchad à Genève quenous essayons de mettre en parallèle avec les valeurs de responsabilité et de solidarité. En effet, au dernier sommet mondial sur l’alimentation organisé par la FAO à Rome (Novembre 2009), le Président de la République du Tchad avait appelé, dans un discours intéressant, la communauté internationale à plus de solidarité et de responsabilité pour éradiquer la faim dans le monde.

Nous partons de cet appel, plein de bon sens, pour l’adapter aux réalités tchadiennes. La réalité qui nous intéresse plus spécifiquement ici, c’est le fonctionnement de la représentation diplomatique du Tchad à Genève ; pour deux raisons : d’une part nous y avons exercé, et d’autre part, la position stratégique de Genève à laquelle nous avons fait allusion dans nos articles antérieurs.  A travers quelques exemples concrets, à titre indicatif, nous aimerions illustrer le fait que la  gestion menée par l’ambassadeur est en décalage avec ce discours sur la responsabilité et la solidarité. En plus, elle ne rime pas avec les attentes légitimes de la population tchadienne pour laquelle la représentation existe. Cela n’œuvre pas, par ailleurs, pour la cohésion et l’efficacité de l’équipe en place.

Le cas de Genève est  intéressant à plus d’un titre, au regard de la gestion et du fonctionnement des institutions publiques. Pour tous ceux qui connaissent la Suisse en général, et Genève en particulier, ils ne nous contrediront pas si nous affirmons que la modestie et la simplicité des plus hautes autorités de ce pays et de cette ville, à tous les niveaux, ainsi que leur sens de responsabilité et de solidarité publique pourraient nous servir d’exemple dans la gestion et le fonctionnement de nos institutions publiques, surtout pour un pays en retard de développement comme le Tchad malgré ses richesses naturelles.

Alors, comment  chacun d’entre nous pourrait-il être responsable et solidaire dans ses actions quotidiennes de manière à contribuer, à son niveau, à la réalisation des attentes de la population tchadienne, entre autres, l’objectif national d’autosuffisance alimentaire ? Chacun peut y répondre à sa manière, mais ce dont nous sommes sûr d’une part, c’est que cela ne pourra pas être réalisé sans une conscience permanente de remise en question de soi-même et sans être guidé par la notion de service public et l’esprit d’intérêt général. D’autre part, l’obstacle principal est l’enfermement dans la recherche frénétique du confort personnel et familial sans se préoccuper de l’équilibre constructif entre intérêts privés et intérêt général, avec comme seule motivation les intérêts individuels et égoïstes.

De ce point de vue, le cas de l’Ambassade, Mission permanente du Tchad à Genève est révélateur. Les exemples de manque de sens de la responsabilité et d’absence du sens de la solidarité dans la gestion de cette institution sont légion, mais nous nous limiterons à un seul d’entre eux qui, malgré son caractère "anecdotique", est symbolique et riche d’enseignements quant à la vision de la chose publique de notre Chef de Mission à Genève.

En effet, dans le cadre de la mise en place de son parc automobile,  l’Ambassade, Mission Permanente du Tchad à Genève a reçu du trésor public tchadien une enveloppe consistante pour procéder à l’achat d’un véhicule de fonction du Chef de Mission. Une des caractéristiques du sens de la responsabilité et de la solidarité est la gestion rationnelle des ressources publiques qui nous sont confiées. Cependant, le Chef de Mission à Genève a procédé à l’achat d’un véhicule dont le coût aurait pu contribuer à faciliter la mobilité de son personnel (5 personnes) – dans le cadre de l’exercice de leurs fonctions – en plus d’un moyen de locomotion conforme au rang de Chef de Mission.

Au regard des exigences du contexte dans lequel évolue l’Ambassade, cette facilité de mobilité pour son personnel aurait accru l’efficacité de cette équipe et permis à l’Ambassade de jouer pleinement et mieux le rôle qu’on attend d’elle : elle aurait permis au moins un lobbying (bilatéral et multilatéral) intensif qui aurait aidé à capter des fonds (minimes soient-ils) susceptibles de contribuer à la réalisation de l’objectif national d’autosuffisance alimentaire. Relevons, à titre indicatif simplement, que la plupart d’autorités suisses n’hésitent pas à se déplacer en voitures privées, en transport en commun, en scooter ou à vélo ; leur achat et leur gestion de véhicules de fonction ne se font pas dans le même état d’esprit ("M’as-tu vu ?") que celui de notre Ambassadeur à Genève.

Le bon sens aurait voulu qu’il y ait au moins une consultation de l’équipe en place dans l’optique d’une évaluation de besoins en mobilité et de la prise d’une décision plus rationnelle, au lieu de se référer toujours à un avis familial, alors qu’il s’agit d’une institution publique. Par ailleurs, si nous essayons de mettre de côté cette facilité de mobilité (en comptant sur la débrouillardise du personnel en place), un fonds d’entraide pour le personnel aurait pu être mis en place pour parer aux éventuelles difficultés du séjour de l’équipe à Genève, sans remettre en question l’achat du véhicule de fonction du Chef de Mission, et Dieu seul sait que ce ne sont pas les difficultés qui manquent actuellement (sauf pour le Chef de Mission). Et nous savons tous que ces difficultés vont à l’encontre de l’efficacité des membres du personnel en place, et donc de l’Ambassade, en dépit de leur esprit débrouillard. Ce qui exige beaucoup de sacrifices de leur part, qui ne sont pas récompensés en retour comme le voudrait le bon sens. Le seul à se récompenser, sur le dos de son équipe, c’est le Chef de Mission.

Au cas où la création de ce fonds d’entraide aurait été jugée inopportune, si l’achat du véhicule de fonction du Chef de Mission avait été responsable – rationnel et solidaire, il y aurait eu un excédent qui aurait permis d’améliorer les infrastructures de notre Ambassade à Genève en complément au budget de fonctionnement. Il est incompréhensible et inadmissible, même pour le simple d’esprit, que l’Ambassadeur puisse louer une résidence (sur les fonds publics) de haut de gamme et mieux lotie que la Chancellerie elle-même, alors que cette dernière est une vitrine internationale de notre pays. La seule conclusion qu’on puisse en tirer, c’est que la vitrine personnelle de l’Ambassadeur vaut plus que celle de notre pays !

La gestion rationnelle et le bon fonctionnement de notre Ambassade, tenant compte de ses moyens et de ses missions ainsi que des réalités tchadiennes, aurait été un signe de solidarité avec notre population qui est confrontée à diverses difficultés qui ne trouvent pas encore de solutions durables.

Par ailleurs, au-delà de capter des fonds susceptibles de contribuer à la réalisation de l’autosuffisance alimentaire, un minimum de sens de responsabilité et de solidarité dans la gestion de cette ambassade aurait permis de canaliser vers le Tchad des ressources scientifiques, techniques, matérielles et financières suisses et internationales au profit de divers domaines vitaux dans lesquels nos compatriotes rencontrent plus de difficultés, en l’occurrence la santé publique, l’énergie, les infrastructures routières et de transport, l’éducation et la formation professionnelle, le logement, l’environnement, etc. Cela ne peut être réalisé si on n’a que son propre ventre comme GPS. Comme l’a souligné notre compatriote le Dr Djimet Adoum , ceux qui ne font que brouter tous azimuts là où ils sont attachés ne font que contribuer au délabrement de notre pays, et donc à celui de nos institutions et des conditions de vie de nos concitoyens.
 
Nous nous réjouissons du récent recrutement d’un deuxième chauffeur de l’Ambassade ; nous pensons que cela allègera les charges qui pesaient sur l’unique chauffeur qui était en place et fluidifiera les déplacements du personnel dans le cadre de l’accomplissement de leurs missions. Nous voyons aussi en cela un des effets attendus de nos articles, en plus de la prise de fonction de la secrétaire consécutive à nos publications. Nous profitons ainsi de cette occasion pour encourager ceux qui publient déjà des contributions visant l’amélioration de nos institutions, et ceux qui s’apprêtent à le faire. Les personnes disparaissent, mais leurs écrits restent et finissent par produire leurs effets ; il suffit qu’ils rencontrent une oreille qui accepte d’écouter, sans peurs ni préjugés !

Nous espérons que ce recrutement, qui est un premier pas (certes timide), ouvrira des voies aux questionnements et solutions des divers dysfonctionnements de notre Ambassade qui l’empêchent de tirer le meilleur parti des opportunités qu’offre la coopération bilatérale et multilatérale en Suisse en général, et à Genève en particulier.  

Au terme de cet article, nous aimerions réitérer notre position et l’état d’esprit dans lequel nous écrivons nos articles. Ils ne sont pas faits dans un but subversif, mais constructif. En plus de nos services à la fonction publique, les idées exprimées dans nos articles représentent une contribution supplémentaire à l’édification et au progrès de notre pays. Ne tardons pas trop longtemps à prendre, certes avec discernement, le train de la modernité institutionnelle, politique, économique, socioculturelle, etc. C’est dans cette optique que, au-delà de l’exemple symbolique et anecdotique donné plus haut, nous reviendrons ultérieurement plus en profondeur sur d’autres exemples touchant entre autres aux questions consulaires, commerciales et de la fonction de représentation.

Nous sommes persuadé que l’intérêt général – dont l’une des voies est l’esprit de responsabilité et de solidarité, peut constituer un fondement unificateur de notre Nation et donner plus de sens à notre vie ; comme l’a dit Albert Pines, "Ce que nous faisons pour nous-même disparaît avec nous. Ce que nous faisons pour les autres et pour le monde est immortel et demeure." A méditer !

Bonne Aid El Adha à tous et à toutes. Assimah.

 

Talha Mahamat Allim.

 

 

 

Lettre a' Mr. le ministre de l'éducation nationale IX.

(09/11/09) Ce qu'on voit au Tchad s'agissant l'éducation déprime plusieurs personnes. Des amis, qui sont présentement des profs, me disent qu’il n’y a pas eu grand changement au niveau de l'éducation. Si cela' s'avère vrai, c'est grave. En 1995, moi et quelques camarades jouions au scrabble a' la bibliothèque du pays de vanne (adjacente au Lycée d'Abéché). Vous savez, il y'avait en ce temps 3 ou 4 vieux dictionnaires. Les dicos en questions dataient du début des années 1970. I am telling you. Ils étaient défraichis, la reliure tenait par un fil et les cartes géographiques incluses dans ces livres usés mentionnaient des pays et des lieux qui n'existaient même plus. " Pays de vanne ", une vraie bibliothèque d'une école du tiers-monde. Nos petits frères continuent d'utiliser les mêmes genres des dicos. Je me demande pourquoi ces quelques compatriotes détourneurs qui jettent bcp d'argent par terre (sur des apprentis chanteurs soudanais) n'achètent pas des dicos qui coutent 25 000 fcfa pour donner en charité aux vieilles bibliothèques. En pensant a' ca, c'est facile a' comprendre. L'éducation tchadienne est dans la merde ! Il faut qu'on regarde la vérité en face avant que ca ne soit trop tard.
Au Tchad on met souvent la charrue avant les bœufs. On construit de nouveaux hôpitaux alors que les anciens ne sont pas bien entretenus et n'en possèdent pas des médicaments nécessaires. On construit de nouvelles écoles alors que les anciennes n'ont pas assez des profs et nos bibliothèques sont remplis des livres qui datent de l'époque coloniale (A l'image de la bibliothèque Foyers des jeunes a' Abéché). C'est bien beau de grands projets mais quand on vit dans une case ou une maison en banco, on ne s'achète pas une Audi, un Mercedes, Une Bentley voire un Masharati quand même. Au Tchad nos route s'effritent (avec plein des nids de poules), presque 90% de la population en manque l'eau potable et l'électricité, plus de 10% de nos compatriotes mangent qu'une seule fois dans la journée et pire encore on éduque nos enfants (futurs cadres du pays) avec des livres élimés qui datent de l'époque de Ngarta Tombalbaye. On ne s’étonne pas que certains bacheliers tchadiens sont incapables de rédiger un rapport ou une bonne demande. Peut-on régler ces problèmes prioritaires avant de se lancer dans des projets débiles ?
Tenez bien, il y'a un mois, je lisais sur internet que la ville de Ndjamena portait sa candidature pour accueillir le jeu de la Francophonie 2010. Are we kidding or what ? Inviter le Monde de la Francophonie a' venir chez nous a' Ndjamena ? On va mettre ou' tout ce beau Monde. Avec notre seul vieux Stade " Galaxie " comment peut-on accueillir un tel jeu ? come on guys ? Si on veut accueillir le Monde de Sport, le ministre de la Jeunesse et de Sport doit s'attacher la ceinture et l'État doit l'épauler pour construire vite les 5 stades promises il y'a une année. Sinon, ne rêvons pas. Investissons, plutôt, notre argent dans l'éducation de nos enfants qui sont pour la plupart en déroute et perdition totale.
L'éducation tchadienne va mal et pire on vole le peu d'investissement qu'on fait a' cet égard. Depuis les scandales de la corruption a' plusieurs niveaux, bcp des cadres civils du pays ont perdu leur réputation et honneur. Dites les mots " cadres civils " devant n'importe qui au Tchad profond et on réagira comme s'il s'agissait d'un bandit, d'un corrompu, d'un détourneur du bien public... La débandade a connu une accélération ironie et sans précédent avec l'arrestation des cadres civils de haut niveau. Depuis des corrompus ne cessent d'être démasqués, dénoncés a' tour de bras. Les enveloppes a' gauche, les comptes de dépenses a' droite, les ministres et DG qui nourrissent leurs compagnies privées, les voyages a' qui mieux-mieux. C'est la kermesse de desordre totale.
Le " cadre civil " au Tchad a été sali et pour longtemps. Même si, en principe, ils exercent une profession de haute importance, les cadres civils ont maintenant l'allure des bouffons malhonnêtes, des cupides, des voleurs, et ce, a' tous les paliers. Le courant est devenu trop fort, les bons sont emportés par les mauvais. Rappelons que parmi les corrompus et détourneurs du bien public figurent un ex-premier Ministre, un ministre de l'Éducation (Chic), quelques membres du gouvernement louches et plusieurs agents experts en corruption. Aurais-je besoin d'écrire ma 10ieme lettre s'adressant au département de l'Éducation d’ici quelques jours ? Peut-être que j'ai besoin d'attendre la démission ou la destitution du Ministre Koko pour finaliser mes 10 lettres. Sinon, ca sert a' quoi d'écrire des lettres puisque les corrompus n'ont pas le temps de lire des écritures qui ne les arrangent pas !
Ce n'est pas fini, des qu'un projet tombe dans les mains de nos " cadres civils " (comprenez moi bien, pas tout le monde), les délais s'allongent, les coups se multiplient et le ridicule s'installe. Projet mort-né, enveloppes par dessus magouilles, coup bas, hypocrisie par dessus jalousie, détournement par dessus cupidité, tromperie par dessus fourberie, coups des pieds sous la table, associations notoires et prévisions loufoques font en sorte que l'administration de l'argent du pauvre peuple tchadien est entre les mains aux doigts croches, les détourneurs qui n'ont aucune pitié aux misérables et vulnérables qui travaillent fort pour joindre les 2 bouts. Si le Tchad a été classé il y'a quelques années le pays le plus corrompu du Monde, c'est en grande partie a' cause de ses individus aux mœurs légères. Le pire c'est que ca ne s'arrête plus. On regarde a' droite, il sort un scandale a' gauche. C'est la peste. Qui sait qu'un jour des gens se permettent de détourner de l'argent destiné pour l'éducation de leurs propres enfants, frères et sœurs sans même acheter une boite de craie ou de stylos? Pauvre Tchad.
Fraternellement,
Mahadjir.Fils
Amerique du Nord.

 

ACTION  TCHADIENNE  POUR  L' UNITÉ   ET  LE  SOCIALISME / PARTI RÉVOLUTIONNAIRE  POPULAIRE  ET  ÉCOLOGIQUE  
                                                     ( ACTUS / prpe)
                                                           Courriel : actus-prpe@club-internet.fr   

 (09/10/09)DÉCLARATION  du Dr LEY-NGARDIGAL Djimadoum, SECRÉTAIRE GÉNÉRAL  de  ACTUS/prpe  SUITE  AUX ÉVÈNEMENTS  TRAGIQUES  DE  GUINÉE  CONAKRY.

L’ACTUS/prpe condamne la répression brutale des manifestants guinéens par la junte militaire. Nous  présentons nos condoléances aux familles qui ont perdu leurs proches.
Il y a un an la junte militaire du jeune Capitaine Moussa Dadis Camara prenait le pouvoir sans effusion de sang après 25 ans de dictature implacable du Général Lansana Conté.
Le Peuple frère de Guinée  a manifesté avec ferveur sa joie et son soutien aux nouveaux dirigeants. Le Capitaine a posé quelques actes positifs tels le  démantèlement des réseaux de narcotrafiquants et l’arrestation des auteurs des détournements des deniers publics, ce cancer des régimes dictatoriaux et corrompus d’Afrique qui freinent le développement de l’Afrique.

Le Chef de la junte martela publiquement qu’il ne se présentera pas à la prochaine élection présidentielle. L’espoir d’atan disparaît pour faire place à un scepticisme fondé. En effet, depuis plusieurs semaines le Capitaine Moussa Dadis Camara laisse planer le doute avec en filigrane une dérive dictatoriale. Son comportement laisse présager de jour en jour que sa candidature était un secret de polichinelle. Le Peuple exaspéré et impatient a exprimé son mécontentement pacifiquement dans un stade de la capitale Conakry. Selon les sources émanant de l’opposition, la répression militaire par tirs à balles réelles  aurait coûté la vie à plus de 157 manifestants et plusieurs centaines de blessés, des femmes ont été violées.
L’ACTUS/prpe appuie la formation d’une  Commission d’enquête internationale impartiale pour que les auteurs et les commanditaires de ces actes criminels et crapuleux soient traduits en justice puis sévèrement punis.
Notre Parti, demande au peuple guinéen d’être vigilant et solidaire face aux visées impérialistes. Nous dénonçons par ailleurs les gesticulations de certains pays notamment la France qui rêverait déjà de se saisir de cette tragédie pour pouvoir reprendre sa revanche sur le « non à la France de 1958 » du Président Sékou Touré. Interrogé le dimanche 4 octobre lors du Grand jury RTL-Figaro-LCI, le Ministre français des Affaires Etrangères Bernard Kouchner a déclaré : « Il me semble que maintenant, on ne peut plus travailler avec M. Camara et qu'il faut qu'il y ait une intervention internationale », « Il y a eu un déferlement de violences, même Amin Dada n'avait pas fait ça ». Quelle hypocrisie ! Pourquoi le Chef de la diplomatie française demeure t-il aveugle et aphone lorsque son ami, le dictateur Général Président Déby a assassiné plus de 25000 Tchadiens selon les rapports des Associations des Droits de l’Homme et continue d’exterminer le Peuple depuis 19 ans sous la bienveillance de l’armée française basée au Tchad ? Pour tout observateur africain conscient et averti des  crimes de la Françafrique, ce brusque regain d’activité « humaniste et humanitaire » de l’hexagone en direction de la Guinée cacherait un plan de reconquête de ce pays et cela n’augure rien de bon pour ce peuple frère. L’ACTUS/prpe dénonce par ailleurs les infiltrations habituelles des agents provocateurs  des puissances étrangères dans les manifestations afin de dénaturer et d’usurper l’orientation pacifique des revendications des manifestants afin de pouvoir dominer le pays en imposant leurs Hommes. Les exemples de ces stratégiques d’infiltration avortées lors des manifestations au Venezuela, en Iran, Zimbabwe…sont autant de preuves  qui doivent inciter le Peuple Guinéen à la grande vigilance et à la solidarité nationale et patriotique face à l’ennemi extérieur.
L’envoi des troupes internationales de « protection» en Guinée suggéré par certains ne serait-il pas une opportunité  pour  ces puissances de s’installer en permanence dans ce pays? La puissante armada de l’OTAN en Afghanistan a-t-elle réussi à ramener la paix dans ce pays ?  L’Eufor aujourd’hui la Minurcat ont-ils réussi à imposer la paix et protéger les réfugiés dans l’Est du Tchad ?  Dans un récent rapport  sur le conflit du Darfour paru le 30 septembre dernier, l’ONG, Amnesty International affirma : « les réfugiés du Darfour subissent des viols quotidiens au Tchad ». Dans le cas du Tchad, ces Forces servent plutôt de bouclier  et de parapluie contre les Forces de résistance nationale de l’UFR. Ces dernières ont été stoppées à plusieurs reprises dans leurs foudroyantes opérations militaires pour anéantir le dictateur Déby grâce à aux interventions de l’Armée française.


- Peuple de Guinée et Peuple d’Afrique trouvons en nous les ressources nécessaires pour la résolution de nos conflits.

            - Battons nous pour désigner nos dirigeants, défendre nos intérêts, notre indépendance  contre ceux des impérialistes et leurs valets locaux à l’instar du dictateur Déby qui a été imposé par la Françafrique.

            - Enfin battons-nous pour choisir notre modèle de développement et pour  créer les Etats-Unis d’Afrique indépendants, puissants et prospères.

Le 05 Octobre 2009
Action Tchadienne pour l’Unité et le Socialisme Parti Révolutionnaire Populaire et Écologique (ACTUS / prpe)                                           
Le Secrétaire  Général 

Dr LEY-NGARDIGAL  Djimadoum                       

 

Alerte aux tchadiens et associations de droits de l’homme

 (09/10/09)Le régime de Khartoum continue à arrêter des opposants tchadiens. Mr. Hassan Issa dit wal baah ex directeur de protocole du Général Mahamat Nouri a été arrêté par le service de sécurité soudanais au domicile du Général Mahamat Nouri  à Khartoum il y a deux semaines soit une semaine avant la fin de ramadan.
Mr. Hassan Issa qui occupait également le poste de conseiller auprès du chargé de la défense de l’UFDD, a été conduit vers une destination inconnue et plus personne n'a eu de ses nouvelles. Selon un de ses proches, l'intéressé s'est exprimé ouvertement sur la gestion financière catastrophique  de son mouvement et la tenue du congrés dans l’immédiat pour restructurer l’UFDD.
  Plus de 2000 tchadiens injustement incarcérés dans des prisons soudanaises. Les détenus sont généralement des opposants soupçonnés d’intelligence avec l’ennemi c'est-à-dire le gouvernement tchadien. Il y a trois types de détenus.
 -Premièrement : ceux qui ont été dénoncés par les différents leaders de la rébellion tchadienne auprès de la sécurité soudanaise, pour avoir émis un avis contraire à celui de la direction rebelle.
  -Deuxième : ceux des opposants qui se rétractent à un moment donné, préférant  ne plus soutenir la rébellion.
- Troisième : il y a ceux qu’on estime populaire au sein de la rébellion et qui sont incarcérés sur instruction directe des leaders rebelles. On peut citer à titre d’exemple ceux qui ont eu la chance d’échapper après un séjour en détention, comme :le président des Forces Nouvelles Abidah Mahamat Gourbal l’ex-président du  Scud Yaya Dilo, le général Yaya Batit, le colonel Tourabi,
 le colonel Abdelmounim , Issakha Koty ou encore Mahamat Abbo Silek incarcéré pendant huit mois, ceux qui sont automatiquement liquidés comme les frères Abdelchakour abattus à Eljenina en 2006, pour avoir changé de camp et aussi ceux croupissent toujours dans les prisons celui du jeune  Capitaine  Houle Dj et le dernier Hassan Issa . 
 Malgré le SOS des prisonniers, leur cas n’intéresse ni le gouvernement tchadien encore moins les défenseurs des droits de l’homme.
 Mahamat Faudoul Rozzi
Membre de la résistance Nationale 

 

Lettre à Mr. le ministre de l'éducation nationale (VII).

(20/09/09)D’abord bonne fête a' tous les musulmans de la Planète (presque un milliard et demi des membres ou croyants.) Une autre chose, j'intitule ma lettre VII au lieu de V parce que dans ma lettre précédente je me suis trompé des chiffres. D'ailleurs les chiffres romains ne sont pas comme les chiffres décimaux qui sont plus faciles pour les êtres humains. Je Blague. J'aurais voulu écrire VI mais j'ai écrit IV par une erreur de vitesse. Sinon j'ai déjà adressé la lettre V au ministre de l'éducation depuis l'an 2008 ! J'ai l'intention d'écrire 10 lettres aux différents ministres de l'éducation. Mais ces derniers me découragent par leur silence. Voila' la 7ieme lettre mais ils n'ont jamais daigné répondre ne serait-ce qu'a' une seule de mes lettres. On dirait qu'ils s'en fichent pas mal des réactions des autres tchadiens. A cela' s'ajoute le détournement de 2 milliards de FCFA destinés a' ce grand département. Pauvre Tchad, après des massifs détournements a' la Douane et aux impôts, les cupides reviennent pour voler ce qui est sensé d'aider les pauvres enfants tchadiens pour sortir de l'Ignorance. Les mots nous manquent pour leur montrer notre désespoir et manque de confiance en vers de tels cadres sans scrupule. Mais on se console en se rappelant ces 2 petites expressions: « Toute chose a une fin » et « tout passe, la vie continue ».

Depuis un certain temps, le débat entourant notre système d'éducation a dérapé. Au lieu de parler de la qualité de l'éducation que le Tchad devrait offrir a' ses enfants, nous sommes pris dans des débats idéologiques (sur la corruption, sur les frais de scolarité, la gouvernance, la place du privé dans nos écoles ...). Si on n’essaye pas de sortir de tels débats, tôt ou tard, ca va nuire a' l'accessibilité et a' la qualité de l'éducation au Tchad. D'ailleurs, la qualité de l'éducation au Tchad est déjà médiocre. On ne peut pas en plus tolérer des cadres de ce département pour détourner des milliards qui sont sensés d'apporter un grand changement et sur l'accessibilité et sur la qualité.
Désormais, chaque idée devrait plutôt être analysée au mérite afin d’atteindre certains objectifs que les intellectuels tchadiens devraient se fixer en matière d’éducation. Que nous intellectuels de ce pays devrions comprendre une chose : Il n'y pas de développement sans une bonne éducation de base. Alors l'éducation doit être au centre de notre développement. Un développement qui ne sert pas seulement les intérêts d'une partie de la population (les mieux nantis ou les riches) mais bien ceux de l'ensemble de notre peuple.
Les taux de décrochage sont trop élevés au Tchad, ce qui est une catastrophe sociale et économique. Voila’ des années que nous nous le répétons. Tant que nous n’en ferons pas une véritable priorité nationale, ce problème de décrochage perdurera. En outre, rappelons que l’obtention des diplômes tels que le BAC ou le BEPC posent de sérieux problème dans notre pays. Dans 12.000 candidats au Bac combien d’élèves ont réussi au Bac cette année? Même pas 20%. Laissez moi vous donner une grande nouvelle. Au Québec, plus de 70% des jeunes ont obtenu un diplôme d’études secondaires l’an dernier. Malgré ce grand succès Madame la ministre de l’éducation du Québec Michelle Courchesne mise sur 13 actions pour faire passer ce taux d’obtention des diplômes a’ 80% d’ici 2020. La mise en place de ce plan nécessitera, a’ terme, des investissements de 160 millions de dollars par an (selon la même source). Pourtant au Tchad avec un petit taux de 20% de passage, aucune décision n’a été prise pour améliorer ce médiocre taux de passage.
En aout 1996, de Faya j’ai fait une escale a’ Ndjamena pour passer un mois dans la capitale et aller poursuivre mes études a’ Abéché. Vers le 15 septembre il y’a eu une grève de profs a’ Abéché. Alors j’ai prolongé mon séjour a’ Ndjamena. La’ j’avais un ami qui s’appelle Abdel Madjid Sabre qui était en classe de première au Lycée de la Liberté. J’ai posé a’ mon ami la question de savoir combien étaient ils dans leur classe? Il m’a répondu : « Nous somme presque 90 élèves dans la classe ». J’ai profité pour aller étudier un mois dans sa classe sans même m’inscrire. Je vous assure, jusqu'à mon départ pour Abéché vers le 15 octobre aucun professeur ni élève n’a su que je n’étais pas un élève en règle ( a’ l’exception de mon ami Sabre ). J’ai même passé quelque fois au tableau pour résoudre de petits problèmes de Math. Donc un prof, qui ne sait même pas qui est son élève régulier et qui ne l’est pas, ne peut pas aider ses élèves pour mieux apprendre. Selon une étude, si une classe a plus de 30 élèves, le prof serait dépassé c’est a’ dire il ne peut pas tout contrôler sur ses élèves. Il faut donc des mesures draconiennes, telle la diminution du nombre d’élèves par classe aux lycées soient prises.
Il faudra aussi sortir des sentiers battus et nous attaquer aux limites que nous nous imposons lorsque nous prolongeons le sous-financement de nos institutions et que nous continuons a’ imposer des barrières financières aux étudiants (surtout aux pauvres). Comme nation et comme notre pays est pétrolier, nous avons les moyens de nos ambitions. Il suffit d’avoir assez de confiance en nous pour prendre la voie du développement. Une éducation de qualité et accessible profitera a’ tous les tchadiens.
Dans ma lettre précédente et celle du directeur de publication du site web LibreAfrique nous avons mentionné l’utilité d’une Reforme. Si jamais le ministre Koko accepte de réviser la reforme scolaire (malgré qu’on a bcp entendu parler au cours du dernier mois des fraudeurs de tout acabit dans le monde de la finance et surtout la corruption de 2 milliards dans le département de l’éducation) je propose une dernière chose : Dans quelques écoles arabes du Tchad on enseigne aussi la religion. « L’école est le temple du savoir, de la science et de la connaissance. » disait Mr. Stan. Bcp des intellectuels du 21ieme siècle se posent la question suivante : « Qu’est ce que la religion vient faire la’ dedans? » Si quelqu’un veut enseigner a’ ses enfants que le monde a été créé en six jours, que le peuple de Nouh ou nohé (le 1ier prophète) a été noyé, que Jésus a été enfanté par une vierge, que Dieu a parlé a’ Moise par l’entremise d’un buisson qui brule sans consommer ou que Mohamed est le dernier prophète, c’est son droit le plus absolu mais qu’il le fasse chez lui, hors des heures de l’école et d’apprentissage. N’interprétez pas mal mes phrases. Je suis un musulman pratiquant. Au moment ou’ je vous écris ces lignes, je suis en carême. J’ai aussi eu le temps d’étudier 6 ans le cours coranique. Mais je pense sincèrement que pour enseigner ses enfants la religion, qu’on les envoie aux cours coraniques ou bibliques a’ la maison ou en ville. Pas a’ l’école.
Bref, la mission première de l’école est d’encourager les enfants a’ penser. Or comme dirait le polémiste états-unien Bill Maher, la religion est l’art de ne pas penser. La religion n’enseigne pas l’Esprit critique : Elle enseigne a’ croire sur parole sans jamais douter ni jamais remettre en question. C’est tout le contraire ce que devait prôner l’école. D’une part Bill Maher a raison. Il m’arrive aussi de donner raison au philosophe grec du nom de Protagoras qui disait : « Chaque individu croit ce qui est vrai pour lui, et personne d’autre que lui ne peut critiquer ses croyances ou ses valeurs. » Donc la religion n’a pas sa place a’ l’école qui est le temple de savoir. L’école est la’ pour apprendre aux enfants a’ émettre un JUGEMENT.
Avant que j’oublie, j’aimerais évoquer un grand objectif très essentiel. Cet objectif est de régler le sous-financement des universités tchadiennes. En effet on n’a pas des matériels nécessaires dans le réseau universitaire du pays de toumaii. Pas d’électricité 24/24. En tant que pays pétrolier, l’État doit investir la’ dedans et c’est la société toute entière bénéficie un jour de travail de nos étudiants.
Pour terminer, nous sommes tous conscients que le fardeau de la dette publique a atteint un stade inédit par contre investir dans l’éducation c’est toujours une bonne idée. Il importe donc pour le gouvernement de chercher a’ aller plus loin lorsque l’on parle de l’éducation. Désormais, l’État devrait être en mesure de jeter les bases d’un système d’éducation avec une vision de ce que devra être notre nation dans 50 ans voire 100 ans. Investir dans l’éducation est le meilleur moyen d’améliorer notre qualité de vie et notre démocratie. Tous ceux qui se croient plus importants et mieux tchadiens que certains tchadiens sont a’ mon avis moins éduqués. Sur ce, je vous quitte en vous rappelant ces propos venant de 2 grands intellectuels du 18ieme Siècle qui répondent aux noms de Leopold Sedar Senghor et Thomas Jefferson : « L’indépendance culturelle est le préalable nécessaire aux autres indépendances : politique, économique et sociale. » et « Il est dans l’intérêt de notre pays, et dans le devoir de ses dirigeants, de s’assurer que chaque citoyen reçoive une éducation propres aux conditions et a’ la poursuite de sa vie ». Merci pour votre lecture et bonne journée. Visitez www.enfantdutchad.com.
Votre ami et frère,
Programmeur et webmaster,
Mahadjir.Fils alias Enfant du Tchad
Montréal, Québec, Canada, Amérique du Nord.

 

Ambassade du Tchad à Genève : une mise au point nécessaire.

Par Talha Mahamat Allim
Genève, Suisse

(17/09/09)Par ces quelques lignes, nous voudrions mettre en évidence et porter à la connaissance de nos compatriotes le glissement dangereux qu’opère l’Ambassadeur actuel du Tchad à Genève quand il est mis face à ses responsabilités au regard de ses devoirs et des attentes de la population tchadienne, face aux dysfonctionnements de sa gestion et à ses insuffisances  vis-à-vis des défis actuels du Tchad. C’est aussi l’occasion de rappeler aux hautes autorités du Tchad qu’il est judicieux qu’elles prennent en compte les apports constructifs des tchadiens de tous bords quels que soient les canaux d’informations qu’ils utilisent, sans se laisser charmer par certains manipulateurs et déformateurs des faits ; ce qui compte avant tout ce sont les intérêts et l’avenir du Tchad.
Rappelons d’abord que, suite au constat des dysfonctionnements de la représentation diplomatique du Tchad à Genève, nous avons émis – à l’échelle interne – des critiques objectives et constructives en vue de l’amélioration du fonctionnement de l’ambassade et de sa contribution au développement du Tchad. Face à l’absence de dialogue interne malgré nos multiples efforts, nous avons été amené à rédiger un article intitulé «  Quelles reformes pour une diplomatie de développement au Tchad ? », qui a été transmis au ministère tchadien des relations extérieures et posté sur les différents sites Internet tchadiens gouvernementaux et non-gouvernementaux, tout en respectant le droit de réserve du diplomate.
Cet article a été fait dans l’unique souci de contribuer à redynamiser la diplomatie tchadienne et à susciter un débat tchado-tchadien sur le fonctionnement et l’efficacité de nos représentations diplomatiques, conformément aux priorités du Tchad et à la nécessité de son développement. Au lieu de cela, nous avons été démis de nos fonctions suite à des ruses et manipulations par ceux qui ont interprété cet article comme une éventuelle menace pesant sur leurs carrières, qui ont usé de notre soi-disant connivence avec la rébellion armée pour berner les autorités compétentes dans l’unique but de nous faire taire. Ces renards oublient que nous faisons partie des cadres techniques, dont l’un des rôles est de relever ce qui ne fonctionne pas bien et de proposer des solutions en vue d’une amélioration.
Au lieu de maintenir le débat au niveau des dysfonctionnements et de l’amélioration de nos représentations diplomatiques, l’ambassadeur du Tchad à Genève a transformé cela en une confrontation personnelle, à la fois sur le plan administratif et sur le plan privé. Fidèle à notre éthique, nous choisissons de rester sur le plan des dysfonctionnements pour mettre en exergue le fait que, animé par ce désir de confrontation personnelle, ce représentant diplomatique a piétiné intentionnellement les règles élémentaires de l’administration dans l’unique souci de faire du mal.
A titre indicatif, depuis mi-juin 2009, il  a usé de divers moyens pour nous mettre dans une situation délicate face aux autorités administratives suisses en recherchant l’annulation de nos titres de séjour. Ce qui est étonnant, c’est qu’il a entrepris cela sans nous en informer et avant même l’aboutissement de la procédure administrative d’application du décret présidentiel (N° 594/PR/PM/MRE/2009 du 3 juin 2009) mettant fin à nos fonctions. Il est ainsi sorti du cadre réglementaire de l’administration, ignorant le fait que tant que la procédure est en cours nous restons administrativement rattaché à l’Ambassade du Tchad à Genève. Même les documents administratifs auxquels il a apposé sa signature montrent que les démarches qu’il a entreprises depuis mi-juin auprès des autorités suisses sont administrativement et juridiquement infondées. Par cela, il n’a fait que révéler au pays hôte ses insuffisances dans la maîtrise des procédures administratives, tout en nuisant à l’image du Tchad.
Cela est révélateur d’une certaine incompétence et de l’état d’esprit qu’elle induit. Pour ne pas encourager le renouvellement, le renforcement et la perpétuation de ce genre d’attitudes au sein de nos représentations diplomatiques – qui, en passant, engagent le Tchad et les tchadiens, nous avons entrepris les démarches administratives nécessaires auprès des autorités compétentes pour faire corriger les erreurs qui ont été commises. Si ces erreurs persistent et que cela s’avère nécessaire, d’autres démarches qu’administratives sont envisageables. Nous espérons que les autorités tchadiennes sauront faire face aux ruses et manipulations, et qu’elles feront respecter l’esprit des règles et procédures administratives dont elles sont garant.
Au-delà de la fonction instituée du représentant diplomatique qu’assurent nos ambassadeurs, tout tchadien reste un ambassadeur de son pays dans sa vie quotidienne. Par ses pensées, ses sentiments, ses élans de désir et d’action, il reflète implicitement ou explicitement l’image  de son pays. De ce fait, nous nous devons de participer à l’effort déjà déployé par de nombreux tchadiens pour rehausser l’image du Tchad et contribuer à son développement. C’est dans cet esprit que nos articles sont rédigés et que nous allons les poursuivre.  
Talha Mahamat Allim.

 

Meurtre : le meurtrier Sogour Mourno sera-t-il sacrifié à l’autel de la réconciliation?

            (14/09/09)La tension autour du meurtre de M. Ali Mht Sourgouno monte d’un cran. Paix à son âme, Ali Mht Sourgouno n’est plus. Il est victime d’un assassinat lâche et crapuleux orchestré par un certain Sogour Mourno, un cousin germain du président Deby.

Ce meurtre intervint au lendemain d’une dispute larvée autour d’une propriété foncière.  En effet, tout avait commencé quand Ali - un Zaghawa Kobé de père Naoura et de mère Angou – partit visiter un terrain vierge appartenant à son oncle maternel, feu Hassan Terap. Il surprend le sieur Sogour Mourno entrain d’y construire une villa à l’insu du propriétaire bien sûr. Révolté par la confiscation de la propriété familiale,  la victime potentielle exige l’arrêt immédiat des travaux. Sogour ne l’entend pas de cette oreille. Il persiste dans son acte, qui était apparemment délibéré, en faisant savoir à son interlocuteur, qu’il compte quand même achever les travaux sur la propriété à laquelle il a simplement jeté son dévolu. Une altercation s’ensuit alors entre les deux hommes. Forcé à déguerpir, Sogour promet à son adversaire de lui faire payer son culot très prochainement; une menace que le défunt  n’avait certainement pas pris au sérieux.

En digne protégé du président Deby, l’intouchable tint ainsi son engagement en revenant à la charge quelques jours plus tard. Accompagné de deux autres complices, il retrouve Ali entrain de changer le pneu de son véhicule. Déterminé plus que jamais à laver l’affront, l’homme enragé descend de sa voiture et s’approche furtivement de son adversaire. Il dégaine et lui tire, par derrière et à bout portant, une balle dans la tête. Pire, pour assouvir sa vengeance, il passa avec son auto à travers le corps inerte de sa victime. Ce dernier acte est un message riche d’enseignements : il fait partie du groupe des Tchadiens qu’il ne faudrait surtout pas défier.

Enfin  satisfaits de leur forfait, le meurtrier et ses complices prennent le large. Cependant, le meurtre étant commis publiquement, l’identité des auteurs ne fut qu’un secret de Polichinelle. Alertée, la famille de la victime se mobilise et promet à son tour de se faire justice. D’ores et déjà, elle s’est emparée, en signe de provocation bien entendu, du troupeau de 250 têtes de chameaux appartenant à la famille de Sogour. Informé de la tournure désastreuse des événements, Idriss Deby rentre dare-dare de son puits natal d’Amdjeres et tente de faire la médiation. Il aurait déjà avancé sa première offre : livrer Sogour à la famille de la victime pour fin d’exécution et payer chèrement la « Dia » à la place des deux autres complices. Pour l’instant, la famille de la victime exige qu’on lui livre non seulement l’assassin, mais aussi ses deux complices.
En attendant de savoir si la famille du défunt tiendra elle aussi son engagement, l’on est tout aussi tenté de croire que c’est peut-être le meurtre qu’il ne fallait pas commettre.

Abdel-Rasoul Mht
             N’Djamena, Tchad

Question de la rédaction :
             Où se situe l’autorité de l’État dans cette affaire?

 

Les charlatans ou les voleurs à cravate.

(31/08/09)D'abord Ramadane Kerim a' tous les musulmans. Me voici de retour après 2 mois d'occupation ( en passant 10 ans dans un monde immense et froid j’ai décidé de visiter « Afrique mon Afrique. Afrique de fier. Guerriers dans la savane ancestrale. Afrique que chantent nos grands-mères au bord de leurs fleuves lointains…». Comme vous pouvez le constater on ne peut pas faire un voyage de 20.000 kms bredouille. Donc je travaille 70 heures par semaine. Je suis entrain de jongler entre 4 compagnies : Vinci Park a’ l’aéroport de Montréal le weekend, Petro-Canada, Uhaul et megaproblem. Ce qui m'empêche d'écrire comme d’habitude). Présentement je suis épuisé mais je trouve important de parler sur ce gros nuage qui assombrit le ciel, l'histoire des charlatans a' cravates.

Avez vous entendu parler de grandes scandales telles que celles d'Enron aux USA, Scandale des commandites et de Norbourg au Canada ? Depuis ces scandales inédites on s'intéresse a' ces voleurs en costumes et cravates. Déjà les juges et les populations en général semblaient excuser ce genre de crime puisqu'il n'y avait de violence. Mais les temps ont changé et tant mieux. Voici en dessous quelques exemples:

Conrad Black, qu'on a vu se pavaner dans les corridors du palais de justice de chicago, a déclaré coupable et a reçu une sentence de 6 ans et demi. J'ai déjà parlé sur ce monsieur il y'a quelques mois. Vous pouvez peut-être lire en visitant quelques sites web tchadiens.

Martin Tremblay, qui narguait la GRC (Gendarmerie Royale Canadienne), a été trouvé coupable et condamné a' 4 ans de pénitencier.

Bernard Madoff passera le reste de ses jours en prison aux USA. Il a été condamné a' 150 ans pour des fraudes totalisants 65 milliards de dollars (il semble être plus riche que Bill Gates avec ses 40 milliards).
Vincent Lacroix, qu’on a vu dans le medias plusieurs fois a été également déclaré coupable. Rappelons ce crapule sans scrupule a floué par terre presque 1000 petits investisseurs. Il y’a des vieillards qui devraient retourner travailler toute leurs courtes vies qui restent a’ cause de ce charlatan voleur en habit 3 pièces.
Les acteurs du Scandale des commandites ont été condamné et ont recu des sentences de 1 a’ 3 ans. Malheureusement pour les victimes, tous ces personnages vont payer un peu leur dette a’ la société, mais lorsqu’ils reprendront leur liberté, ils sont et resteront pour la plupart multimillionnaires. «  The world is not fair ». Quand on dit le crime ne paie pas, certainement pas dans leur cas.
Bcp des intellectuels se demandent «  quelle est la différence entre un voleur de Banque, voleur des maisons, voleur des animaux, voleur des voitures, coupeur des routes ou Bandits de grands chemins et un voleur a’ cravate ? » La réponse est flagrante. Les premiers utilisent la force pour commettre leur larcin; le deuxième utilise son génie. Mais quand même a’ la fin il y’a toujours des victimes.
Ces individus aux mœurs légères, crapules et sans scrupules qui ruinent les vies entières des autres ne méritent aucun pitié. Il est grand temps que les tribunaux nationaux comme internationaux reconnaissent l’importance du crime commis et sévissent en conséquence.
Dans la vie, on a toujours 2 choix, et ce, même quand on vient d’un milieu extrêmement démuni : Travailler honnêtement ou s’orienter vers les crimes. Je pense qu’il y’a moyen de se retrousser les manches, d’obtenir des diplômes et de se trouver un travail honorable. Mais il y’en a malheureusement aussi pour qui c’est plus attrayant et lucratif de s’orienter vers le vol, la drogue et les crimes. J’ai opté pour le premier. Je suis venu en Amérique du Nord en 1999. Depuis 10 ans je m’en vais matin et soir a’ l’école et je travaille parallèlement 25 heures par semaine. Ce n’est pas facile un tel sacrifice certes, par contre on sera fier de nous au bout de la ligne. Quand on se donne le meilleur de soi même on a la fierté du travail accompli. Il y’a 3 mois quand j’ai pu finir mes études, j’ai envoyé mes CV a’ 3 grandes compagnies. Comme mon CV est plein d’expériences de travail et des papiers (certificats, attestations, diplômes collégiaux et de surcroit comme je suis impeccablement bilingue) toutes les 3 compagnies m’ont appelé pour une entrevue. Et sans me vanter, toutes les 3 m’ont accepté. Comme j’ai envie de visiter « Afrique mon Afrique » j’ai opté pour le mieux payé. Ce n’est pas dans mon domaine. On fait des traitements de textes. On traduit des textes français en Anglais et des textes Anglais en Français. En outre, on traite des dossiers de crédits, civils et criminels ! Si j’ai un conseil a’ mes petits frères africains qui pensent que l’Occident c’est l’Eldorado, ils se trompent. Ici la belle vie ne se donne pas, elle se mérite. Oubliez la vie facile. Ici pas des faveurs pour un pauvre africain et de surcroit noir. Travaillez dure ou regagnez le bercail avant que ca ne soit trop tard.
Revenons au sujet. Je veux vous écrire sur une autre crosse inédite du siècle. J’ai suivi a’ la TV CNN, Andrew Cuomo, le ministre de la justice de l’Etat de New York, dévoiler des chiffre hallucinants. Citigroup, qui a perdu autour de 28 milliards dans la crise et qui a reçu 45 milliards d’aide du gouvernement, a versé 5 milliards de bonus a’ ses employés. Merrill Lynch, qui a perdu 27.5 milliards, a versé 3.5 milliards de bonus. La grande nouvelle arrive. Goldmans Sachs a versé ( réveillez vous) 20 milliards de bonus ( une moyenne de 700.000 par employé ). Tout ca, bien entendu, pendant que le pays traverse l’une de pires crises de son histoire.
Le gouvernement donne des milliards a’ des entreprises en faillite pour sortir de la noyade mais ces dernières utilisent une partie de cette aide pour féliciter leurs employés et enrichir leurs cadres supérieurs. Cela’ prouve que le monde actuel tourne pour l’Argent.
Une petite parenthèse : Il semble que les emmerdeurs devenus emmerdés sont les banques, les gosseurs de la Finance et les charlatans a’ cravate qui jouent avec l’argent des autres. Les charlatans ont toujours l’air de savoir ce qu’on ne sait pas. Ils se donnent des airs de divins quand ils tombent sur la manne et se défilent derrière l’imprévisibilité quand ils se plantent. Oh! J’ai oublié, la caisse de dépôt ( au Québec) a englouti 38 milliards a’ cause de suppositions, d’impalpabilités, de risques engagés par des innocents qui n’étaient des dresseurs de serpents de plastiques. Bref ils sont démasqués les charlatans a’ cravates. Il est clair qu’ils se sont faits fourrés par leur propre système, mais avec l’argent des pauvres ou des investisseurs.
Quand un de ces illusionnistes se trompe, ce n’est pas grave. Mais quand ils le font en groupe, c’est très grave. 1+1 ca fera 2, même si un charlatan nous fait croire que dans 52 mois, 2+2 feront 40.000. Un seul conseil : On travaille de notre mieux, on essaye d’en mettre de coté et attention ne confions pas cet argent arraché a’ la sueur de notre front a’ un fumiste, un idiot en Mercedes voire un charlatan voleur a’ cravate ou en habit 3 pièces.
Je devrais vous donner une bonne nouvelle avant de donner mon opinion en conclusion. Première fois dans l’histoire du Monde, un simple individu, un pauvre artiste a pu prouver aux yeux du Monde entier que la grosse corporation CINAR l’avait volé et il a réussi a’ la mettre a’ genoux! En effet Mr. Robinson avait intenté sa poursuite il y’a 14 ans. Il réclamait un dédommagement et une condamnation pour la violation de son droit d’auteur. Les intimés reconnus coupables dans cette affaire sont la Firme CINAR et ses fondateurs qui ont plagié l’œuvre de Robinson chez France Animation. Donc la cour supérieure a condamné le groupe a’ verser 5 millions de dollars a’ l’auteur Claude Robinson pour le plagiat de son œuvre Les aventures de Robinson Curiosité.
D’habitude dans la vraie vie les grosse corporations remportent presque toujours la bataille parce qu’elles ont plus d’argent, parce qu’elles peuvent se payer des meilleurs avocats, parce qu’elles ont des amis haut placés…Eh bien croyez le ou non, mais hier, c’est arrivé. Un artiste sans moyen a réussi a’ mettre son tout puissant ennemi par terre et a’ le faire déclarer coupable ! Cette bonne nouvelle a fait fondre en larmes bcp des gens honnêtes et intellectuels. Car ce n’est pas facile d’avoir confiance dans le système de justice. Jour après jour, a’ la Télé, on voit des bandits se la couler douce. Mais hier le pauvre artiste Claude Robinson a enfin sacré une volée a’ l’une de plus grosse maisons de production au Canada ( CINAR ). Claude Robinson a mené une enquête digne de Sherlock Holmes. Toutes nos félicitations.
Pour terminer, quelle méthode faut-il utiliser pour empêcher les charlatans a’ cravates de récidiver? La meilleure méthode c’est de ramener quelques vieilles traditions, comme la Pilori : Une structure de bois monté au milieu de place publique, qui coinçait la tête et les mains du voleur. Pendant une semaine les habitants pouvaient tirer des légumes pourris au visage du charlatan voleur condamné. En pratiquant cette vieille méthodes je pense que le nombre des voleurs a’ cravates pourraient diminuer. Merci pour votre lecture et Bonne journée.
Ps : Le site enfant du tchad est déjà en ligne. Vous pouvez visitez sur www.enfantdutchad.com.
Votre ami et frère
Programmeur et Webmaster
Mahadjir.Fils alias Enfant du Tchad.
Montréal, Québec, Canada, Amérique du Nord.

Goukouni Weddeye : restez vous-même

Le 19 août 2009, les Tchadiens apprennent le retour au Tchad de l’ancien -Président Goukouni Weddeye en compagnie de quelques fidèles. Rien de plus normal car tout Tchadien à le droit de rentrer dans son pays quand il veut, et d’en sortir quand il le souhaite. Cela fait partie des libertés fondamentales d’un peuple.

(21/08/09)Toutefois, le Président Goukouni n’est pas n’importe quel Tchadien. C’est tout de même le seul Président de notre pays désigné par consensus à l’issue des accords de Lagos en 1980, pour ramener la paix dans un pays meurtri par la déferlante haineuse des forces armées du Nord de Hissein Habré.

Cela ne lui enlève pas le droit d’aller et venir dans son pays, de s’y installer définitivement s’il le veut. Mais cela lui impose une responsabilité particulière lorsqu’il est amené à s’exprimer sur la question essentielle de la restauration de la paix dans notre pays

J’ai été et je reste persuadé que Goukouni Weddeye est l’un des hommes idoines autour desquels on peut amorcer un processus de réconciliation inter-tchadienne.

Lors de la rencontre de Libreville et N’djamena en juillet 2007, j’ai beaucoup aimé sa réactivité à l’égard des présidents Bongo et Déby chaque fois que l’un ou l’autre s’écartait des conditions indispensables au consensus inter tchadien et à la réalisation d’une paix juste.

Son voyage actuel semble se situer dans le prolongement de l’initiative de Libreville, avec semble-t-il l’engagement de s’installer au Tchad. Il s’agit là d’une requête constante de la partie gouvernementale Tchadienne. Cette demande maintes fois réitérée ne me parait pas scandaleuse en soi.

Elle traduit simplement le souci du pouvoir de contrôler la manœuvre et les éventuelles démarches à réaliser pour la conciliation.

Compte tenu de sa stature, de ses anciennes prises de position, du rôle qu’il peut jouer, l’ancien -président nous doit des propositions plus justes, plus en adéquation avec la gravité de la situation du pays Il ne doit pas parler de mécontents de l’extérieur et de l’intérieur «qui doivent ouvrir leur cœur à partir de maintenant, la main dans la main, pour construire leur pays plutôt que de faire la guerre».Goukouni Weddeye connaît les problèmes qui se posent au pays, notamment des déchirements qui entravent la recherche d’une paix juste.

Il ne peut ignorer les menaces sérieuses exercées sur le régime en place par les groupes politico- militaires organisés à l’est de notre pays qui auraient pris le pouvoir en l’absence du bouclier Français.

Sait-il aussi, que beaucoup de chefs de ces groupes sont condamnés à mort et qu’ils risquent leur tête s’ils suivaient son adorable conseil ?
A quels Tchadiens de l’intérieur s’adresse-t-il ?- A ceux d’en-haut qui ont tous les privilèges et pour qui Ndjamena est un véritable chantier expérimental ?
- A ceux d’en bas qui croulent sous le poids de la misère et regardent hébétés les fréquents défilés de machines de guerre achetées à prix d’or ?
Ceux là subissent les déguerpissements arbitraires, les conséquences sociales de décisions politiques inappropriées.

La société tchadienne reste violente par la faute des gouvernants, qui porte en eux la guerre comme la nuée dormante porte l’orage..
C’est pourquoi la réalisation d’une paix non exclusive est la revendication principale des populations tchadiennes qui souffrent de la guerre mais n’en vivent pas.
Faites rentrer tous les tchadiens de la diaspora et cela ne suffira pas pour avoir la paix véritable.

Par contre sa réalisation nécessite quelques conditions indispensables :
1 - Négociation et établissement d’un accord sans leurre avec l’opposition militaire. Rôle particulier de la communauté internationale dans l’organisation des pourparlers et la garantie d’application des accords
2 - Prise en compte et satisfaction des revendications de la société civile et des partis politiques
3 - Rétablissement de relations cordiales avec le Soudan et signature d’accords crédibles de non ingérence.


Le Président Goukouni est un des rares hommes susceptibles de faire entendre raison au président Idriss Déby, de lui rappeler quelques idées simples telles que :

1 - Lorsque notre Dieu tout puissant vous donne la grâce de conduire votre pays pendant presque 20 ans, c’est à vous de prendre la main comme au jeu, de proposer des solutions réalistes pour réunir la communauté nationale
2 - Les accords partiels ne mènent à rien ou conduisent à des drames
3 - L’unité nationale, le travail, le progrès, la liberté, l’égalité, sont des valeurs, cardinales et fondatrices de notre République. Et donc de la réconciliation nationale, de la paix. Leur respect l’honore.
4 - S’il est possible, autant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tout le monde.


Voilà ce que le Tchad est en état d’attendre de Goukouni Weddeye. Qu’il reste celui qu’il fût, conscient des véritables défis, avec le courage de dire à Idriss Déby les vérités parfois désagréables, qui sont toutefois le prix de la paix.

Fidel .MOUNGAR
Ancien Premier Ministre

 

DECLARATION DE TIMANE ERDIMI PRESIDENT DE L’UFR A L’OCCASION DE LA FETE DE L’INDEPENDANCE

Le 11 Août, fête de l’indépendance nationale est une journée qui marque la mémoire collective des tchadiens. Elle constitue aussi un tournant dans l’histoire du Tchad, qui acquit son indépendance après une colonisation française qui s’est caractérisée par sa brutalité et le manque de respect des droits élémentaires des tchadiens.
L’indépendance nationale n’a jamais été totale et notre peuple continue à vivre et à subir les séquelles d’une décolonisation tronquée qui n’a jamais consacré l’exercice des libertés et de la démocratie.
L’histoire du Tchad n’a été qu’une succession des régimes despotiques qui ont ravagé, pillé le pays, détruit son administration et maintenu le peuple sous le joug d’une dictature maladroite et inacceptable.
C’est ainsi que les luttes révolutionnaires depuis 1965 et les révoltes populaires qui les ont précédées, se sont intensifiées tout au long de notre histoire pour combattre et renverser la dictature.
Le combat du peuple tchadien pour sa liberté a contraint les dirigeants politiques a desserré la pression et instaurer quelques fois des semblants de démocratie qui très vite ont montré leur limite.
Le pouvoir d’Idriss Deby en est une parfaite illustration  après les espoirs suscités le 1er décembre 1990 d’un véritable changement. Le slogan « ni or, ni argent mais la liberté», s’est vite transformé par un autre « la matraque et l’injustice pour tous ». Les élections organisées à coût des milliards par ce régime corrompu, ne sont en fait que des farces destinées à perpétuer le régime sanguinaire de Deby.
Les richesses nationales sont dilapidées, les vaillants fils du pays sont contraints à l’exil et n’ont d’autre choix que celui des armes pour combattre et à anéantir cette dictature implacable et tous les prédateurs qui ont pris en otage notre grand et beau pays.
La création de l’UFR est une réponse à cette injustice et un espoir pour le changement et l’émergence d’un Tchad nouveau. Un Tchad de paix, d’unité et d’égalité où les libertés élémentaires sont respectées et où chacun peut vivre tranquillement sa vie et les inégalités fortement combattues.
L’ambition de l’UFR est aussi de mettre fin à l’enrichissement illicite  pour les uns et les maigres salaires et le spectre de la pauvreté pour les autres !   Notre jeunesse qui paye un lourd tribut dans cette guerre doit voir désormais des perspectives nouvelles s’offrir à elles.
Fini le temps où les nantis donnent les meilleurs éducations à leurs enfants, tandis que ceux des canuts  subissent de plein fouet les conséquences désastreuses du pillage national et se contentent d’un enseignement au rabais en fréquentant des écoles et des universités délaissés par l’Etat et Tréduit au délabrement.
Les derniers combats d’Am-Dam ont montré la volonté des forces de la résistance de renverser le pouvoir décadent et antinational de Deby et notre peuple doit garder l’espoir de voir ce régime corrompu et sanguinaire prendre fin.
 Nous avons pris l’engagement de nous battre et de sacrifier nos vies pour l’émergence d’une société nouvelle et nous partirons à l’assaut de cette dictature autant de fois qu’il le faudra. Nous ne renoncerons jamais à débarrasser le Tchad de cette bande mafieuse, inconsciente qui ne se pense qu’à s’enrichir, tuer, piller et violer.
L’UFR se prépare pour très bientôt  à attaquer de nouveau le fondement de ce régime et répondre ainsi aux aspirations de l’ensemble du peuple tchadien pour une société enfin libre, démocratique et débarrassée des délinquants et des despotes qui la dirigent.
Puisse ce jour de commémoration nous donner la force de tenir nos engagements et de continuer notre combat salutaire pour le bien de tous.
   Hadjar Marfaine le 11 août 2009
TIMANE ERDIMI
Président de l’UFR

 

Représentations diplomatiques du Tchad : des costumes trop grands pour certains Chefs de mission.

Par Talha Mahamat Allim
Genève, Suisse.

(06/08/09)A la veille de la fête nationale tchadienne et du début du mois saint du ramadan, nous voudrions tout d’abord souhaiter à tous nos concitoyens nos meilleurs vœux de santé et de prospérité ainsi que de paix et de développement pour notre cher pays, le Tchad. Aussi, permettez-nous de présenter notre profonde reconnaissance à tous nos compatriotes, notamment ceux exerçant dans les ambassades du Tchad à l’étranger et le Département des Relations Extérieures à N’Djamena, qui ont bien voulu apporter de nombreuses contributions riches et variées dans le débat constructif sur le fonctionnement de nos représentations diplomatiques afin d’impulser une véritable dynamique de progrès social, économique, culturel, scientifique, spirituel et politique à la hauteur des défis du monde actuel. Ce qui permettrait de rehausser l’image et la place du Tchad non seulement sur la scène régionale et internationale, mais aussi aux yeux des tchadiens et tchadiennes. Cette prise de conscience nous conforte dans notre combat pour une diplomatie du développement, celle qui ne se contente pas uniquement de porter les habits classiques de bienséance et de la mondanité mais qui contribue de manière efficace, cohérente et efficiente au développement réel du pays représenté, en l’occurrence le Tchad. Ce qui nous remplit d’espoir d’un meilleur avenir pour notre pays.

Cela ne peut être réalisé que si on est habité par une profonde conviction de défendre et de promouvoir l’intérêt général, c’est-à-dire d’être utile et efficace pour son pays, pour ses compatriotes, pour tous. C’est ce principe qui a guidé nos différentes analyses depuis quelques mois et qui va continuer à orienter notre combat intellectuel. C’est dans cette optique que nous aimerions préciser ici que ces analyses ne visent pas le représentant diplomatique en tant qu’individu, mais en tant qu’incarnation symbolique et institutionnelle de l’Etat qu’il représente ;  en d’autres termes, la manière dont il assume concrètement cette incarnation et non pas l’individu en tant que tel. L’ambassadeur, ce n’est pas seulement un titre mais surtout une fonction qui engage l’image et la vie de tout un pays, de tout un peuple. Le représentant diplomatique n’est pas seulement un individu mais un pays, un peuple. Ainsi, la personne qui assume cette fonction doit être à mesure de porter ce costume et de jouer ce rôle, sinon elle ne fait que coller aux apparences ; elle n’est pas à sa place ! Cela est d’autant plus exigé pour les personnes qui assument à la fois les fonctions d’Ambassadeur et de Représentant Permanent. Ce qui demande d’être ferme dans leur recrutement et d’éviter des parachutages de circonstances.

C’est cette précision que nous voudrions apporter dans le présent article en réponse à certaines personnes qui prennent les critiques de leurs fonctions de manière personnelle, confondant leurs positions de responsables publics et leurs ego, entachant leur fonction par leur égoïsme, leur égocentrisme et leur égotisme. 

Par ailleurs, certains de nos représentants diplomatiques oublient souvent qu’au-delà de l’œuvre de représentation et d’information, ils doivent protéger, négocier et promouvoir les intérêts du Tchad et des tchadiens. Ils se complaisent dans l’archaïsme et mesurent leur performance par la quantité de correspondances expédiées, surtout au pays-mère. Ils sont le plus souvent sans chaleur humaine, faisant tout pour réduire les contacts chaleureux et bienveillants avec leurs collaborateurs, ignorant que ce sont ces contacts qui construisent et consolident une équipe ; le savoir-faire entouré d’un savoir-être augmentent les chances de la performance de l’équipe. Ils oublient également qu’en dehors des discours et démarches officiels, l’obtention de bons résultats passe aussi par une bonne organisation et  un bon fonctionnement des structures diplomatiques, par des négociations et démarches de couloirs, renforcés par la manière de penser, de s’exprimer et d’agir. Ils préfèrent rester dans l’ombre, cultivant l’anonymat, comme s’il y avait des choses qu’ils aimeraient cacher ; ce qui est plus qu’étonnant à l’heure de nouvelles technologies de l’information et de la communication, d’autant plus que ces technologies ont déjà fait leurs preuves ailleurs en matière de contribution au développement.

Au regard de l’évolution actuelle du monde, un Chef de Mission se doit à lui-même et doit à son pays d’avoir une bonne culture générale, une maîtrise de certaines langues et certains outils technologiques, avec une bonne capacité de communication et une culture de la performance, ainsi qu’une volonté et une certaine capacité d’en faire bon usage et d’obtenir d’excellents résultats au profit de son pays. Ce que peuvent apporter les jeunes générations, mais elles se heurtent le plus souvent aux griffes des "faucons", prêts à défendre becs et ongles leurs postes et habitudes. Certains des anciennes générations peuvent aussi être source d’un apport substantiel, mais ils se heurtent à des manœuvres de découragement et d’autres subterfuges de la part de ceux qui ne veulent pas que les choses changent et qui cherchent à préserver leurs avantages.

Certains de nos Chefs de mission cherchent, par tous les moyens et en chaque circonstance, à maximiser leurs intérêts personnels, privilégiant ce qui peut leur apporter la reconnaissance des autorités hiérarchiques, une promotion, une certaine puissance dans le jeu du pouvoir, des privilèges symboliques et matériels ; le tout sur le dos de leurs collaborateurs qui sont le plus souvent à l’origine des réussites et mérites que s’attribuent ces Chefs. Il serait avantageux, pour la paix sociale, le développement et la prospérité de notre pays, qu’ils se fassent violence et brident leurs appétits matérialistes et leurs désirs frénétiques de reconnaissance et de pouvoir afin de revêtir les valeurs morales, avec un sens d’intérêts collectifs, de l’honneur, de la dignité et du respect pour autrui.

Ces observations ont été nourries par notre expérience dans l’Ambassade, Mission permanente du Tchad à Genève ; elles ont été renforcées par des échos qui nous sont parvenus d’ici et là. Ce qui nous étonne, c’est qu’à notre connaissance peu de choses ont changé dans cette Ambassade, Mission permanente ; même les règles élémentaires de l’administration sont piétinées. Si cela relève de l’ignorance, c’est compréhensible mais une formation continue en administration s’avère nécessaire. Par contre, si ça relève d’une simple méchanceté, c’est dommageable pour le responsable et pour la fonction qu’il assume ; le seul remède, c’est de songer à une autre carrière ! En passant, nous voudrions pointer du doigt la bassesse dans laquelle l’Ambassade, Mission permanente du Tchad à Genève est tombée : au moindre rappel, à la moindre mutation, les serrures des locaux abritant l’Ambassade sont démontés et changés sous le prétexte que le personnel rappelé ou muté pourrait revenir pour accéder à Internet, au téléphone, etc. Quelles dépenses inutiles ! Surtout quelle absurdité !

Nous aimerions que nos observations soient une source supplémentaire de motivation pour ceux et celles qui voudraient embrasser la carrière diplomatique ou de fonctionnaire en vue d’un véritable changement au profit de la population tchadienne. Nous nous réjouissons déjà de constater certains changements : à titre indicatif, au lieu de continuer à louer les locaux de ses représentations diplomatiques, l’Etat tchadien a entrepris d’acheter ses propres locaux ; ce qui nous semble judicieux et rationnel. Mais, il nous semble aussi sage d’une part de penser davantage au contenu qu’au contenant, et d’autre part, d’œuvrer réellement pour un véritable dialogue en vue de la réconciliation nationale et la consolidation de la paix au Tchad. Le fait que de nombreux tchadiens et tchadiennes s’intéressent à ce débat laisse entrevoir une lueur d’espoir et d’optimisme.

De manière spécifique, le Ministère tchadien des relations extérieures devrait prendre le flambeau et entretenir la flamme du changement créateur de paix sociale, de développement, de prospérité… La nature du site d’information sur lequel les différentes analyses et observations sont publiées ne devrait pas leur enlever leur pertinence ni être un obstacle à leur approfondissement en vue de l’adoption et l’application de propositions y formulées ; ça reste un débat tchado-tchadien qui n’a d’autre ambition qu’un meilleur avenir pour les tchadiens et une belle image du Tchad à l’étranger. Quel que soit le gouvernement en place, le débat se poursuivra tant que cette ambition ne sera pas réalisée. Alors soyons à la hauteur des costumes que nous imposent les fonctions publiques que nous assumons, et ne perdons pas de vue la raison d’être de ces fonctions dont le soubassement fondamental reste l’intérêt général avant les intérêts personnels ; sinon changeons de métier ! Rappelons que « les hommes passent, mais les institutions restent » ! Les jours, les semaines, les mois, les années qui viennent nous seront témoins.

Talha Mahamat Allim
hatalha@yahoo.fr

Annonce

Initiative citoyenne pour une conférence de paix au  Tchad

 

(27/07/09)Depuis plusieurs années, le Tchad est confronté à des multiples conflits qui restent d’actualité. Ils constituent un véritable obstacle à la sécurité, à la liberté, à la démocratie et au progrès de notre pays, sans oublier les innombrables victimes et destructions liées à ces conflits.

Partant de ce constat et eu égard à l’urgence d’une solution immédiate et durable,  un groupe de ressortissants tchadiens résidant à Genève s’est réuni pour en discuter. De ces discussions, il ressort qu’il est impératif qu’une conférence pour la réconciliation nationale et la paix au Tchad soit organisée à Genève, dans les meilleurs délais, avec la participation de tous les acteurs tchadiens et le soutien de la communauté africaine et internationale. Dans ce sens, une pétition réclamant l’organisation de cette conférence est en préparation et sera mise en ligne dans les prochains jours pour solliciter le soutien de tous les tchadiens et tchadiennes.

Ainsi, au nom de ce groupe, nous vous invitons à nous apporter votre soutien le moment venu, en ajoutant votre nom sur la liste qui accompagnera cette pétition en ligne. Nous vous remercions pour cet acte citoyen que vous allez poser en nous appuyant et espérons un soutien massif de votre part.

Le coordinateur
HAROUN ZORRINO
E-mail: zharoun@hotmail.com
             paixautchad@yahoo.

 

Rébellion tchadienne : ils tombent comme des fruits murs.

(27/07/09)Ils s’effritent. Les seigneurs de guerre tchadiens tombent comme des fruits murs. Mahamat Nour Abdelkerim est mis hors jeu. Eljineidi  travaille aux ordres d’un esclave selon ses termes, ce qui fait déduire certains qu’il est logiquement moins qu’un esclave ?   Hassaballah Soubiane vient de faire allégeance à Deby. Son parcours est connu et ressemble à tous les autres prédécesseurs chefs de guerre : de son tourisme armé au Soudan, il prouve sa capacité de nuisance (hommes et armes) puis la propose en vente à Deby. Quel est l’argument ? Rechercher la paix au nom du peuple tchadien. Voilà Soubiane a fait un tour chez Kadhafi pour faire passer la transaction et rentre pour toucher son magot à Ndjamena.

Hassabbalah Soubiane est un pauvre monsieur qu’on a pas encore fini d’humilier. On lui a collé en face au premier : « Article 1 : Le Respect de la Constitution de la République du Tchad. » Qu’est-ce que ça signifie? Ça veut Soubiane dit « amin » à la constitution qui autorise Idriss Deby à se représenter indéfiniment. Voilà la merde qu’on a fait avaler à Soubiane contre quelques millions de francs CFA. On verra bien si retour à Ndjamena, les crimes de Deby auront mystérieusement disparu le temps de quelques heures. 

 L’UFCD est saigné à blanc avec les multiples ralliements à son defaveur. Le chef Adouma Hassaballah est incapable de contrôler l’hémorragie.  Une lente agonie se pointe à l’horizon et bientôt  la vision pourrait s’assombrir pour basculer complètement dans le noir. Ça commence à murmurer que c’est le moment pour vendre les actions de nuisances armées avant que le cours à la bourse de l’affairisme armé ne s’effondre.  Qui entre Adouma, Nouri, Erdimi,
Koulamallah va suivre d’ici Soubiane ? Je vous laisse deviner. Nous autres,
nous connaissons déjà qui va se dépêcher pour aller lécher les chaussures de
Deby.

L’UFDD du général Mahamat Nouri a accouché tellement  de progénitures de groupes dissidents que cette bande est devenue comme une vieille dame d’où tous les enfants sont sortis du ventre. Elle ne garde que sa coquille, son enveloppe corporelle pour ses derniers jours. En attendant la grâce de Deby.

Timan Erdimi a été celui par qui, de l’histoire de la rébellion armée, la défaite ayant causée le plus de mal est arrivée. Timan est sorti de cette expérience avec une bonne raclée, assez sonné, doutant et se questionnant qu’est-ce qu’il est venu chercher dans ce bordel ? Incapable de justifier la défaite, incapable de mobiliser, incapable de tenir un discours rassembleur, incapable, incapable et incapable. Timan Erdimi est là et c’est tout. Kalass.

Les actuels chefs de guerre tchadiens sont finis. Ils ne recommenceront pas de sitôt l’aventure militaire à l’Est.
Leur âge les interdit. Les moyens des forces gouvernementales les dissuadent.
L’environnement social et la conscientisation font que le business n’est pas
assez lucratif comme il ya 10 ou 15 ans. Le temps a simplement changé et leur a imprimé  ses lois et vérités. Implacable ! Par le silence ou le non-verbal,
les seigneurs de guerre ont avoué et reconnu cette nouvelle réalité terrible et destructrice pour l’affairisme à mains armées.

Quoi dire d’autres ? Est-ce vrai que c’est la dernière génération des seigneurs de guerre tchadiens ? L’affirmation de Joe Al Kongarena sur le site www.librafrique.com annonçant la dernière génération des seigneurs de guerre tchadiens me paraissait tellement gratuite et superficielle il ya plusieurs mois. Aujourd’hui, elle me tombe dessus comme un coup de massue. Ce n’est pas l’analyse de Joe Al qui m’assassine et tue en moi tout engouement et espoir pour la résistance nationale. Ce sont les seigneurs de guerre eux-mêmes qui viennent établir la véracité de cette analyse et lui donne une allure prophétique.  Tous les signes, les démarches et les agissements des chefs de guerre  indiquent aujourd’hui que nous avons bien à faire à une génération de seigneurs de guerre appelée à disparaitre dans un avenir proche.

Les temps sont durs. Ce qui me fait encore trop mal, ce sont ces jeunes qui se sont voués corps et âmes à communiquer, à défendre, à argumenter, à promouvoir, à faire campagne pour la cause de la résistance nationale et qui ne sont même pas remercier, reconnus pour le sacrifice de leur corps et esprit. Les vieux trouvent la force dans les jambes pour courir seuls auprès de Deby et manger. Ah! Les temps sont durs.

Brahimy Mahamat Abdelkerim

 

Lettre à Mr. le ministre de l'Éducation nationale (IV)

(23/07/09) Le sujet de l’Éducation est déjà couvert par une pléthore des compatriotes intellectuels dont le grand frère Enoch Djondang dans le passé et Mr. AlKongarena récemment et que je n’ai rien de pertinent a’ ajouter a’ tout ce qui a été écrit. Mais au moins je vais me défouler. Apparemment notre pays le Tchad n'a pas eu une reforme scolaire depuis longtemps. Est-ce que la reforme scolaire qui existe déjà respecte bel et bel les petites règles d'apprentissage? Est-ce qu'elle repose sur les mêmes principes que des reformes similaires lancées dans quelques pays occidentaux (France, Belgique, Suisse)? Ou bien est-ce qu'elle ressemble plutôt aux reformes de quelques pays arabes (Arabie Saoudite, Égypte, Soudan)? Quelque soit la réponse à ses 2 questions, il s'avère qu'il y a une grosse différence entre l'éducation tchadienne et celles des pays cités ci-dessus.
Dans ces pays avancés, des qu'on voit que les résultats scolaires piquaient du nez, on arrête immédiatement la machine pour voir qu'est-ce qui ne va pas chez les élèves ou étudiants. La bas au Tchad, les responsables de l'éducation continuent de boire leur GALA jusqu'a' la lie. Pire encore, depuis un certain temps, les élites de notre société ont une grande peur de l'Échec et on dirait qu'ils ont un profond complexe d'infériorité face a' la culture. Donc ils essaient de faire passer au maximum des étudiants même si ces derniers n'ont pas le niveau nécessaire.
A titre d'exemple, en 1998, J'étais candidat au BAC. On était entre 90 et 100 élèves en TD. Durant l'année scolaire, ceux qui ont eu le moyen de passage (10/20) étaient autour de 30 élèves. Je pèse mes mots. Nous avions 10 '' TOM'' dans la classe mais 70% de mes camarades auraient été des ratés d'office ! Autour de 5% de mes camarades n’ont pas eu la fameuse moyenne de 5 (5/20). A Abéché en ce temps toute personne qui trouvait une moyenne de 5 ou moins serait exclue définitivement du Lycée.  Il y'avaient des camarades qui ne sont pas capables de poser une seule bonne question aux professeurs. Je connais des camarades qui n'ont posé aucune question durant toute l'année scolaire. La raison principale c'est qu'ils ne sont pas capables.
A la surprise générale, 90% de nous avons réussi au BAC. Incroyable mais vrai. Par contre dans des pays comme le canada il faut au moins 60% (12/20) pour passer. Pour cette raison quand certains étudiants tchadiens sans niveau trouvent leurs bourses pour aller étudier ailleurs (dans de grandes institutions), la plupart d'entre eux occupent la queue de peloton. Conscient de notre bas niveau, il m’a fallu prendre des cours de rattrapages surtout en Maths et base en informatique avant de poursuivre les études supérieures. Ces cours de rattrapage m’ont pris 18 mois mais je ne regrette absolument pas.
Le ministre devrait corriger les aspects les plus superficiels de la reforme « Tchadienne », comme l’allure des bulletins de notes. Bref il faut lancer une autre reforme et vite même si cela’ exige bcp d’argent. Il semble que tous les différents ministres qui ont passé a’ la tête de cette importante institution tournent cependant autour du pot pour ne pas dire ce qui crève les yeux : Qu’il s’agit d’un naufrage total dont nous allons tous payer le pris pour longtemps. Chaque ministre ne veut pas porter l’odieux d’admettre que c’est pendant qu’il était aux commandes que s’est enclenché ce dérapage colossale. Personne ne veut se faire dire qu’il a trop dormi en son temps, alors que s’accumulent les preuves de cet immense gâchis. Personne ne veut être le premier a’ admettre s’être trompé (pour peut-être ne pas en payer le prix politique ou pour ne pas donner des minutions a’ son successeur.) Alors on se renvoie la balle. Et les étudiants pendant ce temps? Un bachelier est incapable de faire son propre CV. Un breveté n’est pas capable de faire une demande ou des rapports. Un diplômé de CEPE ou un élève de CM2 est incapable d’écrire une petite lettre a’ ses amis. Il ne reste plus qu’a’ pleurer. Encore et encore.
Une petite parenthèse : Le Dr. Ali Abdramane Haggar a bien su le dire : « construire des infrastructures d’accord, mais des hommes avant… ». Au lieu de construire a’ coup des millions des écoles ici et la’, d’abord il faut former de bons profs et leur donner des matériels nécessaires. C’est inimaginable qu’un prof de Math du second cycle enseigne avec un seul vieux livre des années 1980 alors que nous sommes en 2000 ! Les exemples de ce genre sont plus que nombreux. Vous débloquez des millions de Fcfa, mais au lieu d’utiliser ces millions pour régler de vrais problèmes sur le Terrain, vous les utilisez pour flatter la structure dans le sens du poil. Vous faites plaisir aux bureaucrates, aux syndicats, aux fonctionnaires, aux poisseux de crayons…Il nous arrive de penser que le Tchad au grand complet souffre de cette étrange maladie. C’est toujours la structure en premier et le citoyen ensuite…
En général le Tchad est comme une grande pyramide de plusieurs étages. Le gouvernement est tout en haut (au sommet), et les citoyens tout en bas (au pieds du Mur). Régulièrement le gouvernement lance des billets de fcfa ou des petro-cfa par ses grandes fenêtres. Les citoyens sortent alors de leurs maisons et regardent les billets tomber du Ciel. Les billets flottent tout doucement dans l’Air. Ils passent devant l’étage des fonctionnaires, qui se servent. Ils passent devant l’étage des bureaucrates, qui se servent. Ils passent devant l’étage des corporations, qui se servent. Ils passent devant l’étage des syndicats, qui se servent. Ils passent devant l’étage des plantons, Karancarangs, Bogobogos et tous les autres petits voleurs illégitimes, qui se servent. Finalement, après que tout le monde soit servi, il n’y a que quelques petits billets qui tombent dans les poches des citoyens tout en bas dans les rues !!! Donc on veut que les plus nombreux billets tombent dorénavant devant la grande étage de l’Éducation pour pouvoir donner une bonne éducation a’ nos enfants et petits enfants car ils sont l’avenir même de la patrie.
Avant que j’oublie, est-ce que le nouveau ministre est au courant du décrochage scolaire au Tchad? Est-ce qu’il s’est posé la question de savoir pourquoi bcp des élèves et étudiants tchadiens décrochent l’école? Les raisons sont multiples. Je voudrais partager avec vous une petite causerie que j’ai eue avec mon neveu (fils ainé de ma sœur ainée). Mon neveu en classe de 2nd me reprocha l’autre jour de dramatiser : Un pompier a’ l’Asecna, disait il, gagne plus au Tchad que bien des ingénieurs ou des docteurs. Au sens strict, il a raison. Question d’offre et de demande. Et nous avons évidemment besoin des pompiers qualifiés. Mais le simple fait de raisonner de cette manière est révélateur d’une certaine conception des choses. Ses amis qui ont tous lâché l’école vivent mieux que lui, ajouta t’il ! Ce que mon neveu oublie, ce ne sont pas tous ceux qui ont quitté l’école vivent mieux que lui. Bref, on abandonne l’école pour mille et une raison, mais l’appât du gain, l’envie de se payer vite des choses, l’envie d’être riche au plus tôt possible est un des motifs fréquents. Je ne peux pas le prouver mais je suis persuadé qu’il est plus fort qu’au Tchad qu’ailleurs dans le Monde.
Derrière la question scolaire, c’est tout notre rapport a’ la culture qui est en cause au Tchad. Ce n’est surement pas un hasard si les tchadiens fréquentent si peu les musées, si le relâchement généralisé de nos deux langues (officielles) écrites et parlées ne trouble pas grand monde, si enfin l’intellectuel est vu chez nous comme un docker au grand Marché de Mil. ( je m’excuse de l’expression).
Mr. Le ministre, l’Éducation au Tchad va mal. Elle va du mal en pire. Un enfant finit son primaire sans savoir lire et écrire. Il passe au secondaire. Finit son secondaire sans savoir s’exprimer et faire des analyses ou des dissertations. Un bachelier n’est pas capable de faire des rapports. Bref veuillez redonner aux profs, aux écoles, aux commissions scolaires ( s’il en existe) le pouvoir que leur a confisqué la bureaucratie pour rendre les écoles plus souples, efficaces, adaptées et responsables que celles des autres pays pétroliers et avancés !  Une nouvelle reforme scolaire s’impose.
Pour terminer, je me permets de copier et coller quelques belles idées du directeur de publication de LibreAfrique Mr. AlKongarena qui semble mieux raisonner que moi sur certains points. Après tout je voudrais insister sur la nécessité d’une nouvelle reforme. Joe écrit :
«  Les équipements techniques utilisés dans nos écoles, parmi les plus archaïques sur terre, ridiculisent la pertinence des compétences pratiques acquises en cours de formation. Conséquence : En termes de résolution autonome des problèmes, les finissants de notre École en général montrent très vite leurs limites. Il ya un terrible défaut de spécialisations, de compétences pratiques, de méthode efficiente de travail ou tout simplement de crédibilités et du sérieux. Sachant cette triste vérité, les employeurs vont chercher ailleurs des mains-d’œuvre plus qualifiées ou aptes à techniquement se mettre à jour rapidement pour répondre à la concurrence rude et pressante des nouveaux marchés. »
« Les violences verbales voire physiques entrainant les décrochages scolaires : les violences envers les élèves pour obtenir leur sujétion  (humiliations devant les condisciples du genre « tu ne vaux rien !» ou toute autre forme de dénigrement, manque d’écoute et absence d’encouragement )  sont des éléments qui alimentent le décrochage scolaire parce que l’élève se convainc à tord, voire par l’attitude de  l’enseignant lui-même, qu’il n’a pas sa place à l’école. »
Enfin « Nous ne trouvons aujourd’hui que des raisons qui doivent nous pousser à repenser notre système éducatif, le reformer totalement et lui donner de nouvelles justifications et son sens afin qu’il continue sa mission qui est celle d’instruire; de former des jeunes Tchadiens et Tchadiennes capables d’évaluer par exemple les enjeux des débats politiques et des lois qu’ils seront appelés à arbitrer ou voter; de produire des jeunes actifs, indépendants, entreprenants plutôt que passifs et dépendants. » Merci pour votre lecture et bonne journée.
Votre ami et frère
Programmeur et Webmaster
Mahadjir.fils
Amérique du Nord.
NB : Je viens de mettre sur pied un site Web que je baptise Enfant du Tchad. Ce site sera dédié a’ tous les enfants tchadiens (filles comme garçons) sans distinction. Enfant du Tchad sera en ligne éventuellement. Je suis présentement trop pris mais j’essaierai de mon mieux. Thanks one more time.

 

Pourquoi s’en prend–on  à la  résistance armée actuelle ?

(06/07/09)Je n’ai pas une réponse approprié à cette question , mais il me semble qu’actuellement  c’est  une   énigme aux  résistants résolument sincère et cette  question  est interssente et  amusante aussi à vrai dire,  personnellement  je suis partagé s’il y’aurait  une formule intermédiaire.  
Et  cependant j’ai l’ultime  conviction que c’est la seule issue(on ne dit jamais assez)  de sauver le pays de cet otage actuel, même si cela est répétitivement argumenté par la jeunesse  partisane de la résistance qui n’ont  eu aucune tâche politique dans les régimes successifs et surtout propre politiquement parler. Si on peut se  permettre  et croyez moi ,il n’y a pas que ces vieux chacals de la  politique Tchadienne qu’on les voit défilés à la tête de la résistance , et loin de là  pour  que la révolte actuelle perte son substance et fera l’objet des critiques insensés et sans proposition envers cette résistance légitime de la jeunesse Tchadienne, qui fait de la désobéissance civile un cheval de bataille contre ce  mal imposé ..
 Mais ici je parle  de ceux  qui résistants par amour de leur patrie d’apporter un changement radical et en fin le  voir libre. Au fait, c’est à vous de voir mais ce n’est pas par amour de la violence que ces enfants accroupissent avec leurs armes à la main derrière les arbres et les  grottes dans cette contré du Tchad. Car ils ne rêvent que du départ de Deby et que Dieu exauce leur vœux. Pour nous, leur aspiration est légitime et leur  combat est juste parce qu’ ils n’ont pas  d’ autres choix .
Cette  voix d’opposition violente actuelle pour parler terre à terre, on est dans une impasse chers compatriotes. En effet, la brutalité a été imposée aux enfants du Tchad par  cette façon amère de conquête du pouvoir. C’est pour cela  qu’on a besoin de  l’unité des Tchadiens meurtris dans leurs âmes et elle  doit s’imposer pour gagner la confiance du monde qui nous entoure et 
celle des Tchadiens  qui sont encore réticents sur le choix des leurs compatriotes résistants.  cette violence doit s’arrêter mais à condition qu’elle chasse celui qui la imposée contre la volonté de tous .
En fin, j’ai toujours prié pour  que cette guerre sera la dernière entre tous les fils du Tchad  après Deby.
 
C’est plus qu’une évidence, voyons déjà au rabais,  sans trop s’étaler sur les évènements  politiques, Il n’y a  pas eu une opposition démocratiquement  crédible depuis la  dernière modification de la constitution qui a  permis à Deby de  prolonger  son mandate  à  l’infini, c’est ce que j’ai appelé «  la boucle est  bouclée» .D’ailleurs même  celle d’avant avait  juste un semblant de crédibilité mais  pas plus ,puisse qu’ elle n’a jamais eu l’ occasion de caresser  et de  jouir pleinement  des activités réellement  démocratique dont  les Tchadiens ont cru et  espéré dans le discours du 04 décembre 1990. Alors nous voilà en vain les armes à la main.
Dans la même logique ,on constate toujours que l’ensemble des  partis politiques actuels  sont des partis satellites,   l’armée  n’a rien de nationale, une gestion administrative archaïque, des commerçants invétérés, une jeunesse désœuvrée,  des cadres pervers ,  en sommes on ne peut  qu' être déçu de la gestion actuelle du pays c’est pourquoi la révolte du peuple est méritée.
 On a beau cru à quelques choses au début  de l’annonce de la démocratie par notre jeune président à l’époque, mais  épargner moi des détails car le bilan politique de Deby par sa médiocrité  prouve qu’ on assiste  au grand jours  à  la vulgarisation de l’opportunisme, le  clientélisme et une politique « nationale »  exclusive…qui consistent à organiser des parodies
d’élections qui ont fini par agacé les tchadiens.
 
Dix neuf années de règne d’un clan insouciant à l’intérêt commun , on ne dit jamais assez  avec ce résultat  macabre .
Au lieu de jouer leur véritable rôle auxquels elles étaient destinées naturellement, les associations de la  société civile se sont transformées  en guignols à la solde du « régime » avec des organisations des marches, des communiqués des condamnations  monnayé par de l'argent des contribuables tchadiens.
Ceci  justifie t-il l’action de la Résistance comme une agression étrangère ?quelles hypocrisies ! ou quoi dire chers concitoyens éclairé ?
 
Et alors qu'en même temps, les discours de Deby sont sans ambiguïté par leur  rejet du dialogue ,il pense profondément  que le Tchad est  en paix.  le paradoxe ,il l'a  dit lui même par apport à l'alternance pacifique  souvenez vous  de sa fameuse phrase : "je ne suis  pas venu par un billet d’Air  Afrique".. C’est aberrant quand même si on constate  cet
’écart de langage et le balbutiement de cet homme.
 
Et encore, on nous dit qu'on est en démocratie avec une presse quotidiennement intimidée et  bâillonnée ,des fermetures des radios sans raison valable, des  interdictions des manifestations pour des causes  juste( telle que la manif des femmes contre la vie chère), des déguerpissement  des quartiers de la capitale selon l' humeurs du jour des autorités  ,bref notre pays va mal dans cette règne  doré des Itno. 
 
Toutes les indications sont au rouges selon  les rapports des institutions internationales et au vu de la réalité que nos compatriotes  vivent au quotidien, je dirais  on n’a pas besoin de fabriquer des loupe ou d’être spécialiste d'une science quelconque  pour regarder  et  alerter  ce  danger qui  sévit dans notre patrie. On pourrait utiliser tous les moyens notamment  par la volonté politique pour secourir  notre pays qui est aux antipodes chers compatriotes .
Toutefois  l’évincement de ce « régime »  serait   évident dans la mesure où tous les compatriotes arrive à réaliser ce chaos  dans lequel Deby a   entraîné le pays.
  le Tchad est  doigté en  permanent  défaillant et  jamais le meilleur  depuis l’arrivé du MPS et  il est le  dernier  au monde. Selon l’UNESCO , le Tchad occupe le dernier rang dans le système éducatif .
En outre  il  figure  parmi  les sept premiers pays au monde détenteur  de flambeau de la   corruption , des députés «  mandaté »  pour 4 ans  alors qu’ils  sont à leurs 7ème année ,des autorités publique dédaignent  les  décisions de la justice, des hommes considérés comme de vulgaire mercenaires hier,  aujourd’hui sont des hommes d’Etat  au arène du pouvoir . il y’a des multiples exemples de dysfonctionnements  et  des contradictions de ces genres dans les institutions  du pays , bref  le Tchad est  laissé à la guise de Deby et il ne sert à rien de s’attarder dessus car  l’incurie politique de ces hommes au pouvoir  n’est plus à démontrer , quant aux opposants « démocratique »  certains se   sont résignés et bloqués dans leurs rêve , d’autres suivent tranquillement le cri de leurs ventre , ainsi  la galerie est amusée..
Autrement dit notre pays est actuellement à la merci de la girouette  avec ces autorités aux mœurs légers. Alors voilà on est   tous devant ces maux qui minent le pays et on remarque que certains « intello » se trouvent le plaisir de s’attaquer à la révolte
actuelle comme si elle est partisane ou propriété des  certains Tchadiens mais non ! , à notre niveau  on peut dire que  la question  de la résistance est un droit constitutionnel et  elle n’a pas raison d’être poser, puis qu’ on estime être en accord avec  ce droit.
l’ennemi actuel du pays est Deby et  il lui appartient de convaincre le tchadiens à ce  que les armes se taisent à jamais. Arrêtons de caricaturer  l’opposition armée  lors que le mal est connu  et identifié.
 
 Djibrine abakar khirachi

La diplomatie tchadienne : des cliques et leurs bénis oui-oui à l’action réfléchie et efficace.

(03/07/09)Nous avons fait observer dans nos analyses précédentes que l’influence diplomatique du Tchad sur la scène régionale et internationale ainsi que la contribution de sa diplomatie au développement local et national dépendent entre autres :

- de l’efficacité, de la cohérence et de l’efficience de la politique intérieure et extérieure du Tchad ainsi que de son financement adéquat;
              - de la volonté de nos décideurs politiques et de leur capacité à placer les personnes qualifiées et compétentes à la place qu’il faut pour mener à bien cette politique ;
              - de l’implication effective et soutenue de chacun(e) de nos compatriotes en général, et nos cadres diplomatiques et techniques en particulier, dans la définition et la mise en œuvre de la politique intérieure et extérieure du Tchad ;
              - de la vitesse de réaction et d’adaptation de chacun(e) de nos concitoyens, plus particulièrement de nos décideurs à tous les niveaux, face à l’évolution de l’environnement international et aux multiples défis qu’elle suscite pour le Tchad.

C’est sur cette base que nous nous efforçons de participer au mouvement de réflexion déjà entrepris par certains de nos concitoyens sur la diplomatie tchadienne et aux efforts de certains de nos dirigeants, en vue de la rénovation de notre diplomatie et de sa contribution au développement durable du Tchad. Nous ne prétendons pas être le spécialiste de la diplomatie tchadienne, mais nous sommes profondément convaincu que nous pouvons apporter notre contribution – modeste soit-elle – aux efforts individuels et collectifs de nos cadres techniques et diplomatiques.

Nos réflexions partent du fonctionnement de la représentation diplomatique du Tchad à Genève, en raison de la position stratégique de Genève sur la scène internationale et du fait que nous avons non seulement participé aux efforts de la mise en place et de l’ouverture de cette représentation, mais aussi nous y avons exercé pendant deux ans.

De ce point de vue, il est contre-productif que certains esprits malintentionnés usent de tous les subterfuges pour saper les efforts constructifs de nos concitoyens et de ternir leur image par des propos calomnieux et mensongers dans l’unique souci de plaire à tout prix aux hautes autorités tchadiennes et de conserver, par conséquent, leurs places et les privilèges y afférents. Ce n’est pas rendre service à ses concitoyens ni à son gouvernement ni à son pays, encore moins à son chef. Ainsi, certaines autorités – jusqu’au plus haut niveau – sont induites en erreur et prennent certaines décisions hâtives et inadaptées, du simple fait qu’elles ne prennent pas le temps de procéder à des vérifications des faits et propos qui leur sont rapportés. Cela est renforcé par l’attitude de certains de nos dirigeants et de nos représentants diplomatiques qui, au lieu de s’occuper des questions pertinentes et des problèmes vitaux du Tchad, passent plus de temps à faire de « la chasse aux sorcières », cherchant des criminels, des ennemis de l’Etat, des bouc-émissaires… là où il n’ y en a pas. Ils préfèrent collaborer avec des bénis oui-oui, manipulables à leur guise. C’est ainsi que, après notre limogeage sous prétexte de notre prétendue appartenance à un mouvement politico-militaire rebelle, de notre origine régionale et de nos liens ethniques, c’est autour du Premier Secrétaire de l’Ambassade, Mission permanente du Tchad à Genève d’être réaffecté ailleurs alors qu’il n’a même pas fini son installation à Genève et qu’il n’a pas sollicité cette mutation. La principale raison de cette mutation repose sur le fait qu’il n’est pas un béni oui-oui. Et il est surprenant que le Chef de Mission s’étonne de cette mutation et verse des larmes de crocodile alors qu’il est en grande partie responsable : quelle hypocrisie diplomatique ! Il ne serait pas étonnant que demain nous apprenions le rappel ou la réaffectation d’un(e) autre cadre compétent(e) qui se refuse d’être un(e) béni oui-oui.

Rappelons tout simplement, d’une part, que ni les manipulés ni les manipulateurs ne rendent service à leur pays, encore moins à eux-mêmes et aux leurs ; ils sont un danger pour la paix, la stabilité, la cohésion sociale et le développement du Tchad. D’autre part, il se pose la question même de la rationalité de cette mutation. Au-delà de la déstabilisation professionnelle, familiale et sociale, y compris la désorganisation de la scolarité des enfants, ce genre de mutation entraîne des dépenses supplémentaires au moment où la gestion rationnelle des ressources humaines et financières est nécessaire.

Le Tchad a des cadres et agents de grande valeur qui, utilisés rationnellement, peuvent apporter d’importantes valeurs ajoutées à notre pays et renforcer sa crédibilité à l’échelle nationale, régionale et internationale. Il est temps que certaines de nos représentations diplomatiques, plus particulièrement celle de Genève – de par sa position stratégique, les opportunités qu’elle offre et les enjeux dont elle est le théâtre, soient gérées par des cadres et diplomates techniquement et politiquement compétents, ayant le sens des relations et de l’excellence.

Cela est d’autant plus vital que la multiplication des alliances régionales et d’organismes internationaux ainsi que le développement des relations politiques, économiques, culturelles et scientifiques régionales et internationales poussent les diplomates à l’élargissement de leurs domaines de compétence et à évoluer en permanence. Ce qui ne cadre pas avec l’attitude du Chef de la représentation diplomatique tchadienne à Genève, et nous interroge sur les critères de nomination de nos Chefs de Mission au regard des pratiques d’un autre âge incarnées par certains de ces chefs ; leur attitude rappelle les tristes pratiques des agents de l’ancienne police politique (DDS) et met en péril le respect et la promotion des droits de l’homme auxquels ces Chefs attachent trop de discours qui sont par ailleurs creux. Est-ce parce que les hautes autorités de l’Etat disent être sensibles à la question des droits de l’homme que ces chefs s’agitent derrière elle ? Dans l’affirmative (ce qui nous semble être le cas), cela revient aux pratiques que nous ne cessons et ne cesserons de dénoncer.

En notre connaissance, les agents diplomatiques contribuent à la mise en œuvre de la politique extérieure de l’Etat qu’ils représentent, en la relayant à l’étranger. Ils ont une mission de représentation, d’information et de négociation dans les domaines politique, économique, culturel et social, sur les plans bilatéral et multilatéral. Les informations qu’ils transmettent aux autorités de leur Etat participent à la (re)définition de la politique étrangère. Ils contribuent non seulement à la protection des intérêts nationaux mais aussi à celle des intérêts privés des ressortissants nationaux à l’étranger. Ce que ne peut réaliser, pour reprendre notre compatriote Amine Adoum Baba, « le lobby d’analphabètes politicards en déperdition qui n’ont d’autres objectifs que de détruire les cadres de valeur » ; par cette destruction, ils mettent en péril l’avenir du Tchad et de sa population. Dans le même sens, il est déraisonnable que le Chef de Mission du Tchad à Genève préfère recruter du personnel étranger alors que des tchadiens ayant les mêmes compétences voire supérieures sont frappés par un chômage sans précédent. Dans la plupart des Etats, la préférence nationale est de mise de manière formelle ou informelle, en cas de situation critique au niveau de l’emploi ; mais notre Chef de Mission exclut les tchadiens ; il va jusqu’à les marginaliser et les stigmatiser par des propos désobligeants. Cette façon de considérer nos concitoyens est indigne de la part d’un représentant de l’Etat, qui se doit en principe d’être au-dessus de la mêlée et de défendre les intérêts de tous. Il en va de même de son attitude consistant à maintenir la représentation du Tchad à Genève dans l’ombre au point qu’il y a des compatriotes (venant du Tchad ou résidant en Suisse) qui ne savent pas que cette représentation existe alors qu’elle est présente sur le territoire helvétique depuis près de 5 ans.

Il est aussi déraisonnable que notre Chef de Mission boycotte des événements importants organisés par l’Union africaine sous prétexte des propos tenus par le Chef de l’Etat à l’égard de cette institution ; un diplomate se doit d’être un pompier qui éteint le feu et non pas un pyromane, d’autant plus que ces propos ont été tenus dans un contexte spécifique. L’avenir du Tchad est lié à celui de l’Afrique, et la participation de tous les Etats africains est nécessaire pour consolider et rendre efficace l’Union africaine, au service du développement de l’Afrique.

Cela étant, il serait judicieux de renforcer l’Ambassade du Tchad à Genève en ressources humaines et matérielles afin que notre pays puisse tirer pleinement profit des nombreuses possibilités qu’offre de manière spécifique Genève et de manière générale la Suisse et ses environs. Dans cette perspective et dans le souci de rationalisation de nos ambassades, il serait utile de désengorger certaines d’entre elles, voire même de redéfinir la cartographie et les missions de nos représentations diplomatiques au regard de la transformation des enjeux géostratégiques, politiques, socioculturels et économiques régionaux et internationaux. Il convient de souligner que tant que la compétence et la performance seront mises aux placards au profit des arrangements et des compromissions, le Tchad aura du mal à se défaire de l’image de « République bananière » ou de « l’Etat-néant » qui lui colle à la peau et à construire un véritable Etat-nation. Ses ressortissants et ses cadres en général, et ses diplomates en particulier seront des éternels frustrés tant que trôneront aux différents échelons des institutions publiques des gens qui ne sont préoccupés que par la protection de leurs postes, de leurs avantages et de leurs cliques, au lieu de réfléchir aux voies et moyens pour faire triompher les priorités du Tchad sur la scène internationale et garantir un meilleur avenir aux tchadiens.

C’est pour contribuer à éviter cela que nous avons entamé une série de réflexions et que nous aimerions solliciter la contribution de nos compatriotes et des lecteurs (analyses, expériences dans une représentation diplomatique ou autre institution étatique….) dans l’optique d’un ouvrage collectif en préparation sur la diplomatie tchadienne.

Talha Mahamt Allim
Genève, Suisse.

 

Ambassade du Tchad à Genève (Suisse) : les dessous d’une diplomatie malade.

(11/06/09)Genève est une ville où se cristallisent les débats internationaux les plus importants, un des carrefours essentiels des relations entre Etats ainsi qu’entre Etats et institutions internationales. Ce qui fait de l’Ambassade, Mission permanente du Tchad à Genève une excellente rampe de lancement pour l’ouverture à la modernité et le développement  du Tchad, en lui offrant de multiples opportunités de participer dans l’orientation des relations internationales et de tirer profit de nombreuses possibilités qui s’offrent à lui.
Mais, en restant attentiste, M. Bamanga Abbas Malloum – l’Ambassadeur du Tchad à Genève – va finir par ramener le Tchad à l’époque pré-indépendance, où en matière diplomatique, c’étaient essentiellement les pays colonisateurs qui parlaient et agissaient pour les pays africains. Si cela devient le cas, ce sont les autres pays qui parleront pour le Tchad, et ils ne peuvent le faire qu’en fonction de leurs propres intérêts. Dans ces conditions, le Tchad ne peut que constituer le prolongement des intérêts des autres pays sans aucun impact positif tangible et durable sur son propre développement et le progrès des tchadiens. La politique du refus affichée par ce personnage, en dépit de la pertinence et de l’urgence des questions soulevées par les membres du personnel de l’Ambassade qu’il dirige, empêche le Tchad de prendre pleinement le train de la modernité, il reste sur le quai ; non pas parce qu’il n’en a pas les moyens mais à cause de l’esprit réfractaire de certains de ces représentants qui se complaisent dans la reproduction de l’identique avec l’unique souci de préserver leurs arrangements et compromissions.
Déterminé à refuser de cautionner cela, nous poursuivons et poursuivrons notre démarche consistant à remettre en question le fonctionnement de la représentation diplomatique tchadienne à Genève, dans l’espoir que les plus hautes autorités du Tchad prendront leur responsabilité en vue de faire de cette représentation diplomatique un véritable poste avancé du développement du Tchad, une structure efficace et efficiente de la diplomatie de développement. Ce n’est pas la paresse, l’inaction ou le refus du changement, encore moins le simple travail bureaucratique de rédaction-transmission des courriers, qui nous mènera au progrès.
C’est dans cet esprit que nous aimerions apporter certaines précisions sur les irrégularités, défaillances et anomalies du fonctionnement de la représentation diplomatique tchadienne à Genève, liées à la façon de diriger  de l’Ambassadeur Bamanga Abbas Malloum ; des pratiques qui peuvent se retrouver sous une forme ou une autre dans certaines des représentations diplomatiques tchadiennes à l’étranger (surfacturation, emplois fictifs, détournement camouflé, etc.).
Le budget annuel de fonctionnement de l’Ambassade du Tchad à Genève est estimé autour de deux cents millions de Francs CFA. Ce budget dépasse largement les dépenses effectives de fonctionnement de l’Ambassade en l’état actuel, mais on ne sait pas où vont les excédents. A titre indicatif, les frais relatifs à la logistique (eau, électricité, téléphone-fax-internet, fournitures de bureau, mobilité…) ne dépasse pas le 1/5 de ce budget ; le loyer de la chancellerie étant pris en charge par la Suisse, qui subventionne l’hébergement des bureaux des représentations diplomatiques des pays les moins avancés, à hauteur de trois mille francs suisse pour l’Ambassade, Mission permanente du Tchad à Genève, soit un million deux cents mille francs CFA.
Par ailleurs, le taux de change présenté par l’Ambassadeur actuel aux autorités tchadiennes compétentes est de 450 F CFA pour 1 franc suisse, alors que le taux standard est de 400 F CFA pour 1 franc suisse ; soit un excédent injustifié de 50 F CFA pour chaque franc suisse dépensé par l’Etat tchadien pour le compte de sa représentation diplomatique à Genève. Où va cet argent ?
En outre, à l’occasion de la célébration de la fête du 1er décembre (fête de la liberté et de la démocratie au Tchad), une enveloppe de vingt-cinq millions de francs CFA a été envoyée en début de cette année par l’Etat tchadien à l’Ambassadeur actuel pour organiser cette fête en l’honneur des ressortissants tchadiens résidant en Suisse. Vérifications faites, les dépenses occasionnées par cette fête se sont élevées à huit millions quatre cents mille de francs CFA. Etant donné que c’est lui seul qui a pris en charge, de manière exclusive, l’organisation de cette fête, on est en droit de se demander où sont passés les millions de francs CFA excédentaires.
Il convient de relever aussi que l’épouse de l’Ambassadeur actuel a travaillé pour l’Ambassade pendant plus de trois ans alors que les textes l’interdisent ; c’est pour cette raison qu’il est prévu une allocation mensuelle des conjoint (e)s des diplomates s’élevant à cent mille francs CFA, indexée au salaire mensuel. Mais, son épouse a été recrutée sous son nom de jeune fille et n’a pas été déclarée au pays hôte en tant qu’employée de l’Ambassade. Ce qui nous semble être une façon de contourner les limites légales. Elle a même continué à percevoir un salaire pendant près d’un an, alors qu’elle avait arrêté de travailler, jusqu’à ce qu’une nouvelle recrue ait récemment pris ses fonctions.
A côté des frais de scolarité et allocations familiales pris en charge par l’Etat tchadien alors que la scolarisation se passe en dehors de la juridiction couverte par l’Ambassade, ce sont autant de faits concernant l’utilisation des fonds publics qui méritent d’être soulevés dans le sens qu’ils constituent un handicap majeur pour le fonctionnement efficace de l’Ambassade ; la capacité d’action étant liée aux ressources disponibles et à leur gestion rationnelle.
Tout cela s’apparente à un pillage des deniers publics, sinon un détournement camouflé des fonds publics, sur le dos non seulement des contribuables tchadiens mais aussi des tchadiens modestes qui croupissent dans la misère. Ce qui est pillé pourrait servir à améliorer le fonctionnement de l’Ambassade et accroître sa capacité d’action et d’influence au profit du développement socioéconomique, culturel et politique du Tchad. Il peut aussi servir à améliorer les conditions de vie de certaines catégories de tchadiens, comme par exemple les conditions de travail des employés tchadiens de la résidence de l’Ambassadeur, dont deux ont récemment démissionné pour raison de mauvaises conditions de vie et de travail.
Même les outils de travail quotidien sont exclusivement utilisés par l’Ambassadeur. C’est le cas par exemple du fax qui reste enfermé dans son bureau, ignorant le fait qu’une urgence peut se présenter d’un moment à l’autre en son absence. Cet outil de travail devrait en principe rester au Secrétariat ; au besoin, un deuxième fax réservé à l’usage exclusif de l’Ambassadeur pourrait être installé. Même au niveau des courriers adressés à l’Ambassade, Mission permanente du Tchad à Genève, ils le sont sous le nom de l’Ambassadeur alors qu’en principe qu’ils devraient porter le nom de l’institution destinataire, en l’occurrence l’Ambassade, Mission permanente du Tchad à Genève. Ce qui permettrait au Secrétariat de remplir une des fonctions pour lesquelles il existe, au lieu que ce soit l’Ambassadeur lui-même qui s’occupe du courrier avant de le transférer au Secrétariat pour enregistrement et classement. Tout cela pourrait fluidifier le fonctionnement de l’Ambassade.
Tout ce qui précède est révélateur d’une gestion privée, de type familial, d’une institution publique. A l’opposé de ce type de pratiques, avec nos collègues de l’Ambassade du Tchad à Genève, aux qualités humaines et professionnelles louables, nous nous sommes efforcé d’investir nos forces, notre temps et nos talents pour servir le mieux possible ce que nous considérons comme les intérêts du Tchad, malgré une réalité complexe de l’environnement international actuel et les embûches du Chef de Mission, Monsieur Bamanga Abbas Malloum. Nous n’avons jamais cessé d’apporter d’importantes valeurs ajoutées pour, à la fois, concourir aux objectifs de notre pays et servir les intérêts des nos concitoyens, en sacrifiant nos familles et notre propre épanouissement au service du progrès du Tchad, le plus souvent en restant au service de l’Ambassade dès son ouverture jusqu’à 22h voire minuit pour traiter les dossiers qui nous étaient confiés.
Le Tchad ne pourra rayonner pleinement aux niveaux national, régional et international que si chacun(e) de ses fils et filles se met corps et âme – avec talent, loyauté, intégrité, le sens du bien public et de l’innovation – au service des intérêts de notre pays. Certains organes de la diplomatie tchadienne sont malades de leur fonctionnement ; un diagnostic de tous leurs maux s’impose, de même qu’un traitement approprié en particulier pour repenser leur fonctionnement et les débarrasser des tares du passé. C’est dans ce sens et surtout pour cette cause, que nous nous battons avec les moyens intellectuels, modestes soient-ils ! On peut emprisonner ou fragiliser le corps, mais pas l’esprit ! Nous en sommes fier, même si les résultats sont maigres au niveau du fonctionnement de cette représentation diplomatique – fenêtre primordiale sur la scène internationale. Nous nous félicitons du fait que non seulement nos discussions avec certaines autorités tchadiennes de passage à Genève mais aussi nos articles ont pu hâter la prise de fonctions de la nouvelle secrétaire et la nomination d’une conseillère économique qui font leur travail avec compétence et professionnalisme.

Comme le disait notre compatriote Hassan Mayo Abakaka, « le Général Président, plus préoccupé par les dossiers militaires et les finances, n’accorde pas de l’importance à [une] diplomatie qui ne lui donne pas satisfaction ». C’est une attitude qui donne, à certains de nos Ambassadeurs, l’occasion de tirer au maximum des profits personnels de leur fonction, sachant qu’ils n’ont de compte à rendre à personne ; leur Chef étant occupé ailleurs et la Conférence des Ambassadeurs (tribune révélatrice des dysfonctionnements des représentations diplomatiques tchadiennes) étant jetée aux oubliettes depuis un certain nombre d’années. Qu’ils n’oublient surtout pas qu’ils auront des comptes à rendre à l’histoire, à leur descendance (qui portera les marques de leurs manquements) et à Dieu (puisqu’ils se disent croyants) !

Talha Mahamat Allim
Genève, Suisse.

Remerciements :

Nous tenons à exprimer nos sincères remerciements à tous nos compatriotes de l’intérieur comme de l’extérieur du Tchad qui nous ont apporté leur soutien et ont contribué d’une manière ou d’une autre à la diffusion de nos écrits. Qu’ils trouvent ici l’expression de notre profonde gratitude.

 

Ambassade du Tchad à Genève : la Communauté tchadienne en Suisse est profondément indignée par le limogeage arbitraire de Monsieur Talha Mahamat Alim, cadre de valeur et un exemple pour le présent et l’avenir du Tchad.

(09/06/09)Suite au décret présidentiel mettant fin aux fonctions de Monsieur Talha Mahamat Alim à l’Ambassade du Tchad à Genève, toute la communauté tchadienne en Suisse exprime son indignation et apporte son soutien total au compatriote Talha, victime de ses réflexions pertinentes pour le bon fonctionnement de l’Ambassade du Tchad à Genève et de la diplomatie tchadienne en général.

En effet, Monsieur Talha a écrit des articles très intéressant sur les dysfonctionnements de l’ambassade du Tchad à Genève et a émis des propositions concrètes pour la bonne marche de l’ambassade et rehausser ainsi la crédibilité de la diplomatie tchadienne afin de contribuer véritablement au développement national. La communauté tchadienne en Suisse invite tous les tchadiens et les tchadiennes à lire les 3 articles rédigés par M. Talha sur la diplomatie tchadienne et publiés sur les différents sites Internet ainsi que les journaux de la place pour comprendre les véritables motivations de L’ambassadeur Bamanga Abbas Malloum qui a utilisé toutes les subterfuges pour évincer notre compatriote Talha, qui en réalité, est le véritable ambassadeur des tchadiens vivant en Suisse et tous ceux qui sont en séjour dans ce pays.

Il faut rappeler qu’avant même l’ouverture de l’ambassade du Tchad à Genève en 2005, Monsieur Talha par son patriotisme, ses qualités humaines et professionnelles a fait preuve de responsabilité, de modestie et de dignité dans ses relations avec tous les compatriotes et les ressortissant du pays d’accueil (Suisse) pour mettre en exergue la visibilité du Tchad afin d’attirer les investissements au Tchad pour le développement national. A l’époque, on l’appelait même Excellence M. l’ambassadeur. Et véritablement, il mérite cette appellation au sens noble du terme, si l’Etat tchadien s’emploi à reconnaître la valeur de ses cadres consciencieux et dévoués  au lieu d’encourager la promotion de ceux qui font la honte du Tchad.

La communauté tchadienne en Suisse est témoin de la contribution dense apportée par M. Talha aussi bien à l’installation de l’ambassade qu’au niveau de travail de fond pour le bien être du Tchad. Nous pouvons citer un exemple parmi tant d’autres, il s’agit de la coordination du Groupe africain au niveau des experts à la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED). M. Talha  a assuré avec compétence la coordination du Groupe africain pendant plus d’un an et a obtenu avec les membres du Groupe un grand succès pour l’Afrique lors de la CNUCED 12 à Accra au Ghana. Il a ainsi contribuer à rehausser l’image du Tchad sur la scène internationale.

L’ambassadeur du Tchad à Genève Monsieur Bamanga Abbas Malloum qui a transformé ses insuffisances et la dénonciation de sa gestion familiale de l’Ambassade du Tchad à Genève en un problème politique et politico-militaire étiquetant notre compatriote d’intelligence avec la rébellion de l’Est. M. L’ambassadeur est connu des tchadiens, en particulier ceux de la Suisse dans ce genre d’exercice qui n’honore pas notre pays et ceux qui, lui ont fait confiance pour la défense des intérêts du Tchad et de ses ressortissants. Nous ne pouvons pas fait état ici de toutes les incohérences et les irresponsabilités de l’ambassadeur Bamanga qui, grâce au travail de Talha et de ses collègues techniciens de l’ambassade se met au devant de la scène et se considère comme le bosseur. Nous disons simplement que la crédibilité d’un diplomate au delà de toute considération, c’est d’abord son comportement et ses qualités  humaines et professionnelles. C’est ce qui manque à M. Bamanga. Même s’il faut être un soldat sans pitié lorsqu’il s’agit de faire triompher la cause de son pays comme le font beaucoup de nos cadres techniques et diplomatiques qui ont la conscience nationale,  la stabilité et le développement du Tchad viendra de la contribution de tous les tchadiens et tchadiennes, mais aussi d’un corps des diplomates qui auront été imbibés d’une réelle confiance populaire.

Nous encourageons notre compatriote Talha à poursuivre ses analyses sur la diplomatie tchadienne qui sont bénéfiques pour le Tchad.  Nous pensons que l’Etat  doit encourager les cadres et administrateurs compétents pour mieux faire fonctionner l’appareil étatique au service du Tchad. Nous encourageons par la même occasion les intellectuels tchadiens tels que : M.Talha Mahamat Alim, M. Enoch Djondang, Le Dr Djimet Adoum, M. Ahmed Lyadish, M. Felix Ngoussou , Dr Albissaty, M. Makaila Nguebla, Dr Kaman, M. Hassan Mayo et tant d’autres intellectuels tchadiens de l’intérieur que de la diaspora qui n’ont cessé d’apporter des vraies contributions pour un développement réel du Tchad de continuer par enrichir le débat national dans divers domaines prenant en compte les aspirations profondes des populations tchadiennes.

La communauté tchadienne en Suisse a l’honneur de demander au Président de la République, au Premier Ministre et au Ministre des Relations Extérieures de bien vouloir envoyer une mission à l’ambassade du Tchad à Genève afin de constater le fonctionnement de cette ambassade et tirer les conclusions qui s’imposent.

La communauté tchadienne en Suisse considère que la manière dont M. Talha est limogé ne répond en rien aux règles d’une administration qui se respecte, mais elle répond au humeurs d’un ambassadeur qui n’a jamais exprimé sa bonne volonté de travailler pour ses compatriotes et son pays. Nous admirons le courage de M. Talha et lui réitérons à l’instar de nos compatriotes de l’Afrique, du Tchad, de l’Europe, des Etats Unis et du Canada tout notre soutien et à sa famille. La communauté tchadienne en Suisse reste à sa disposition pour toute sollicitation.

Communauté tchadienne en Suisse

 

Quand le simplisme frise la bêtise et devient dangereux pour le combat pour la Liberté

(09/06/09)Il nous a été donné de lire ces derniers temps des insanités, des propos abjectes, racistes et littéralement antisémites à travers le site Internet tchadvision.com, pour ne pas le nommer. Dans son « éditorial » intitulé « géopolitique : Idriss Deby pion d’Israël contre le Soudan » il accuse l’Etat d’Israël de vouloir -par l’intermédiaire du Président Français Nicolas Sarkozy et de son Ministre des Affaires Etrangères Bernard Kouchner- déstabiliser le soudan et anéantir ce que les proches de l’opposition armée qualifient unanimement de « résistance tchadienne ». Rappelons que tchadvision est l’organe politique de l’UFDD du « Général » Mahamat Nouri que le soudan considère comme un allié privilégié dans sa guerre, par procuration, contre l’actuel régime de N’djamena qui n’a cessé de qualifier l’opposition armée comme une horde islamiste agissant pour l’intérêt des réseaux djihadistes qui cherche désespérément à établir un système de gouvernance inspirée de l’islam orthodoxe. Cette hypothèse est-elle crédible ? Nul ne sait les raisons profondes de mariage entre le soudan et ses alliés tchadiens de l’opposition armée. Apparemment, dans cette alliance le soudan pense pouvoir parer à l’attaque des rebelles du Darfour. Mais passons.        

L’auteur de cet article s’en prend notamment à Monsieur Nicolas SARKOZY et Monsieur Bernard Kouchner et les accuse de soutenir Idriss Deby dans sa guerre annoncée contre le Soudan. L’article indique que Sarkozy et Kouchner cherchent à déstabiliser le Soudan pour le simple fait que ce pays abriterait des palestiniens proches des organisations islamistes en lutte pour la disparition de l’Etat d’Israël. Le texte précise par ailleurs que Sarkozy et Kouchner obéissent à la supposée dessein politique d’Israël : déstabiliser le soudan et mettre ainsi en veilleuse les résistances tchadiennes (dorénavant qu’il n’en plaise à certains esprits étourdis et obscurantistes nous devons revoir notre sémantique et parler de la résistance tchadienne au pluriel). Revenons à ce texte teinté de haine et antisémite signé visiblement pour le compte de l’UFDD de monsieur Mahamat Nouri. Il faut rappeler que ce dernier appartient à une génération des politiques tchadiens issues du Nord qui voulaient entraîner le pays dans un conflit religieux : c’est ce que bien des observateurs de la scène insurrectionnelle tchadienne qualifient de la guerre Sud/Nord. Afin de bénéficier du soutien du soudan voisin, de la Libye et de bien d’autres pays arabe, les insurgés, au lendemain de l’indépendance du Tchad, avaient alors murmuré que la finalité de leurs actions étaient d’installer un régime islamiste dans l’ensemble du pays, verrouillant ainsi toute prise du pouvoir par les chrétiens du sud. Cette stratégie avait été ourdie par les principaux leaders du FROLINAT puis le FANT, organisations au sein desquelles monsieur Mahamat Nouri, bénéficiant de la faveur de son cousin Hissein Habré, avait joué un rôle majeur. En décrétant le djihade contre le sud, cette organisation pensait pouvoir disposer, sans condition, l’allégeance des nordistes. Quand bien même ils avaient été accessoirement soutenu par nombre des personnalités du nord, leur intention avait été promptement comprise et récusée car l’attente des populations étaient alors de voir l’éclosion d’un Etat de droit pour tous, chose qui n’avait aucunement traversé l’esprit de Hissein Habré et encore moins celui de Goukouni et d’Idriss Deby. Les dirigeants nordistes -excepté le Président Lol Mahamat Choua un respectable homme d’Etat- n’ont participé qu’à la destruction de l’Etat tchadien. Fermons cette brève parenthèse.

Nous  apprenons à travers ce texte que Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner sont tous deux des juifs qui agissent pour l’intérêt d’Israël, une lecture entretenue et cultivée par des extrémistes judéophobes. Le Tchad multiconfessionnel et laïc ne peut tolérer une pareille lecture simpliste et raciste. Pour les esprits qui ne s’en rappellent, le Tchad est un pays laïc qui respecte et accepte en son sein toutes les chapelles qui constituent par ailleurs le patrimoine de notre humanité. Dire que Sarkozy et Kouchner s’inspirent du judaïsme pour tyranniser et détruire un peuple est une bêtise. Les tchadiens du Nord tout comme ceux du Sud ne peuvent accréditer une telle bêtise. Vous n’êtes pas sans ignorer que les enjeux visés par la France dans ce pays sont connus même par le tchadien lambda. Ne nous faites pas penser à la thèse du complot contre le Tchad, complot orchestré par les juifs. Cette lecture sans soubassement scientifique, pourra entraîner le pays dans une guerre totale. Chers Messiers, si vous êtes à bout de souffle dans votre guerre pour le fauteuil d’Idriss Deby ne suscitez pas un antagonisme clérical entre les peuples du Tchad martyrisés par vos guerres tribales. Certes, les problèmes du pays trouvent aussi une raison exogène qui ne peut être le complot juif que vous ne cessez de brandir comme une « précieuse découverte ». Si le sort de ce peuple est votre principale préoccupation, vous devez admettre que vos autres concitoyens ont également le droit de présider au destin du Tchad. Accuser, à tort, des personnes de confession juive de vouloir déstabiliser le pays, cela n’est pas une approche digne d’un organe de presse d’une organisation se réclamant des résistances tchadiennes. Cela est non plus le cri d’une âme en quête d’un Etat de droit. Votre écrit n’est pas responsable et jetterait, nous en sommes convaincu, de discrédit sur les combats que mènent les différentes mouvances de l’opposition armée opérant à l’Est du Tchad.

Alifa Moussa

L’Ambassadeur, Représentant Permanent du Tchad à Genève, Monsieur BAMANGA ABBAS MALLOUM : miroir d’un état d’esprit dangereux pour le Tchad.

(04/06/09)Pendant près de vingt ans, nous nous sommes investi dans la promotion de intérêts tchadiens en étant au service de l’Etat au Tchad. Durant notre séjour à Genève, en tant que fonctionnaire poursuivant ses études universitaires et plus particulièrement, depuis près de deux ans que nous sommes employé au sein de la Représentation diplomatique du Tchad à Genève, nous nous sommes efforcé de véhiculer et de vendre une bonne image du Tchad à Genève et d’attirer des investissements étrangers dans notre pays, en nous appuyant sur les préoccupations prioritaires du Tchad.

C’est dans cette optique, et dans le cadre de la recherche permanente du bon fonctionnement de la Représentation diplomatique du Tchad à Genève au service du développement du Tchad et du bien-être de ses ressortissants, que nous avons entrepris les démarches nécessaires pour porter à la connaissance de nos supérieurs hiérarchiques les dysfonctionnements de l’Ambassade du Tchad à Genève qui s’opposent au progrès du Tchad et des tchadiens. Faisant face à une sourde-oreille, nous avons été obligé de le rendre public à travers une série d’articles. Ce qui n’a pas plu à l’autorité dirigeante en place, Monsieur Bamanga Abbas Malloum, qui s’est contenté de nous taxer de connivence avec les rebelles – voire de rebelle, un argument semble-t-il vendeur auprès des hautes autorités actuelles au Tchad, tout en mobilisant ses réseaux pour nous contrecarrer dans nos initiatives novatrices pouvant permettre de tirer profit des opportunités qu’offrent la coopération bilatérale et multilatérale pour le développement de notre  pays. La dite autorité est allé même jusqu’à menacer de rendre notre vie difficile aussi bien en Suisse qu’au Tchad.

Nous sommes ainsi en droit de nous poser la question de savoir si le fait d’être au service de l’Etat et de promouvoir ses intérêts, le fait de rechercher la performance, l’excellence, l’intégrité, des résultats tangibles… dans le fonctionnement d’une institution publique – dont l’Ambassade, Mission Permanente du Tchad à Genève, … c’est être un rebelle. Cela nous semble paradoxal ! Par ailleurs, certaines connaissances de  Monsieur Bamanga Abbas Malloum sont dans la rébellion ; cela ne fait pas de lui un rebelle. Notre conviction est que l’ennemi de la République est celui ou celle qui s’oppose au bon fonctionnement et à l’efficacité d’une institution publique et à l’intérêt général, qui cherche à promouvoir ses propres intérêts et à s’enrichir sur le dos de l’Etat tchadien, qui se plaît dans l’immobilisme ou le statu quo alors que le contexte national, régional et international évolue considérablement et rapidement tout en redéfinissant les enjeux diplomatiques et en posant de nouveaux défis pour le développement des Etats.

C’est pour tenter de mettre fin à l’usage de ce genre de préjugés et de manœuvres nuisibles (pour le Tchad et ses ressortissants) derrière lesquels se cachent les incompétents, les sournois, les sceptiques, les esprits faibles…., que nous nous permettons de poursuivre notre démarche de dénonciation de ce genre de pratiques et de porter à la connaissance de nos concitoyens le contenu de la lettre ouverte, ci-après, adressée au Ministre tchadien des relations extérieures en date du 22 mai 2009. Face à certaines tentatives pour empêcher la transmission de cette lettre à l’autorité concernée par les voies officielles, nous avons été contraint de la lui faire parvenir par courrier électronique ; dans l’espoir que nos observations et recommandations serviraient d’ébauche pour la sensibilisation de certains de nos cadres et la modernisation de certaines de nos institutions publiques au profit du Tchad, par les générations présentes et futures. Comme dirait quelqu’un, les hommes passent mais les institutions demeurent. Animé par cette conviction, nous allons poursuivre notre démarche constructive malgré les intimidations, les menaces, les manœuvres calomnieuses…. Ainsi, de nouveaux articles sur le fonctionnement de l’Ambassade, Mission permanente du Tchad à Genève sont en préparation, dans la perspective de la rédaction d’un livre sur une autre vision de la diplomatie tchadienne.

Talha Mahamat Allim.

Excellence Monsieur le Ministre,

En ma qualité de citoyen tchadien et membre du personnel de l’Ambassade, Mission Permanente du Tchad à Genève, soucieux du bon fonctionnement de la Mission au service du Tchad, j’ai l’honneur de vous transmettre ci-joint une lettre relative à certains dysfonctionnements de notre Mission, afin que si possible, d’éventuelles solutions soient trouvées pour la préservation de l’image de l’Etat et le développement de notre pays. Je me permet de vous l’envoyer, parce que toutes les voies habituelles nous ont été fermées.

Je profite de l’occasion pour préciser que les observations contenues dans la lettre sont les fruits d’échanges et discussions du personnel en place à la Mission Permanente du Tchad à Genève dont je ne suis que le rapporteur.

Vous trouverez également ci-joints, deux articles en rapport avec ses observations et des propositions éventuelles pour l’amélioration de notre diplomatie en général et de la Mission Permanente du Tchad à Genève en particulier.
Je reste à votre disposition pour d’éventuelles précisions.

Veuillez croire Excellence Monsieur le Ministre en l’assurance de notre parfaite collaboration et notre considération distinguée.

Talha Mahamat Allim
Attaché de presse
Ambassade, Mission permanente du Tchad à Genève.
14, Rue Tronchin
1202 Genève
Tél : +41 22 340 59 20
P :     +41 79 765 60 90

 

 

Genève, le 22 mai 2009

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A

L’attention de son Excellence Monsieur
le Ministre des Relations Extérieures

N’Djamena

République du Tchad

 

 
Objet : Dysfonctionnements au sein de l’Ambassade, Mission    Permanente du Tchad à Genève

Excellence Monsieur le Ministre,

Par la présente, nous avons l’honneur de porter à votre connaissance certaines pratiques au sein de l’Ambassade, Mission Permanente du Tchad à Genève, qui ne permettent pas de tirer profit des compétences et des talents des agents en place, qui freinent les efforts actuels du Gouvernement tchadien pour redynamiser la diplomatie tchadienne, tout en annihilant l’esprit d’équipe, d’innovation et d’adaptation de l’Ambassade face à l’urgence de la stabilité dans notre pays et à l’évolution du contexte international actuel.

En effet, l’Etat tchadien et ses cadres déploient continuellement des efforts pour le rayonnement du Tchad sur la scène internationale et sa participation substantielle au processus régionaux et internationaux de prise de décisions, afin de tirer le maximum de profits de la coopération bilatérale et de bénéficier davantage de l’expertise technique et scientifique des institutions internationales.

Nous sommes profondément convaincu que dans cette optique, des résultats tangibles peuvent être rapidement réalisés si on obéit au principe de l’intérêt général et que les intérêts du Tchad sont promus et défendus avec conviction, volonté, intégrité, loyauté et excellence. C’est ce que nous nous efforçons de faire quotidiennement dans le cadre de la mission que nous a assignée l’Etat et des orientations tracées par les plus hautes autorités de l’Etat, qui attendent de leurs cadres une implication soutenue pour contribuer aux efforts du Gouvernement dans ses différents chantiers, dans un esprit d’unité et de solidarité, malgré la situation que traverse aujourd’hui notre pays.
 
Cependant, un véritable problème se pose au sein de notre Mission permanente à Genève : la coordination de l’équipe en place par le Chef de Mission est non seulement incohérente, mais tout simplement défaillante. En tant que citoyen et membre du personnel de cette Mission, c’est pour nous un devoir de le soulever. Nos multiples efforts pour entretenir un travail d’équipe et un fonctionnement efficace de l’Ambassade font face à une gestion personnalisée à tendance privative de l’institution publique par le Chef de Mission. Suite à cette gestion, l’Ambassade a connu depuis la nomination de l’actuel Chef de Mission (en 2005) deux démissions, une mutation, des rappels, une suppression puis un rétablissement d’un poste, etc. selon ses humeurs. A la moindre critique du personnel, le Chef de Mission menace de faire appel à ses réseaux pour un renvoi éventuel de ceux qui osent critiquer (pourtant de façon constructive) sa gestion de la Mission. Aujourd’hui encore nous relevons diverses pratiques qui conduisent aux dysfonctionnements de notre Mission et ne participent pas aux efforts de l’Etat tchadien. Les exemples sont multiples, nous pouvons citer entre autres :

1. le Chef de mission n’encourage pas ceux qui oeuvrent à la promotion de l’investissement au Tchad, avec des projets crédibles.  A titre indicatif, en marge du 5 ème « Forum économique sur l’Afrique » (Genève du 3 au 5 juin 2009),  une journée « Investir au Tchad » était prévue. Le Chef de mission n’a pas voulu recevoir les organisateurs de cette journée, en les qualifiant de « peu sérieux » au lieu de les écouter d’abord et de se renseigner avant de les juger. Le Tchad perd ainsi non seulement une véritable occasion pour promouvoir les investissements étrangers dans notre pays, mais aussi une occasion ratée pour nos opérateurs économiques qui fournissent des efforts pour renforcer les liens de coopération économique et commerciale avec leurs collègues européens. Notre mission, c’est aussi de soutenir de telles initiatives allant dans le sens du développement national prôné par le Chef de l’Etat et le Gouvernement.

2. les réunions internes qui peuvent permettre de (ré) orienter nos stratégies pour s’adapter à l’évolution du contexte diplomatique et mener à bien la politique étrangère tchadienne, de redynamiser l’action diplomatique, d’entretenir l’élan du personnel et le dialogue interne, d’améliorer le fonctionnement de l’Ambassade…. sont quasi-inexistantes.

3. la concentration des pouvoirs et des ressources matérielles de l’Ambassade par le Chef de mission, ce qui handicape le bon fonctionnement de la Mission.

4. sur le plan financier, c’est le Chef de Mission qui est l’ordonnateur et en même temps comptable alors que le bon sens voudrait qu’en l’absence d’un payeur, un autre membre du personnel diplomatique (en l’occurrence le Conseiller économique ou le Premier Secrétaire) se charge des opérations comptables pour éviter des conséquences fâcheuses sur le fonctionnement de la Mission si les deux activités (ordonnancier et comptable) sont menées par la même personne.

5. mauvaise gestion, voire une gestion « privée », des fonds de la Mission par le Chef de Mission, notamment des fonds destinés récemment à des festivités nationales organisées par l’Ambassade à l’attention de nos compatriotes résidant en Suisse.

6. en ce qui concerne le parc automobile, l’Ambassade dispose de trois (3) véhicules de service. Mais, d’une part, ces véhicules qui devaient en principe être utilisés dans le cadre des activités diplomatiques servent davantage à des activités de type familial du Chef de Mission. D’autre part, le Chef de Mission monopolise ces véhicules de sorte que le reste du personnel est obligé d’utiliser les transports en commun ou d’autres moyens privés pour s’acquitter de leurs tâches diplomatiques extérieures aux locaux de l’Ambassade, alors que l’urgence et la nécessité exigent un déplacement rapide, notamment par au moins les deux autres voitures.

7. le secrétariat était, jusque récemment, assuré par l’épouse du Chef de Mission alors que les textes réglementaires l’interdisent. Après constat de cette situation, le Ministère des Relations Extérieures a pris un arrêté nommant une autre secrétaire se trouvant aux USA en remplacement de l’épouse du Chef de Mission. Mais, cette nouvelle recrue n’a pu prendre ses fonctions qu’après plus d’une année depuis sa nomination, suite aux blocages du Chef de Mission qui ne voulait pas que son épouse perd les privilèges que lui procurait ce poste de secrétariat. C’est grâce aux pressions du personnel de l’Ambassade et de notre récent article (« Quelles réformes pour une diplomatie de développement au Tchad ») que la nouvelle recrue a pu rejoindre son poste et a commencé son travail ce 13 mai 2009.

8. malgré la nomination de cette nouvelle secrétaire, le Chef de Mission s’était autorisé le recrutement d’un agent de saisie (dont la rémunération dépasse les barèmes des diplomates tchadiens) ; ce qui fait que l’Ambassade a deux personnes pour les mêmes tâches de secrétariat alors qu’elle a besoin d’une gestion rationnelle des ressources humaines et financières, et que certains postes manquent de personnel, notamment l’entretien des locaux et un deuxième chauffeur de l’Ambassade, etc.

9. le refus, par le Chef de Mission, d’entrer en matière sur les frais de transfert salarial, les primes d’assurance-maladie et les remboursements de frais médicaux prévus par les textes réglementaires met le personnel de l’Ambassade dans des situations qui rendent pénible l’accomplissement de ses missions. Certains membres du personnel ont reçu les visites des Huissiers suisses dans l’optique de saisir leurs biens du fait du non- paiement des primes d’assurance-maladie et des frais médicaux. Ce qui ternit l’image et la crédibilité du Tchad tout en entamant la dignité de ses représentants diplomatiques.

10. les déplacements du Chef de Mission en dehors de la Suisse sans déléguer de pouvoir à qui de droit comme prévu par les textes ou en informer le reste du personnel de l’Ambassade pour que ce dernier, en cas de nécessité, sache où il est ; il se contente de faire croire qu’il est en Suisse alors qu’il n’y est pas. Le dernier en date est sa récente visite à Paris (France) en disant au personnel et à une délégation officielle de haut niveau (en mission de travail à Genève) qu’il se rendait à Berne (Suisse) suite à une convocation. Cette non transparence et ce manque de confiance au personnel diplomatique créent un mauvais climat au sein de la Mission.

11. Nous n’avons pas un chef de personnel ; la personne qui est censé jouer le rôle ne le joue pas comme si les dysfonctionnements l’arrangeait, alors que cela paralyse la Mission en ce qui concerne certains dossiers, en particulier la gestion des ressources humaines.

Ces quelques problèmes, parmi tant d’autres, se répercutent négativement sur le fonctionnement de notre Ambassade, et empêchent de tirer le maximum de profit de la coopération internationale. Il convient de souligner, entre autres, qu’une offensive diplomatique au niveau de la coopération bilatérale avec la Suisse nous permettrait, par exemple, d’aller au-delà de la coopération classique et de bénéficier des atouts suisses dans certains domaines essentiels pour le développement de notre pays : les domaines de l’énergie solaire, de la santé publique, de l’environnement, de l’enseignement supérieur, technique et professionnel, des assurances et des banques, de l’horlogerie, etc. Nous pouvons aussi, sur le plan multilatéral, bénéficier davantage de l’expertise scientifique et technique des institutions internationales. Ce que ne favorisent pas les dysfonctionnements actuels de notre Ambassade à Genève.

Si, aujourd’hui, l’Ambassade, Mission permanente du Tchad à Genève apporte certaines valeurs ajoutées à notre pays, c’est grâce au dévouement et à un travail ardu au quotidien d’une équipe technique compétente au prix d’énormes sacrifices (familiaux, sociaux, économiques, sanitaires…). Cette équipe peut en faire davantage et obtenir plus d’efficacité et de résultats importants, si ces lacunes disparaissent.  Un proverbe africain disait : « la plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu’elle a ».
 

Comme nos récents articles (« Quelles réformes pour une diplomatie de développement au Tchad ? » et « Le Tchad et sa diplomatie : quelles perspectives pour sortir des pièges de la diplomatie classique? »), dont copies ci-jointes, la présente lettre n’a d’autre prétention que la recherche d’un bon et rationnel fonctionnement de notre Ambassade, permettant de redynamiser notre diplomatie au service du développement durable du Tchad.

Dans ce cadre, il serait souhaitable qu’une mission d’évaluation soit envoyée pour faire état de fonctionnement de la Mission Permanente du Tchad à Genève et mettre en évidence les dysfonctionnements en question afin de situer les responsabilités et prendre les mesures qui s’imposent. Une mission d’évaluation qui pourrait à l’occasion s’entretenir avec les membres du personnel. Elle pourrait éventuellement émettre des recommandations dans l’objectif d’améliorer le fonctionnement de la Mission et rétablir la cohésion harmonieuse de l’équipe en place.

Vous remerciant de l’attention que vous porterez à cette lettre qui est d’ailleurs collective, nous vous prions de croire, Excellence Monsieur le Ministre, en l’assurance de notre parfaite collaboration.

Talha Mahamat Allim,
Attaché de Presse,
Ambassade, Mission permanente
du Tchad à Genève

Tchad : Radio Allemagne : débat sur le conflit tchadien

(03/06/09)entre le Ministre de la Communication M.HISSEIN, Mr S. GARBA de la CPDC et Dr LEY-NGARDIGAL, SG de l’ACTUS/prpe.

Suite aux récents combats entre les Forces gouvernementales tchadiennes et celles de l’Union des Forces de la Résistance(UFR), la Radio Allemande (Voix de l’Allemagne) a organisé dans son émission « l’Arbre à palabre » le 27 mai dernier, un débat passionné entre le Ministre tchadien de la Communication et Porte-parole du gouvernement, Mr Mahamat HISSEIN, Mr Salibou GARBA, porte-parole de la CPDC et Dr LEY-NGARDIGAL, Secrétaire Général de l’ACTUS/prpe. Il ressort de cette confrontation médiatique les conclusions suivantes :

1- Monsieur le Ministre Mahamat HISSEIN réitère l’arrogance atavique du gouvernement. Il décline la responsabilité des guerres sur les ambitions personnelles des Leaders politiques et réaffirme le refus du pouvoir de toute conférence inclusive de paix en privilégiant la multiplication des accords individuels.

2- Le Porte-parole de l’opposition démocratique intérieure, la CPDC, Mr Salibou GARBA, reconnaît implicitement l’absence d’une véritable démocratie au Tchad où règne la caporalisation de la population. Il soutient les accords de syrte que s’ils étaient appliqués, devraient déboucher sur la tenue d’une conférence inclusive de paix.

3- Le Dr LEY-NGARDIGAL, Secrétaire Général de l’ACTUS/prpe a stigmatisé la pléthore des accords parcellaires ou individuels déjà signés et qui se sont tous terminés sur un constat d’échec. Pour cause de leurs violations systématiques par le Président Déby. Selon cet opposant inflexible et radical, l’unique alternative rationnelle pour arrêter le génocide du peuple vieux de 19 ans par ce régime dictatorial, est la légitime lutte armée menée par toutes les Forces de résistance nationale et celles de l’UFR pour le mettre hors d’état de nuire.

Suivre l’intégralité du débat :

Après ouverture du lien ci-dessous, avancer le curseur jusqu'à la valeur (30:05 ) afin d'écouter directement le débat.


                                            

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Le Secrétaire à la Communication de l’ACTUS/prpe
Josué NDONINGA
06 64 95 62 18

 

LA PESTE TCHADIENNE

Ralisé par :
 Doumlah Moussaye Avenir
Email : doumoussaye1@yahoo.com
Le pétrole des « mystères »
(02/06/09)Alors que les populations des autres pays exportateurs du pétrole se réjouissent de leur décollage économique, celles du Tchad ressentent douloureusement la malédiction de l’ornoir qui ne sert qu’à entretenir la guerre, sans apporter de solution à leur pauvreté.
L’an 2008, au-delà des effets de la guerre des 02 et 03 février, les rapports entre la Banque Mondiale et le Tchad s’étaient nettement refroidis, distendus à cause de l’utilisation massive des revenus du pétrole pour le financement de la guerre. Les deux parties ont décidé en Août de la même année « d’effacer le tableau » de leurs différends, sur la base d’un nouvel engagement pris par le gouvernement du Tchad par la voix de son Premier Ministre, M. Youssouf Saleh Abbas, de faire des efforts pour bien gérer les revenus pétroliers dans l’intérêt des populations. Le communiqué final qui a sanctionné le 25 août les discussions entre une importante délégation de la Banque Mondiale et le gouvernement tchadien, précise que les deux parties ont décidé « d’apurer le contentieux né de la participation de la Banque Mondiale au financement du projet pétrole. » Le premier Ministre qui a en outre affirmé, que la lutte contre la pauvreté sera traduite dans la réalité, se fixe pour point de départ le budget 2009. -Voilà que le budget 2009 prouve nettement le contraire de la lutte contre la pauvreté. Sauf si les habitués de la démagogie pourront inventer les projets de développement qu’il innove- Et la délégation de la Banque Mondiale, rassurée semble-t-il par ces nouvelles promesses, est repartie en se réjouissant du travail abattu.
Si la Banque Mondiale a accordé un nouveau « quitus » au gouvernement tchadien malgré sa gestion calamiteuse des revenus du pétrole, ce n’est sûrement pas parce qu’il prend pour argent comptant les promesses faites par le gouvernement, mais bien plus parce qu’il y a de gros intérêts en jeu. Il s’agit de préserver la place du consortium pétrolier piloté par Esso, et dont les investissements ont été cautionnés par la BM. Au moment où la Chine et l’Inde convoitent ouvertement le pétrole tchadien, ce n’est pas le moment de prendre le président Déby à rebrousse poil. Il a fallu ménager le maître de N’Djaména que, le consortium qui exploite le pétrole tchadien est dans une situation idéale. Le consortium est absolument maître de l’exploitation du pétrole de Doba. Il ne filtre que les informations qui lui conviennent, notamment la quantité du pétrole brut extraite, la quantité vendue et le prix de vente ; le Tchad n’a strictement aucun contrôle sur son pétrole.
Dans l’accord qui lie, le Tchad, la Banque Mondiale et le consortium, le prix conventionné du baril du pétrole est de 15, puis 17 dollars. C’est sur cette base que se calculaient les revenus directs du Tchad (17% du total des revenus). Mais la flambée du prix du pétrole, avec le Brent (le pétrole de référence) qui a crevé le plafond de 100 dollars pour être autour de 130 dollars, le consortium a consenti des ajustements, en acceptant que des réunions se tiennent chaque trimestre pour homologuer les prix. Mais rien ne filtre de ces réunions, le secret étant la chose la mieux gardée dans le cercle du pétrole tchadien. Si le consortium gagne énormément d’argent avec le pétrole tchadien, il faut souligner que les revenus provenant du pétrole et reçus par le gouvernement tchadien depuis cinq ans, ne sont pas négligeables. Malgré les difficultés à recueillir des informations, la société civile tchadienne a pu établir qu’en cinq ans, le Tchad a pu engranger plus de 1500 milliards de FCFA, en revenus tant directs qu’indirects. Mais ces chiffres ne recouvrent pas toute la réalité, car les revenus indirects qui sont versés au trésor public, échappent souvent au contrôle.
Si on tient compte du fait qu’il y a quelques années, le budget annuel du Tchad ne dépassait pas 50 milliards de FCFA, investissements compris, les revenus pétroliers sont une « manne » inespérée pour sortir le Tchad de la pauvreté. Réduire la pauvreté, c’était le credo que le gouvernement et la BM ont embouché pour réaliser avec le consortium le projet Tchad-Cameroun. Quel est le constat aujourd’hui ?
Pétrole et impérialisme sous régional
Si la création des foyers de tension a été depuis des lustres, l’un des moyens de pression politique des puissances occidentales sur les dirigeants « insoumis » des pays pauvres, elle s’est contre toute attente inscrite dans la politique sous régionale du « nouveau riche », Idriss Déby. A visage découvert, le maître de N’Djaména a fait feu de tout bois pour bouter hors du pouvoir le Centrafricain Ange Félix Patassé pour imposer son frère d’arme le Général François Bozizé. La catastrophe centrafricaine de ces années d’exploitation de l’or noir tchadien n’a point besoin d’être démontrée. Déby se donne tout le plaisir de voir un Chef d’Etat comme lui agir sous son autorité. Viols, pillages, assassinats et autres maux, sont ce qui reste du SALUT apporter par les hommes de Déby - jusque là restés à la protection de Bozizé - aux Centrafricains. Dixit la République du Congo Brazza !
Cependant, l’aventure impérialiste du général tchadien a eu toutes les limites qu’elle est en droit de mériter en terre Soudanaise où il a l’ambition d’imposer une dynastie Zagawa comme c’est le cas au Tchad. Comme d’habitude, Déby n’a certainement pas assez réfléchi pour s’embarquer dans ce suicide. El Béchir est un pétrolier de gros calibre que l’on ne peut défier à midi. Trop tard ! Le retour de la manivelle est riche de leçons pour le Prince tchadien.
Pétrole et guerre
Même si le Tchad a été depuis son accession à l’indépendance, un pays de conflits de toutes natures, le pétrole a indéniablement contribué à les exacerber. Les rebellions de l’Est ont eu pour motivation réelle le renversement du régime de Déby pour le contrôle des richesses provenant du pétrole. Ces rébellions ont coïncidé avec l’arrivée des premières royalties pétrolières. Le président Déby a, pour sa part, grâce à l’argent du pétrole, consolidé son pouvoir tout en s’armant pour faire face à ceux qui veulent lui ravir sa place. Armé jusqu’aux dents, Déby est peu enclin au dialogue avec l’opposition et privilégie l’option militaire. Tous les accords de paix ont échoué, car il a pris de l’assurance avec l’argent du pétrole qui lui procure les moyens de se renforcer politiquement et militairement.   
Pétrole et pauvreté
La volonté d’en découdre avec les rebelles de l’Est soutenus massivement par le Soudan, ont jeté Déby dans une course effrénée à l’armement. Le monde entier a eu la preuve lors des différents défilés militaires des fêtes nationales. Le Tchad est une véritable puissance régionale, et il peut toiser les grands de notre continent, mais à quel prix ? Des simulations ont été faites par la société civile. Elles montrent qu’un hélicoptère russe MI 24 dont le gouvernement a acquis deux exemplaires peut construire quatre grands hôpitaux régionaux, et 1 MI 8- il y aurait 5- peut aider le Tchad à construire 32 écoles à cycle complet. Ajoutons qu’un char T55 pourrait coûter 1 milliard et que le Tchad en a acheté une cinquantaine. Un Toyota coûte 27 millions, alors que le Tchad en a acheté plusieurs milliers. C’est donc plusieurs centaines de milliards de nos francs qui ont été engloutis dans l’armement, l’entretien de l’armée et dans la guerre. A voir de près, c’est au minimum la moitié des revenus pétroliers qui est consacrée à la guerre. Comment dans ces conditions prétendre lutter contre la pauvreté.
Une stratégie de réduction de la pauvreté en panne
Si on tient compte de l’analyse de situation de la Stratégie Nationale de Réduction de la Pauvreté (SNRP), le pétrole n’a en rien contribué à la réduction de la pauvreté. Le Tchad reste l’un des pays les plus pauvres de la terre. Il est classé au 171ème  rang sur 177 de l’indicateur du développement humain (IDH) publié dans le rapport mondial sur le développement humain 2007. La pauvreté touche 55% de la population, phénomène qui concerne principalement le monde rural qui compte 87% de pauvres. Selon les résultats de l’ECOSIT 2, le seuil de la pauvreté se situe à 396 FCFA par jour, soit 55% de Tchadiens qui vivent avec moins d’un dollar par jour.
Cette pauvreté se manifeste également sur le plan de l’éducation où malgré un taux de scolarisation de plus en plus élevé, on assiste à une très forte baisse de la qualité de l’enseignement. Sur le plan sanitaire, la situation reste alarmante avec 102 nourrissons qui meurent sur 1000 naissances en 2004 et 191 jeunes enfants qui meurent sur 1000 naissances. Ce qui signifie que 1 enfant sur 10 meurt avant son premier anniversaire et 2 enfants sur 10 n’atteignent pas leur cinquième année. Le Tchad est également très fortement frappé par la malnutrition. Selon l’Enquête Démographique de Santé (EDS 2004), 37% des enfants de moins de 5 ans souffrent d’une insuffisance pondérale, c'est-à-dire dont les poids sont trop bas pour leur âge. Dans ce lot d’enfants, il faut préciser que 14% souffre d’une insuffisance pondérale sévère. L’émaciation, qui consiste pour les enfants à être trop maigre pour leur taille, atteint 13.5% d’enfants tchadiens. Enfin 41% des enfants tchadiens de moins de cinq ans, connaissent un retard de croissance. Dans ce lot, on compte 13% qui ont un retard de croissance sévère. C’est une situation particulièrement bouleversante qui ne semble pas émouvoir nos gouvernants. Comment prétendre lutter contre la pauvreté quand on ne prend pas conscience des drames qui jouent sous nos yeux, quand on privilégie la guerre à la survie, à la croissance de l’avenir des enfants.

Farce ou illusion
Il a fallu attendre des pressions armées de grandes envergures pour qu’enfin, le président Déby comprenne qu’il y a la nécessité de soutenir les étudiants tchadiens à l’extérieur. Et à l’intérieur, une université à construire et d’autres chantiers à entreprendre. Janvier 2009 a été un mois historique pour les jeunes tchadiens qui étudient hors de leur pays. Une surprise digne d’IDI, leur a rapporté une manne dont la moyenne est de 75.000FCFA par étudiant. Un geste certes salutaire dans cette situation de crise, mais qui est bien loin de répondre à l’attente de cette jeunesse presque oubliée depuis les 19 années de règne de Déby, ou alors depuis les cinq années d’exploitation du pétrole. Il est bien tard de chercher à redorer son blason politique à travers de tels actes. Sauf s’ils seront définitifs et mensuels – ce qui est impossible si Déby gagne définitivement la guerre.
Illusion
En 2010, le Tchad aurait un complexe universitaire en mesure d’accueillir entre 20.000 à 50.000 étudiants. C’est ce qu’a promis le président Déby lors de la pose de la première pierre de ce projet en août 2008 et qui engloutira 460 milliards de FCFA. Il faut se réjouir franchement de ce projet qui serait un bon pas en avant dans la formation de la jeunesse tchadienne. Mais ce beau projet sorti du « chapeau présidentiel » soulève quelques interrogations. Quelles sont les ressources qui l’accompagneront ? A-t-on fait une étude de faisabilité ? Cela d’autant plus qu’on a vu ni la maquette, ni plans. Un complexe universitaire, ce n’est pas uniquement du béton à couler, c’est une affaire autrement plus sérieuse.
A construire à tour de bras et sans logique, on se retrouve avec de grands ensembles hospitaliers à l’Est presque sans malades, des établissements scolaires sans enseignants. Et que dire du projet présidentiel de construire un hôtel de luxe sur l’espace réservé dans la capitale pour les manifestations culturelles. La frénésie du président Déby et de son neveu des infrastructures, à construire à tout va, bitumes et bâtiments, ressemble à une course contre la montre pour engranger des réalisations tape à l’œil, dans la perspective bien évidente d’obtenir l’adhésion populaire des populations fatiguées des tares de sa gouvernance et, éventuellement des échéances de 2011. Sauf que pour apprécier le « quinquennat social » de Déby, les populations ne se laisseront pas berner par les constructions de prestige, mais tâteront leur ventre pour apprécier leur contentement du régime Déby…….

 

Mise au point relative à la publication des communiqués par des commissions de réflexion.

(19/05/09)La délégation à la communication de l’UFR tient à remercier toutes les bonnes volontés qui se sont manifestées à travers des structures de réflexion  pour aider à la dynamisation de notre communication durant les phases de combats.
Nous suggérons désormais à ces structures de bonne volonté de se mettre désormais en contact  avec le délégué adjoint à la communication et de travailler sous ses directives car seul habilité à publier des communiqués de l’UFR.
Nous renouvelons une fois de plus nos félicitations  à ces structures informelles et les encourageons à nous apporter leurs réflexions  tout en leur demandant de ne pas produire des communiqués officiels de l’UFR qui relève essentiellement des structures régulièrement mise en place et éviter ainsi la multiplication de nos sources d’informations

 Mardi 19 mai 2009
 

Pour le Bureau Exécutif (BE) de l’UFR,
Le Délégué à la communication, Porte-parole,

Abderaman koulamallah

 

Le Tchad de demain n’a pas besoin des individus racistes et des Xénophobes (II).

(16/05/09)Par ses fameux termes « mieux tchadien, moins tchadien » le pseudo représentant de la nouvelle coalition politico-militaire, le ridicule Mht Assilek Halata, vient de mettre le débat stérile des enfants « 100% tchadien, 50% tchadien » une fois a’ l’avant-scène. Et c’est encore le racisme ou la xénophobie qui est le sujet de controverse. Le débat revient régulièrement sur la place publique des enfants ( dans les tribunes libres ou’ on peut laisser un commentaire automatique). Cette fois-ci le débat est reparti parce que le ridicule Mht A. H. nous a affiché au grand soleil son racisme et son xénophobie. Cela’ agace bcp des intellectuels tchadiens. Il y’a quelque chose de vexant la’ dedans. Le message envoyé par l’apprenti en politique (le grand diplômé en restauration) est a’ peu près le suivant : Si une personne a’ un grand père ou un arrière grand père qui n’est pas tchadien par allusion ou par analogie cette personne est moins tchadienne. L’expert en cuisine se base sur quelles lois pour raconter de telles balivernes ?

On ne peut pas passer sous silence de tels propos xénophobes. Je dois réagir par rapport au dérapage de ce monsieur ridicule qui s’est autoproclamé porte parole de l’Ufr (par le biais de son vidéo de l’autre soir.) Je ne vais pas me rabaisser à lui proférer des insultes comme il l’aurait certainement attendu mais plutôt faire une mise au point. Car la sienne est ridicule. S’auraient été des excuses publiques, l’on pouvait peut être comprendre son déraillement. Je ne pense pas qu’en tant qu’auteur de ces propos puissiez desceller une petitesse d’esprit chez les autres qui ne prennent qu’acte de ces saletés. Pourquoi s’il ne se reproche de rien se précipiter pour vouloir anticiper sur la réaction des autres ? Pour revenir aux faits, il a cité deux ministres qui étaient présents sur le terrain de combat du 6 et 7 mai 2009. S’il avait traité tous les deux « moins tchadiens » que ceux qui sont faits prisonniers, la chute de son édition spéciale de tchadanthropus TV aurait tout simplement été comprise comme de l’excès de zèle, de la passion, du courroux ou encore une sortie de gongs. Mais «… Pardieu ! ce sont des tchadiens. Et peut être par rapport à Younousmi ce sont des tchadiens mieux que lui… » vaudrait-il dire autre chose que le ministre des infrastructures, du transport et de la défense par intérim a un grand-père d’origine étrangère, à la différence de Bachir qu’il a épargné parce qu’il le trouve plus tchadien que son collègue ? Que voulait-il que l’on comprenne à travers cette insanité et ces propos avilissants ? Qu’il se relit s’il a la mémoire aussi courte pour retenir ce qu’il a exactement dit lui-même la veille. Mht A.H. doit s’assurer que nous l’avons entendu tel qu’il l’avait dit, ni plus ni moins. Et il est clair que cette rétrogradation de la valeur d’un citoyen ne se résume pas seulement à la personne de Younousmi. 

Par conséquent Monsieur le « futur ministre de l’identité nationale », selon lui à quel moment perd-on un degré ou un pourcentage de la nationalité tchadienne ? Sur son échelle de graduation des tchadiens, quand devient-on moins tchadien que ses concitoyens ? En détournant des biens publics ? Tuant ses compatriotes ? Avoir des villas à l’étranger ? Avoir des actions à wall street center ? Dans ce cas, vaut-il le coup de faire une sortie rocambolesque et scandaleuse pour une cause portée par ceux-là même qui doivent cesser, selon votre propre (nouvelle) loi sur la nationalité, d’être des tchadiens depuis plus d’une décennie et mériteraient alors à juste titre d’être appelés des mercenaires ? L’étroitesse d’esprit et la faiblesse morale se trouveraient, cher monsieur, plutôt du coté de celui qui ne sait pas pour qui et pourquoi il se bat et verse son venin sur n’importe qui pour des considérations qui s’écartent à des miles des valeurs de démocratie et de justice qu’il prétend prôner. Encore que, si apporter ces deux valeurs reste synonyme d’introduire une catégorisation à la citoyenneté tchadienne, l’on a le droit de se poser milles questions sur tes projets diaboliques. Et assurez-vous, vous allez rétrograder beaucoup de tchadiens de leur rang sur votre échelle, en commençant par tes propres chefs pour qui vous délirez. Et encore s’il vous arrive d’oublier au moment venu votre loi et ses principes, soyez en convaincu nous vous le rappellerons.

Non Mht Assilek, vous êtes allé trop bas. La dignité humaine et l’honnêteté d’homme politique que vous vous proposez, doivent vous appeler à reconnaitre la bave rabaissante et dégueulasse versée sur la place publique exige de votre part de vous incliner. Du coup, vous sentez que ça devient pesant pour vous et votre conscience, vous récidivez une fois de plus avec une piètre et minable prestation en écrivant deux phrases de mise au point. Vous vous reprochez sûrement de l’avoir dit. Présentez donc des excuses en bonne et due forme. Voyez-vous la responsabilité est lourde et donne des insomnies. Comme disait quelqu’un « il n’y a rien de plus terrifiant que la responsabilité ». Je vous conseille de faire face à la votre. Ainsi est faite la vie. On paye toujours ses erreurs.

Eh oui, il y a des responsabilités dans la vie auxquelles on ne peut s’échapper et qu’un homme juste doit les assumer. Ce sont : ce qu’on dit, ce qu’on fait par sa main et par son sexe. Une fois l’acte causé, il faut assumer, car personne ne le fera à notre place. Vouloir s’en dérober est justement là une faiblesse de l’esprit. Vos insanités méritent un courroux d’égale ardeur sinon plus de la part de ceux plus nombreux que vous avez offensé. Et il ne doit pas y avoir ni autre débat ni d’autres explications sur vos propos qui conviendront. Ce n’est pas une mise au point non plus qui vous nettoiera de la souillure de ces insanités. Seule une excuse formulée avec humilité et courage et un retrait pur et simple de votre « saloperie » de vidéo s’imposent pour les réparer. Toutes autres tentatives de justification ne peuvent être considérées que comme des faux-fuyants et donc vos bavures seront pries à juste tire.

Les propos démagogues et déplacés de l’apprenti politicard sont énervants, vexants et agaçants. Pour certains ses propos xénophobes deviennent très vexants parce qu’ils sont considérés dans leur propre pays pour des apatrides. Est-ce que Mht A.H. sait que dans cette vie sur terre personne ne choisit sa famille ? S’il y’a une possibilité de choisir un arrière grand père Européen ou Etats-uniens au 21ieme siècle, bcp de paresseux sans travail qui en profitent de l’aide sociale pendant des décennies comme Mht A.H seraient les premiers a’ le faire. Je m’excuse de l’expression, le jeune homme a débordé les limites. On se rappelle y’a pas longtemps il s’est attaqué a’ Mht Kebir et Abdel Aziz Koulamallah par des pseudonymes tels que AbouZahra Almazloum ou AbouZahra AlZaalim etc…tout juste pour vouloir devenir un représentant de politico-militaire. Il a reçu son coup mais l’Alliance Nationale a fait un mauvais choix. Car l’individu vient de nous montrer qu’il a une haine inégalée contre certains groupes du Tchad.

Le conformisme, l’intolérance face a’ la différence est un reflexe fondamental chez tous les animaux grégaires dont l’homme. Et il sévit depuis la nuit des temps. Au Tchad, particulièrement on a longtemps regardé les étrangers comme des envahisseurs (a’ cause peut-être de la colonisation). Je trouve important de laisser a’ notre expert en cuisine (dont on n’a jamais vu le couleur de son diplôme) et a’ tous ceux qui pensent comme lui la belle expression suivante qui venait d’un grand écrivain canadien : « …Quelques millénaires d’ostracisme et de violence aveugle nous ont amené a’ conclure que cette forme primaire d’intolérance n’est plus acceptable aujourd’hui. Grand bien nous fasse. »

Avant que j’oublie, s’il faut 7 grands pères d’origine tchadienne pour être a’ 100% tchadien j’imagine que personne ne pourrait être qualifiée tchadienne a’ 100% (car les frontières Africaines ont été tracées par les colons récemment en 1885). S’il faut être noir pour être tchadien a’ 100%, Mht A.H., avec son teint d’argile brulé, serait le premier a’ se disqualifier. Et peut-être que Mahadjir.fils le deuxième. Rire, je blague.

Une petite parenthèse : Les membres du blog Chari supportent les propos de Mht.A.H. a 100%. Je ne connais pas les autres membres du groupe. Par contre, j’ai connu Ali Souleymane et Sougui Mht Nour a’ Hamilton Ontario. Ali Souleymane, a été en 2002 notre vice président de la communauté tchadienne de Hamilton. En ce temps j’étais le SG de cette même communauté. Nous avons eu quelques réunions ensemble. Le grand frère m’a impressionné par son éloquence. J’allais dire il est très éloquent en langue de Molière. Il est aussi un grand intellectuel tchadien. Ca m’étonnerait bcp si Ali Souleymane aussi supporte ses propos xenophobes qui viennent d’un expert en cuisine qui n’est pas encore mur en politique. Sougui Mht Nour est un jeune homme très respectueux. Je ne pense pas qu’il supporte de tels propos. Quant aux autres membres du blog Chari ils sont libres de supporter a’ 100% voire a’ 200%. Ils sont libres de regretter leur grand frère Ngarta Tombalbaye pour reprendre leurs mots. Mais qu’ils sachent qu’ils ne sont pas plus tchadiens que certains tchadiens (même si ces derniers ont des arrières grands pères qui ne sont pas tchadiens.) Toute personne qui est née et grandi au Tchad est un tchadien. POINT. Si Barak Obama avec un père Africain a’ 100% est considéré comme un états-unien a’ 100%, il n’y a aucune raison de traiter certains tchadiens pour moins tchadiens. Parfois la rancœur, l’envie, la haine, et la xenophobie attirent la méchanceté. Donc je conseille ces jeunes innocents du blog Chari a’ regarder la vie du bon Coté. Merci.

Enfin, comme le disait un grand homme politique français « être grand c’est vouloir » et avoir de l’ambition pour son pays comme vous le prétendez nécessite de la VISION. De la clairvoyance qui vous manque justement afin de distinguer les hommes selon leur probité intellectuelle, leur intégrité, leur compétence et non par la couleur de leur peau ou moins encore l’origine de leurs grands-parents. On peut avoir des adversaires et partout dans la vie. Le combat doit être sain et en aucun moment on doit tomber dans le cynisme, la mesquinerie et l’indignité. Et je ne pense pas que « se pavaner », pour emprunter vos propres termes, devant des prisonniers du coté adverse ferait moins tchadien que les autres. Peut-être que le General Degaule a raison de dire : « Les grands hommes n’ont pas d’amis parce qu’ils n’ont pas d’égaux. » Je laisse l’enfant de 45ans Mht.A.H. sur ce petit proverbe africain : « Les marques des fouets disparaissent mais les marques d’injures jamais ». Salut !

Votre ami et frère,
Programmeur et Webmaster,
Mahadjir.fils
Amérique du Nord.

 

Le Tchad et sa diplomatie : quelles perspectives pour sortir des pièges de la diplomatie classique?

Par M.  Talha Mahamat Allim

(16/05/09)Dans notre précédent article intitulé « Quelles réformes pour une diplomatie de développement au Tchad ? », nous avons mis en évidence les aspects généraux des dysfonctionnements au sein de certaines de nos représentations diplomatiques et dans quelle mesure nous pouvons contribuer à la redynamisation de la diplomatie tchadienne pour le développement national. Dans cette deuxième partie, nous allons tenter d’appréhender les avantages que nous pouvons tirer des pratiques diplomatiques et de leur évolution pour un réel développement  de notre pays.

Le diplomate camerounais M. Jean Claude SHANDA TONME a considéré, dans ses mémoires d’un diplomate africain, que « la diplomatie est un art de cynisme éprouvé, constamment habillé dans un costume cousu de fausses convivialités, d’amabilités trompeuses, de ruses, d’ingratitudes extraordinaires et bien souvent d’égoïsmes mortels. Elle n’est en effet ni une science, ni une religion, mais une méthodologie indépendante de protection et de promotion des intérêts modulables selon le temps, les partenaires, les objectifs et les facteurs d’influence ». Il ajoute qu’on ne naît pas diplomate et on ne se forme pas pour devenir diplomate. Il y a tout un processus d’acquisition, d’héritage, de captage et d’adaptation aux exigences d’un métier qui est surtout une somme de trait de caractère, de fait d’armes et d’intelligence. Avoir étudié les relations internationales et être impliqué dans la structure active de conception ou d’exécution des stratégies d’un ministère des affaires étrangères ou d’une organisation internationale, ne confèrent point la qualité de diplomate.

Nous pensons, à quelques nuances près, que cette conception de la diplomatie de M. SHANDA TONME peut être profitable aux pratiques diplomatiques des Etats les moins avancés en général, et du Tchad en particulier, dans le sens que l’engagement personnel et habile, nourri d’une volonté et d’une expérience conséquentes, enrichi par ailleurs par une culture générale expansive et prospective, permet de dépasser ses habillages formels (convivialités, amabilités, formations ….) et d’approcher la réalité de la carrière diplomatique avec réalisme, dynamisme et flexibilité en vue de résultats tangibles.

Il est vrai que les réelles prédispositions caractérielles mêlées à un sens élevé de la curiosité et de l’information sont nécessaires et utiles à un diplomate. Cependant, les formations qui intègrent dans leur cursus des programmes relatifs au métier de diplomate contribuent sans aucun doute à la préparation et à l’initiation des futurs diplômés à la carrière diplomatique. Elles leur donnent aussi les capacités de s’intégrer au monde diplomatique et de s’adapter à son évolution, dans un mouvement permanent d’innovation, de création et de progrès. Ceci est un clin d’œil lancé à l’Ecole Nationale d’Administration et de la Magistrature (ENAM) du Tchad, l’un des piliers de la formation des cadres tchadiens, pour réorienter ses perspectives de formation au regard de l’évolution du contexte national et international en général, et du monde diplomatique en particulier.

 Dans le contexte international actuel, la diplomatie évolue très rapidement de sorte qu’elle oblige la plupart des pays les plus vulnérables, disposant de peu de ressources, de s’y adapter continuellement en mettant à contribution toutes leurs forces pour être partout où la nécessité s’impose, en faisant appel à l’intelligence, aux capacités et aux qualités de leurs cadres. C’est le cas lors des négociations bilatérales et multilatérales dans les domaines du commerce, du développement, du règlement pacifique des conflits de tout genre, etc.

Dans ce genre de rencontres, les diplomates des pays les moins avancés se doivent d’user de tous les moyens formels etsurtout informels à leur disposition pour obtenir des résultats souhaitables et bénéfiques pour le développement durable de leurs pays. Quelques fois, ils y parviendront, mais dans la plupart des cas les résultats attendus ne sont pas à la hauteur des espérances et des sacrifices consentis. Ainsi, à partir du bilan des expériences personnelles et collectives, chacun de nous pourrait s’interroger si le diplomate d’un pays pauvre devrait intervenir sur la scène diplomatique de la même manière que les diplomates des pays riches.

Personnellement, nous pensons que les diplomates des pays les moins avancés – dont le Tchad fait partie – ne devraient pas rester prisonniers de la diplomatie classique, des habillages trompeurs ; même si les règles et conventions sont les mêmes pour tous, les dés sont pipés : les points de départ étant différents entre les diplomates des pays pauvres et ceux des pays riches. De ce fait, il serait illusoire de penser que la diplomatie classique a les mêmes avantages et les mêmes contraintes pour ces diplomates ; les priorités et l’urgence des situations des pays pauvres doivent primer sur d’autres considérations.

Au-delà des règles et conventions diplomatiques internationales auxquelles les pays les moins avancés ont souscrit et face aux attentes légitimes de leurs populations, la difficulté majeure de ces pays réside dans leur capacité et leur habileté à se faire entendre dans les négociations bilatérales et multilatérales. Dans la même ligne de pensée que M. SHANDA TONME, nous considérons qu’au-delà des ressources disponibles, le problème se pose en termes de conviction et d’engagement individuels et collectifs, d’union sacrée au sein d’un groupe donné dans une structure internationale (par exemple les pays africains au sein de l’OMC, la CNUCED, l’OMPI, le HCR, le HCDH etc.) ainsi que de la capacité à user de tous les moyens et opportunités informels pour atteindre des résultats voulus. Sans conscience des intérêts nationaux, point de diplomate efficient et efficace. Sans recours à tous les moyens possibles à la hauteur des objectifs poursuivis, point de résultats souhaités et souhaitables.

Il serait judicieux que, dans le cadre de sa coopération bilatérale et multilatérale, le Tchad aille au-delà des aspects non utilitaristes des relations diplomatiques. En plus de la recherche de la paix et de la stabilité du pays, l’Etat tchadien se doit de sortir de la diplomatie attentiste et user de ses atouts formels et informels pour mener une offensive diplomatique tournée vers de nouveaux partenaires plus bénéfiques – à moindre coût, dans des domaines essentiels pour le développement du pays tels que l’énergie, la santé publique, l’eau, l’environnement, l’enseignement supérieur, technique et professionnel, les banques, les assurances, etc. Il se doit aussi de tirer le maximum de profits de l’expertise technique et scientifique des institutions internationales.

Pour être à la hauteur de cette ambition, une mobilisation et une gestion rationnelle de toutes les ressources humaines et matérielles dont dispose le Tchad dans le domaine de la diplomatie ainsi que l’acquisition de nouveaux atouts techniques et scientifiques sont impératives. Dans cette optique, il est non seulement indispensable que nos représentations diplomatiques assainissent leur fonctionnement, mais aussi nécessaire que nos diplomates sortent de la « clochardisation » qu’évoquait déjà en 1995 notre confrère Mahamat Ahmat Adamou (Cf. M. Hassan Mayo Abakaka, dans son article « Quelle diplomatie pour le Tchad ? »). Par ailleurs, face au rythme auquel évoluent la diplomatie internationale et le contexte national et international, notre diplomatie a besoin du sang neuf, de nouveaux talents, de nouvelles compétences et qualités, en plus de l’expérience des aînés, dans une complémentarité constructive et une harmonie créatrice.

En définitive, l’influence diplomatique du Tchad sur la scène régionale et internationale ainsi que la contribution de sa diplomatie au développement local et national, dépendent de la volonté de nos décideurs politiques, de leur capacité et de la vitesse de réaction et d’adaptation face aux multiples et nouveaux défis nationaux et internationaux en général, et diplomatiques en particulier.

 

M.  Talha Mahamat Allim

Membre du personnel de l’Ambassade,
Mission Permanente du Tchad à Genève
Suisse
hatalha@yahoo.fr

 

ACHEIKH IBN-OUMAR : QUELQUES RÉPONSES AUX INEPTIES DU REGIME

(12/05/09)Par son délire médiatique dégoulinant de rage et de haine, le régime prouve que l’UFR reste une force menaçante.
Les hurlements affolés -qui sont la caractéristique des gens pris de panique- les insultes ordurières -qui salissent ceux qui les profèrent et grandissent ceux à qui elles sont lancées- les mensonges ultra-grossiers, etc. toute cette campagne hargneuse, haineuse et vulgaire qui tient lieu de programme politique gouvernemental, fait honte au Tchad, fait honte à l’Afrique, et doit constituer une gêne profonde pour les gouvernements qui soutiennent la dictature de N’Djamena et sans doute créer de sérieux problèmes de conscience à beaucoup de cadres qui collaborent avec le pouvoir MPS.
Ce comportement qu’on ne pourrait même pas qualifier d’enfantin, car ce serait faire injure aux enfants, a détruit la crédibilité de l’Etat tchadien ; et il faudra un long travail de redressement pour regagner cette crédibilité.
Les forces patriotiques, l’UFR en particulier, ne doivent à aucun prix s’abaisser à répondre sur le même registre et suivre les ténors du pouvoir sur ce terrain nauséabond.
Les partisans du régime, quelque soit leur erreurs, leurs manquements, et même leurs crimes, sont des Tchadiens, sont des êtres humains ; et nous ne devons jamais nous abaisser à les insulter  comme ils nous insultent; sinon comment pouvons nous dire que nous luttons pour une réconcilier les Tchadiens et pour une meilleure gestion des affaires publiques ?
Nous devons, calmement et sereinement, argumenter, démontrer, clarifier, dénoncer aussi bien sûr, et surtout proposer.
C’est dans esprit que je me propose dans cet article, d’apporter quelques clarifications sur les déformations grotesques des mes propos par les média gouvernementaux.
Depuis ma nomination, il y a quelques jours, j’ai fait des interventions vérifiables à Aljazeera, RFI, et France24 service arabe entre autres. Quant à une «  interview » qui est parue dans un journal en ligne soudanais, en lisant le document, on constate facilement que ce n’est pas une interview (sous forme questions-réponses) mais un article mélangeant mes propos (certains cités entre guillemets d’autres rapportés dans un style indirect) avec les commentaires et déductions de l’auteur de l’article et aussi avec des extraits d’autres sources ;le résultat est assez confus, il faut le dire.
D’où l’importance de ces quelques clarifications que je voudrais apporter.

Passons en revue quelques éléments de la propagande gouvernementale :
Acheikh Ibn-Oumar reconnaît la défaite de l’UFR, reconnait le bilan des combats fait par le gouvernement. Voici les propos que j’ai tenus à certains journalistes au téléphone, et que j’ai repris, de façon vérifiable sur le service arabe de la chaîne France 24 , dans l’émission « face à face », du lundi 11 mai : « Le régime a enregistré une victoire médiatique et diplomatique, qui est l‘œuvre de la France et non pas son œuvre propre, mais il a connu une défaite sur le terrain militaire car les forces gouvernementales ont subi des pertes énormes alors que les forces de l’UFR sont pratiquement intactes tant sur le plan des effectifs que du matériel. »  .
Quant au fait de reconnaître le bilan du gouvernement, voilà les propos que j’avais tenu à plusieurs journalistes qui m’avaient téléphoné : « Considérons que le bilan des pertes de l’UFR fait par le gouvernement soit vrai, mais même dans ce cas, les forces de l’UFR seraient encore très importantes ; puis que le régime et ses alliés français avaient dit au départ que l’UFR disposait de 400 véhicules et 4000 combattants ; en tenant compte du bilan gouvernemental de 100 véhicules détruits et 200 ou 400 combattants mis hors de combats , on se retrouve aujourd’hui avec une force de 300 véhicules et plus de 3500 combattants ; sans compter les autres unités de l’UFR qui n’avaient pas encore participé au combat. Voilà ce que la propagande de N’djamena appelle «  Acheikh Ibn-Oumar reconnaît le bilan fait par le gouvernement »
Pourquoi j’ai parlé de « victoire médiatique et non militaire ? », c’est  par ce qu’une chaine de télévision française à montré des images de prisonniers et de blessés, y compris celle de notre camarade, le noble et courageux colonel Mahamad Hamoda, (le véritable vainqueur moral de ces combats), tout en évitant de filmer les scènes de débandade gigantesque des gouvernementaux et les centaines et centaines de blessés à Abéché, N’Djamena, etc, alors que du côté de l’UFR nous n’avons pas une couverture journalistique permettant de montrer les images de notre camp, images qui auraient pu tourner en ridicule la propagande du régime. C’est une lacune que je reconnais.

Acheikh Ibn-Oumar a reconnu que c’est le Soudan qui a poussé l’UFR à l’offensive.
Voilà comment j’ai eu à parler de l’implication du Soudan, notamment sur la chaîne Aljazeera, le vendredi 08 mai , et répété à plusieurs occasions: « le gouvernement Déby accuse le Soudan d’immixtion dans les affaires intérieures tchadiennes, alors que c’est ce même gouvernement tchadien qui avait demandé au Soudan de co-parrainer avec la Libye, les accords de Syrte d’octobre 2007 et de faire partie de la commission militaire mixte chargée du cantonnement des forces de l’opposition et de leur intégration. Contrairement à la propagande de N’Djamena, ce n’est pas l’opposition qui avait violé les accords de Syrte mais le régime Déby. Il a commencé par diviser les rangs de l’opposition en achetant quelques ralliés avant le début des mécanismes d’application, refusé la constitution de la commission militaire et a envoyé à la place, une délégation de l’ANS à Khartoum demandant aux autorités soudanises de faire une action commune pour désarmer les forces de l’opposition à la frontière tchado-soudanaise et en livrer les éléments à N’Djamena. Après avoir essuyé un refus, car c’était contraire à l’Accord de Syrte, le régime de N’Djamena s’est mis à crier à tue-tête que le Tchad est victime d’une agression soudanaise. Et d’après certaines informations, dans les récentes discussions de Doha, le régime de N’Djamena avait encore réitéré cette proposition d’action conjointe de l’Arrmée tchadienne et l’Armée soudanaise pour désarmer les forces de l’UFR, et n’ayant pas eu gain cause, il a relancé de plus belle la campagne sur la prétendue agression soudanaise » Voilà, ce qu’ils appellent « Acheikh Ibn-Oumar reconnait l’agression soudanaise ».

Il est impossible de relever toutes les incohérences, les contrevérités et les insultes déversées à longueur de journée par le pouvoir de N’Djamena, je voulais simplement apporter ces clarifications à titre d’exemple.
Mais ce n’est pas cela le plus important.
Les questions qui préoccupent les Tchadiens sont les suivantes :
Quelle est la situation actuelle sur le terrain ?
Y aura-t-il des combats dans l’immédiat ?
Que propose l’UFR à l’avenir ?

LA SITUATION SUR LE TERRAIN : l’UFR conserve au bas mot 90 % de ses potentialités opérationnelles, sans compter les unités qui étaient en voie d’organisation ; et les ralliés et nouveaux volontaires qui arrivent régulièrement. Ces forces, après la bataille dans la région d’Am Dam, se sont redéployées dans leurs bases arrières dans le Dar Sila et le Salamat.
Y’AURA-T-IL DE NOUVEAUX COMBATS DANS L’IMMEDIAT ?.
Le régime ne va peut-être pas attaquer car sa propagande va s’écrouler : en attaquant il va prouver que l’UFR n’avait pas été anéantie. De plus, sur le plan purement militaire, la débandade des gouvernementaux est telle qu’il n’y aura pas beaucoup de volontaires. Par contre l’UFR pourrait passer à l’offensive si les bombardements aériens reprennent, surtout si des civils sont touchés, et si la communauté internationale ne fait rien entretemps pour amener le régime à accepter la négociation politique ; évidemment d’autres facteurs purement techniques, qui sont laissés à l’appréciation de l’Etat-major de l’UFR peuvent intervenir et changer la ligne tactique.

QUELLES SONT LES PERSPECTIVES ?
C’est cela le plus important. Le gouvernement n’a aucune solution à proposer à part déverser des injures et des fanfaronnades et faire taire les voix discordantes par l’achat des consciences ou les assassinats.
Pour l’UFR, comme pour l’ensemble des forces patriotiques organisées ou non, le problème fondamental du Tchad est de nature politique et la solution ne peut être que politique, on l’ a dit et répété, dans le cadre d’un dialogue inclusif, impliquant tous les acteurs, armés ou non , de l’intérieur et de l’extérieur, avec des garanties internationales, débouchant sur un vrai consensus national viable.
Malheureusement, tant que cette solution politique n’est pas trouvée, les combats vont reprendre, tôt ou tard ; les rangs de l’UFR vont continuer à s’élargir ; car notre principal « sergent-recruteur » c’est le régime du général Déby lui-même, dont les éléments, depuis 18 ans, font subir les pires exactions, pillages, humiliations et massacres aux populations, surtout rurales, contraignant les jeunes villageois à rejoindre massivement l’opposition.
Nous ne faisons pas la guerre par amour de la guerre.
Nous aimons la paix. Mais le pouvoir débyste déteste la paix.
Le jour où ce pouvoir aura ne serait-ce que 10% de notre amour pour la paix et la patrie, la solution politique sera trouvée. Dans tous les cas, avec ou sans ce pouvoir, le Tchad finira par connaitre la paix, et l’unité. Il faut y croire, il faut le vouloir.
Acheikh Ibn-Oumar, 12 mai 2009

Les raisons qui nous conduisent à ne pas publier des communiqués macabres

(10/05/09)Alors que  le régime dictatorial de Deby mène désormais sa guerre par médias interposés annonçant tantôt avoir fait 225 morts, et se contredisant la minute d’après en annonçant plutôt  125  morts parmi les forces de la résistance, déclarant tantôt avoir récupéré 127 véhicules de l’UFR et détruit 93 autres, pour se rétracter  ultérieurement et n’annoncer que  67 véhicules pris et 73 détruits, puis, pour finir, une dizaine  seulement de véhicules pris, les choses se passent autrement sur le front.
La principale raison est que, en dehors des mercenaires, particulièrement nombreux du MJE Soudanais qui combattent pour Deby, le reste des éléments de sa milice sont des compatriotes. Or ce n’est pas de gaieté de cœur que l’on mène une guerre, avec ce qu’elle implique de pertes en vies humaines dans un camp comme dans l’autre. Qui plus est, une guerre contre quelques-uns de ses compatriotes qui ont délibérément fait le choix de se constituer en menace permanente contre la survie d’un peuple comme celui du Tchad, qui ne demande qu’à vivre librement et à jouir des richesses dont la nature l’a doté. Par conséquent, les responsables de l’UFR estiment qu’il n’y a pas de raison qu’ils célèbrent la mort des soldats de Deby qui ne tombent sur le champ de bataille que pour avoir suivi aveuglement ou bien parce que forcés de le faire, une clique de gangsters qui veut disposer du Tchad comme d’un bien familial ou disparaître  avec lui.

Merci
Cordialement

Pour le Bureau Exécutif (BE) de l’UFR,
Le Délégué à la communication, Porte-parole Adjoint,

Ali Ordjo Hemchi
Delegationcomufr@yahoo.fr
Tel : 00 88 216 68 21 53 63

 

Mise au point de la Convention Citoyenne pour le Tchad (C.C.T)

(12/04/09) Depuis quelques jours, des individus malintentionnés publient des documents au nom de la Convention Citoyenne pour le Tchad pour exprimer leurs opinions sur des faits divers.  La dernière usurpation en date concerne le meurtre d’un paysan tchadien par un soldat français à ce jour  arrêté et présenté par  les autorités  de son pays comme présentant des troubles psychologiques.
Structure démocratique, la CCT respecte l’opinion de chaque citoyen sur la situation du Tchad. Nous nous  inscrivons dans la défense des intérêts nationaux notamment à travers le mouvement national engagé contre le régime dictatorial et décadent d’Idriss Deby Itno. Ce pouvoir est l’unique  responsable de la fragilité de notre intégrité territoriale avec ce corollaire d’insécurité générale sévissant dans le pays.
Cela dit, il n’est aucunement indiqué de commenter ou de justifier des opinions attribuées, à tort, à notre organisation et ni même le débat soulevé dans les médias à ce propos. Toutefois, la CCT tend à préciser qu’elle n’est contre aucune structure de la société civile tchadienne. Nous considérons que celle-ci doit continuer ses efforts pour défendre les droits élémentaires des citoyens en cette période d’impunité et d’insécurité. 
Aux militants et partenaires politiques de la CCT, nous appelons au calme et à la sérénité face à cette campagne stabilisatrice menée par des forces anti-nationales. Notre mouvement, plus que jamais structuré et mobilisé, suit de plus près les importants enjeux que constituent la lutte nationale contre le pouvoir décadent.
Nous informons tous nos militants que la prudence que nous observons  aujourd’hui face aux nouvelles données politiques, notamment la création de l’UFR, est uniquement guidée par des préoccupations d’ordre stratégique dans la défense des intérêts nationaux.
Contrairement à ce qui circule dans certains médias,  la CCT est confiante de sa base politique et active dans son engagement. Elle mettra ses ressources politiques en faveur d’une dynamique unitaire et progressiste de la résistance. Dynamique encore réellement fragile mais nécessaire à l’unité du pays et sa protection contre certaines dérives tribalistes, clientélistes et extrémiste que le Tchad a connu dans son histoire récente.
Dans le respect de ces logiques d’engagement, notre direction travaille activement pour actualiser et consolider les orientations politiques devant nous guider vers une perspective harmonieuse. L’opinion en sera informée très prochainement à travers  les médias et par la voix des personnes habilitées à parler au nom du mouvement.
Vive la CCT
Vive le Tchad 

Le 11 avril 2009 
Le porte-parole officiel de la CCT
Djibrine Khirachi

 

A quand la fin de désordre et l’affirmation d’une  cohérence au sein de la rébellion Tchadienne ?

(04/04/09)Ce dernier temps, après la naissance de l’Union des Forces de la Résistance(ufr), on  assiste à des annonces d’effritements internes des grandes coalitions qui ont d’ailleurs participé à l’accouchement de cette dernière.

Ces dissidences prêt- à- porter  sont bien structurées avec corps et conviction. A cela s’ajoute une reconnaissance évidente car elles se déclarent solidaire avec les forces de la résistance et partagent les nobles valeurs défendues par l’UFR.
C’est en cela qu’on constate cette incohérence de structuration et les  imprévisibilités  qui compliqueront une  lecture organisationnelle et certainement les tâches aussi  à l’avenir. Même si on reconnaît  que la résistance Tchadienne  n’est pas une secte néanmoins  le minimum qui est attendu par tous c’est la  cohérence et la transparence dans  cette opposition dont vous êtes la seule force capable d’infléchir et inquiéter le général Président Deby à l’heure actuelle .

Une somme de concitoyens se pose des questions  sur cette situation  paradoxale aux allures de construction d’espèces arachnides. L’unité c’ était le vœu des tous les résistants épris d’un changement radical  par la chute réelle de ce régime  vomit . Après l’éclatement de l’Union des Forces du changements le (FUC) et de la Coordination Militaire  Unifiée la (CMU) on a  parlé de l’urgence de l’unité, on a décrié le chauvinisme érigé en mode de gestion de l’Etat, on a  dénoncé  les affairismes en matière de politique  et l’amateurisme qui gangrène cette noble cause, on a voulu une union, une union au delà de notre  ego,  fondée sur une base consensuelle dignement convergeant vers  l’intérêt de la nation Tchadienne et dans le respect des individus que nous somme. Cela  était possible sous d’autres cieux mais pourquoi pas au Tchad !!!

Cependant  on constate  qu’il y’a des choses à préciser aux citoyens Tchadiens de la résistance qui croient durement à un changement radical après le balayement de ce « régime » inqualifiable qui a perverti les institutions de la république et a clochardisé tous ce qui va avec et alors que le peuple compte sur vous puisque vous êtes la seule force présente qui peut  relever  ces défis. Mais malheureusement et  surtout qu’on assiste  avec impuissance  après le montage de cette  formation  qui est sensée en principe  de réorganiser l’opposition armée autour d’un programme politique clair réunissant toutes les formations et les  personnalités qui s’y retrouvent dans ce bourbier , elle  doit renforcer et assoire une image respectable et confiante. Mais dommage qu’on constate un imposant mutisme et absence  d’initiative patriotique répondant à la cause de la résistance. C’est cette carence qui symbolise  votre  archaïsme structuré  en mode des gestions des  guérilleros. C’est ça qui est visiblement  votre  façon de révolutionner et  faire de  la politique  dans ce monde des rebelles tchadiens, Sinon comment expliquer tout cela. Pourtant  notre cause est juste et légitime. Elle  doit d’être fièrement affichée par tous où il y’a besoin d’en faire surtout si on  voulait exprimer le ressentiment  de volonté des tchadiens  révoltés contre le « régime » rien ne justifie a notre avis ce jeu des cache-caches périlleux à la résistance et au peuple Tchadien meurtri.

D’autre part, on remarque justement en plus de ce  silence, ce manque d’enthousiasme de la part des certains  hommes considérés  comme les  épine d’orsales  de la résistance armée contre le régime  de Deby tels que Nourri, About Makaye, Adouma, Soubiane. Ils brillent depuis par un mutisme  assourdissant qui laisse plus d’un observateurs perplexe  surtout sur l’absence de précision authentique et courageuse  à la hauteur de la tâche qu’ils  prétendaient  accomplir rien que pour mettre de l’ordre dans ce bordel en expliquant suffisamment aux citoyens lamda  qui vous  apporte le soutien et au nom de qui vous justifiez ce combat cela est recommandable dans toute lutte. D’ailleurs vous possédez tous des  organes de presses virtuel.

Donc appelons  ainsi le paradoxe ou tout  ce qu’on veut ,ces tiraillements au tour de vos formations qu’on  ne cesse de nous annoncer chaque jours sur les toiles :
-Ufdd avec son ,Ufdd-R, Ufdd-F, ufcd ,Fsr…  avec certains de leurs cadres. Et il semblerait que c’est  une réalité du  terrain  selon des sources concordantes ,alors vous avez préféré  garder le silence et cela  laisse la porte ouverte à toutes les  spéculations possibles et imaginables ou autres inquiétudes de la populations  par rapport à vos intentions réelles et  capacités à diriger ce pays. Et en plus  cela  pourrait même confirmer les suspicions de certains « intello » qui sont formellement réticents, et convaincus que cette opposition armée pourra  commettre le pire par leur  calcul catégoriel qui  sombrera  sans doute   le pays dans une récréation politique à la somalienne. C’est ainsi que  notre lutte  est
interprétée. Je  pense que vous le savez aussi et  de grâce épargnez nous de cette situation impensable.
Et comme on en  parle des dissensions  et de repositionnements ou que sais-je  des certaines personnalités et autres formations vis à vis de leur coalition fondue dans l’ufr, d’où surgissent ces manifestations qu’on ne comprend   pas si c’est envers l’ufr de Timan  ou à  leurs leaders précédemment cité ?  Franchement c’est risquant et   ambiguë ce qui se passe actuellement même si c’est délibéré.
Toutefois ça sent une odeur de désorganisation dans une organisation de façade. En effet c’est comme ça qu’il est interprété à notre niveau ces multiples communiqués des contestations envers les leaders et les formations.
Sinon comment peut-on expliquer,  si ce n’est que de semer le doute sur ce projet  de l’opposition qu’on se réserve de  critiquer pour le moment. Mais vous nous  avez dit à l’époque  que  c’était un  travail acharné de plusieurs mois dont vous  vous êtes  pas privés de nous souligner sa charme juridique. Et  voilà on est en présence du fond de ce boulot dont  son  résultat  s’annonce  timide et ombrageux  en tout cas jusqu’ à présent. C’est pour quoi toutes ces inquiétantes  interrogations  sur le schéma politique  que vous voulez  mener  au nom du peuple Tchadien meurtri. N’avez-vous rien de démocratique à montrer par anticipation à cet  homme que vous voulez le détrôner ?chers leaders démocratisons notre espaces politique dès maintenant, c’est une nécessité  pour bâtir un Tchad libéré et  une jeunesse  décomplexée qui relèvera les défis . 

Par ailleurs  nous pouvons estimer  depuis que cette union tant souhaitée surtout  après les deux spectaculaires aller- retour, de  2 X 800 kilos mètres  mais bon malgré la résistance a pu  se relever donc une nouvelle union inspirée des attentes des résistants doit s’imposer. C’était  le mot d’ordre . C’est ainsi qu’on a vu parachuté un  chef politique à la tête des rebelles Tchadiens  à cela s’ajoute qu’il ne suscite pas l’unanimité ni  une confiance sereine dans le rang de l’opposition armée compte tenu de ses antécédents récents  avec le « régime » de son oncle. Mais de toute les manières  nous vous disons soyez à la hauteur de l’attente et de l’espoir que les Tchadiens portent en vous, arrêtez ce bordel qui mine la résistance. 


Et  en fin chers  leaders politico-militaires une chose à préciser,  ayons une pensée et un peu du respect aux choix  de la jeunesse  qui sont les militants des bases qui croient  en vous et  constituent votre bras armé et  qui  vous suivent religieusement dans ces  campements sous   les arbres et grottes  de territoires libérés  les armes à la main. C’est certainement  pas  pour que vous les preniez  en otage pour votre ego et votre tribalisme mais  nous pensons foncièrement  que c’est pour libérer  leur pays du joug de la dictature enragée qui se vit dans ce pays
 
Voilà  toutes ces défections et ralliements  de l’intérieur du pays illustrent la révolte de cette jeunesse. Leur  nombre ne cesse d’augmenter au fil des jours, quelque soit leurs motivations initiales une chose est sûr sous le « régime » de Deby les institutions de la république  sont confondues, et n’en parlons pas  des humiliations et les frustrations qui  sont les lots quotidiens des Tchadiens dans cette dynastie de Deby Itno et ses comparses.
En somme le Tchad va mal et sa jeunesse combattante espère voir une perspective débouchant vers une  démocratie effective dont le pays  à tant besoin  pour  se ranger et prendre sa place dignement   au concert des nations modernes. Toutes fois  la jeunesse Tchadienne réveiller doit être  vigilante face à son destin,  les leaders   doivent prendre leur  résponsablité  et le feu de la résistance entretenu depuis 18 ans doit continuer jusqu’ à la libération de notre pays.  

  Djibrine Abakar Khirachi

 

Pourquoi l'UFDD s'est-elle dédoublée?

(31/03/09)Le supposé dédoublement de l’Ufdd qui a pour corollaire la naissance de Ufdd rénovée n’est qu’une grossière mise en scene, une fausse piste, pour camoufler des réelles intentions. Le groupuscule formé par M. Kedallaye et d’autres que la rédaction ne va pas même pas s’attarder dessus, s’apprêtait à rallier le régime criminel du Mps. En effet selon une source digne de fois qui émane d’une personne très proche de M. Kedallaye, ce même composite (ufddr) aurait pris des contacts avec le général Hamit Moussai et un certain Abdallah: un député-Mps,  afin de ficeler toutes les conditions nécessaires pour un retour au bercail. Entre-temps il ya lieu de mentionner ne reste à  titre informatif que le déplacement de la délegation conduite par monsieur Hamit au royaume d’Arabie saoudite qui avait pour mission de faire rallier les opposants tchadiens, a été infructueux. Hadjas et Al hadji avaient opposé un niet absolu de ne pas recevoir les envoyés du diable sur la terre qui a vu naitre voila 14 siecles le Meilleur des Hommes, le sceau des prophètes.  Face au refus de la communauté tchadienne la délégation du Mps n’avait trouvé rien de mieux que de prêcher dans le vaste desert d’Arabie.

 Les soi-disant membres ufddr avaient un plan malicieux (en réalité un ordre strict de deby) qui consistait à affaiblir par tous les moyens la resistance armée,   semer  la zizanie et la discorde au sein du même groupe ethnique d’ou  l’émergence d’étiquettes: untel est du Bet et un autre est du Kanem, ect). En outre, ils ont tenté de réveiller tous les vieux demons telsque ressentissements sociaux. Pour parachever leurs desirs, ces individus ont cherché  aussi à tirer  par tous les moyens sur les ficèles des contentieux des temps  immémoriaux ou le désert du Sahara de l’actuel Tchad avait ses "Kings"parmi les vikings, ses mustangs, ses barbares et ses esclavagistes, bref tout un monde a l'envers; La "Djahalia"  etait en plein boom. {J’ouvre les guillemets pour attirer l’attention des lecteurs pour mettre en exergue ce qui suit:

 les nomades du Sahara qui occupent le Nord du pays, ont des racines aussi vieilles qu’on ne le pense dans l'islam. Je tiens à affirmer tout d'abord que je ne suis ni un historien et encore moins un anthropologue, ce n‘est que juste un constat du fait que ce peuple vit et pratique de façon quotidienne la Sunna Du prophète Mahmat (paix et salut sur lui et sur sa famille) sans qu'ils ne le sachent. Les exemples sont la et nombreux : le fait de manger avec les trois doigts de la main, La « Dia » qui est  fixée à cent chameaux (pratique préislamique puisque le grand-père du prophète (psl): Abdul-Muta lib était le premier  à payer),…En conclusion: l’installation de ce peuple dans les oasis de l’actuel Bet aurait contribué d’une manière négative, à  couper toutes relations avec le monde extérieur et particulièrement l’Islam. Quant à l arrivée recente des groupes des ouaddayens, meme s’ils ne sont pas tous des religieux comme ils prependaient etre,  ces “marabouts” avaient mis les hommes dans le Droit chemin} .
Des lors, le but principal du groupuscule de M. Kedallaye consistait à emmener non seulement des hommes, des armes mais aussi lancruisers au maximum possible. Tout cela constitue un poids non négligeable pour s’octroyer des futurs postes politiques. 

N’eut été la vigilance et experience du général Nouri: le Président de l’Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD), le groupe de M. Kedallaye et ses acolytes était sur le point de commettre l’impensable, l’imaginable c'est-à-dire aller remettre toutes les armes et les véhicules au pur des ennemis du peuple Tchadien : deby et ses affidés. C’est ainsi que sur ordre du général Nouri, le machin de « rénové » était désarmé, démobilisé et déshabillé (dans le sens militaire du terme).

Aux dernières nouvelles, nous apprenons que le général Hamit (qui a échoué une seconde fois) est entrain de moisir entre Abéché et Adré. Quant à Monsieur Kedallaye: il serait rappelé à Khartoum.

 

Nous sommes tout de même  curieux de savoir comment les hommes d’Elbechir sauront-ils amener le leader des « renoncés »  à des meilleurs sentiments?

 
Cheickh Tidjane galmai
Redacteur et webmaster
de Tchachadi.com

La conception du pouvoir selon Deby

(27/03/09)Depuis son accession au pouvoir il y a plus de dix-huit ans, Idriss Deby gouverne le pays et exerce le pouvoir suprême comme bon lui semble ; c'est-à-dire à la manière d’un monarque absolu qui n’a de compte à rendre à personne si ce n’est à Dieu. Encore faut-il que notre despote soit croyant. Eu égard à sa cruauté et son inhumanité, on prendrait des gros risques à le présenter comme tel. Mais passons. On n’a pas besoin d’être croyant pour distinguer le bien du mal, à moins de ne pas jouir de la plénitude de ses facultés intellectuelles et psychiques. Ce qui ne me semble pas être le cas du tyran de N’djamena.
Dans tous les cas de figure, un mal doit être traité avec un remède approprié et ce, quel qu’en soit le prix à payer. C’est la tâche à laquelle s’attèlent les nombreux groupes armés depuis quelques années. Hélas, sans résultat pour le moment.

Le fonctionnement de la machine étatique sous Deby : clientélisme et népotisme
Deby nomme, révoque les fonctionnaires à sa guise et sur la seule et unique base de critères ethnico-géopolitiques. Aussi, suffit-il d’être un parent de Deby ou le parent d’un vassal ou d’un bouffon pour bénéficier de ses faveurs. Ainsi, des individus réputés incompétents ou tout simplement des illettrés sont nommés à des postes clé et profitent sans vergogne de l’aubaine.

Etant donné la nuée de bouffons et autres proxénètes qui composent la cour du roi, les honnêtes citoyens ayant toutes les compétences possibles et imaginables n’ont guère d’autre choix que de passer dans le moule avilissant mis en place par le dictateur corrompu ou de végéter. Il faut noter que rares sont ceux qui optent pour ce dernier choix, d’où la corruption qui gangrène toutes les strates du pouvoir, du ministre jusqu’au planton.  

Le maillage maffieux mis en place dans la fonction publique est tel qu’aucun poste de responsabilité n’échappe à la vigilance du système politico-maffieux. Les proches du roi y veillent et à la moindre incartade, les malheureux fonctionnaires sont renvoyés comme des malpropres et remplacés illico presto par des inconditionnels du régime ou des personnages pressentis comme tels.
La maffia politico-financière qui était au départ restreinte, s’est ramifiée au fil des années au point que Deby lui-même en perd quelquefois le contrôle. En effet, chacun essaie de caser les siens ou même des personnes éloignées moyennant rétribution.
A titre d’illustration, un ministre nomme des fonctionnaires subalternes lesquels lui verseront, en retour, des pots-de-vin suivant des modalités et des montants prédéfinis. Ou encore, un bouffon vante les qualités d’un individu (ferveur pour le MPS et dévotion pour le chef !) auprès du monarque et le lendemain il est propulsé DG ou DAF quelque part. En contrepartie, le bouffon perçoit des fortes commissions tout au long du mandat de son protégé ou alors des juteux « bons ». Voilà comment fonctionne l’appareil de l’Etat et comment des individus véreux pillent les deniers publics, laissant le peuple croupir dans sa misère.

Le même système régit tous les rouages et départements d’Etat, y compris la diplomatie. Ceci explique qu’on ait des diplomates illettrés dans de nombreuses ambassades du pays et des généraux analphabètes dans l’armée. On ne peut voir de telles étrangetés qu’au Tchad et nulle part ailleurs.
Cependant, un département échappe quelque peu à la maffia : l’éducation nationale. Là encore, seuls les enseignants sont recrutés sur la foi de leurs diplômes. De toute évidence, il serait difficile d’enseigner quoi que ce soit en étant analphabète ! Le reste du département fonctionne comme les autres selon les codes édictés par le système.
Depuis quelques années, une autre pratique tout aussi choquante a vu le jour : des faux diplômés sont intégrés à la fonction publique. En effet, des individus ayant séjourné hors du Tchad quelques années y retournent avec des faux diplômes et, la corruption aidant, se voient intégrés sans aucun contrôle et viennent donc gonfler les effectifs déjà pléthoriques de la fonction publique, ponctionnant à leur tour les maigres ressources du pays. Pourtant, une simple vérification suffirait pour débusquer les resquilleurs. Mais comme l’Etat n’existe que de nom, il y a fort à parier que les tricheurs ont de beaux jours devant eux.

La gestion des projets sous Idriss Deby.
C’est un euphémisme que de dire que la gestion des projets de développement par le régime en place est un désastre. Malgré tout l’argent octroyé par les bailleurs de fonds en vue d’amorcer le développement du pays, rien n’a bougé ; les voies de communication sont toujours en piteux état, les hôpitaux sont dans un état de délabrement lamentable, l’agriculture est toujours aussi rudimentaire… aucun secteur n’a bénéficié d’un réel investissement malgré les sommes colossales allouées au volet développement du pays.
On pourrait logiquement se demander où est passé l’argent du pétrole et celui provenant de l’aide au développement.
Eh bien, l’argent est tout simplement drainé via des canaux opaques vers des destinations inconnues ou supposées telles. Etant donné l’absence de transparence dans la gestion de deniers publics, tout l’argent est détourné par ceux là-même qui sont censés l’utiliser à bon escient afin de soulager la souffrance du peuple. En général, avant d’arriver aux ministères concernés, le roi prélève sa dîme et ferme les yeux sur l’utilisation ultérieure de l’argent.

Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, il n’est pas rare que le dictateur envoie une voiture au trésor public pour ramasser les recettes du jour !
La gestion catastrophique des deniers publics par Deby entrave non seulement l’essor du pays à court terme mais elle endette aussi les générations futures. En effet, en apposant sa signature sur les documents officiels, le dictateur engage la responsabilité du Tchad et donc celle du peuple. Ainsi,  aurons-nous à rembourser des emprunts qui ne nous aurons jamais servi !
Les bailleurs des fonds internationaux et les Etats donateurs devraient revoir leur politique vis-à-vis du Tchad. Ils doivent arrêter de feindre d’aider le peuple tchadien alors qu’ils engraissent un potentat avide de sang et d’argent.

Inutile de dire que la gestion économique du pays ne correspond à aucune orthodoxie connue. On ne peut pas gérer un pays au jour le jour comme le fait Deby. D’ailleurs, c’est un miracle que le pays ne soit pas en état de faillite. De toute évidence, quand bien même ce serait le cas, nous ne le saurions pas, vu le tripatouillage des comptes publics et des agrégats économiques. Du moins tout au début.

C’est dommage qu’un seul homme, fut-il omnipotent, prenne en otage tout un peuple et qu’il n’y ait rien à faire pour l’en délivrer !!!
Il est temps de mettre hors d’état de nuire Deby et tous ses complices et ce, sans clémence aucune. Cette fois, il sera hors de question d’épargner les acolytes du dictateur et autres barons du régime. Ces individus qui n’ont d’autre compétence que leur proximité avec le dictateur, pillent, tuent, violent impunément. Il est inconcevable que l’on fasse chuter le régime sans traduire en justice ces bandits, ces lèche-culs, ces proxénètes et confisquer leurs biens. S’il y a des gens qui se sentent personnellement visés, c’est exactement cela !

Vive le Tchad !
Abbo Abakar Haggar,
France.

haggarson@hotmail.com

Vrai changement dans le monde V (FIN)

(31/03/09)Le bienheureux Obama, un Président nommé espérance, des États-Uniens extatiques, une planète soulagée et en attente de renouveau : Le BONHEUR ! Yoni Boni, le président du Benin, a trouvé les mots pour résumer l’émotion africaine et de tout homme noir. « L’entrée du 1er noir a’ la maison blanche, non pas comme un serviteur ou subalterne, est un grand bonheur pour l’humanité toute entière. » martèle le grand homme africain et fier de l’Être. Nous approuvons ce beau petit discours!
« Yes We Can » Cela’ dit, en réfléchissant au triomphe éclatant de cet homme d’exception (de la trempe de Martin Luther King), nous ne pouvons nous empêcher d’être heureux, d’avoir ce sentiment que les choses vont enfin changer pour le mieux. Étant donné la position stratégique des États-Unis (1ere puissance mondiale) le changement aura lieu un peu partout dans le monde.
Tout être humain conscient devrait être frappé par la grande injustice dans le monde : Regardons tout autour de nous. On peut réaliser facilement les souffrances que des millions des africains noirs subissent quotidiennement (a’ cause du néocolonialisme ou control sur l’économie africaine), les iniquités, le racisme, et la haine auxquelles les afro-américains ont fait faces jusqu'à’ tout récemment (l’Esclavage, le ségrégationnisme, les inégalités absurdes etc…). Nous nous souvenons tous que les noirs n’avaient pas le droit de s’asseoir sur les mêmes sièges que les blancs dans les autobus. Les noirs n’avaient pas le droit de fréquenter les mêmes écoles avec les blancs. Pire encore ils y’a eu des établissements dont on voyait a’ l’entrée des écritures offensantes et insultantes telles que : «No pets, No blacks » etc…( tous ca il y’a moins d’un demi siècle). Nous devrions tous ressentir un grand désarroi, une profonde tristesse, un terrible choc en constatant que des êtres humains comme tous les autres sont traités de façon indigne et cela’ quelque soit le lieu.
Pour que toutes ces choses changent, un peu au cours des siècles, il a fallu que les gens crient, que des gens souffrent, que des gens meurent et se sacrifient pour le bénéfice des générations futures. Résultat : Un NOIR a’ la tête de la plus grande puissance de la terre. Incroyable mais vrai. Cela’ nous rappelle le propos suivant : « toute chose en son temps, les miracles se produisent parfois et le destin est indubitablement inévitable » Avec Obama président des États-Unis, Michaelle Jean Gouverneure générale du Canada, Kofi Anan ex-SG des nations unis, Condoleeza Rice ex-SG des Etat-Unis, et Abdou Diouf SG de la Francophonie… on peut épiloguer que «  rien est impossible sur cette vie sur terre »! Disons simplement que cette victoire historique de Barak est porteuse d’un grand ESPOIR.
Aux USA bcp des gens sont tannés du cynisme. Mais c’est difficile que l’USA va changer fondamentalement du jour au lendemain. Ce n’est pas aussi facile que les riches vont soudainement avoir le gout de partager leurs fortunes. C’est hypothétique que le Pentagone va remiser ses armes « high Tech » etc…Mais il y’a l’Espoir. Rappelons nous aussi qu’on ne devient pas malheureusement le président des États-Unis en vendant des friandises et des liqueurs. On le devient plutôt en faisant des alliances, en s’associant a’ des LOBBYS, en promettant des retours des ascenseurs et plus particulièrement en assurant ceux qui financent les compagnes que tout continuera comme avant... Vu de toutes ces raisons, il faut être fort pour apporter du vrai changement. Aux USA cinq présidents en exercice ont été tués incluant bien entendu le célèbre John F. Kennedy! Obama devrait chercher a’ apporter un grand changement en 4 ans et cela’ même s’il connaitra une fin tragique. Personne ne souhaite ca mais dans la vie il ne faut pas avoir peur de la mort. Après tout on va tous mourir. Ceci me rappelle mon professeur d’histoire Mr. Gagara Gayang qui disait une fois : « Qu’on meurt par piqure d’une vipère ou par Bombe d’un avion, Mortel C’est Mortel ». Nul n’est eternel, sauf Dieu.
Une petite parenthèse : Obama est sans doute un homme inspirant. However, après 3 mois a’ la maison blanche le temps n’est plus a’ l’inspiration mais a’ l’ACTION. Le grand homme doit maintenant se transformer en Leader. Il doit diriger, c’est a’ dire choisir, trancher, accepter de se faire quelques ennemis et arrêter de vouloir faire plaire a’ tout le monde. Dans un passé lointain un vieux Anglais conseillait son fils en ces termes : « My Son, I don’t know the key of success but the key of failure is trying to please everybody.” Certes cette fois ci la tache sera ardue et presque impossible a’ réaliser mais en travaillant fort on peut s’en sortir de cette crise économique et de toutes les autres grandes erreurs commises par l’administration BUSH.
Après 8 ans d’abrutissement intellectuel, comment peut-on gérer le déclin réel de l’Amérique et mener a’ terme une résurrection qui relève de l’Illusion? L’accomplissement de cette tache est possible, mais cela’ fera mal. Même si ca fera mal il est temps de se mettre au travail. « Prenez le temps de travailler c’est le prix de la réussite ». Pour réussir a’ s’en sortir de ce chaos il faut absolument travailler et très fort.
Obama sait très bien qu’il n’est pas devenu président facilement. Cette victoire est tout un miracle. Lui-même disait dans l’un de ses livres : « Pour être sénateur, ce fut une course difficile, au milieu d’une foule de candidats bien dotés financièrement, doués et célèbres. Sans soutien d’une quelconque organisation, sans fortune personnelle, noir et portant un nom bizarre, j’étais considéré comme outsider…bcp des commentateurs exprimèrent leur surprise et leur sincère espoir que ma victoire soit l’augure d’un changement significatif dans notre politique raciale ». Alors ne perdez pas de vue ce que tout le monde attend de vous. On vous attend le grand changement, le vrai changement. Avec l’aide de Joe Biden, Michelle Obama et tous les citoyens anonymes qui aspirent au grand changement « Yes You CAN ».
Fin des fins, toute la communauté noire du monde éprouve de la fierté devant la réussite de Barak, fierté mêlée de frustration devant le fait que, 50 ans après le Brown V. Board of Éducation et 40 ans après le voting Rights Act, la loi sur le droit de vote, nous en soyons encore a’ nous réjouir de la possibilité que Barak Obama soit le seul afro-américain elu au SENAT et a’ la présidence des États-Unis. Vive le vrai changement dans le monde. Sur ce, je vous quitte en espérant que mes 5 articles contribuerions aussi pour ce vrai changement tant attendu a’ travers le MONDE.
Votre ami et frère,
Bientôt Programmeur,
Mahadjir.fils
Amérique du Nord.

 

L’Etat, la démocratie et les ethnies au Tchad

(26/03/09)le Tchad parmi tant d’autres pays Africains ne fait pas exception aux dures réalités de sous développement entre autres la misère, la pauvreté et  l’injustice sociale. En outre, avec un système de gouvernement a caractère médiévale les tchadiens sont contraint de se replier sur eux même, et faire recours a’ leur clan ou leurs ethnies pour pouvoir survivre, et ce, dans un climat de méfiance de peur et d’angoisse exacerbés par une culture d’impunité totale. Viennent s’ajouter à cela plus d’une centaine des parties politiques ou politico-militaires tous à connotation ethnique. Il est presque impossible  de parler de nation tchadienne, mais plutot un ensemble de populations diverses ayant des conceptions très différentes de l’espace et du pouvoir.

Cependant, comment parvenir tous ensemble pour construire une nation? Car tout les protagonistes à la crise actuelle se prétendent des adeptes de la démocratie et promettent qu’une fois aux affaires de l’Etat ils vont instaurer la justice sociale et l’unité nationale. Ainsi les questions qu’on peut se poser sur la situation actuelle du pays  se résument comme suit : les tchadiens peuvent-ils se dépasser de la barrière ancestrale des ethnies et arriver à une véritable réconciliation ? La démocratie libérale serait-elle adoptée a’ la société traditionnelle Tchadienne? 

Avec plus de 200 groupes ethniques, Personne ne peut nier qu’aujourd’hui au Tchad, le système de gestion de l’Etat a débouché sur une ethnicisation qui part du village jusqu’au niveau national. Cependant, le système actuel au Tchad fonctionne en un instrument ethnique fort. En tant qu’autorité dite souveraine, le chef de l’Etat se comporte exactement comme un chef de lignage impotent, et qu’il pense représenter une autorité morale inviolable qui existe depuis toujours. Ce principe vient du fait qu’il confond l’autorité politique avec le rôle de père de famille, le chef de lignage ou de terre. Avec comme souci principale de se maintenir au pouvoir le plus longtemps possible, le régime actuel de N’Djamena n’à point hésiter et n’hésitera d’utiliser l’ethnie comme outils principale pour humilier, manipuler, et ensuite les utiliser les uns contre les autres à tour de rôle pour atteindre son objectif. Transformant ainsi complètement  le tissu social, résultant à une situation ou les Tchadiens se regardent en chien de faïence. Dépourvue de tout politique de développement durable, les importantes décisions concernant le sort du pays sont pris sans aucune étude, mais en réunion familiale, ainsi la société Tchadienne se transforme lentement en une société médiévale au 21 éme siècle.

Autour du cercle fermé on trouve une classe dirigeante composée essentiellement des analphabètes caractérisées en intellectuel, et des individus prêt à tout pour accomplir toutes les sales besogne du chef. Dans ces condition il est utopique de parler d’Etat mais plutot d’un territoire pris en otage par quelques individus opportunistes qui ne veillent qu’a’ leur propres interets, puisque, hormis les membres du cercle fermé, tout ce monde  autour du régime actuel sont au bord de la misère mais leur attachement aveugle au régime ne s’explique que par l’impunité qu’ils jouissent.

Avec ces zélés gravitant autour du pouvoir, le régime de N’Djamena a pu mettre en place des structures a caractère ethniques parallèle bien organisées qui vont du village jusqu’au niveau national tout en portant atteinte à leur structure sociale. Cela à marginaliser l’administration publique ou le nouveau chef de village politisé parle directement au président en ignorant tout les protocoles de l’Etat. Cela a créée sans doute une culture de corruption et l’aliénation de la grande majorité des citoyens avec des conséquences qui nécessitera des années à réparer.
Ainsi, l’ethnicité politisée développée, entre autres, sur fond d’un vide juridique est source de tant de conflits dont la résolution est impérative. L’ethnicité politique a fait que l’on oublie le véritable sens des ethnies, c’est-à-dire leur rôle social originaire. D’où un retour à l’ethnicité classique, c’est-à-dire sa fonction sociale et originaire s’impose.

Brièvement, il faut noter qu’un groupe ethnique c’est un groupe qui se perçoit lui-même comme uni par un ensemble de traditions qui ne partagent pas se voisins et dont les membres utilisent subjectivement de façon symbolique ou emblématique des aspects de leur cultures de façon  à se différencier des autres groupes. Ainsi un groupe ethnique c’est un groupe social dont les membres partagent un sentiment d’origine commune, revendiquent une histoire et un destin commun et distinctif, possèdent une ou plusieurs caractéristiques distinctives et ressentent un sens d’originalité et de solidarité collectives. En effet, ce qui différencie en dernier ressort l’identité ethnique d’autres formes d’identité collective, c’est qu’elle est orientée vers le passé, c’est une histoire mythique dans la quelle certains souvenirs deviennent des symboles et des significations imaginaires sociales. L’ethnie classe donc une personne dans les termes de son identité la plus fondamentale et la plus générale, l’identité qu’on peut présumer être déterminée par son origine et son environnement. 

Certes, l’adoption du modèle de l’Etat-nation participe en effet d’une lisibilité de l’ethnie qui invalide à offrir les conditions de sa propre remise en cause critique, d’une ouverture à l’autre et d’une évolution de la conscience ethnique par elle-même, vers l’horizon national, A ce titre, il est possible d’envisager de nouvelles perspectives de recherche sur le phénomène de l’ethnicité et de l’Etat nation au Tchad. Celui-ci exige le droit à la différence et le devoir à la ressemblance du meilleur vivre ensemble. Autrement dit, le droit à la différence, à la spécificité de chacun constitue un des principes essentiels de la démocratie. Puisqu’il n’y a pas de véritable liberté de pensée, d’objectivité absolue qui assurerait l’observateur le détachement radical de sa culture, pour pouvoir saisir de l’intérieur les valeurs des cultures dont il n’a pas vécu.

Le vent démocratique qui a soufflé dans le continent africain n’est pas accidentel, car il répond à une exigence politique particulière demandée par les pays occidentaux. Autrement dit, elle apparaît comme une condition sine qua non pour un développement politique et économique du continent. En effet, la démocratie, définie comme le pouvoir du peuple par le peuple et pour le peuple et son instauration en Afrique a fait et continue de faire l’objet des nombreux travaux et des nombreuses polémiques. Le modèle de démocratie libérale basé sur le principe des élections libres d’un homme égale à une voix est aujourd’hui proposé voir imposé par les démocraties occidental et des nombreux organisations et d’observateurs chargés de s’assurer du bon fonctionnement des élections et d’accordé des brevets de bonne conduite démocratique. Ainsi On assiste donc a une sorte de démocratie universelle.

Ce modèle de démocratie libérale est basé donc autour des groupes politiques avec des idéaux qui se rangent universellement de l’extrême gauche, des adeptes du communisme, les libéraux en passant par les socialistes, les capitalistes et les nationalistes à l’ extrême droite. Ainsi donc l’individu participe à la vie politique en accord avec un idéal basé en générale sur une analyse de la différenciation des classes comportant une référence large aux valeurs et aux principes qui sont supposés déterminer comment on peut vivre ensemble. Pourtant cela n’est pas le cas au Tchad, même si les individus affirment appartenir au groupe, ils n’ont souvent que peu ou pas de contrôle sur le comportement du chef du groupe auquel ils appartiennent ou sur les rôles qu’ils se trouvent jouer, ni même parfois sur le fait de savoir s’ils doivent être considérés comme appartenant a ce groupe parce qu’ils pensent qu’ils n’ont pas les mêmes valeurs. C’est la croyance ethnique subjective selon la quelle ils ne partagent pas les mêmes valeurs. Subséquemment, ce n’est qu’une union de circonstance ou un certain degré de méfiance existe dans le groupe.

Prenons l’exemple de la création d’un parti politique ou politico militaire par un ou groupe d’individus, comment expliquer donc que pendant un certain moment le chef du groupe se trouve entourer par des individus d’une même ethnie autour de son initiative, caractéristique des partis politiques et groupement rebelles présentement au Tchad. Cela est dû par le fait que l’individu est identifié par sa famille et son ethnie et justement les membres de son ethnie l’acceptent comme identique à l’identité morale essentielle de l’ethnie. Cela est dû aussi par le fait que les individus des autres ethnies pensent qu’ils ont peu de chance de modifier l‘histoire de son leader, d’autant plus que l’identité essentielle de la personne est vue sur la base des principaux éléments de son histoire ethnique. Il suffit de demander un Tchadien son avis sur le comportement des membres d’un tel groupe ethnique en relation sociale avec d’autres groupes dans des telles circonstances. Il ne fait de références qu’aux stéréotypes et stigmatisations, sans jamais donner un avis favorable, mais tout cela relève du subjectif. Et c’est la sordide réalité que tout tchadien peut témoigner.

Dans tous les cas, il apparaît impératif de procéder à une reconnaissance des ethnies en leur conférant un statut de peuples. Cette reconnaissance permettrait,  de pouvoir fonder un Etat dit multiethnique, c’est-à-dire un Etat qui puisse veiller à la représentation de chaque ethnie en présence. Il va de soi que la consolidation d’un tel Etat doit reposer sur la réévaluation du paradigme de la démocratie libérale, par l’instauration d’un dialogue rationnel entre ethnie ou groupes ethnique. C’est l’idée d’une nouvelle rationalité adapté au pluri-ethnisme à la réalité de la société tchadienne. Cette nouvelle rationalité doit conduire à la responsabilité des tchadiens et de leurs dirigeants. 
Malik Bachar Ali Haggar

Réalités et Perspectives du Tchad

Membres du bureau et du CA de la Diaspora Tchadienne de France
1- L'AG constitutive du 7 mars 09 désigne les 12 (douze) membres du Conseil d'Administration (CA)
2- Le CA désigne 5 (cinq) membres du Bureau.
Président : M. ROMBA Abraham,
Secrétaire général : M. Basgué Disso-Dogou,
Sec. général adjoint : Mlle Golsinda Elodie,
Trésorière : Mlle Kinder Mariam,
Trésorier adjt : M. Moussa Hisseine.
N.B. : Bientôt le rapport officiel de Bureau de la Diaspora Tchadienne de France......
à suivre.....
08/03/2009
Samuel N'Doh N.

Journée des femmes (8 mars) : Grandes questions sur l'Avortement!

(08/03/09) Tout le monde dit que l'avortement tardif n'est pas souhaitable mais est-ce que c'est condamnable si une femme choisit de faire l'avortement très tôt (Avant que le fœtus ait 2 mois) ? Avant de juger les femmes qui optent pour ce choix difficile, pourquoi  tout le monde ne se demande pas le pourquoi ? N'y'a t'il pas une raison valable derrière tout avortement ? Toute mère aime toujours son enfant, vrai ou faux ? Si OUI, qui sont les autres qui se permettent de juger cette mère ? Est-ce qu'on a vu une femme financièrement a' l'aise faire l'avortement ? Est-ce vraiment mieux de mettre un enfant au monde quand on n'a pas les moyens de pourvoir a' ses besoins ? Les femmes étudiantes, comment auraient elles pu finir de longues études avec des bébés? A quoi ca sert de mettre des enfants au monde sans pouvoir leur donner le minimum vital ? A partir de quel moment un ovule fécondé (le fœtus) doit il être considéré comme un être humain ? Dans notre monde moderne qui est censé avoir acquis un sens moral, accordent-elles au fœtus le droit d'être victime d'un meurtre ? Sommes-nous au courant du vieux principe qui dit: " Tu ne tueras points " ? Si OUI, a' quel moment du développement d'un nouvel être humain, devrait-on appliquer cette règle? Ou bien les considérons nous comme des œufs que l'on va consommer et qu'on doit placer en incubateur pour en faire des poulets ?

J'ai voulu mettre toutes les questions dans un seul paragraphe mais les questions deviennent plus nombreuses que je pensais: Quelles différences y'a t'il entre un avortement et le vœu de chasteté ? Quelles différences y'a t'il entre un avortement et le célibat? Quelles différences y'a t'il entre un avortement et décider de ne pas avoir d'enfants? Lequel est le plus condamnable ? Est-ce que nous les hommes, devrions nous avoir le droit de se prononcer pour ou contre l'avortement ? Est-ce qu'un seul homme a été " enceint " une fois ? Si NON est-ce qu'on peut comprendre ce que peut ressentir une femme seule et démunie ? Est-ce qu'on se rappelle de l'autre vieux principe qui dit: "Tu ne jugeras point " ? Bref j'ai eu l'habileté de ne pas donner mon opinion personnelle parce que le sujet de l'Avortement est un sujet très délicat. Je vous laisse seuls sur ces nombreuses questions. Car je ne suis pas capable de répondre a’ toutes ces questions dont certaines semblent être philosophiques. Bonne lecture et bonne réflexion a’ tous et a’ toutes.

Votre ami et frère,
Mahadjir.fils
Amérique du Nord.

Les goranes sont honorables et dignes !

(02/03/09) L'article dévastateur et outrageant portant atteinte a’ l’honneur et a’ la dignité gorane d'un certain Mht Ahmat (publié sur Tchadactuel en date du 16 février 2009) mérite une réponse. Le signataire Mht Ahmat (un pseudo anonyme) montre sa haine contre cette grande communauté et en plus d'y étaler sa profonde ignorance. Le pseudo Mht Ahmat est très prolifique mais il lui arrive de dérailler complètement. Je ne veux pas m'attarder sur la question de savoir si le CEMGA actuel de l’ANT aurait tenu ses propos outrageantes ou pas. Car personne ne croit a' de telles " propagandes". Je me demande simplement pourquoi Mht Ahmat se permet de déraper de telle manière? Qu'est-ce qui pousse Mht Ahmat de daigner jouer avec l'honneur et la dignité de cette communauté grandiose (composée de quelques centaines de milliers de personnes)?
Après ses insultes et attaques sempiternelles contre certains officiers, sous-officiers, cadres et autorités civiles goranes et  kobés, c’est vers toute la communauté gorane que Mht Ahmat dirige son canon. Pourquoi les membres du site Tchadactuel se laissent tomber dans le piege de Mht Ahmat pour publier ses propos offensants ? Permettez-moi de vous dire que La gestion d’un site internet impose avant tout une règle éthique qui ne saurait transgresser nos valeurs et notre dignité. Et malheureusement certains média comme le votre n’ont pas encore compris cela. Pourtant ils ne manquent aucunement de thèmes pour informer le public. Sachez que La déontologie journalistique ne permet pas aux sites web de publier des paroles outrageante portant atteinte a’ la dignité de différentes communautés d’un pays ou d’une sous région. Et on ne peut qu’être amer en lisant certaines diffamations. Nous ignorons l’intérêt qu’a Mht Ahmat pour rapporter tout ça, mais nous les condamnons sans aucune réserve.
Certes, l’opinion a un peu compris la ligne directrice du site tchadactuel mais de là à rapporter de tels propos, cela dépasse l’entendement. Nous en avons assez de ces petites phrases assassines qui nous montent les uns contre les autres. Bcp des officiers goranes disent que le général Bahar n’aurait jamais tenu pareilles propos officiellement et publiquement. C’est simplement impossible, incroyable et impensable. Mht Ahmat a juste voulu chercher un bouc émissaire. Rappelons que la notion de bouc émissaire est aussi vieille que le monde. Il en est même question dans la bible : « Aaron prendra un bouc, lui posera les 2 mains sur la tête et confessera a’ sa charge toutes les fautes des israélites, toutes leurs transgressions et tous leurs péchés. Après en avoir ainsi chargé la tête du bouc, il l’enverra au désert sous la conduite d’un homme qui se tiendra prêt, et le bouc emportera sur lui toutes leurs fautes en un lieu aride »(Levitique). Bref Mht Ahmad sait très bien que le CEMGA n’a pas le temps de répondre aux anonymes qui racontent des balivernes. Alors il a choisi un mauvais bouc émissaire pour raconter des propos dont même sa propre conscience ne les croit jamais.
La culture de l'humiliation, d'intimidation et du harcèlement sévit dans quelques coins de la sous région (l’Afrique centrale). On ne peut pas en plus tolérer ce MAL s'étende aux medias (surtout l'internet). Je ne sais pas qui a dit: " les paroles s'en volent mais les écrits restent ". Le provocateur Mht Ahmat n’a pas cherché à savoir comment ses propos démagogues et déplacés provoqueront la colère de toute la communauté gorane( du Kanem au BET sans oublier le Niger voisin). . Mr Mht Ahmat, sachez que vous avez choqué toute une communauté, et on ne peut occulter la réalité juste en faisant de la propagande sur le net. Par votre ruse vous essayez d’extérioriser des choses encrées dans votre tête, mais cela ne marche. Écrire sur le plus grand chantier du Monde, l'internet, que toute une communauté est peureuse n'est pas une blague. ! Une excuse en bonne et du forme s'impose.
Mht Ahmat doit savoir que l’époque ou’ on joue sur les sensitivités ethniques pour créer la zizanie et monter les uns contre les autres afin d’atteindre un objectif quelconque est revolue. Nous sommes au 21ieme siècle tres cher Mht Ahmat. Pour la bonne information de Mht Aht : De 1969 jusqu'a' date (40ans) les goranes sont des acteurs dans toutes les guerres du Tchad. Leur cause est juste ou fausse c'est une autre question. Mais dire que les goranes sont naturellement peureux c'est un argument qui ne tient pas route. Au 18eme siècle avant l'arrivé des blancs les libyens se sont hasardés a' occuper le Nord du Tchad. Mais ils ont eu une cuisante défaite par des toubous qui les attendaient les pieds fermes !!! Dans les années 1980, Les libyens se sont aventurés une 2ieme fois et cette fois avec plus des forces (de petro dinars, des chars, des avions, « des achats de consciences », tous les moyens sont mobilisés pour conquérir le BET). Mais une fois que les forces de GUNT et FANT se sont réconciliées en 1987, Les libyens ont connu une défaite plus spectaculaire malgré que les deux forces n'étaient pas comparables. Certes le BET a été libéré par tous les Tchadiens mais la communauté gorane a perdu le plus grand tribut. Mht Ahmat semble être mieux placé pour en savoir cette histoire récente et irréversible.
Il ne s’agit point de faire l’éloge a’ cette importante communauté mais il est de mon devoir de rappeler à ce fameux pseudonyme de Mht Ahmat, le sacrifice qu’elle a payé pour notre nation. Par cette réaction je voudrais m’assurer que jamais et plus jamais on ne se prenne à une quelconque communauté tchadienne, à cause de visées occultes de certains individus qui battissent leur avenir politique sur la haine, la zizanie et la division permanente de la société tchadienne. Pour terminer, les goranes ou toubous (incluant les borogates) sont, d’une manière générale, honorables et dignes.  Quiconque s’attaque a’ leur honneur et dignité s’attire de leur vengeance.  Salut!
Votre ami et frère
Mahadjir.fils
Amérique du Nord.

    

Où est le corps de Ibni Oumar Mahamat Saleh ?

(13/02/09)Où est le corps de Ibni Oumar Mahamat Saleh ? Où est le corps de Ibni Oumar Mahamat Saleh ? La mort de Ibni Oumar n'est pas un détail. (Manif. à Paris 14/02/09 de 14h à 17h rue des Belles Feuilles)

Le 3 février 2009 , M. Ibni Oumar Mahamat Saleh , militant des droits de l’homme, Secrétaire Général du Parti pour les Libertés et le Développement, le P.L.D et Porte Parole de la C.P.D.C, la coordination des partis politiques pour la défense de la constitution, a été enlevé à son domicile par l’Armée Nationale Tchadienne, vers 19 h 30 , à Ndjamena, devant sa famille et les enfants qui jouaient au football devant sa maison.
                        
Depuis cette date, M. Ibni Oumar n’est pas réapparu dans sa famille .Il est présumé avoir été assassiné, selon le rapport de la commission souhaité par le gouvernement français. Mais dès que la pression de la communauté internationale s’exerce un peu sur le président de la république Tchadienne, celui-ci déclare lamentablement, qu’il s’agit d’un détail. La mort de Ibni Oumar est un détail pour le président Idriss Deby Itno et cela les Tchadiens ne l’admettent pas, car le Tchad du président Deby est un
état néant, une république que de nom, sans contenu réel et idéal républicains.
                                
L’impunité seule a toute sa place dans cette entité tchadienne sans institution, c’est à dire sans chef, donc sans règle. Le Tchad de Monsieur Idriss Deby est un mouroir et en même temps un dépotoir qui sert de tombes pour les tchadiens.

Tous les hommes d’excellence qui gouvernent le monde ont constaté avec résignation, que le président ne dit jamais la vérité dans son palais présidentiel. Cependant, la communauté internationale n’est pas dupe. Elle est bien être informée que l’état tchadien se dissocie par le fait d’un président de la république qui n’éprouve aucun sentiment pour les populations dont il prétend avoir la charge. Pour lui le sang d’un compatriote sent bon .C’est un ennemi. Le cas de Ibni Oumar illustre bien cette situation.
                                

Les dérèglements des mœurs qui sont aujourd’hui la corruption, la débauche, l’immoralité et autres vices, ont engendré des effets pervers : viols de mineures, de femmes, des assassinats et des tueries incessantes organisées dans les quartiers par les hommes du président Des enlèvements d’ hommes politiques et leurs disparitions, ne seraient pas des méthodes arbitraires pour M. Idriss Deby ? C’est du détail, selon le chef.
                                

A Ndjamena, il suffit d’avoir n’importe quel journal local entre les mains, pour que la première page vous indique déjà le nom d’une mineure violée la veille. Le Tchad du président Deby n’est pas un rêve de personne normale. C’est un désastre pour le peuple tchadien. Notre président est un singulier homme au Tchad que la vérité indispose, même quand c’est admis par tous les citoyens. Cela crève les yeux. A quand pourra-t-il s’illustrer comme un président d’une république ? Car ailleurs le mot république a bien une autre compréhension pour les peuples. Que ceux des tchadiens qui le connaissent le mieux, osent désavouer ce dessein macabre.
                                

Le silence n’est pas une réponse à une telle situation barbare, les populations du Tchad exigent que M. Deby annonce les conditions de l’assassinat de M Ibni Oumar Mahamat Saleh à la société tchadienne. .Elle a le droit de savoir pourquoi vous avez assassiné Ibni Oumar Mahamat Saleh, monsieur le président Deby !
                                
Les associations politiques que Ibni Oumar dirige, pour nous il est toujours à son poste, c’est à dire le P.L.D et aussi la coordination de la C.P.D.C, pensent que seul le président Deby est responsable des maux qui détruisent le Tchad. L’inductif, c’est vous M. le président. Il ne semble pas opportunà votre pays de voir un autre coupable, le raisonnement par analogie ne tient
pas, votre silence vous condamne même si l’assassinat de Ibni Oumar n’est que du détail, expliquez-vous ! La société tchadienne vous le demande. Ce qui vous manque, le pays le sait, c’est le courage qu’un homme d’état doit avoir à tout moment quand il se trompe. Le fait que vous êtes le président de la république ne suffit pas pour assassiner un compatriote dont le Tchad entier a financé l’éducation. Vous êtes redevable au Tchad. Nulle part n’est mentionné dans la religion dont vous vous réclamiez, que l’on
peut tuer un savant facilement sans rendre  compte à sa société. La manifestation de la vérité doit intervenir, ensuite
restituez le corps de Ibni Oumar à sa famille, puis vous ne dormirez que mieux.
                                

Votre compatriote de Biltine que vous avez assassiné n’est pas revanchard, il est un bon exemple de démocrate. Il n’a haï personne pour des idées, pour des engagements contraires aux siens dans la parole politique. Ibni Oumar n’aimerait pas être vengé mais que toujours la justice soit rendue, c’est là un sens de citoyenneté extrême dans la démocratie. M. le président de
la république, M. Deby Idriss, ne dites pas des choses à faire dormir debout au peuple tchadien, pour vous extraire de votre responsabilité, le Tchad est en colère, vous le savez bien. Alors, où vous en êtes dans la procédure de restitution du corps de Ibni Oumar Mahamat Saleh ?
                                

La société tchadienne vous demande :Où est le corps d’Ibni Oumar Mahamat Saleh, M. Deby ? Les Tchadiens veulent le voir !
                                
Section P.L.D et la représentation de la C P D C, en France.
                                
Edouard Boukié
edouard.boukie@noos.fr

 

Israël-Palestine: Les ingrédients pour fabriquer des terroristes!

(09/02/09)Certes il s'agit de 2 légitimités qui s'affrontent: Un peuple ayant été persécuté pendant plus de 2000 ans avant de retrouver sa terre ancestrale, et l'autre s'étant fait dépouiller de la sienne pour réparer une injustice commise par un autre tiers. Or en ce moment les palestiniens endurent une terrible souffrance sous les bombardements et attaques des forces israéliennes. Ils paient un prix trop élevé: Cents morts palestiniens contre un israélien !!!
Rappelons que le Hamas, un mouvement radical palestinien, est déclaré terroriste (selon la définition qu'en ont donnée les occidentaux, Chic !!!). Pendant ce temps, les palestiniens élisent démocratiquement leur gouvernement composé de membres du Hamas (Et cela' devant une bonne supervision internationale avec pour en tète l'ex PR états-unien Jimmy Carter). Pour les occidentaux comme il s'agit d'un mouvement terroriste, le Hamas n'a aucune crédibilité auprès du Conseil de sécurité de nations unies, ce qui donne le droit aux israéliens de massacrer impunément les palestiniens de GAZA avec l'appui de l'Occident !
Au lieu de déclarer la guerre aux terroristes ici et la' est-ce que les occidentaux se sont-ils interrogés sur les causes de différents attentats? On a beau dire qu'ils proviennent de fanatiques religieux et d'extrémistes islamistes mais, après avoir affirmé cela', peut-on se demander ce qui pousse un être humain a' se transformer en bombe pour détruire d'autres êtres humains? Je ne suis pas expert en radicalisme mais je pense sincèrement qu'un changement de comportement radical s'impose en Occident ! Le colonialisme n’a pas sa place au 21eme siècle. La politique israélienne en vers la Bande de Gaza est un bel exemple d’un colonialisme sauvage.
Depuis 1947 les israéliens n’ont jamais cessé d’envahir et de construire des colonies sur des terres appartenant aux palestiniens et particulièrement aux Gazaouis de sorte qu’aujourd’hui il n’y’a plus de 15% du territoire partagé par l’ONU en 1947 qui appartient aux palestiniens, et ce, sous le contrôle absolu d’Israël. Et tout le monde se demande pourquoi le Hamas lance des Roquettes sur le sud d’Israël? Que ferions nous a’ leur place? Come On Guys ! Ce qui est bizarre dans tous ca, pour quelques roquettes sporadiques lancées sur les sud d’Israël, le Tsahal bombarde des zones surpeuplées, détruisant tout sur son passage, tuant des centaines des civiles incluant femmes, vieillards et enfants !!!
La guerre injustifiée, l’oppression, la torture, l’humiliation et les mauvais traitements sont les ingrédients pour fabriquer des terroristes (s’il en a quelques uns !). Si les occidentaux essaient de traiter les autres peuples avec justice, dignité et respect, ils pourraient espérer un jour une paix durable avec ceux-là mêmes qu’on affuble du nom de terroristes. Il suffit d’essayer. Pour terminer, On nous parle de temps en temps de trêve. De quelle trêve parle t-on? La trêve n’a jamais eu lieu pour les palestiniens de GAZA, dont la majorité sont des refugiés. Le vrai problème c’est l’occupation. Combien de résolution de nations unies sont respectées par Israël? Sauf quelques unes depuis 1947 incluant bien entendu celle qui permets la création de l’État Hébreu! Si ca continue ainsi la paix parait impossible. Salut !

Votre ami et frère,
Mahadjir.fils
Amérique du Nord.

 

DÉCLARATION DE MOUVEMENT D'ACTION ET DE RENAISSANCE (MAR)
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(01/02/09)Le Président du Mouvement d'Action et de Renaissance (MAR), Mr, ADAM MAHAMAT HAMID approuve le principe de l’Union de Force de La Rébellion (UFR) et adresse ses encouragements inconditionnels aux leaders signataires pour cette nouvelle union.
Pour ma part et le mouvement que je préside (MAR), nous serons disposés à travailler avec l’UFR, pour aller dans le sens de l’instauration de La Paix et La Démocratie dans notre cher Pays.
La création de l’UFR est une étape décisive et importante de la longue marche pour la démocratie et l'Etat de droit en mettant fin au régime totalitaire du MPS
Le Mouvement d'Action et de Renaissance MAR et son Bureau politique (BP) félicitent les vaillantes forces de libération National (UFCD, RFC, FPRN, FSR, UDC, CDR, UFDD et UFDD-F), ces mouvements en lutte contre la dictature dans un esprit patriotique, viennent de franchir un pas en avant vers une réelle réunification
Le Mouvement d'Action et de Renaissance (MAR) exprime, son soutien ferme au programme de forces de libération National mené sous la conduite de l'UFR.
Il invite les cadres et militants du parti à concrétiser cet appui par la participation responsable à toutes les actions de soutien à l'UFR.
Le Mouvement (MAR) apporte son soutien sans faille à La Résistance plurielle, tant sur le front Est que Ouest et les exhorte à coordonner leurs actions afin de booster hors du Tchad le régime honni et vomi de N’djamena.
Le Mouvement d'Action et de Renaissance (MAR) et son président Mr ADAM MAHAMAT HAMID adressent au Président de l'UFR Mr Timane Erdimi à l'occasion de son élection à la tête de l’Union des Forces de La Résistance (UFR), leurs chaleureuses félicitations et leurs voeux les meilleurs de plein succès dans l’accomplissement de votre haute mission en espérant bien un changement réel, global et définitif
Il va sans dire que le glas a définitivement sonné la fin du régime de DEBY, car, la roue de l'histoire a définitivement tourné.
Par ailleurs, le (MAR) invite solennellement les quelques rares militaires encore fidèles au régime agonisant de DEBY à rallier massivement les forces de libération afin de porter l'estocade finale à la dictature.
Le MAR lance un appelle solennel au peuple Tchadien, les opposants au régime Tchadien actuellement vivant au Pays ou hors du Pays, à faire l'unité et fraterniser pour rejoindre les idées démocratiques et à ne plus rester contribuer pour ce gouvernement dictatorial afin de restaurer ensemble un état de droit au Tchad
D'autre part, le (MAR) tient également à préciser qu’il condamne fermement avec dernière énergie ce regain d'assassinats scandaleux et la nouvelle vague de violence contre les civils à N'djamena, les violences inouïes sur les civils, dans l'impunité la plus totale, ne connaissent plus de limites humaines.
Vive le Tchad libre et démocratique
Vive le MAR
Vive la résistance nationale
Fait à Paris le 30 Janvier 2009
ADAM HAMID Président du MAR
Pour tout contact :  mar_tchad@yahoo.fr

 

Soutien a l’UFR par Souggy Manouri

(27/01/09)Chers compatriotes ; tchadiennes et tchadiens de l’intérieur et de l’extérieur, ces derniers jours, ils y’avaient eu des développements à grande échelle à l’Est de notre pays au sein de la résistance nationale. Des changements qui ne sont pas seulement substantiels mais aussi de grande envergure étaient marqués par des visions, des approches et des propositions nouvelles pour redessiner d’une façon efficace l’image et les stratégies de la force de la libération. Comme vous tous, nous sommes émus et très touchés par la souffrance de notre peuple.

Vous savez que ces derniers temps, notre peuple ait été plongé intentionnellement d’une façon très cruelle dans une misère périlleuse par un dictateur cynique, halluciné et aux abois. Les cris de détresse et les prières de notre peuple nous ont obligé d’accepter les options les plus aigres en brisant toutes les barrières et surmontant tous les obstacles égoïstes.  

La lutte armée contre le régime dictatorial, mafieux et irresponsable de Deby a commencé pour certains depuis presque deux décennies. Depuis les défections massives de la Garde Républicaine de Deby en Octobre 2005, nous avons assisté à la création de plusieurs mouvements rebelles contre la dictature en place.   

Ces mouvements avaient mené des combats féroces et de rares intensités contre la milice dictatoriale de manière parfois séparée, en coordination, et même en coalition en 2008. Toute fois, jamais nous avons pu déraciner la dictature barbare de Deby. La raison est simple. Nous n’avons jamais su et essayé d’exploiter les aspects et les points essentiels de ses faiblesses. Par conséquent, les pertes humaines et matérielles étaient énormes et au delà de l’imagination sans pourtant parvenir à déloger Idriss Deby de son palais présidentiel.

A cet effet, les mouvements de la résistance nationale en conclave à l’est de notre pays depuis plus de cinq mois ont décidé volontairement de se retrouver dans une même entité et sous une seule plateforme politique.

C’est la première fois dans l’histoire de notre révolution que le 15 Décembre 2008, les différents mouvements armées tchadiens parviennent à signer un manifeste d’un seul programme politique donnant naissance à l’UFR (l’Union des Forces de la Resistance) suivit de la signature le 18 Janvier 2008 de ses règlements intérieurs et son statut particulier. Cette fois ci, les mouvements composant l’UFR ont décidé d’arracher la terre sous les pieds de Deby. Pour cette raison, Monsieur Timan Erdimi a été désigné par consensus le président de l’UFR.

La désignation du frère Timan Erdimi n’était pas unanime mais largement soutenue. A peine élu, l’information a ébranlé le régime dictatorial de Deby comme si le palais rose a été littéralement frappé par un séisme politique. Les résultats attendus de la nouvelle coordination regroupant tous les principaux mouvements de l’Est sont énormes.

Nous tenons l’occasion pour féliciter le Camarade Timan Erdimi pour avoir été élu président de l’UFR et nous adressons nos remerciements à tous ceux qui ont contribué à la formation de la nouvelle coalition.

Cher frère Timan Erdimi, vous n’avez aucune excuse à partir de ce jour de ne pas remporter cette guerre contre le mal ; ces combats contre la milice dictatoriale. Vous avez le support de tous les dirigeants des différents mouvements révolutionnaires. Vous avez la confiance de leurs hommes et chef militaires. La diaspora multiplie ses articles pour vous soutenir et le peuple espère de vous un changement réel et un bon avenir. Pour la cause nationale et le changement démocratique, pour libérer notre pays et mettre fin a la misère de notre peuple, nous vous donnons un soutient total. Que les combats soient cette fois-ci décisifs et sans des dégâts excessifs. Vive l’UFR, vive le changement démocratique et vive le Tchad. 

Souggy Manouri

 

 

Tchachadi ne  doit ménager aucun effort  pour soutenir le président de l'UFR.

 Les temps sont durs.  L'heure est grave!

(25/01/09)Il n'est plus que jamais nécessaire de profiter de cette opportunité pour  ne ce reste  penser. Méditer pour l'unique chose que nous avons tous en commun: notre chère patrie, notre fierté, notre terre pourtant si belle, si pauvre. Chacun de nous doit essayer d’apporter sa pierre à l'édifice pour la reconstruction et le développement du pays. Ainsi nous  pourrons tous participer à son épanouissement. Nous devrions donner beaucoup plus de la   place  dans nos cœurs, apprenons à aimer et chérir ce  le pays meurtri par ses propres fils. Quant aux intérêts personnels égoïstes, ils  nous ont servi  de coutume à nous distraire, à nous divertir, pervertir,  diviser, bref en un mot à nous détruire. Ils  ont été toujours  à la racine des tous les maux et troubles dont le Tchad a souffert et qui continuent à le paralyser.

 C'est pourquoi Tchachadi repond à la mesure des evenements et lance un vibrant appel à tous les  filles et fils du Tchad, à ceux qui ont de tout temps refuser la tyrannie,  à ceux qui ont combattu et ne se lassent pas à lutter contre toutes les formes  de répressions, de barbarie, aux ames qui croient encore à l’émergence et l’édification d’une nation nouvelle, le Tchad de demain  dont les deux jalons, les deux mamelles se nomment : «  le peuple tchadien » (hymne national) et la devise du Tchad: « Unité-Travail-Progrès» ;  apporter leur soutien de quelque nature que  cela soit,  de s’unir  avec force , de  s’arranger pour se ranger derrière le Président de l'UFR pour bouter la dictature,  l’imposture hors de nos frontières . C’est  Ainsi et seulement que c 'est  de cette manière, de cette facon que nous pourrons  rentrer bien que tardivement, à grande enjambée, dans le vingt et unième, de faire bonne figure au « concert de la nation » malgré le décalage, l’immobilisme, la paresse qui plombent les ailes du pays;  Fl&ea